Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אָמַר רַב הַמְנוּנָא: נָזִיר וְעוֹשֵׂה פֶסַח שֶׁהָלְכוּ בְּקֶבֶר הַתְּהוֹם בַּשְּׁבִיעִי שֶׁלָּהֶן — טְהוֹרִים. מַאי טַעְמָא — דְּלָא אַלִּימָא טוּמְאַת הַתְּהוֹם לְמִיסְתַּר.Rav Hamnouna a dit : Un nazir (celui qui a fait vœu de naziréat) et celui qui fait le sacrifice de Pessa'h, qui ont marché sur une tombe de l'abîme, c'est-à-dire une tombe inconnue de tous, en leur septième jour de purification de l'impureté du mort, sont tahor (purs) : si le nazir s'est rasé et a achevé son naziréat, ou si l'autre a offert son sacrifice, avant d'apprendre le fait, ils sont considérés comme ayant été purs. Quelle en est la raison ? Parce que l'impureté de l'abîme n'est pas assez forte pour annuler ce qu'ils ont accompli.
- מֵתִיב רָבָא: יָרַד לִיטָּהֵר מִטּוּמְאַת הַמֵּת — טָמֵא, שֶׁחֶזְקַת טָמֵא — טָמֵא, שֶׁחֶזְקַת טָהוֹר — טָהוֹר.Rava a objecté à partir de la Michna : Celui qui est descendu dans une eau de grotte pour se purifier de l'impureté du mort, et l'on a trouvé un cadavre enfoui dans le sol de la grotte, est tamé (impur), car ce qui a présomption de tamé reste tamé, et ce qui a présomption de tahor reste tahor. De même ici, puisqu'ils n'étaient pas encore purs au septième jour, ils devraient rester sous leur présomption d'impureté.
- אֲמַר לֵיהּ: מוֹדֵינָא לָךְ בְּנָזִיר, שֶׁמְחוּסָּר תִּגְלַחַת.Rav Hamnouna lui a dit : Je te concède cela pour le nazir, à qui il manque le rasage de son impureté, et qui reste donc sous sa présomption d'impureté.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: אַף אֲנָא מוֹדֵינָא לָךְ בְּעוֹשֵׂה פֶסַח, דְּלָא מְחוּסָּר וְלָא כְלוּם. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְהָא מְחוּסָּר הֶעֱרֵב שֶׁמֶשׁ! אֲמַר לֵיהּ: שִׁימְשָׁא מִמֵּילָא עָרְבָא.Rava lui a dit : Moi aussi, je te concède ta règle pour celui qui fait le Pessa'h, à qui il ne manque rien du tout. Abayé lui a dit : Mais voici qu'il lui manque le coucher du soleil ! Rava lui a dit : Le soleil se couche de lui-même, et cela n'est donc pas considéré comme un manque.
- וְאַף אַבָּיֵי הֲדַר בֵּיהּ. דְּתַנְיָא:Et même Abayé est revenu sur sa position et a accepté cet argument, comme il a été enseigné dans une baraïta à propos d'une accouchée qui a fait une fausse couche avant d'apporter le sacrifice de sa première naissance :
- יוֹם מְלֹאת — תָּבִיא. תּוֹךְ מְלֹאת — לֹא תָּבִיא.Si elle a fait une fausse couche le jour de l'accomplissement de ses jours de pureté, c'est-à-dire le quatre-vingt-unième pour une fille, elle apporte un sacrifice distinct ; si c'est pendant l'accomplissement de ces jours, elle n'apporte pas de sacrifice supplémentaire.
- יָכוֹל לֹא תָּבִיא עַל לֵידָה שֶׁלִּפְנֵי מְלֹאת, אֲבָל תָּבִיא עַל לֵידָה שֶׁלְּאַחַר מְלֹאת, וְתִיפָּטֵר מִשְּׁתֵּיהֶן —On aurait pu penser qu'elle n'apporte pas de sacrifice pour un enfantement survenu avant l'accomplissement des jours de la première naissance, mais qu'elle apporte un sacrifice pour un enfantement survenu après l'accomplissement de ces jours, tout en étant dans les jours de pureté d'une naissance suivante, et qu'elle s'acquitte ainsi des deux ;
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּבִמְלֹאת יְמֵי טׇהֳרָה״. בְּיוֹם מְלֹאת — תָּבִיא, תּוֹךְ מְלֹאת — לֹא תָּבִיא.c'est pourquoi le verset dit : « Et à l'accomplissement des jours de sa purification » (Lévitique 12, 6) : le jour de l'accomplissement, elle apporte un sacrifice ; pendant l'accomplissement des jours d'une naissance, elle n'apporte pas de sacrifice.
- אָמַר רַב כָּהֲנָא: שָׁאנֵי הָכָא, דִּמְחַסְּרָא קׇרְבָּן. הָתָם נָמֵי, מְחַסְּרָא הֶעֱרֵב שֶׁמֶשׁ!Rav Kahana a dit : Ici, c'est différent, car elle manque du moment propre à apporter son sacrifice, et chaque nouvel enfantement survient à un moment où elle ne peut l'apporter. On a objecté : Là-bas aussi, le jour de l'accomplissement, il lui manque le coucher du soleil ! Pourquoi donc doit-elle apporter un sacrifice supplémentaire ?
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: שִׁימְשָׁא מִמֵּילָא עָרְבָא.Abayé lui a dit : Le soleil se couche de lui-même, et cela n'est pas considéré comme un manque. Abayé a donc accepté le raisonnement de Rava.
- מַתְנִי׳ הַמּוֹצֵא מֵת בַּתְּחִילָּה, מוּשְׁכָּב כְּדַרְכּוֹ — נוֹטְלוֹ וְאֶת תְּפוּסָתוֹ.Michna : Celui qui trouve un mort pour la première fois, en un lieu qui n'était pas connu comme lieu de sépulture, couché de la manière habituelle des sépultures juives, l'enlève, lui et sa tefoussa (la terre qui l'entoure).
- שְׁנַיִם — נוֹטְלָן וְאֶת תְּפוּסָתָן. מָצָא שְׁלֹשָׁה, אִם יֵשׁ בֵּין זֶה לָזֶה מֵאַרְבַּע אַמּוֹת וְעַד שְׁמוֹנֶה — הֲרֵי זוֹ שְׁכוּנַת קְבָרוֹת.S'il en trouve deux, il les enlève, eux et leur tefoussa. S'il en a trouvé trois : s'il y a entre l'un et l'autre de quatre à huit coudées, voici que c'est une chekhounat kevarot (zone de sépultures), et il ne peut les déplacer.
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