Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַאי טַעְמָא דְּתַנָּא קַמָּא? אָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר אֲבוּדִימִי, כְּתִיב: ״בְּכׇל הַשֶּׁרֶץ הַשֹּׁרֵץ״, כׇּל מָקוֹם שֶׁהוּא שׁוֹרֵץ, וּכְתִיב ״עַל הָאָרֶץ״. הָא כֵּיצַד? וַדַּאי מַגָּעוֹ — טָמֵא, סְפֵק מַגָּעוֹ — טָהוֹר.Quelle est la raison du premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna), selon lequel, dans tous les cas de doute portant sur une impureté flottante, la personne ou l'objet reste pur ? Rabbi Yits'hak bar Avoudimi a dit : Il est écrit : « par tout chérets (reptile impur) qui rampe » (Lévitique 11, 43), ce qui enseigne que le chérets transmet l'impureté en tout lieu où il rampe ; et il est écrit aussi : « tout reptile qui rampe sur la terre » (Lévitique 11, 42), ce qui laisse entendre qu'il ne la transmet que s'il se trouve sur la terre. Comment cela ? Comment concilier ces deux versets ? Celui dont le contact avec lui est certain est tamé (impur) ; celui dont le contact avec lui est douteux, par exemple lorsque l'impureté flotte, est tahor (pur).
- וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַאי טַעְמָא? אָמַר עוּלָּא: כְּתִיב ״אַךְ מַעְיָן״, וּכְתִיב ״יִטְמָא״ (עַד הָעָרֶב), הָא כֵּיצַד? צָפָה בְּכֵלִים — טָמֵא, בְּקַרְקַע — טָהוֹר.Et Rabbi Chimon, quelle est sa raison ? Pourquoi distingue-t-il entre l'eau de la terre et celle des récipients ? Oulla a dit : Il est écrit : « Toutefois une source ou une citerne, amas d'eau, sera pure » (Lévitique 11, 36), ce qui indique qu'un chérets trouvé en ces lieux ne rend pas impur, et il est écrit dans le même verset : « celui qui touche leur cadavre sera impur (jusqu'au soir) », ce qui indique qu'il rend impur. Comment cela ? Si l'impureté flotte dans de l'eau contenue dans des récipients, le cas douteux est tamé ; si elle flotte dans une eau qui se trouve dans le sol, il est tahor.
- תָּנוּ רַבָּנַן: כׇּל הַנִּיטָּלִין וְהַנִּגְרָרִין — סְפֵיקָן טָמֵא, מִפְּנֵי שֶׁהֵן כְּמוּנָּחִין. וְהַנִּזְרָקִין — סְפֵיקָן טָהוֹר.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Toutes les choses impures que l'on porte à la main et que l'on traîne ne sont pas considérées comme des impuretés flottantes, bien qu'elles soient en mouvement : le cas de doute les concernant est tamé, parce qu'elles sont comme posées. Et celles que l'on jette : le cas de doute les concernant est tahor.
- חוּץ מִן כְּזַיִת הַמֵּת, וְהַמַּאֲהִיל עַל פְּנֵי טוּמְאָה, וְכׇל דָּבָר שֶׁמְּטַמֵּא מִלְּמַעְלָה כִּלְמַטָּה. לְאֵיתוֹיֵי זָב וְזָבָה.Cette règle vaut pour tout, sauf pour un volume d'olive de cadavre, qui transmet l'impureté dans le cas de doute même s'il a été jeté ; et pour celui qui recouvre l'impureté en passant au-dessus d'elle ; et pour toute chose qui rend impur au-dessus comme en dessous. À quoi cette dernière clause se rapporte-t-elle ? Elle vient inclure le zav et la zava (l'homme et la femme atteints d'un écoulement impur), qui rendent impur ce qui se trouve au-dessus et au-dessous d'eux, même sans contact.
- בָּעֵי רָמֵי בַּר חָמָא: מֵת בִּכְלִי, וּכְלִי צָף עַל פְּנֵי הַמַּיִם, מַהוּ? בָּתַר כְּלִי אָזְלִינַן, אוֹ בָּתַר מִיתָא אָזְלִינַן?Rami bar 'Hama a posé la question : S'il y a un cadavre dans un récipient, et que le récipient flotte à la surface de l'eau, et que l'on sait qu'on ne l'a pas recouvert mais qu'on doute de l'avoir touché, quelle est la règle ? Suivons-nous le récipient, qui est comme posé à terre et rend le doute tamé, ou suivons-nous le cadavre, qui flotte malgré tout au moyen du récipient, de sorte que le doute est tahor ?
- אִם תִּמְצֵי לוֹמַר בָּתַר כְּלִי אָזְלִינַן: מֵת עַל גַּבֵּי שֶׁרֶץ, מַהוּ? כֵּיוָן דְּהַאי טוּמְאַת עֶרֶב, וְהַאי טוּמְאַת שִׁבְעָה, כְּמַאן דְּמַחֲתָא טוּמְאָה בִּכְלִי דָּמְיָא, אוֹ דִילְמָא טוּמְאָה סְמִיכְתָּא הִיא.Si tu en viens à dire que nous suivons le récipient, se pose cette question : S'il y a un cadavre sur un chérets, le chérets flottant sur l'eau, quelle est la règle ? Puisque celle-ci, l'impureté du chérets, est une impureté d'un soir, et celle-là, l'impureté du cadavre, une impureté de sept jours, est-ce comme une impureté placée dans un récipient, et le doute est tamé, ou peut-être est-ce une impureté compacte, formant un seul bloc qui flotte, et le doute est tahor ?
- וְאִם תִּמְצֵי לוֹמַר כְּמַאן דְּמַחֲתָא טוּמְאָה בִּכְלִי דָּמְיָא, וְטָמֵא וַדַּאי. שֶׁרֶץ עַל גַּבֵּי נְבֵלָה, וּנְבֵלָה צָפָה, מַהוּ? כֵּיוָן דְּתַרְוַיְיהוּ טוּמְאַת עֶרֶב אִינּוּן — טוּמְאָה סְמִיכְתָּא הִיא. אוֹ דִילְמָא: הַאי כְּזַיִת וְהַאי כַּעֲדָשָׁה?Et si tu en viens à dire que c'est comme une impureté placée dans un récipient et que le doute est certainement tamé, se pose cette question : S'il y a un chérets sur une nevéla (charogne d'une bête non abattue rituellement), et que la nevéla flotte, quelle est la règle ? Puisque toutes deux sont des impuretés d'un soir, est-ce une impureté compacte, ou peut-être sont-elles distinctes, car celle-ci, la nevéla, rend impure à partir du volume d'une olive, et celui-là, le chérets, à partir du volume d'une lentille, de sorte que c'est comme une impureté placée dans un récipient ?
- שֶׁרֶץ עַל גַּבֵּי שֶׁרֶץ מַהוּ? הָנֵי וַדַּאי חַד שִׁיעוּרָא נִינְהוּ, אוֹ דִילְמָא כֵּיוָן דְּמִפַּסְקִי מֵהֲדָדֵי — לָא.Un chérets sur un autre chérets, quelle est la règle ? Ceux-ci ont certainement une seule et même mesure, et ils forment donc un seul bloc qui flotte ; ou peut-être, puisqu'ils sont séparés l'un de l'autre, non, ils ne sont pas considérés comme une seule chose ?
- וְאִם תִּמְצֵי לוֹמַר: שֶׁרֶץ עַל גַּבֵּי שֶׁרֶץ כֵּיוָן דְּמִפַּסְקִי מֵהֲדָדֵי כְּמַאן דְּמַנְּחָא בִּכְלִי דָּמֵי, שֶׁרֶץ עַל גַּבֵּי נְבֵלָה שֶׁנִּימּוֹחָה, מַהוּ? כֵּיוָן דְּנִימּוֹחָה הָוְיָא לַיהּ מַשְׁקֶה, אוֹ דִּלְמָא הַאי אוּכְלָא הוּא.Et si tu en viens à dire que pour un chérets sur un chérets, puisqu'ils sont séparés l'un de l'autre, c'est comme une impureté placée dans un récipient, se pose cette question : S'il y a un chérets sur une nevéla qui s'est liquéfiée, quelle est la règle ? Puisqu'elle s'est liquéfiée, elle est devenue un liquide, et le chérets flotte comme sur de l'eau, ou peut-être celle-ci reste-t-elle un aliment, c'est-à-dire un corps solide sur lequel le chérets repose ?
- וְאִם תִּמְצֵי לוֹמַר דְּאוּכְלָא הוּא, שֶׁרֶץ עַל גַּבֵּי שִׁכְבַת זֶרַע, מַהוּ? וְאִם תִּמְצֵי לוֹמַר כֵּיוָן דְּמִיתְעַקְּרָא הָוְיָא לַהּ כִּי אוּכְלָא, שֶׁרֶץ עַל גַּבֵּי מֵי חַטָּאת וּמֵי חַטָּאת צָפִין עַל גַּבֵּי הַמַּיִם, מַהוּ? לָא יָדְעִינַן, תֵּיקוּ.Et si tu en viens à dire que c'est un aliment, se pose cette question : Un chérets sur de la semence, flottant sur l'eau, quelle est la règle ? Et si tu en viens à dire que, puisqu'elle s'est détachée du corps, elle est comme un aliment, car elle est épaisse, se pose cette question : Un chérets sur des mei 'hatat (eaux de purification, mêlées à la cendre de la vache rousse), les mei 'hatat flottant sur l'eau, quelle est la règle ? Nous ne le savons pas : tékou (la question reste en suspens).
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