Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- יָכוֹל לֹא יְהוּ נְזִירִין — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִישׁ״! הָאִיתְּמַר אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה הִיא בְּנָזִיר.On pourrait penser que les non-Juifs ne seront pas du tout nezirim (ceux qui ont fait vœu de nezirout, le naziréat) ; c'est pourquoi le verset dit : « Un homme », pour enseigner qu'ils peuvent le devenir. La Guemara répond : N'a-t-il pas été dit que Rabbi Yo'hanan a dit : c'est une halakha (loi) transmise à Moché au Sinaï, au sujet du nazir, que le fils peut utiliser les sacrifices de nezirout de son père ? Cette loi n'étant pas écrite dans la Torah, le verset ne peut venir l'exclure.
- אִי הָכִי ״אִישׁ כִּי יַפְלִא נֶדֶר בְּעֶרְכְּךָ״, בַּעֲרָכִין, לְמָה לִי? מִכְּדֵי הָאִיתַּקַּשׁ עֲרָכִין לִנְדָרִים, דְּאָמַר קְרָא ״אִישׁ כִּי יַפְלִא נֶדֶר בְּעֶרְכְּךָ״, וְהָתַנְיָא גַּבֵּי נְדָרִים: ״אִישׁ״. מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִישׁ אִישׁ״ — לְרַבּוֹת אֶת הַגּוֹיִם שֶׁהֵן נוֹדְרִים נְדָרִים וּנְדָבוֹת כְּיִשְׂרָאֵל.La Guemara demande : S'il en est ainsi, « Un homme, lorsqu'il énoncera explicitement un vœu selon ton estimation » (Lévitique 27, 2), dit au sujet des arakhin (vœux d'estimation, par lesquels on s'engage à donner au Temple la valeur fixée par la Torah pour une personne), d'où l'on déduit que les non-Juifs y sont inclus, pourquoi en ai-je besoin ? Après tout, les arakhin n'ont-ils pas été rapprochés des vœux, puisque le verset dit : « Un homme, lorsqu'il énoncera explicitement un vœu selon ton estimation » ? Et n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta au sujet des vœux : « Un homme » ; pourquoi le verset dit-il : « Un homme, un homme » (Lévitique 22, 18) ? Pour inclure les non-Juifs : ils peuvent faire vœu d'offrandes (nedarim) et de dons (nedavot) comme Israël. Du rapprochement, on déduirait donc que les non-Juifs sont aussi inclus dans les arakhin.
- ״אִישׁ כִּי יַפְלִא״ בַּעֲרָכִין לְמָה לִי? אֶלָּא הַאי ״אִישׁ״, מִיבְּעֵי לֵיהּ לְאֵיתוֹיֵי מוּפְלָא סָמוּךְ לְאִישׁ.La question revient donc : « Un homme, lorsqu'il énoncera explicitement », dit au sujet des arakhin, pourquoi en ai-je besoin ? Mais il faut dire que ce terme « homme » n'inclut pas les non-Juifs, et il lui est nécessaire pour inclure le moufla samoukh leïch (le mineur, dans l'année qui précède sa majorité, qui comprend le sens de son vœu) : s'il fait un vœu, celui-ci prend effet, et il est inclus aussi dans les arakhin.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר מוּפְלָא סָמוּךְ לְאִישׁ דְּאוֹרָיְיתָא. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר דְּרַבָּנַן, ״אִישׁ כִּי יַפְלִיא״ לְמָה לִי? לְאֵיתוֹיֵי מוּפְלָא סָמוּךְ לְאִישׁ דְּגוֹי.La Guemara commente : Cela convient selon celui qui dit que le vœu du moufla samoukh leïch vaut d'après la Torah, ce verset en étant la source. Mais selon celui qui dit que cela vaut d'après les Rabbanan, « Un homme, lorsqu'il énoncera explicitement », pourquoi en ai-je besoin ? La Guemara répond : Pour inclure le moufla samoukh leïch non-Juif, pour lequel cette loi s'applique d'après la Torah.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר בְּנֵי יִשְׂרָאֵל נֶעֱרָכִין, וְאֵין הַגּוֹיִם נֶעֱרָכִין. יָכוֹל לֹא יְהוּ מַעֲרִיכִין, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִישׁ״ — שַׁפִּיר.La Guemara commente : Cela convient selon celui qui dit que l'on déduit de l'expression « les enfants d'Israël » (Lévitique 27, 2) que les enfants d'Israël peuvent être estimés, mais que les non-Juifs ne peuvent pas être estimés. On pourrait alors penser qu'ils ne peuvent pas non plus faire de vœu d'estimation ; c'est pourquoi le verset dit : « Un homme ». C'est bien : « lorsqu'il énoncera explicitement » enseigne qu'un non-Juif proche de l'âge adulte qui comprend le sens du vœu peut faire un vœu d'estimation.
- אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר: בְּנֵי יִשְׂרָאֵל מַעֲרִיכִים, וְאֵין הַגּוֹיִם מַעֲרִיכִים. יָכוֹל לֹא יְהוּ נֶעֱרָכִין, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִישׁ״ — אֲפִילּוּ תִּינוֹק בֶּן חֹדֶשׁ בַּר עָירוּכִי הוּא, ״כִּי יַפְלִיא״ לְמָה לִי?Mais selon celui qui dit : Les enfants d'Israël peuvent faire un vœu d'estimation, mais les non-Juifs ne peuvent pas faire de vœu d'estimation ; on pourrait penser qu'ils ne peuvent non plus être estimés ; c'est pourquoi le verset dit : « Un homme », et quiconque, même un nourrisson d'un mois, peut être estimé selon la valeur fixée par la Torah. Selon cet avis, l'âge de la personne estimée n'a pas d'importance, et le verset ne peut donc pas inclure un non-Juif proche de l'âge adulte. La question demeure : « Lorsqu'il énoncera explicitement », pourquoi en ai-je besoin ?
- אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: לְאֵיתוֹיֵי גּוֹי גָּדוֹל, דְּאַף עַל גַּב דְּגָדוֹל הוּא — אֵינוֹ יוֹדֵעַ לְהַפְלוֹת.Rav Adda bar Ahava a dit : Le verset vient pour inclure, c'est-à-dire pour enseigner la loi d'un non-Juif adulte qui, bien qu'il soit adulte, ne sait pas énoncer explicitement un vœu : ses vœux ne sont pas valables, car ceux d'un non-Juif ne valent que s'il sait les exprimer clairement.
- אֶלָּא: ״כִּי יַפְלִיא״ דִּכְתַב רַחֲמָנָא גַּבֵּי נְזִירוּת, לְמָה לִי? מִכְּדֵי הָאִיתַּקַּשׁ נְזִירוּת לִנְדָרִים, ״כִּי יַפְלִיא״ לְמָה לִי?La Guemara demande : Mais « lorsqu'il énoncera explicitement » (Nombres 6, 2), que le Miséricordieux a écrit au sujet de la nezirout, pourquoi en ai-je besoin ? Après tout, la nezirout n'a-t-elle pas été rapprochée des vœux ? « Lorsqu'il énoncera explicitement », pourquoi en ai-je besoin ?
- לְאֵיתוֹיֵי יָדַיִם שֶׁאֵינָן מוֹכִיחוֹת. דְּאִיתְּמַר: יָדַיִם שֶׁאֵינָן מוֹכִיחוֹת, אַבָּיֵי אָמַר: הָוְיָין יָדַיִם. רָבָא אָמַר: לָא הָוְיָין יָדַיִם. לְאַבָּיֵי נִיחָא. אֶלָּא לְרָבָא, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?La Guemara répond : Ce verset vient pour inclure les yadot (expressions partielles d'un vœu) qui ne sont pas probantes, dont le sens n'est pas clair. Car il a été dit par les Amoraïm, au sujet des yadot qui ne sont pas probantes : Abayé a dit : Elles sont de valables yadot, et le vœu prend effet. Rava a dit : Elles ne sont pas de valables yadot. Selon Abayé, cela convient. Mais selon Rava, que peut-on dire ?
- אֶלָּא: ״כִּי יַפְלִיא״ מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְרַבִּי טַרְפוֹן, דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי טַרְפוֹן: אֵין אֶחָד מֵהֶן נָזִיר, לְפִי שֶׁלֹּא נִיתְּנָה נְזִירוּת אֶלָּא לְהַפְלָאָה. הָנִיחָא לְרַבִּי טַרְפוֹן, אֶלָּא לְרַבָּנַן מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Mais il faut dire que « lorsqu'il énoncera explicitement » lui est nécessaire pour l'enseignement de Rabbi Tarfon. Car il a été enseigné dans la Tossefta : Rabbi Yehouda dit au nom de Rabbi Tarfon : Si plusieurs personnes ont fait vœu de nezirout dans un pari sur un fait incertain, aucun d'eux n'est nazir, car la nezirout n'a été donnée que pour un énoncé explicite, c'est-à-dire un vœu formulé sans aucune incertitude. La Guemara demande : Cela convient selon Rabbi Tarfon. Mais selon les Rabbanan, qui divergent de lui, que peut-on dire ?
- אֶלָּא: מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: הֶיתֵּר נְדָרִים — פּוֹרְחִין בָּאֲוִיר, וְאֵין לָהֶן עַל מַה שֶּׁיִּסְמוֹכוּ.Mais il faut dire que ce verset lui est nécessaire pour ce qui a été enseigné dans une baraïta : Les lois de l'annulation des vœux par un Sage volent dans les airs et n'ont rien sur quoi s'appuyer : elles n'ont pas de source explicite dans la Torah.
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: יֵשׁ לָהֶם עַל מַה שֶּׁיִּסְמוֹכוּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִישׁ כִּי יַפְלִא״, ״כִּי יַפְלִא״, שְׁתֵּי פְעָמִים. אֶחָד הַפְלָאָה לְאִיסּוּר, וְאֶחָד הַפְלָאָה לְהֶיתֵּר.Rabbi Eliézer dit : Elles ont sur quoi s'appuyer, comme il est dit : « Un homme, lorsqu'il énoncera explicitement » (Lévitique 27, 2) et « lorsqu'il énoncera explicitement » (Nombres 6, 2), deux fois : un énoncé explicite pour l'interdit, le vœu étant contraignant, et un énoncé explicite pour la permission : s'il présente à un Sage un motif de regret, le vœu peut être annulé.
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