Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: כֵּיוָן שֶׁנִּזְרַק עָלָיו אֶחָד מִן הַדָּמִים — הוּתַּר הַנָּזִיר לִשְׁתּוֹת בְּיַיִן וּלְהִיטַּמֵּא לְמֵתִים.Rabbi Chimon dit : dès qu'a été aspergé pour lui sur l'autel le sang de l'un des sacrifices (des sangs), le nazir (celui qui s'est voué à l'abstinence) est autorisé à boire du vin et à se rendre impur pour les morts : la suite du rituel n'est pas indispensable à sa libération.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְאַחַר יִשְׁתֶּה הַנָּזִיר יַיִן״ — אַחַר הַמַּעֲשִׂים כּוּלָּן, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אַחַר מַעֲשֶׂה יְחִידִי.Guemara : Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : il est écrit à la fin de la section du nazir : « Et après, le nazir boira du vin » (Nombres 6, 20), c'est-à-dire après toutes les actions, à savoir après les sacrifices et le rasage. Telles sont les paroles de Rabbi Eliézer. Mais les Sages disent : après une action unique : il peut boire du vin après avoir apporté un sacrifice, même s'il ne s'est pas encore rasé, car le rasage n'est pas indispensable.
- מַאי טַעְמַיְיהוּ דְּרַבָּנַן? כְּתִיב הָכָא ״וְאַחַר יִשְׁתֶּה הַנָּזִיר יָיִן״, וּכְתִיב הָתָם ״אַחַר הִתְגַּלְּחוֹ אֶת נִזְרוֹ״. מָה הָתָם ״אַחַר״ — מַעֲשֶׂה יְחִידִי, אַף כָּאן ״אַחַר״ — מַעֲשֶׂה יְחִידִי.Quelle est la raison de nos Maîtres ? Il est écrit ici : « Et après, le nazir boira du vin », et il est écrit là-bas, dans le verset précédent : « après qu'il aura rasé sa chevelure de nazir » (Nombres 6, 19). De même que là-bas, « après » désigne une action unique, le rasage, de même ici, « après » désigne une action unique, l'offrande d'un sacrifice.
- אֵימָא עַד דְּאִיכָּא תַּרְוַויְיהוּ! אִי הָכִי, גְּזֵירָה שָׁוָה לְמָה לִי?Dis plutôt que le nazir ne peut boire du vin que lorsqu'il y a les deux actions, le sacrifice et le rasage, comme le suggère le sens simple du verset ! S'il en est ainsi, pourquoi ai-je besoin de la guezéra chava (analogie textuelle entre les deux occurrences de « après ») ? Elle vient donc enseigner qu'une seule action suffit.
- אָמַר רַב: תְּנוּפָה בְּנָזִיר מְעַכֶּבֶת. אַלִּיבָּא דְמַאן? אִילֵימָא אַלִּיבָּא דְרַבָּנַן — תִּגְלַחַת אָמְרִי רַבָּנַן לָא מְעַכְּבָא, תְּנוּפָה מִיבַּעְיָא?Rav a dit : le balancement (tenoufa, le geste rituel accompli avec les parts du sacrifice) chez le nazir est indispensable pour lever ses interdits. Selon qui Rav parle-t-il ? Si l'on dit : selon nos Maîtres, c'est difficile : pour le rasage, nos Maîtres disent qu'il n'est pas indispensable ; faut-il alors dire cela du balancement, qui n'est indispensable pour aucun autre sacrifice ?
- אֶלָּא אַלִּיבָּא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר — פְּשִׁיטָא, הָאָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: אַחַר מַעֲשִׂים כּוּלָּם! מַהוּ דְּתֵימָא: כֵּיוָן דִּלְעִנְיַן כַּפָּרָה שְׁיָרֵי מִצְוָה הִיא, הָכָא נָמֵי לָא תְּעַכֵּב, קָא מַשְׁמַע לַן.Mais si c'est selon Rabbi Eliézer, c'est évident : Rabbi Eliézer n'a-t-il pas dit que le nazir n'est autorisé au vin qu'après toutes les actions ? La Guemara répond : Rav en a eu besoin, de peur que tu ne dises : puisque, pour ce qui est de l'expiation, c'est (le balancement) un reste de mitsva, un élément accessoire dont l'absence n'empêche pas l'expiation, ici aussi il ne serait pas indispensable pour lever les interdits du nazir. Il nous enseigne donc que, selon Rabbi Eliézer, le balancement est indispensable chez le nazir.
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