Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְתוּ, אִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ כִּי עָבֵיד בְּמַלְקֵט וּבְרָהִיטְנֵי — מִצְוָה קָא עָבֵיד, מִדְּלָא כְּתִיב ״תַּעַר״, כְּרֵישׁ לָקִישׁ, דְּאָמַר:Et de plus, s'il te venait à l'esprit que, lorsqu'il se rase avec une pince à épiler ou un rabot (rehitni), le metsora (atteint de tsaraat, l'affection cutanée biblique) accomplit une mitsva (commandement), alors, du fait que « rasoir » n'est pas écrit, il ne devrait pas avoir le droit de l'utiliser, selon Rech Lakich, qui a dit :
- כׇּל מָקוֹם שֶׁאַתָּה מוֹצֵא עֲשֵׂה וְלֹא תַעֲשֶׂה, אִם אַתָּה יָכוֹל לְקַיֵּים אֶת שְׁנֵיהֶם — מוּטָב, וְאִם לָאו — יָבֹא עֲשֵׂה וְיִדְחֶה אֶת לֹא תַעֲשֶׂה.Partout où tu trouves un commandement positif et un interdit qui s'opposent, si tu peux accomplir les deux, c'est préférable ; sinon, que le commandement positif vienne et repousse l'interdit. Ici, le metsora pourrait s'acquitter avec une pince à épiler ou un rabot, et le rasoir devrait lui être interdit. Puisque le verset a dû dire que sa mitsva repousse l'interdit de détruire la barbe, c'est que celle-ci ne s'accomplit qu'au rasoir.
- וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר מַאי טַעְמָא? יָלֵיף מֵ״רֹאשׁוֹ״. דְּתַנְיָא: ״רֹאשׁוֹ״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר גַּבֵּי נָזִיר ״תַּעַר לֹא יַעֲבוֹר עַל רֹאשׁוֹ״, יָכוֹל אַף נָזִיר מְצוֹרָע כֵּן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״רֹאשׁוֹ״.La Guemara demande : Et Rabbi Eliézer, quelle est sa raison ? D'où déduit-il que le metsora doit se raser au rasoir ? Il le déduit de « sa tête » (Lévitique 14, 9). Comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Pourquoi le verset dit-il : « Sa tête », alors qu'il a déjà dit « tout son poil » ? Parce qu'il est dit au sujet du nazir (celui qui a fait vœu de naziréat) : « Un rasoir ne passera pas sur sa tête » (Nombres 6, 5), on aurait pu croire qu'il en est de même pour le nazir metsora, à qui il serait interdit de raser sa tête ; le verset dit donc : « Sa tête », pour enseigner qu'il doit se raser au rasoir. Or le nazir n'est interdit, selon Rabbi Eliézer, qu'au rasoir ; si le metsora pouvait s'acquitter autrement, le rasoir ne serait pas permis au nazir metsora. On en déduit donc que le metsora ne se rase qu'au rasoir.
- מִמַּאי? דִּלְמָא לְעוֹלָם אֲפִילּוּ לִיקְּטוֹ בְּמַלְקֵט וּבְרָהִיטְנֵי — מִצְוָה קָעָבֵיד. וְכִי תֵּימָא: תַּעַר לְמָה לִי — לְמֵימְרָא דַּאֲפִילּוּ בְּתַעַר. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא, הוֹאִיל וְגַבֵּי נָזִיר כִּי עָבֵיד בְּתַעַר מִיחַיַּיב, גַּבֵּי מְצוֹרָע נָמֵי לִיחַיַּיב, קָא מַשְׁמַע לַן דְּלָא!La Guemara rejette : D'où le sait-on ? Peut-être, en réalité, même s'il l'a enlevé avec une pince à épiler ou un rabot, il accomplit une mitsva. Et si tu dis : Pourquoi ai-je besoin du rasoir, déduit de ce verset ? C'est pour dire : même au rasoir, il lui est permis de se raser. Il te serait venu à l'esprit de dire que, puisque pour le nazir, lorsqu'il le fait au rasoir, il est passible, pour le metsora aussi, nazir qui se rase pour sa tsaraat, il devrait être passible ; elle nous enseigne que non.
- אִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ כִּי עָבֵיד בְּמַלְקֵט וּבְרָהִיטְנֵי מִצְוָה קָעָבֵיד, מִדְּלָא כְּתַב ״תַּעַר״, כְּרֵישׁ לָקִישׁ.La Guemara rejette cet argument : S'il te venait à l'esprit que, lorsqu'il se rase avec une pince à épiler ou un rabot, il accomplit une mitsva, du fait que le verset n'a pas écrit « rasoir », il ne pourrait pas l'utiliser, selon Rech Lakich : on ne transgresse pas un interdit, même pour une mitsva, s'il est possible de l'accomplir autrement. Le verset vient donc forcément enseigner que le metsora ne se rase qu'au rasoir.
- וְרַבָּנַן הַאי ״רֹאשׁוֹ״, מַאי דָּרְשִׁי בֵּיהּ? מִיבְּעֵי לְהוּ לְמִידְחֵי לָאו דְּהַקָּפָה. דְּתַנְיָא: ״לֹא תַקִּיפוּ פְּאַת רֹאשְׁכֶם״, יָכוֹל אַף מְצוֹרָע כֵּן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״רֹאשׁוֹ״.La Guemara demande : Et les Sages, ce « sa tête », qu'en interprètent-ils ? Elle répond : Ils en ont besoin pour repousser l'interdit de l'arrondissement (hakafa) des coins de la tête. Comme il a été enseigné dans une baraïta : « Vous n'arrondirez pas le coin de votre tête » (Lévitique 19, 27) : on aurait pu croire qu'il en est de même pour le metsora ; le verset dit donc : « Sa tête ».
- לְמָה לִי לְמִכְתַּב ״רֹאשׁוֹ״? וְתִיפּוֹק לֵיהּ מִ״זְּקָנוֹ״. דְּתַנְיָא: ״זְקָנוֹ״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר ״וּפְאַת זְקָנָם לֹא יְגַלֵּחוּ״, יָכוֹל אַף מְצוֹרָע כֵּן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״זְקָנוֹ״.La Guemara demande : Pourquoi ai-je besoin d'écrire « sa tête » ? Qu'on le tire de « sa barbe » (Lévitique 14, 9). Comme il a été enseigné dans une baraïta : Pourquoi le verset dit-il : « Sa barbe » ? Parce qu'il est dit au sujet des Cohanim (prêtres) : « Et ils ne raseront pas le coin de leur barbe » (Lévitique 21, 5), on aurait pu croire qu'il en est de même pour le metsora ; le verset dit donc : « Sa barbe ».
- לְמָה לִי לְמִכְתַּב ״רֹאשׁוֹ״ וּלְמָה לִי לְמִכְתַּב ״זְקָנוֹ״? צְרִיכִי, דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״זְקָנוֹ״ וְלָא כְּתַב ״רֹאשׁוֹ״, הֲוָה אָמֵינָא: הַקָּפַת כׇּל הָרֹאשׁ לֹא שְׁמָהּ הַקָּפָה. לְהָכִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״רֹאשׁוֹ״.La Guemara demande : Pourquoi ai-je besoin d'écrire « sa tête », et pourquoi ai-je besoin d'écrire « sa barbe » ? Une seule source suffirait. Elle répond : Ils sont tous deux nécessaires. Car si le Miséricordieux avait écrit « sa barbe » et n'avait pas écrit « sa tête », j'aurais dit : L'arrondissement de toute la tête ne s'appelle pas arrondissement. C'est pourquoi le Miséricordieux a écrit « sa tête », pour enseigner que le rasage du metsora constituerait un arrondissement interdit si la Torah ne le lui prescrivait pas.
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