Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאֶת אַחַד עָשָׂר.et le onzième. C'est un décret de la Torah que la consécration prenne effet sur ces deux bêtes ; on ne peut donc pas en déduire que le hekdech (la consécration) par erreur prend effet.
- גְּמָ׳ מַנִּי מַתְנִיתִין? לָא רַבִּי יוֹסֵי וְלָא רַבָּנַן.Guemara : De qui est notre Michna, qui enseigne que celui dont la demande d'annulation a été rejetée compte son nezirout (l'état de nazir, celui qui a fait vœu d'abstinence) à partir du moment où il a fait le vœu, y compris les jours où il l'a transgressé ? Ni de Rabbi Yossé, ni des Sages.
- דְּתַנְיָא: מִי שֶׁנָּדַר וְעָבַר עַל נְזִירוּתוֹ — אֵין נִזְקָקִין לוֹ, אֶלָּא אִם כֵּן מוֹנֶה בָּהֶן אִיסּוּר כַּיָּמִים שֶׁנָּהַג בָּהֶם הֶיתֵּר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: דַּיּוֹ שְׁלֹשִׁים יוֹם.Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui a fait un vœu et a transgressé son nezirout, en buvant du vin, on ne s'occupe pas de lui, à moins qu'il ne compte des jours d'issour (interdit), en observant le nezirout, autant que les jours où il s'est conduit avec hetèr (permission). Rabbi Yossé dit : Trente jours lui suffisent.
- אִי רַבָּנַן, קַשְׁיָא נְזִירוּת מוּעֶטֶת. אִי רַבִּי יוֹסֵי, קַשְׁיָא נְזִירוּת מְרוּבָּה!La Guemara précise : Si c'est les Sages, c'est difficile pour un nezirout court, de trente jours, car selon eux il doit ajouter autant de jours qu'il a transgressé. Si c'est Rabbi Yossé, c'est difficile pour un nezirout long, car même lui exige dans ce cas des jours supplémentaires.
- אִיבָּעֵית תֵּימָא רַבִּי יוֹסֵי, וְאִיבָּעֵית תֵּימָא רַבָּנַן. אִיבָּעֵית תֵּימָא רַבִּי יוֹסֵי: כָּאן בִּנְזִירוּת מְרוּבָּה, כָּאן בִּנְזִירוּת מוּעֶטֶת.Si tu veux, dis que c'est Rabbi Yossé, et si tu veux, dis que ce sont les Sages. Si tu veux, dis que c'est Rabbi Yossé : ici, il s'agit d'un nezirout long ; là, d'un nezirout court. La Michna ne concerne donc que le cas où il n'a transgressé que moins de trente jours.
- וְאִיבָּעֵית תֵּימָא רַבָּנַן: לָא תֵּימָא מִשָּׁעָה שֶׁנָּזַר, אֶלָּא אֵימָא כְּמִשָּׁעָה שֶׁנָּזַר.Et si tu veux, dis que ce sont les Sages, en corrigeant le texte : Ne dis pas « à partir du moment où il a fait le nezirout », mais dis : « comme depuis le moment où il a fait le nezirout ». Il doit compter autant de jours qu'il s'en est écoulé depuis son vœu, conformément aux Sages.
- נִשְׁאַל לַחֲכָמִים וְהִתִּירוּהוּ וְכוּ׳. אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: מִדְּבֵית שַׁמַּאי נִשְׁמַע לִדְבֵית הִלֵּל. לָאו אָמְרִי בֵּית שַׁמַּאי הֶקְדֵּשׁ בְּטָעוּת הָוֵי הֶקְדֵּשׁ, כֵּיוָן דְּאִיגַּלַּאי מִילְּתָא דְּלָאו שַׁפִּיר נָזַר — תֵּצֵא וְתִרְעֶה בָּעֵדֶר.« Il a consulté les Sages et ils le lui ont annulé, etc. » : Rabbi Yirmeya a dit : De Beit Chammaï, nous apprendrons pour Beit Hillel. Beit Chammaï ne disent-ils pas qu'un hekdech par erreur est un hekdech ? Et pourtant, puisque la chose s'est révélée, qu'il n'a pas fait correctement son nezirout, la bête sortira et paîtra dans le troupeau.
- לְבֵית הִלֵּל נָמֵי, אַף עַל גַּב דְּאָמְרִי תְּמוּרָה בְּטָעוּת הָוְיָא תְּמוּרָה — הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּאִיתֵיהּ לְעִיקַּר הֶקְדֵּשׁ. אֲבָל הֵיכָא דְּמִיתְעֲקַר עִיקַּר הֶקְדֵּשׁ — אִיתְעֲקַר נָמֵי תְּמוּרָה.Pour Beit Hillel aussi, bien qu'ils disent qu'une temoura (substitution d'une bête consacrée) par erreur est une temoura, cela ne vaut que lorsque le hekdech initial existe. Mais quand le hekdech initial est déraciné, parce qu'un Sage a annulé le vœu, la temoura est aussi déracinée, et la bête reste profane.
- אָמַר מָר: אִי אַתֶּם מוֹדִים שֶׁאִילּוּ קָרָא לַתְּשִׁיעִי עֲשִׂירִי כּוּ׳. אִיתְּמַר: מַעֲשֵׂר, רַב נַחְמָן אָמַר: טָעוּתוֹ, וְלֹא כַּוּוֹנָתוֹ. רַב חִסְדָּא וְרַבָּה בַּר רַב הוּנָא אָמְרִי: טָעוּתוֹ, וְכׇל שֶׁכֵּן כַּוּוֹנָתוֹ.Le Maître a dit dans la Michna : Ne reconnaissez-vous pas que s'il a appelé le neuvième « dixième », etc. Il a été dit par les Amoraïm au sujet de la dîme des animaux : Rav Na'hman a dit : elle est consacrée par son erreur, mais non par son intention. S'il a appelé volontairement le neuvième « dixième », la consécration est nulle. Rav 'Hisda et Rabba bar Rav Houna disent : par son erreur, et à plus forte raison par son intention.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: לְדִידָךְ דְּאָמְרַתְּ טָעוּתוֹ וְלֹא כַּוּוֹנָתוֹ, דְּקָאָמְרִי בֵּית שַׁמַּאי לְבֵית הִלֵּל: אִי אַתֶּם מוֹדִים שֶׁאִילּוּ קָרָא לַתְּשִׁיעִי עֲשִׂירִי, וְלָעֲשִׂירִי תְּשִׁיעִי, וְלָאַחַד עָשָׂר עֲשִׂירִי, שֶׁשְּׁלָשְׁתָּן מְקוּדָּשִׁין? וְאִישְׁתִּיקוּ בֵּית הִלֵּל.Rava dit à Rav Na'hman : Selon toi, qui dis « son erreur et non son intention », lorsque Beit Chammaï ont dit à Beit Hillel : Ne reconnaissez-vous pas que s'il a appelé le neuvième « dixième », le dixième « neuvième » et le onzième « dixième », tous trois sont consacrés ? Beit Hillel se sont tus.
- לֵימְרוּ לְהוֹן: מָה לְמַעֲשֵׂר שֶׁכֵּן אֵינוֹ קָדוֹשׁ בְּכַוּוֹנָה.Or, selon toi, qu'ils leur disent : On ne peut rien apprendre de là pour les autres consécrations, car qu'en est-il de la dîme ? Elle n'est pas consacrée par intention, alors que les autres consécrations ne se font que par un acte voulu, et une erreur ne les consacre donc pas.
- אָמַר רַב שִׁימִי בַּר אָשֵׁי: הַיְינוּ טַעְמָא דְּלָא אָמְרִי לְהוֹן, דְּקַל וָחוֹמֶר הוּא: מָה מַעֲשֵׂר שֶׁאֵינוֹ קָדוֹשׁ בְּכַוּוֹנָה — קָדוֹשׁ בְּטָעוּת, הֶקְדֵּשׁ, שֶׁקָּדוֹשׁ בְּכַוּוֹנָה — לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!Rav Chimi bar Achi a dit : Voici la raison pour laquelle ils ne le leur ont pas dit : on pourrait raisonner en sens inverse, car c'est un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : Si la dîme, qui n'est pas consacrée par intention, est consacrée par erreur, le hekdech, qui est consacré par intention, à plus forte raison !
- וְלָא הִיא, דְּהֶקְדֵּשׁ בְּדַעְתָּא דְמָרֵיהּ תְּלֵי.Mais il n'en est rien, car ce kal va'homer est défectueux : le hekdech dépend de l'intention de son propriétaire, et ne peut donc s'appliquer par erreur, tandis que la dîme ne dépend que du compte, chaque dixième bête étant consacrée.
- מַתְנִי׳ מִי שֶׁנָּדַר בְּנָזִיר, וְהָלַךְ לְהָבִיא אֶת בְּהֶמְתּוֹ, וּמְצָאָהּ שֶׁנִּגְנְבָה. אִם עַד שֶׁלֹּא נִגְנְבָה בְּהֶמְתּוֹ נָזַר — הֲרֵי זֶה נָזִיר.Michna : Celui qui a fait vœu de nezirout et qui est allé chercher sa bête, mise à part pour son sacrifice, et a découvert qu'elle avait été volée, et qui regrette à présent son vœu : si c'est avant que sa bête n'ait été volée qu'il a fait son nezirout, il est nazir, car un vœu ne s'annule pas à cause d'un événement postérieur.
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