Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא: כְּגוֹן שֶׁנִּכְנַס בְּשִׁידָּה תֵּיבָה וּמִגְדָּל, וּבָא חֲבֵירוֹ וּפָרַע מֵעָלָיו מַעֲזִיבָה.Mais plutôt, la question de Rava porte sur un cas comme celui où quelqu'un est entré au cimetière dans une litière, un coffre ou une armoire — de grands contenants de bois qui l'isolent de l'impureté —, y a fait vœu de devenir nazir (celui qui s'engage par vœu à s'abstenir de vin, à ne pas se couper les cheveux et à ne pas se rendre impur par un mort), et son compagnon est venu et a ôté de sur lui la ma'aziva (la couverture du contenant), de sorte qu'il est devenu impur en se trouvant dans le cimetière.
- כִּי גְּמִירִין שְׁהִיָּיה, בְּבֵית הַמִּקְדָּשׁ, אֲבָל אַבָּרַאי — לָא. אוֹ דִלְמָא לָא שְׁנָא? תֵּיקוּ.Si on l'avertit alors de sortir, la question se pose ainsi : lorsque nous avons appris par tradition que l'on n'est flagellé qu'après un séjour prolongé dans le lieu, cela vaut-il seulement pour le Temple, mais dehors, par exemple pour un nazir au cimetière, non, et il serait passible même sans s'attarder ? Ou peut-être n'y a-t-il pas de différence, et là aussi il faut un séjour ? Tékou (la question reste en suspens).
- בָּעֵי רַב אָשֵׁי: נָזַר וְהוּא בְּבֵית הַקְּבָרוֹת, טָעוּן גִּילּוּחַ, אוֹ לָא? כִּי בָּעֵי תִּגְלַחַת טָהוֹר שֶׁנִּטְמָא, דְּקָא מְטַמֵּא לִנְזִירוּתֵיהּ, אֲבָל טָמֵא שֶׁנָּזַר — לָא. אוֹ דִלְמָא לָא שְׁנָא?Rav Achi a posé la question : s'il a fait vœu de naziréat alors qu'il se trouvait dans un cimetière, a-t-il besoin de se raser lors de sa purification, ou non ? Les deux côtés de la question : lorsqu'il faut un rasage, est-ce seulement pour le pur qui est devenu impur, qui rend impur son naziréat, mais l'impur qui a fait vœu de naziréat, non ? Ou peut-être n'y a-t-il pas de différence ?
- תָּא שְׁמַע: מִי שֶׁנָּזַר וְהוּא בְּבֵית הַקְּבָרוֹת, אֲפִילּוּ הָיָה שָׁם שְׁלֹשִׁים יוֹם — אֵינוֹ עוֹלֶה לוֹ מִן הַמִּנְיָן, וְאֵינוֹ מֵבִיא קׇרְבַּן טוּמְאָה. קׇרְבַּן טוּמְאָה הוּא דְּלָא מַיְיתֵי, אֲבָל גַּלּוֹחֵי בָּעֵי! ״מַה טַּעַם״ קָאָמַר: מַה טַּעַם אֵינוֹ מֵבִיא קׇרְבַּן טוּמְאָה — מִשּׁוּם דְּלָא בָּעֵי גַּלּוֹחֵי.Viens et entends une preuve de la Michna : celui qui a fait vœu de naziréat alors qu'il était dans un cimetière, même s'il y est resté trente jours, cela ne compte pas pour lui dans le décompte de son naziréat, et il n'apporte pas le sacrifice d'impureté. On en déduit : c'est le sacrifice d'impureté qu'il n'apporte pas, mais il a besoin de se raser ! Réponse : la Michna dit « quelle en est la raison ? » : quelle est la raison pour laquelle il n'apporte pas le sacrifice d'impureté ? Parce qu'il n'a pas besoin de se raser.
- תָּא שְׁמַע: אֵין בֵּין טָמֵא שֶׁנָּזַר לְנָזִיר טָהוֹר שֶׁנִּטְמָא, אֶלָּא טָמֵא שֶׁנָּזַר — שְׁבִיעִי שֶׁלּוֹ עוֹלֶה לוֹ מִן הַמִּנְיָן, וְנָזִיר טָהוֹר שֶׁנִּטְמָא — אֵין שְׁבִיעִי שֶׁלּוֹ עוֹלֶה לוֹ מִן הַמִּנְיָן. מַאי לָאו, הָא לְתִגְלַחַת זֶה וָזֶה שָׁוִין? לָא: הָא לְמַלְקוּת זֶה וָזֶה שָׁוִין.Viens et entends une preuve d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : il n'y a de différence entre l'impur qui a fait vœu de naziréat et le nazir pur devenu impur que ceci : l'impur qui a fait vœu — son septième jour de purification compte pour lui dans le décompte du naziréat ; alors que le nazir pur devenu impur — son septième jour ne compte pas pour lui dans le décompte. N'est-ce pas pour dire que, pour le rasage, l'un et l'autre sont égaux, tous deux devant se raser ? Réponse : non, c'est pour la flagellation que l'un et l'autre sont égaux.
- אֲבָל תִּגְלַחַת מַאי — זֶה מְגַלֵּחַ, וְזֶה אֵינוֹ מְגַלֵּחַ? לִיתְנְיֵיהּ! תְּנָא שְׁבִיעִי שֶׁלּוֹ וְכׇל מִילֵּי.Mais pour le rasage, qu'en est-il : celui-ci se rase, et celui-là ne se rase pas ? S'il en est ainsi, qu'il l'enseigne aussi ! Réponse : le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) a enseigné « son septième jour » et tout ce qui s'y rattache, y compris la règle du rasage.
- תָּא שְׁמַע: אֵין לִי אֶלָּא יְמֵי טוּמְאָתוֹ שֶׁאֵין עוֹלִין לוֹ מִן הַמִּנְיָן, יְמֵי חִלּוּטוֹ, מִנַּיִן? וְדִין הוּא: מָה יְמֵי טוּמְאָתוֹ מְגַלֵּחַ וּמֵבִיא קׇרְבָּן — אַף יְמֵי חִלּוּטוֹ מְגַלֵּחַ וּמֵבִיא קׇרְבָּן, וּמָה יְמֵי טוּמְאָתוֹ אֵין עוֹלִין לוֹ מִן הַמִּנְיָן — אַף יְמֵי חִלּוּטוֹ אֵין עוֹלִין לוֹ מִן הַמִּנְיָן.Viens et entends une preuve de cette baraïta : je n'ai appris que ceci : les jours de son impureté ne comptent pas pour lui dans le décompte. Les jours où sa lèpre est confirmée, pour un nazir devenu lépreux, d'où savons-nous qu'ils ne comptent pas ? Et c'est logique : de même qu'à l'issue des jours de son impureté, il se rase et apporte un sacrifice, de même à l'issue des jours où sa lèpre est confirmée, il se rase et apporte un sacrifice ; et de même que les jours de son impureté ne comptent pas pour lui dans le décompte, de même les jours où sa lèpre est confirmée ne comptent pas pour lui dans le décompte.
- לֹא, אִם אָמַרְתָּ בִּימֵי טוּמְאָתוֹ, שֶׁכֵּן מְבַטֵּל בָּהֶן אֶת הַקּוֹדְמִין — לְפִיכָךְ אֵין עוֹלִין לוֹ מִן הַמִּנְיָן, תֹּאמַר בִּימֵי חִלּוּטוֹ, שֶׁאֵינוֹ מְבַטֵּל אֶת הַקּוֹדְמִין — לְפִיכָךְ עוֹלִין לוֹ מִן הַמִּנְיָן.La baraïta poursuit : non ! Si tu dis cela des jours de son impureté, c'est parce qu'ils annulent les jours précédents, et c'est pourquoi ils ne comptent pas pour lui dans le décompte. Diras-tu la même chose des jours où sa lèpre est confirmée, qui n'annulent pas les jours précédents, et ne faut-il pas conclure par conséquent qu'ils comptent pour lui dans le décompte ?
- אָמַרְתָּ: וּמָה נָזִיר בְּקֶבֶר שֶׁשְּׂעָרוֹ רָאוּי לְתִגְלַחַת — אֵין עוֹלִין לוֹ מִן הַמִּנְיָן, יְמֵי חִלּוּטוֹ שֶׁאֵין רָאוּי לְתִגְלַחַת, לֹא כׇּל שֶׁכֵּן שֶׁאֵין עוֹלִין לוֹ מִן הַמִּנְיָן?Tu as dit toi-même (c'est-à-dire : tu peux répondre par ce raisonnement) : si, pour le nazir qui se trouve dans un tombeau (un cimetière), dont les cheveux sont aptes au rasage, ces jours ne comptent pas pour lui dans le décompte, les jours où sa lèpre est confirmée, qui ne sont pas aptes au rasage de naziréat, à plus forte raison ne comptent-ils pas pour lui dans le décompte !
- מַאי לָאו, תִּגְלַחַת טוּמְאָה? לָא, תִּגְלַחַת טׇהֳרָה. הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא,N'est-ce pas du rasage d'impureté que parle la baraïta, ce qui prouverait que celui qui a fait vœu au cimetière doit se raser ? Réponse : non, elle parle du rasage de pureté, celui de la fin du naziréat. Cela paraît d'ailleurs raisonnable,
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