Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רֵישָׁא, כְּגוֹן דִּנְזַר מֵחֲדָא, לְרַבָּנַן דְּאָמְרִי דַּאֲפִילּוּ לֹא נָזַר אֶלָּא מֵאַחַת מֵהֶן — הָוֵי נָזִיר, וְאָסוּר. לְרַבִּי שִׁמְעוֹן דְּאָמַר עַד שֶׁיַּזִּיר מִכּוּלָּם — מוּתָּר.Dans la première partie de la Michna (où il déclare : « je ne savais pas que le nazir est interdit de vin »), il s'agit d'un cas où il a fait vœu de nezirout (le naziréat) à propos d'une seule des interdictions. Selon les Sages, qui disent que même s'il n'a fait vœu de nezirout que pour une seule d'entre elles, il est nazir, il est interdit en tout, malgré son ignorance de l'interdit du vin. Selon Rabbi Chimon, qui dit qu'il n'est pas nazir tant qu'il n'a pas fait vœu de nezirout pour toutes les interdictions, il est permis.
- סֵיפָא דִּנְדַר מִכּוּלְּהוּ, וְאִיתְּשִׁיל מֵחֲדָא.La dernière partie de la Michna traite au contraire de celui qui a fait vœu pour toutes les interdictions, acceptant ainsi l'ensemble des lois du nazir, et qui demande ensuite à être délié d'une seule d'entre elles.
- לְרַבָּנַן דְּאָמְרִי אֲפִילּוּ לֹא נָזַר אֶלָּא מֵאַחַת מֵהֶן הָוֵי נָזִיר, כִּי מִתְּשִׁיל מֵחֲדָא מִינַּיְיהוּ — אִישְׁתְּרִי. לְרַבִּי שִׁמְעוֹן דְּאָמַר עַד שֶׁיַּזִּיר מִכּוּלָּם, כִּי מִתְּשִׁיל נָמֵי מֵהָהוּא, עַד דְּמִתְּשִׁיל מִכּוּלְּהוּ. מִשּׁוּם הָכִי קָתָנֵי: וְרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹסֵר.Selon les Sages, qui disent que même s'il n'a fait vœu de nezirout que pour une seule d'entre elles, il est nazir, de même, lorsqu'il demande à être délié d'une seule d'entre elles, il est permis en tout : l'annulation d'une partie de la nezirout annule le tout. Selon Rabbi Chimon, qui dit qu'il n'est pas nazir tant qu'il n'a pas fait vœu de nezirout pour toutes les interdictions, lorsqu'il demande aussi à être délié de celle-là, rien n'est permis tant qu'il n'a pas demandé à être délié de toutes. C'est pourquoi la Michna enseigne : Et Rabbi Chimon interdit.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: בְּנִדְרֵי אוֹנָסִין קָא מִיפַּלְגִי, וּבִפְלוּגְתָּא דִּשְׁמוּאֵל וְרַב אַסִּי. דִּתְנַן: אַרְבָּעָה נְדָרִים הִתִּירוּ חֲכָמִים: נִדְרֵי זֵירוּזִין. נִדְרֵי הֲבַאי. נִדְרֵי שְׁגָגוֹת. נִדְרֵי אוֹנָסִין.Et si tu veux, dis plutôt : ils divergent à propos des vœux empêchés par la contrainte (dont l'accomplissement est rendu impossible par une force majeure), et leur divergence recouvre la machlokèt (divergence d'opinions) de Chmouel et de Rav Assi. Car nous avons appris dans une Michna (Nedarim 20b) : Les Sages ont délié quatre sortes de vœux sans qu'il faille s'adresser à un Sage : les vœux d'exhortation, par lesquels on presse autrui d'agir ; les vœux d'exagération, liés à une affirmation manifestement outrancière ; les vœux par erreur, où l'on se fonde sur un fait inexact ; les vœux empêchés par la contrainte.
- וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב אַסִּי: אַרְבָּעָה נְדָרִים הַלָּלוּ, צְרִיכִין שְׁאֵלָה לַחֲכָמִים. כִּי אַמְרִיתַהּ קַמֵּיהּ דִּשְׁמוּאֵל, אָמַר לִי: תַּנָּא קָתָנֵי ״הִתִּירוּ חֲכָמִים״, וְאַתְּ אָמְרַתְּ צְרִיכִין שְׁאֵלָה לַחֲכָמִים?!Et Rav Yehouda a dit que Rav Assi a dit : Ces quatre vœux nécessitent une demande aux Sages pour être déliés. Rav Yehouda a rapporté : Lorsque j'ai dit cela devant Chmouel, il m'a dit : Le Tanna (Sage de la Michna) enseigne : « Les Sages ont délié », et toi, tu dis qu'ils nécessitent une demande aux Sages ?!
- רַבָּנַן סָבְרִי כִּשְׁמוּאֵל. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן כְּרַב אַסִּי.La divergence de la dernière partie de notre Michna porte donc sur ce point, car celui qui ne peut se passer de vin ou s'occuper des morts se trouve sous la contrainte : les Sages pensent comme Chmouel, et le vœu est délié de lui-même, et Rabbi Chimon pense comme Rav Assi : il reste nazir tant qu'il n'a pas consulté un Sage.
- מַתְנִי׳ ״הֲרֵינִי נָזִיר וְעָלַי לְגַלֵּחַ נָזִיר״, וְשָׁמַע חֲבֵירוֹ וְאָמַר ״וַאֲנִי וְעָלַי לְגַלֵּחַ נָזִיר״. אִם הָיוּ פִּקְחִים — מְגַלְּחִין זֶה אֶת זֶה. וְאִם לָאו — מְגַלְּחִין נְזִירִים אֲחֵרִים.MICHNA : Si quelqu'un dit : « Je suis nazir, et il m'incombe de raser un nazir » (c'est-à-dire de financer les sacrifices qu'un autre nazir apporte le jour de sa tonsure), et que son compagnon l'a entendu et a dit : « Et moi aussi, je suis nazir, et il m'incombe de raser un nazir », alors, s'ils sont avisés, ils se rasent l'un l'autre : chacun paie les sacrifices de l'autre, et leurs engagements supplémentaires ne leur coûtent rien. Et sinon, si chacun a apporté ses propres sacrifices, ils rasent d'autres nezirim.
- גְּמָ׳ אִיבַּעְיָא לְהוּ: שָׁמַע חֲבֵירוֹ וְאָמַר ״וַאֲנִי״, מַהוּ? ״וַאֲנִי״ — אַכּוּלֵּיהּ דִּיבּוּרָא מַשְׁמַע, אוֹ דִלְמָא אַפַּלְגֵיהּ דְּדִיבּוּרָא מַשְׁמַע. אִם תִּמְצֵי לוֹמַר אַפַּלְגֵיהּ דְּדִיבּוּרָא מַשְׁמַע: אַרֵישָׁא, אוֹ אַסֵּיפָא?GUEMARA : Ils ont posé la question : Si quelqu'un a dit : « Je suis nazir, et il m'incombe de raser un nazir », et que son compagnon a entendu et a dit seulement : « Et moi », qu'en est-il ? « Et moi » s'entend-il de toute la déclaration, ou peut-être s'entend-il de la moitié de la déclaration ? Et si tu trouves à dire que cela s'entend de la moitié de la déclaration : est-ce de la première partie (« je suis nazir ») ou de la dernière (« il m'incombe de raser un nazir ») ?
- תָּא שְׁמַע: ״וַאֲנִי וְעָלַי לְגַלֵּחַ נָזִיר״, אִם הָיוּ פִּקְחִים מְגַלְּחִין זֶה אֶת זֶה. מִדְּקָאָמַר ״וַאֲנִי וְעָלַי״ — שְׁמַע מִינַּהּ וַאֲנִי אַפַּלְגֵיהּ דְּדִיבּוּרָא אָמְרִי. אִין, אַפַּלְגֵיהּ דְּדִיבּוּרָא מַשְׁמַע, מִיהוּ: אַרֵישָׁא, אוֹ אַסֵּיפָא? מִינָּה, מִדְּקָאָמַר ״וְעָלַי לְגַלֵּחַ״, שְׁמַע מִינַּהּ: ״וַאֲנִי״ — עַל תְּחִילַּת דִּיבּוּרָא מַשְׁמַע.Viens et entends une preuve de la Michna : « Et moi, et il m'incombe de raser un nazir » : s'ils sont avisés, ils se rasent l'un l'autre. Du fait qu'il dit : « Et moi, et il m'incombe », déduis-en que « et moi » se dit de la moitié de la déclaration, sinon il n'aurait pas besoin d'ajouter la suite. Oui, répond-on, cela prouve que cela s'entend de la moitié de la déclaration ; toutefois, la seconde question demeure : est-ce de la première partie ou de la dernière ? On le déduit de la Michna elle-même : du fait qu'il dit : « et il m'incombe de raser », déduis-en que « et moi » s'entend du début de la déclaration, à savoir la nezirout.
- אֲמַר לֵיהּ רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ לְרָבָא: מִמַּאי דְּהָכִי? לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ ״וַאֲנִי״ — אַכּוּלֵּיהּ דְּדִיבּוּרָא, וְאִי מִשּׁוּם ״וְעָלַי״, מַאי קָאָמַר — ״וְעָלַי״ בְּהָא מִילְּתָא. דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, דְּקָתָנֵי סֵיפָא ״הֲרֵי עָלַי לְגַלֵּחַ חֲצִי נָזִיר״ וְשָׁמַע חֲבֵירוֹ וְאָמַר ״וַאֲנִי עָלַי לְגַלֵּחַ חֲצִי נָזִיר״, הָתָם מִי אִיכָּא תַּרְתֵּין מִילֵּי? אֶלָּא, מַאי קָאָמַר: ״עָלַי״ בְּהָא מִילְּתָא, הָכָא נָמֵי, כִּי קָאָמַר ״עָלַי״ — בְּהָא מִילְּתָא.Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit à Rava : D'où sais-tu qu'il en est ainsi ? En vérité, je te dirai que « et moi » porte sur toute la déclaration ; et si c'est à cause de « et il m'incombe » que tu en doutes, voici ce qu'il dit : « Et il m'incombe d'accomplir cette chose » : il ne fait que préciser le sens de « et moi ». Car si tu ne dis pas cela, puisque la dernière partie enseigne (dans la Michna suivante) : « Il m'incombe de raser la moitié d'un nazir », et que son compagnon a entendu et a dit : « Et moi, il m'incombe de raser la moitié d'un nazir », y a-t-il là deux déclarations ? Il n'y en a qu'une ! Mais alors, que dit-il par ces mots ? « Il m'incombe » cette chose. Ici aussi, lorsqu'il dit : « Il m'incombe », c'est cette chose tout entière.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: הָכִי הַשְׁתָּא?! אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא רֵישָׁא צְרִיכָא סֵיפָא לָא צְרִיכָא — תָּנֵי סֵיפָא דְּלָא צְרִיכָא מִשּׁוּם רֵישָׁא דִּצְרִיכָא. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ רֵישָׁא לָא צְרִיכָא סֵיפָא לָא צְרִיכָא, תָּנֵי רֵישָׁא דְּלָא צְרִיכָא וְתָנֵי סֵיפָא דְּלָא צְרִיכָא?!Rava lui a dit : Comment comparer ?! Si tu dis, certes, que la première partie est nécessaire et que la dernière n'est pas nécessaire, le Tanna enseigne la dernière, non nécessaire, à cause de la première, nécessaire, afin de garder le même style. Mais si tu dis que la première n'est pas nécessaire et que la dernière n'est pas nécessaire, enseignerait-il une première partie non nécessaire et une dernière partie non nécessaire ?! Le mot « il m'incombe » est donc nécessaire dans la première, et la déduction de Rava demeure.
- אָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר יוֹסֵף אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הָאוֹמֵר לִשְׁלוּחוֹRabbi Yits'hak bar Yossef a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : Celui qui dit à son mandataire :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.