Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ מָזְגוּ לוֹ אֶת הַכּוֹס, וְאָמַר ״הֲרֵינִי נָזִיר מִמֶּנּוּ״ — הֲרֵי זֶה נָזִיר. מַעֲשֶׂה בְּאִשָּׁה אַחַת שֶׁהָיְתָה שִׁיכּוֹרָה, וּמָזְגוּ לָהּ אֶת הַכּוֹס, וְאָמְרָה: ״הֲרֵינִי נְזִירָה מִמֶּנּוּ״. אָמְרוּ חֲכָמִים: לֹא נִתְכַּוְּונָה זוֹ אֶלָּא לוֹמַר ״הֲרֵי הוּא עָלַי קׇרְבָּן״.MICHNA : On lui a versé la coupe, et il a dit : « Me voici nazir (ayant fait vœu d'abstinence) d'elle » – il est nazir. Il arriva qu'une femme était ivre, qu'on lui versa la coupe et qu'elle dit : « Me voici nezira d'elle. » Les Sages dirent : Celle-ci n'a voulu dire que : « Elle m'est interdite comme une offrande. »
- גְּמָ׳ מַעֲשֶׂה לִסְתּוֹר?! אָמְרַתְּ רֵישָׁא — הֲרֵי זֶה נָזִיר, וַהֲדַר תָּנֵי: מַעֲשֶׂה בְּאִשָּׁה אַחַת, אַלְמָא בְּהַאי הוּא דְּאָסוּר, הָא יֵינָא אַחֲרִינָא — שְׁרֵי!GUEMARA : Cite-t-on un fait pour contredire la règle ? Tu as dit au début de la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) qu'il est nazir, et elle enseigne ensuite : Il arriva qu'une femme… Il en ressort que c'est celle-ci (cette coupe) qui est interdite, mais un autre vin est permis !
- חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: מָזְגוּ לוֹ אֶת הַכּוֹס, וְאָמַר ״הֲרֵינִי נָזִיר מִמֶּנּוּ״ — הֲרֵי זֶה נָזִיר. וְאִם שִׁיכּוֹר הוּא, וְאָמַר ״הֲרֵינִי נָזִיר מִמֶּנּוּ״ — אֵינוֹ נָזִיר. מַאי טַעְמָא — כְּמַאן דְּאָמַר ״הֲרֵי עָלַי קׇרְבָּן״ הוּא, וְכִי תֵּימָא: לֵימָא הָכִי? סָבַר: מַיְיתִין לִי אַחֲרִינָא וּמְצַעֲרִן לִי, אֵימָא לְהוּ הָא מִילְּתָא דִּפְסִיקָא לְהוּ. וּמַעֲשֶׂה נָמֵי בְּאִשָּׁה אַחַת.Il manque quelque chose à la Michna, et voici ce qu'elle enseigne : On lui a versé la coupe, et il a dit : « Me voici nazir d'elle » – il est nazir. Mais s'il est ivre et a dit : « Me voici nazir d'elle », il n'est pas nazir. Quelle en est la raison ? Il est comme celui qui a dit : « Elle m'est interdite comme une offrande. » Et si tu dis : qu'il le dise ainsi ! Il dira : il pense : On m'en apportera une autre et on me tourmentera ; je vais leur dire cette chose, qui sera pour eux tranchée. Et il arriva aussi qu'une femme…
- מַתְנִי׳ ״הֲרֵינִי נָזִיר עַל מְנָת שֶׁאֱהֵא שׁוֹתֶה יַיִן וּמִיטַּמֵּא לְמֵתִים״ — הֲרֵי זֶה נָזִיר, וְאָסוּר בְּכוּלָּן.MICHNA : « Me voici nazir, à condition que je boive du vin et que je me rende impur par les morts » – il est nazir, et tout lui est interdit.
- ״יוֹדֵעַ אֲנִי שֶׁיֵּשׁ נְזִירוּת, אֲבָל אֵינִי יוֹדֵעַ שֶׁהַנָּזִיר אָסוּר בְּיַיִן״ — הֲרֵי זֶה אָסוּר, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַתִּיר. ״יוֹדֵעַ אֲנִי שֶׁהַנָּזִיר אָסוּר בְּיַיִן, אֲבָל סָבוּר הָיִיתִי שֶׁחֲכָמִים מַתִּירִין לִי מִפְּנֵי שֶׁאֵין אֲנִי יָכוֹל לִחְיוֹת אֶלָּא בְּיַיִן״, אוֹ ״מִפְּנֵי שֶׁאֲנִי קוֹבֵר אֶת הַמֵּתִים״ — הֲרֵי זֶה מוּתָּר, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹסֵר.« Je sais qu'il existe une nezirout (naziréat), mais je ne savais pas que le nazir est interdit de vin » – il est interdit, et Rabbi Chimon le permet. « Je sais que le nazir est interdit de vin, mais je pensais que les Sages me le permettraient, parce que je ne peux vivre qu'avec du vin », ou « parce que j'enterre les morts » – il est permis, et Rabbi Chimon l'interdit.
- גְּמָ׳ וְלִפְלוֹג נָמֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן בְּרֵישָׁא! אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: חָלוּק הָיָה רַבִּי שִׁמְעוֹן אַף בְּרֵישָׁא.GUEMARA : Que Rabbi Chimon diverge aussi dans la première clause ! Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : Rabbi Chimon divergeait aussi dans la première clause.
- רָבִינָא אָמַר: בְּרֵישָׁא לָא פְּלִיג רַבִּי שִׁמְעוֹן, מַאי טַעְמָא — מִשּׁוּם דְּהָוֵה לֵיהּ מַתְנֶה עַל מַה שֶּׁכָּתוּב בַּתּוֹרָה, וְכׇל הַמַּתְנֶה עַל מַה שֶּׁכָּתוּב בַּתּוֹרָה — תְּנָאוֹ בָּטֵל. וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי אָמַר לָךְ: [הַאי] ״עַל מְנָת״ — כְּחוּץ דָּמֵי.Ravina a dit : Dans la première clause, Rabbi Chimon ne diverge pas. Quelle en est la raison ? Parce qu'il pose une condition contre ce qui est écrit dans la Torah, et quiconque pose une condition contre ce qui est écrit dans la Torah, sa condition est nulle. Et Rabbi Yehochoua ben Lévi te dira : [ce] « à condition » équivaut à « sauf » : il n'accepte qu'une nezirout partielle, et ne stipule donc pas contre la Torah.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרָבִינָא: אָמַר ״הֲרֵינִי נָזִיר עַל מְנָת שֶׁאֱהֵא שׁוֹתֶה יַיִן וּמִיטַּמֵּא לְמֵתִים״ — הֲרֵי זֶה נָזִיר וְאָסוּר בְּכוּלָּן, מִפְּנֵי שֶׁהוּא מַתְנֶה עַל מַה שֶּׁכָּתוּב בְּתוֹרָה, וְכׇל הַמַּתְנֶה עַל מַה שֶּׁכָּתוּב בַּתּוֹרָה — תְּנָאוֹ בָּטֵל.Il a été enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) conformément à Ravina : S'il a dit : « Me voici nazir, à condition que je boive du vin et que je me rende impur par les morts », il est nazir et tout lui est interdit, car il pose une condition contre ce qui est écrit dans la Torah, et quiconque pose une condition contre ce qui est écrit dans la Torah, sa condition est nulle.
- ״יוֹדֵעַ אֲנִי שֶׁהַנָּזִיר אָסוּר בְּיַיִן״. וְהָאָמְרַתְּ רֵישָׁא אָסוּר, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַתִּיר! אֵימָא נָמֵי: הֲרֵי זֶה אָסוּר, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַתִּיר. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: לְעוֹלָם לָא תֵּיפוֹךְ. הָתָם« Je sais que le nazir est interdit de vin. » La Michna dit qu'il est permis et que Rabbi Chimon l'interdit. Mais tu as dit dans la première clause qu'il est interdit et que Rabbi Chimon le permet ! Dis aussi : ici, il est interdit, et Rabbi Chimon le permet. Et si tu veux, dis : En réalité, n'inverse pas. Là,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.