Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״צֵא וְקַדֵּשׁ לִי אִשָּׁה״ סְתָם — אָסוּר בְּכׇל הַנָּשִׁים שֶׁבָּעוֹלָם. חֲזָקָה שָׁלִיחַ עוֹשֶׂה שְׁלִיחוּתוֹ, וְכֵיוָן דְּלָא פָּרֵישׁ לֵיהּ, הָא לָא יָדַע הֵי נִיהוּ קַדֵּישׁ לֵיהּ.« Va et consacre pour moi une femme » (par kiddouchin, l'acte des fiançailles) sans précision : dès ce moment, il est interdit à toutes les femmes du monde, jusqu'à ce qu'il sache laquelle a été choisie. Car il y a une présomption : le mandataire accomplit sa mission ; et puisqu'il ne lui a pas précisé laquelle, il ne sait pas laquelle lui a été consacrée. S'il épousait une autre femme, elle pourrait être la fille, la sœur ou la mère de celle-là, et donc lui être interdite.
- אֵיתִיבֵיהּ רֵישׁ לָקִישׁ לְרַבִּי יוֹחָנָן: קֵן סְתוּמָה שֶׁפָּרְחָה גּוֹזָל אֶחָד מֵהֶן לַאֲוִיר הָעוֹלָם, אוֹ שֶׁפָּרְחָה לְבֵין חַטָּאוֹת הַמֵּתוֹת, אוֹ שֶׁמֵּת אֶחָד מֵהֶן — יִקַּח זוּג לַשֵּׁנִי.Rech Lakich a objecté à Rabbi Yo'hanan à partir d'une Michna (Kinnim 2, 1) : Soit un ken (un « nid », paire d'oiseaux apportée en sacrifice, l'un en expiatoire, l'autre en holocauste) non spécifié, dont le propriétaire n'a pas désigné lequel serait l'expiatoire et lequel l'holocauste. Si l'un des oisillons s'est envolé dans l'air du monde, ou s'est envolé parmi les expiatoires vouées à mourir, ou si l'un d'eux est mort, il prend un partenaire pour le second, puis il désigne chacun d'eux.
- וְאִילּוּ קֵן מְפוֹרֶשֶׁת — אֵין לוֹ תַּקָּנָה.Alors qu'un ken spécifié, dont on a désigné chaque oiseau, si l'un s'est envolé sans qu'on sache lequel, n'a pas de remède, car on ignore le rôle de celui qui reste.
- וְאִילּוּ שְׁאָר קִינִּין בְּעָלְמָא מִיתַּקְּנָן. וְאַמַּאי? לֵימָא כׇּל חֲדָא וַחֲדָא דִּלְמָא הַאי נִיהוּ!Rech Lakich déduit : Alors que les autres kinnim en général sont valables. Mais pourquoi ? Disons de chacun de ces oiseaux : peut-être est-ce celui-là, l'oiseau consacré qui s'est envolé ! Selon ton opinion, personne ne pourrait jamais utiliser un oiseau pour son sacrifice.
- אֲמַר לֵיהּ: קָאָמֵינָא אֲנָא אִשָּׁה דְּלָא נָיְידָא, וְאָמְרַתְּ לִי אַתְּ אִיסּוּרָא דְּנָיֵיד?Il lui a dit : Moi, je parle d'une femme, qui ne se déplace pas, mais reste fixée dans sa maison : ce qui est fixé en son lieu a un doute égal de part et d'autre, et l'interdit demeure. Et toi, tu me parles d'un interdit qui se déplace, où l'on suit la majorité ?
- וְכִי תֵּימָא: הָכָא נָמֵי נָיֵיד, אֵימוֹר בְּשׁוּקָא אַשְׁכַּח וְקַדֵּישׁ, הָתָם הָדְרָא לְנִיחוּתָא, גַּבֵּי קֵן מִי הָדְרָא?Et si tu dis : ici aussi, elle se déplace ; dis qu'il l'a trouvée au marché et consacrée là, si bien que l'interdite n'était pas fixée. Néanmoins, là-bas, elle retourne à son lieu de repos, sa maison, et elle est considérée comme fixée. Mais pour le ken, retourne-t-il à un lieu fixe ?
- אָמַר רָבָא: וּמוֹדֶה רַבִּי יוֹחָנָן בְּאִשָּׁה שֶׁאֵין לָהּ לֹא בַּת, וְלֹא בַּת בַּת, וְלֹא בַּת בֵּן, וְלֹא אֵם, וְלֹא אֵם אֵם, וְלֹא אָחוֹת. וְאַף עַל פִּי שֶׁהָיְתָה לָהּ אָחוֹת וְנִתְגָּרְשָׁה לְאַחַר מִכָּאן, דְּהָהִיא שַׁרְיָא.Rava a dit : Et Rabbi Yo'hanan reconnaît le cas d'une femme qui n'a ni fille, ni fille de sa fille, ni fille de son fils, ni mère, ni mère de sa mère, ni sœur célibataires au moment de la désignation du mandataire : celui-ci peut la consacrer. Et même si elle avait une sœur mariée à ce moment-là, et qu'elle a divorcé par la suite, celle-ci est permise.
- מַאי טַעְמָא — דִּבְהָהִיא שַׁעְתָּא דְּקָא אָמַר לֵיהּ, הֲוָה נְסִיבָן לְגַבְרֵי. כִּי מְשַׁוֵּי שָׁלִיחַ — בְּמִילְּתָא דְּקָיְימָא קַמֵּיהּ. בְּמִילְּתָא דְּלָא קָיְימָא קַמֵּיהּ — לָא מְשַׁוֵּי שָׁלִיחַ.Quelle en est la raison ? C'est qu'à ce moment-là, lorsqu'il lui a dit d'aller consacrer une femme, ces parentes étaient mariées à des hommes. Lorsqu'on désigne un mandataire, c'est pour une chose qui se trouve devant soi ; pour une chose qui ne se trouve pas devant soi, on ne désigne pas de mandataire. Même s'il a consacré l'une d'elles après son divorce, les kiddouchin sont sans effet.
- תְּנַן: ״הֲרֵינִי נָזִיר וְעָלַי לְגַלֵּחַ נָזִיר״, וְשָׁמַע חֲבֵירוֹ וְאָמַר: ״וַאֲנִי, וְעָלַי לְגַלֵּחַ נָזִיר״, אִם הָיוּ פִּקְחִין — מְגַלְּחִין זֶה אֶת זֶה, וְאִם לָאו — מְגַלְּחִין נְזִירִים אֲחֵרִים. בִּשְׁלָמָא בָּתְרָאָה — אִיכָּא קַדְמָאָה קַמֵּיהּ. אֶלָּא קַדְמָאָה — מִי אִיכָּא בָּתְרָאָה קַמֵּיהּ?On soulève une difficulté : Nous avons appris dans la Michna : « Je suis nazir (celui qui a fait vœu de nezirout, le naziréat) et il m'incombe de raser un nazir », c'est-à-dire de financer ses sacrifices de tonsure, et son compagnon a entendu et a dit : « Et moi, et il m'incombe de raser un nazir » ; s'ils sont avisés, ils se rasent l'un l'autre, et sinon, ils rasent d'autres nezirim. Certes, le dernier a le premier devant lui ; mais le premier, a-t-il le dernier devant lui ? Lorsque le premier a prononcé son vœu, l'autre n'était pas encore nazir : comment payer les sacrifices du second l'acquitterait-il de son vœu ?
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