Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מוּתָּרִין לִישָּׂא עֶרֶב הָרֶגֶל, קַשְׁיָא לְכוּלְּהוּ.sont autorisés à se marier la veille du réguel (fête de pèlerinage). Cela pose une difficulté à tous les avis, car un repas de noces dure sept jours, et la plupart d'entre eux tomberont pendant la fête.
- לָא קַשְׁיָא לְמַאן דְּאָמַר מִשּׁוּם שִׂמְחָה — עִיקַּר שִׂמְחָה חַד יוֹמָא הוּא.La Guemara (discussion des Amoraïm) répond : ce n'est pas difficile. Selon celui qui a dit que l'on ne se marie pas à 'Hol HaMoèd (les jours intermédiaires de la fête) à cause de la joie, car on ne mêle pas une joie à une autre : l'essentiel de la joie du mariage n'est qu'un seul jour, et les jours suivants n'empiètent pas sur la joie de la fête.
- לְמַאן דְּאָמַר מִשּׁוּם טִירְחָא — עִיקַּר טִירְחָא חַד יוֹמָא הוּא. לְמַאן דְּאָמַר מִשּׁוּם בִּיטּוּל פְּרִיָּה וּרְבִיָּה, לְחַד יוֹמָא לָא מַשְׁהֵי אִינִישׁ נַפְשֵׁיהּ.Selon celui qui a dit que l'interdit est dû à l'effort excessif des préparatifs : l'essentiel de l'effort n'est qu'un seul jour. Selon celui qui a dit que l'interdit est dû à la négligence de la mitsva (commandement) de procréer, c'est-à-dire qu'on repousserait son mariage pour le célébrer à moindres frais pendant la fête : pour un seul jour, la veille de la fête, un homme ne se retarde pas, de peur qu'un empêchement ne survienne ce jour-là. On n'a donc pas besoin d'interdire le mariage la veille de la fête.
- וּדְאֵין מְעָרְבִין שִׂמְחָה בְּשִׂמְחָה מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״וַיַּעַשׂ שְׁלֹמֹה בָעֵת הַהִיא אֶת הֶחָג וְכׇל יִשְׂרָאֵל עִמּוֹ קָהָל גָּדוֹל מִלְּבוֹא חֲמָת עַד נַחַל מִצְרַיִם [לִפְנֵי ה׳ אֱלֹהֵינוּ] שִׁבְעַת יָמִים וְשִׁבְעַת יָמִים אַרְבָּעָה עָשָׂר יוֹם״. וְאִם אִיתָא דִּמְעָרְבִין שִׂמְחָה בְּשִׂמְחָה — אִיבְּעִי לֵיהּ לְמִינְטַר עַד הֶחָג, וּמִיעְבַּד שִׁבְעָה לְהָכָא וּלְהָכָא.Et le fait qu'on ne mêle pas une joie à une autre joie, d'où le tenons-nous ? Comme il est écrit à propos de l'inauguration du Temple : « Chlomo fit en ce temps-là la fête, et tout Israël avec lui, une grande assemblée, depuis l'entrée de 'Hamat jusqu'au torrent d'Égypte, [devant Hachem notre D.ieu], sept jours et sept jours, quatorze jours » (I Rois 8, 65). Or, s'il était vrai qu'on mêle une joie à une autre joie, il aurait dû attendre jusqu'à la fête de Souccot et faire sept jours de réjouissance pour ceci et pour cela, c'est-à-dire pour l'inauguration et pour la fête ensemble. Puisqu'il ne l'a pas fait, on en déduit qu'on ne mêle pas une joie à une autre.
- וְדִלְמָא מִינְטָר לָא נָטְרִינַן, וְהֵיכָא דְּאִתְרְמִי — עָבְדִינַן! אִיבְּעִי לֵיהּ לְשַׁיּוֹרֵי פּוּרְתָּא.La Guemara objecte : mais peut-être en ressort-il seulement que nous n'attendons pas exprès la fête pour un mariage, comme Chlomo n'a pas attendu, mais que là où cela se présente ainsi, nous le faisons ! On répond : si cela était permis, il aurait dû laisser un peu de la construction inachevée, afin que l'inauguration tombe pendant la fête.
- שַׁיּוֹרֵי בִּנְיַן בֵּית הַמִּקְדָּשׁ לָא מְשַׁיְּירִינַן. אִיבְּעִי לֵיהּ לְשַׁיּוֹרֵי בְּאַמָּה כָּלְיָא עוֹרֵב.La Guemara réplique : on ne laisse pas de reste dans la construction du Temple, car une mitsva doit être achevée au plus vite. On reprend : il aurait dû laisser inachevée la coudée qui écarte le corbeau (ama kalya orev), la plaque hérissée de pointes posée sur le toit pour empêcher les corbeaux de s'y percher, qui n'est pas vraiment un élément de la construction.
- אַמָּה כָּלְיָא עוֹרֵב צוֹרֶךְ בִּנְיַן הַבַּיִת הוּא. אֶלָּא מִדִּמְיַיתַּר קְרָא, מִכְּדֵי כְּתִיב ״אַרְבְּעָה עָשָׂר יוֹם״, ״שִׁבְעַת יָמִים וְשִׁבְעַת יָמִים״ לְמָה לִי? שְׁמַע מִינַּהּ הָנֵי לְחוֹד וְהָנֵי לְחוֹד.La Guemara rejette cela aussi : la coudée qui écarte le corbeau est une nécessité de la construction de la Maison, et on ne pouvait pas la laisser inachevée non plus. C'est plutôt du fait que le verset est superflu que l'on tire la preuve : puisqu'il est écrit « quatorze jours », à quoi me sert « sept jours et sept jours » ? Déduis-en que ceux-ci sont à part et que ceux-là sont à part, car on ne mêle pas une joie à une autre.
- אָמַר רַבִּי פַּרְנָךְ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אוֹתָהּ שָׁנָה לֹא עָשׂוּ יִשְׂרָאֵל אֶת יוֹם הַכִּפּוּרִים. וְהָיוּ דּוֹאֲגִים וְאוֹמְרִים: שֶׁמָּא נִתְחַיְּיבוּ שׂוֹנְאֵיהֶן שֶׁל יִשְׂרָאֵל כְּלָיָיה, יָצְתָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה לָהֶם: כּוּלְּכֶם מְזוּמָּנִין לְחַיֵּי הָעוֹלָם הַבָּא.À propos de cette inauguration, Rabbi Parnakh a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : cette année-là, les Bnei Israël n'ont pas observé Yom Kippour, car les sept jours de festin de l'inauguration l'ont englobé. Et ils étaient inquiets et disaient : peut-être les ennemis d'Israël, euphémisme pour désigner Israël lui-même, sont-ils devenus passibles d'anéantissement pour avoir mangé à Yom Kippour. Une voix céleste (bat kol) sortit et leur dit : vous êtes tous destinés à la vie du Monde à venir.
- מַאי דְּרוּשׁ? אָמְרוּ, קַל וָחוֹמֶר: וּמָה מִשְׁכָּן, שֶׁאֵין קְדוּשָּׁתוֹ קְדוּשַּׁת עוֹלָם — וְקׇרְבַּן יָחִיד דּוֹחֶה שַׁבָּת דְּאִיסּוּר סְקִילָה, מִקְדָּשׁ, דִּקְדוּשָּׁתוֹ קְדוּשַּׁת עוֹלָם, וְקׇרְבַּן צִבּוּר, וְיוֹם הַכִּפּוּרִים דְּעָנוּשׁ כָּרֵת — לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!Quelle interprétation ont-ils faite pour s'autoriser à manger à Yom Kippour ? Ils ont dit : c'est un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si pour le Tabernacle, dont la sainteté n'est pas une sainteté perpétuelle, et alors qu'il s'agissait de l'offrande d'un particulier, celle d'un chef de tribu, celle-ci repousse le Chabbat, dont l'interdit est passible de lapidation, alors pour le Temple, dont la sainteté est une sainteté perpétuelle, et pour une offrande de la communauté, et face à Yom Kippour, dont la sanction est le karèt (retranchement), peine moins grave, à plus forte raison, n'est-ce pas ?!
- אֶלָּא, אַמַּאי הָיוּ דּוֹאֲגִים? הָתָם צוֹרֶךְ גָּבוֹהַּ, הָכָא צוֹרֶךְ הֶדְיוֹט. הָכָא נָמֵי: מֶיעְבָּד לִיעְבְּדוּ, מֵיכָל לָא נֵיכְלוּ וְלָא לִישְׁתּוֹ! אֵין שִׂמְחָה בְּלֹא אֲכִילָה וּשְׁתִיָּה.Mais alors, pourquoi étaient-ils inquiets ? Parce que le raisonnement peut être réfuté : là-bas, au Tabernacle, il s'agissait d'un besoin du Très-Haut, les offrandes ; ici, au Temple, il s'agit d'un besoin de simples mortels, le festin. Ici aussi, objecte-t-on, ils auraient pu raisonner autrement : qu'ils fassent les offrandes, mais qu'ils ne mangent pas et ne boivent pas ! On répond : il n'y a pas de joie sans manger ni boire.
- וּמִשְׁכָּן דְּדָחֵי שַׁבָּת מְנָלַן? אִילֵּימָא מִדִּכְתִיב: ״בַּיּוֹם הָרִאשׁוֹן, וּבַיּוֹם הַשְּׁבִיעִי״, דִּלְמָא שְׁבִיעִי לְקׇרְבָּנוֹת! אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק, אָמַר קְרָא: ״בְּיוֹם עַשְׁתֵּי עָשָׂר יוֹם״. מָה יוֹם כּוּלּוֹ רָצוּף, אַף עַשְׁתֵּי עָשָׂר כּוּלָּן רְצוּפִין.Et que le Tabernacle repousse le Chabbat, d'où le tenons-nous ? Si l'on dit : du fait qu'il est écrit : « Le premier jour » (Nombres 7, 12) « et le septième jour » (Nombres 7, 48), or le septième jour est forcément un Chabbat, peut-être s'agit-il du septième jour quant aux offrandes, le Chabbat ayant été sauté ! Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : le verset dit : « Au jour du onzième jour » (Nombres 7, 72). De même qu'un jour est tout entier continu, de même les onze jours sont tous continus, sans interruption même pour le Chabbat.
- וְדִלְמָא יָמִים הָרְאוּיִין? כְּתִיב קְרָא אַחֲרִינָא: ״בְּיוֹם שְׁנֵים עָשָׂר יוֹם״. מָה יוֹם כּוּלּוֹ רָצוּף, אַף שְׁנֵים עָשָׂר יוֹם כּוּלָּן רְצוּפִין.Mais peut-être s'agit-il des onze jours qui s'y prêtent, sans compter le Chabbat ? Un autre verset est écrit : « Au jour du douzième jour » (Nombres 7, 78). De même qu'un jour est tout entier continu, de même les douze jours sont tous continus.
- וְדִלְמָא הָכָא נָמֵי יָמִים הָרְאוּיִין! אִם כֵּן, תְּרֵי קְרָאֵי לְמָה לִי?Mais peut-être, ici aussi, s'agit-il des jours qui s'y prêtent ! S'il en était ainsi, à quoi me serviraient deux versets ? Leur répétition enseigne donc que les jours se sont suivis sans interruption.
- וּמִקְדָּשׁ דְּדוֹחֶה יוֹם הַכִּפּוּרִים, מְנָלַן? אִילֵּימָא מִדִּכְתִיב: ״אַרְבָּעָה עָשָׂר יוֹם״, וְדִלְמָא יָמִים הָרְאוּיִין! גָּמַר ״יוֹם״ ״יוֹם״ מֵהָתָם.Et que le Temple repousse Yom Kippour, d'où le tenons-nous ? Si l'on dit : du fait qu'il est écrit : « Quatorze jours », peut-être s'agit-il des jours qui s'y prêtent ! On répond : on l'apprend par le rapprochement du mot « jour » avec le mot « jour » de là-bas, à propos du Tabernacle : de même que là-bas les jours étaient continus, de même ici.
- יָצְתָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה לָהֶם: כּוּלְּכֶם מְזוּמָּנִין לְחַיֵּי הָעוֹלָם הַבָּא. וּמְנָלַן דְּאַחֵיל לְהוּ? דְּתָנֵי תַּחְלִיפָא: ״בַּיּוֹם הַשְּׁמִינִי שִׁלַּח אֶת הָעָם וַיְבָרְכוּ אֶת הַמֶּלֶךְ וַיֵּלְכוּ לְאׇהֳלֵיהֶם שְׂמֵחִים וְטוֹבֵי לֵב עַל כׇּל הַטּוֹבָה אֲשֶׁר עָשָׂה ה׳ לְדָוִד עַבְדּוֹ וּלְיִשְׂרָאֵל עַמּוֹ״.Il a été dit plus haut : une voix céleste sortit et leur dit : vous êtes tous destinés à la vie du Monde à venir. Et d'où tenons-nous qu'Il leur a pardonné ? Car Ta'hlifa a enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Le huitième jour, il renvoya le peuple, et ils bénirent le roi et s'en allèrent à leurs tentes, joyeux et le cœur content pour tout le bien qu'Hachem avait fait à David Son serviteur et à Israël Son peuple » (I Rois 8, 66).
- ״לְאׇהֳלֵיהֶם״ — שֶׁהָלְכוּ וּמָצְאוּ נָשֵׁיהֶם בְּטָהֳרָה, ״שְׂמֵחִים״ — שֶׁנֶּהֱנוּ מִזִּיו הַשְּׁכִינָה, ״וְטוֹבֵי לֵב״ — שֶׁכׇּל אֶחָד וְאֶחָד נִתְעַבְּרָה אִשְׁתּוֹ בְּבֵן זָכָר, ״עַל כׇּל הַטּוֹבָה״ — שֶׁיָּצְתָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה לָהֶם: כּוּלְּכֶם מְזוּמָּנִין לְחַיֵּי הָעוֹלָם הַבָּא.« À leurs tentes » : ils allèrent et trouvèrent leurs femmes en état de pureté. « Joyeux » : ils avaient joui de l'éclat de la Chekhina (Présence divine). « Et le cœur content » : la femme de chacun conçut un enfant mâle. « Pour tout le bien » : une voix céleste sortit et leur dit : vous êtes tous destinés à la vie du Monde à venir.
- ״לְדָוִד עַבְדּוֹ וּלְיִשְׂרָאֵל עַמּוֹ״. בִּשְׁלָמָא ״לְיִשְׂרָאֵל עַמּוֹ״ — דְּאַחֵיל לְהוּ עֲוֹן יוֹם הַכִּפּוּרִים, אֶלָּא ״לְדָוִד עַבְדּוֹ״ מַאי הִיא?« À David Son serviteur et à Israël Son peuple. » Certes, « à Israël Son peuple » se comprend : Il leur a pardonné la faute de Yom Kippour. Mais « à David Son serviteur », qu'est-ce que cela signifie ?
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: בְּשָׁעָה שֶׁבִּיקֵּשׁ שְׁלֹמֹה לְהַכְנִיס אָרוֹן לַמִּקְדָּשׁ דָּבְקוּ שְׁעָרִים זֶה לָזֶה. אָמַר שְׁלֹמֹה עֶשְׂרִים וְאַרְבַּע רְנָנוֹת וְלֹא נַעֲנָה, פָּתַח וְאָמַר ״שְׂאוּ שְׁעָרִים רָאשֵׁיכֶם וְגוֹ׳״ וְלֹא נַעֲנָה,Rav Yehouda a dit au nom de Rav : au moment où Chlomo voulut faire entrer l'Arche dans le Temple, les portes s'attachèrent l'une à l'autre. Chlomo dit vingt-quatre chants de supplication, et il ne fut pas exaucé. Il ouvrit la bouche et dit : « Portes, élevez vos têtes », etc. (Psaumes 24, 7), et il ne fut pas exaucé.
- כֵּיוָן שֶׁאָמַר ״ה׳ אֱלֹהִים אַל תָּשֵׁב פְּנֵי מְשִׁיחֶךָ זׇכְרָה לְחַסְדֵי דָּוִד עַבְדֶּךָ״ — מִיָּד נַעֲנָה. בְּאוֹתָהּ שָׁעָה נֶהְפְּכוּ פְּנֵי שׂוֹנְאֵי דָוִד כְּשׁוּלֵי קְדֵירָה, וְיָדְעוּ הַכֹּל שֶׁמָּחַל לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא עַל אוֹתוֹ עָוֹן.Dès qu'il dit : « Hachem D.ieu, ne repousse pas la face de Ton oint ; souviens-Toi des bontés de David Ton serviteur » (II Chroniques 6, 42), il fut aussitôt exaucé. À cet instant, le visage des ennemis de David devint comme le fond d'une marmite, noirci, et tous surent que le Saint, béni soit-Il, lui avait pardonné cette faute, celle de Bat-Chéva.
- רַבִּי יוֹנָתָן בֶּן עַסְמַיי וְרַבִּי יְהוּדָה בֶּן גֵּרִים תָּנוּ פָּרָשַׁת נְדָרִים בֵּי רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי, אִיפְּטוּר מִינֵּיהּ בְּאוּרְתָּא. לְצַפְרָא הֲדוּר וְקָא מִפַּטְרִי מִינֵּיהּ. אֲמַר לְהוּ: וְלָאו אִיפַּטְרִיתוּ מִינַּי בְּאוּרְתָּא?Rabbi Yonatan ben Asmaï et Rabbi Yehouda ben Guérim (fils de convertis) étudièrent la section des vœux chez Rabbi Chimon ben Yo'haï. Ils prirent congé de lui le soir, sans encore quitter la ville. Au matin, ils revinrent et prirent congé de lui une seconde fois. Il leur dit : n'avez-vous pas pris congé de moi hier soir ?
- אֲמַרוּ לֵיהּ: לִמַּדְתָּנוּ רַבֵּינוּ תַּלְמִיד שֶׁנִּפְטָר מֵרַבּוֹ וְלָן בְּאוֹתָהּ הָעִיר, צָרִיךְ לִיפָּטֵר מִמֶּנּוּ פַּעַם אַחֶרֶת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בַּיּוֹם הַשְּׁמִינִי שִׁלַּח אֶת הָעָם וַיְבָרֲכוּ אֶת הַמֶּלֶךְ״, וּכְתִיב: ״וּבְיוֹם עֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה לַחֹדֶשׁ הַשְּׁבִיעִי שִׁלַּח אֶת הָעָם״!Ils lui dirent : tu nous as enseigné, notre maître, qu'un élève qui prend congé de son maître et passe la nuit dans la même ville doit prendre congé de lui une autre fois, comme il est dit : « Le huitième jour, il renvoya le peuple, et ils bénirent le roi » (I Rois 8, 66), et il est écrit : « Et le vingt-troisième jour du septième mois, il renvoya le peuple » (II Chroniques 7, 10). Or le huitième jour de la fête est le vingt-deux du mois : le peuple a donc été renvoyé deux fois !
- אֶלָּא, מִכָּאן לְתַלְמִיד הַנִּפְטָר מֵרַבּוֹ וְלָן בְּאוֹתָהּ הָעִיר, צָרִיךְ לִיפָּטֵר מִמֶּנּוּ פַּעַם אַחֶרֶת.Mais alors, de là on apprend qu'un élève qui prend congé de son maître et passe la nuit dans la même ville doit prendre congé de lui une autre fois.
- אֲמַר לֵיהּ לִבְרֵיהּ: בְּנֵי אָדָם הַלָּלוּ אֲנָשִׁים שֶׁל צוּרָה הֵם, זִיל גַּבֵּיהוֹן דְּלִיבָרְכוּךְ. אֲזַל, אַשְׁכְּחִינְהוּ דְּקָא רָמוּ קְרָאֵי אַהֲדָדֵי. כְּתִיב: ״פַּלֵּס מַעְגַּל רַגְלֶךָ וְכׇל דְּרָכֶיךָ יִכּוֹנוּ״, וּכְתִיב: ״אוֹרַח חַיִּים פֶּן תְּפַלֵּס״.Rabbi Chimon ben Yo'haï dit à son fils : ces personnes sont des hommes de forme (tsoura), c'est-à-dire des Sages de grande valeur ; va auprès d'eux pour qu'ils te bénissent. Il alla et les trouva en train de confronter des versets l'un à l'autre. Il est écrit : « Aplanis le chemin de tes pieds, et toutes tes voies seront affermies » (Proverbes 4, 26), c'est-à-dire : pèse les mitsvot et choisis la plus grande ; et il est écrit : « De peur que tu n'aplanisses le sentier de la vie » (Proverbes 5, 6), c'est-à-dire : accomplis chaque mitsva qui se présente, sans la peser.
- לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּמִצְוָה שֶׁאֶפְשָׁר לַעֲשׂוֹתָהּ עַל יְדֵי אֲחֵרִים,Ce n'est pas difficile : ici, il s'agit d'une mitsva qui peut être accomplie par d'autres, et l'on doit alors peser laquelle faire soi-même,
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