Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דִּלְמָא אָתֵי לְאִינְּפוֹלֵי. אֲבָל מַעְיָין שֶׁלֹּא יָצָא בַּתְּחִילָּה, דְּלָא אָתֵי לְאִינְּפוֹלֵי — אֲפִילּוּ בֵּית הַבַּעַל נָמֵי!de peur qu'elle ne vienne à s'effondrer. Mais une source qui n'a pas jailli récemment, qui ne vient pas à s'effondrer car ses parois sont stabilisées, même un champ arrosé par la pluie (beit habaal) peut en être irrigué !
- אִם כֵּן — מַתְנִיתִין אַמַּאן תִּרְמְיַיהּ? אֶלָּא: לְרַבִּי יְהוּדָה לָא שְׁנָא מַעְיָין שֶׁיָּצָא בַּתְּחִילָּה, וְלָא שְׁנָא מַעְיָין שֶׁלֹּא יָצָא בַּתְּחִילָּה, בֵּית הַשְּׁלָחִין — אִין, בֵּית הַבַּעַל — לָא. וְהַאי דְּקָתָנֵי מַעְיָין שֶׁיָּצָא בַּתְּחִילָּה, לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחוֹ דְּרַבִּי מֵאִיר, דַּאֲפִילּוּ מַעְיָין הַיּוֹצֵא בַּתְּחִילָּה — מַשְׁקִין מִמֶּנּוּ אֲפִילּוּ שְׂדֵה הַבַּעַל.La Guemara (discussion des Amoraïm, les Sages de cette époque) demande : S'il en est ainsi, à qui attribuer notre Michna (enseignement des Tannaïm) ? Mais il faut dire : selon Rabbi Yehouda, il n'y a pas de différence entre une source qui a jailli récemment et une source qui n'a pas jailli récemment : un champ assoiffé (beit hache'la'hin), oui ; un champ arrosé par la pluie, non. Et s'il est enseigné dans la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) « une source qui a jailli récemment », c'est pour t'apprendre la portée de l'avis de Rabbi Méïr : même d'une source qui a jailli récemment, on irrigue, même un champ arrosé par la pluie.
- אִתְּמַר: הַמְנַכֵּשׁ וְהַמַּשְׁקֶה מַיִם לִזְרָעִים בְּשַׁבָּת, מִשּׁוּם מַאי מַתְרִינַן בֵּיהּ? רַבָּה אָמַר: מִשּׁוּם חוֹרֵשׁ. רַב יוֹסֵף אָמַר: מִשּׁוּם זוֹרֵעַ.Il a été dit (par les Amoraïm) : Celui qui désherbe et celui qui arrose des semis le Chabbat, au titre de quoi l'avertit-on ? Car une peine n'est infligée qu'après un avertissement devant témoins, qui doit préciser l'interdit transgressé. Rabba a dit : Au titre de labourer. Rav Yossef a dit : Au titre de semer.
- אָמַר רַבָּה, כְּווֹתִי דִּידִי מִסְתַּבְּרָא: מָה דַּרְכּוֹ שֶׁל חוֹרֵשׁ — לְרַפּוֹיֵי אַרְעָא, הַאי נָמֵי מְרַפֵּויי אַרְעָא. אָמַר רַב יוֹסֵף, כְּווֹתִי דִּידִי מִסְתַּבְּרָא: מָה דַּרְכּוֹ שֶׁל זוֹרֵעַ — לְצַמּוֹחֵי פֵּירָא, הָכָא נָמֵי מְצַמַּח פֵּירָא.Rabba a dit : Selon moi, c'est raisonnable : de même que le propre du laboureur est d'ameublir la terre, celui-ci aussi ameublit la terre. Rav Yossef a dit : Selon moi, c'est raisonnable : de même que le propre du semeur est de faire pousser le fruit, ici aussi, il fait pousser le fruit.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַבָּה: לְדִידָךְ קַשְׁיָא וּלְרַב יוֹסֵף קַשְׁיָא. לְדִידָךְ קַשְׁיָא: מִשּׁוּם חוֹרֵשׁ אִין, מִשּׁוּם זוֹרֵעַ לָא? לְרַב יוֹסֵף קַשְׁיָא: מִשּׁוּם זוֹרֵעַ אִין, מִשּׁוּם חוֹרֵשׁ לָא?Abayé a dit à Rabba : Pour toi, c'est difficile, et pour Rav Yossef, c'est difficile. Pour toi, c'est difficile : au titre de labourer, oui, et au titre de semer, non ? Pour Rav Yossef, c'est difficile : au titre de semer, oui, et au titre de labourer, non ? Car cet acte relève des deux.
- וְכִי תֵּימָא: כׇּל הֵיכָא דְּאִיכָּא תַּרְתֵּי לָא מִיחַיַּיב אֶלָּא חֲדָא, וְהָאָמַר רַב כָּהֲנָא: זוֹמֵר וְצָרִיךְ לָעֵצִים — חַיָּיב שְׁתַּיִם. אַחַת מִשּׁוּם נוֹטֵעַ, וְאַחַת מִשּׁוּם קוֹצֵר.Et si tu dis : partout où il y a deux interdits, on n'est passible que d'un seul, Rav Kahana n'a-t-il pas dit : Celui qui taille la vigne le Chabbat et a besoin du bois est passible de deux sacrifices : l'un au titre de planter, et l'autre au titre de moissonner ?
- קַשְׁיָא.C'est difficile (kouchya), et la question reste sans réponse.
- אֵיתִיבֵיהּ רַב יוֹסֵף לְרַבָּה: הַמְנַכֵּשׁ וְהַמְחַפֶּה לְכִלְאַיִם לוֹקֶה. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אַף הַמְקַיֵּים.Rav Yossef a objecté à Rabba : Il est enseigné : Celui qui désherbe et celui qui recouvre de terre des kilayim (mélange interdit d'espèces) reçoit la flagellation. Rabbi Akiva dit : Même celui qui maintient le mélange.
- בִּשְׁלָמָא לְדִידִי, דְּאָמֵינָא מִשּׁוּם זוֹרֵעַ — הַיְינוּ דַּאֲסִירָא זְרִיעָה בְּכִלְאַיִם, אֶלָּא לְדִידָךְ, דְּאָמְרַתְּ מִשּׁוּם חוֹרֵשׁ — חֲרִישָׁה בְּכִלְאַיִם מִי אֲסִירָא?Certes, selon moi qui dis que désherber est interdit au titre de semer, c'est bien ainsi, car semer des kilayim est interdit. Mais selon toi, qui dis : au titre de labourer, labourer dans des kilayim est-il interdit ?
- אֲמַר לֵיהּ: מִשּׁוּם מְקַיֵּים.Il lui a dit : Il est flagellé au titre de maintenir le mélange.
- וְהָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר אַף הַמְקַיֵּים, מִכְּלָל דְּתַנָּא קַמָּא לָאו מִשּׁוּם מְקַיֵּים הוּא!Mais puisqu'il est enseigné à la fin : « Rabbi Akiva dit : Même celui qui maintient », on en déduit que, selon le premier Tanna, ce n'est pas au titre de maintenir !
- כּוּלַּהּ רַבִּי עֲקִיבָא הִיא, וּ״מַאי טַעַם״ קָאָמַר: מַאי טַעַם הַמְנַכֵּשׁ וְהַמְחַפֶּה בְּכִלְאַיִם לוֹקֶה מִשּׁוּם מְקַיֵּים — שֶׁרַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אַף הַמְקַיֵּים.Le tout est de Rabbi Akiva, et il dit « quelle est la raison » : Quelle est la raison pour laquelle celui qui désherbe et celui qui recouvre des kilayim reçoit la flagellation ? Au titre de maintenir, car Rabbi Akiva dit : Même celui qui maintient.
- מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי עֲקִיבָא? דְּתַנְיָא: ״שָׂדְךָ לֹא תִזְרַע כִּלְאָיִם״, אֵין לִי אֶלָּא זוֹרֵעַ, מְקַיֵּים מִנַּיִין?Quelle est la raison de Rabbi Akiva ? Car il a été enseigné dans une baraïta : « Ton champ, tu ne l'ensemenceras pas de kilayim » (Lévitique 19, 19). Je n'ai là que celui qui sème ; celui qui maintient, d'où le savons-nous ?
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כִּלְאַיִם שָׂדְךָ לֹא״.Le verset enseigne : « Kilayim, ton champ, non » : en découpant autrement le verset, on lit qu'il ne doit pas y avoir de kilayim dans ton champ, ce qui interdit de les maintenir.
- תְּנַן: מַשְׁקִין בֵּית הַשְּׁלָחִין בַּמּוֹעֵד וּבִשְׁבִיעִית.Nous avons appris dans la Michna : On irrigue un champ assoiffé pendant 'Hol Hamoèd et durant la septième année.
- בִּשְׁלָמָא מוֹעֵד, מִשּׁוּם טִירְחָא הוּא, וּבִמְקוֹם פְּסֵידָא שָׁרוּ רַבָּנַן. אֶלָּא שְׁבִיעִית, בֵּין לְמַאן דְּאָמַר מִשּׁוּם זוֹרֵעַ וּבֵין לְמַאן דְּאָמַר מִשּׁוּם חוֹרֵשׁ, זְרִיעָה וַחֲרִישָׁה בִּשְׁבִיעִית מִי שְׁרֵי?Certes, pendant 'Hol Hamoèd, c'est à cause de l'effort que c'est interdit, et en cas de perte, les Sages l'ont permis. Mais la septième année, que ce soit selon celui qui dit : au titre de semer, ou selon celui qui dit : au titre de labourer, semer et labourer durant la septième année sont-ils permis ?
- אָמַר אַבָּיֵי: בִּשְׁבִיעִית בִּזְמַן הַזֶּה, וְרַבִּי הִיא. דְּתַנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר: ״וְזֶה דְּבַר הַשְּׁמִטָּה שָׁמוֹט״. בִּשְׁתֵּי שְׁמִיטוֹת הַכָּתוּב מְדַבֵּר, אַחַת שְׁמִיטַּת קַרְקַע, וְאַחַת שְׁמִיטַּת כְּסָפִים.Abayé a dit : Il s'agit de la septième année à notre époque, et c'est l'avis de Rabbi (Yehouda HaNassi). Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi dit : « Et voici la règle de la chemita : remise (chamot) » (Deutéronome 15, 2). Le verset parle de deux remises : l'une, la remise de la terre, et l'autre, la remise des dettes.
- בִּזְמַן שֶׁאַתָּה מְשַׁמֵּט קַרְקַע — אַתָּה מְשַׁמֵּט כְּסָפִים, וּבִזְמַן שֶׁאִי אַתָּה מְשַׁמֵּט קַרְקַע — אִי אַתָּה מְשַׁמֵּט כְּסָפִים.Au temps où tu fais la remise de la terre, tu fais la remise des dettes ; et au temps où tu ne fais pas la remise de la terre, tu ne fais pas la remise des dettes. À notre époque, la septième année n'est donc que d'ordre rabbinique, et les Sages ont été indulgents en cas de perte.
- רָבָא אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן — אָבוֹת אָסַר רַחֲמָנָא,Rava a dit : Tu peux même dire que c'est l'avis des Sages ; les travaux principaux (avot), le Miséricordieux les a interdits,
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