Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַשְׁקִין בֵּית הַשְּׁלָחִין בַּמּוֹעֵד וּבַשְּׁבִיעִית, בֵּין מִמַּעְיָין שֶׁיָּצָא בַּתְּחִילָּה, בֵּין מִמַּעְיָין שֶׁלֹּא יָצָא בַּתְּחִילָּה. אֲבָל אֵין מַשְׁקִין לֹא מִמֵּי הַגְּשָׁמִים, וְלֹא מִמֵּי הַקִּילוֹן.MICHNA : On irrigue un beit hachela'hin (champ qui a besoin d'irrigation) durant 'Hol HaMoèd (les jours intermédiaires de la fête) et durant la septième année (Chemita), aussi bien à partir d'une source nouvellement jaillie qu'à partir d'une source qui n'est pas nouvellement jaillie. Mais on n'irrigue ni avec l'eau de pluie recueillie dans une citerne, ce qui demande un effort excessif, ni avec l'eau du kilon (balancier servant à puiser l'eau).
- וְאֵין עוֹשִׂין עוּגִיּוֹת לַגְּפָנִים. רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר: אֵין עוֹשִׂין אֶת הָאַמָּה בַּתְּחִילָּה בַּמּוֹעֵד וּבִשְׁבִיעִית, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: עוֹשִׂין אֶת הָאַמָּה בַּתְּחִילָּה בַּשְּׁבִיעִית, וּמְתַקְּנִין אֶת הַמְקוּלְקָלוֹת בַּמּוֹעֵד.Et on ne fait pas de rigoles circulaires au pied des vignes. Rabbi Elazar ben Azarya dit : On ne fait pas de canal nouveau durant 'Hol HaMoèd ni durant la septième année. Et les Sages disent : On fait un canal nouveau durant la septième année, et on répare ceux qui sont endommagés durant 'Hol HaMoèd.
- וּמְתַקְּנִין אֶת קִלְקוּלֵי הַמַּיִם שֶׁבִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וְחוֹטְטִין אוֹתָן, וּמְתַקְּנִין אֶת הַדְּרָכִים וְאֶת הָרְחוֹבוֹת וְאֶת מִקְווֹת הַמַּיִם, וְעוֹשִׂין כׇּל צוֹרְכֵי הָרַבִּים, וּמְצַיְּינִין אֶת הַקְּבָרוֹת, וְיוֹצְאִין אַף עַל הַכִּלְאַיִם.Et on répare les dégâts des eaux (citernes et conduites) qui sont dans le domaine public, et on les cure ; on répare les routes, les places et les mikvaot (bains rituels), et on accomplit tous les besoins du public. On signale les tombes pour prévenir l'impureté, et on sort même inspecter les champs pour les kilayim (mélanges interdits de semences).
- גְּמָ׳ הַשְׁתָּא יֵשׁ לוֹמַר מִמַּעְיָין שֶׁיָּצָא בַּתְּחִילָּה, דְּאָתֵי לְאִינְּפוֹלֵי — מַשְׁקִין, מִמַּעְיָין שֶׁלֹּא יָצָא בַּתְּחִילָּה, דְּלָא אָתֵי לְאִינְּפוֹלֵי — מִיבַּעְיָא?GUEMARA : La Guemara s'étonne : Maintenant qu'il y a lieu de dire qu'à partir d'une source nouvellement jaillie, qui risque de s'effondrer, on irrigue, à partir d'une source qui n'est pas nouvellement jaillie, qui ne risque pas de s'effondrer, est-il besoin de le dire ?
- אָמְרִי, אִצְטְרִיךְ: אִי תַּנָּא מַעְיָין שֶׁיָּצָא בַּתְּחִילָּה, הֲוָה אָמֵינָא: הָכָא הוּא דְּבֵית הַשְּׁלָחִין — אִין, בֵּית הַבַּעַל — לָא, מִשּׁוּם דְּאָתֵי לְאִינְּפוֹלֵי. אֲבָל מַעְיָין שֶׁלֹּא יָצָא בַּתְּחִילָּה, דְּלָא אָתֵי לְאִינְּפוֹלֵי — אֵימָא אֲפִילּוּ בֵּית הַבַּעַל נָמֵי,On répond : C'était nécessaire. Si le Tanna (Sage de la Michna) avait enseigné seulement la source nouvellement jaillie, j'aurais dit : c'est là que le beit hachela'hin, oui, mais le beit habaal (champ qui se contente de l'eau de pluie) non, parce qu'elle risque de s'effondrer. Mais une source qui n'est pas nouvellement jaillie, qui ne risque pas de s'effondrer, j'aurais dit que même le beit habaal aussi peut être irrigué ;
- קָא מַשְׁמַע לַן: לָא שְׁנָא מַעְיָין שֶׁיָּצָא בַּתְּחִילָּה, וְלָא שְׁנָא מַעְיָין שֶׁלֹּא יָצָא בַּתְּחִילָּה, בֵּית הַשְּׁלָחִין — אִין, בֵּית הַבַּעַל — לָא.il nous enseigne donc : Il n'y a pas de différence entre une source nouvellement jaillie et une source qui n'est pas nouvellement jaillie : le beit hachela'hin, oui ; le beit habaal, non.
- וּמַאי מַשְׁמַע דְּהַאי ״בֵּית הַשְּׁלָחִין״ לִישָּׁנָא דְּצָחוּתָא הִיא — דִּכְתִיב: ״וְאַתָּה עָיֵף וְיָגֵעַ״, וּמְתַרְגְּמִינַן: וְאַתְּ מְשַׁלְהֵי וּלְאֵי.Et d'où déduit-on que ce terme de beit hachela'hin désigne la soif ? Car il est écrit : « Et toi, tu étais las et épuisé » (Deutéronome 25, 18), et nous traduisons en araméen : « Et toi, tu étais assoiffé [mechalhé] et épuisé. » Les lettres 'hèt et hé s'échangent, et beit hachela'hin désigne donc un champ assoiffé.
- וּמַאי מַשְׁמַע דְּהַאי ״בֵּית הַבַּעַל״ לִישָּׁנָא דִּמְיַיתְּבוּתָא הִיא — דִּכְתִיב: ״כִּי יִבְעַל בָּחוּר בְּתוּלָה״, וּמְתַרְגְּמִינַן: אֲרֵי כַּמָּה דְּמִיתּוֹתַב עוּלֵם עִם בְּתוּלְתָּא יִתְיַיתְּבוּן בְּגַוִּיךְ בְּנַיִיךְ.Et d'où déduit-on que ce terme de beit habaal désigne l'établissement ? Car il est écrit : « Comme un jeune homme s'unit [yivaal] à une vierge, ainsi tes fils s'uniront à toi » (Isaïe 62, 5), et nous traduisons : « Comme un jeune homme s'établit avec une vierge, ainsi tes fils s'établiront en toi. »
- מַאן תַּנָּא דִּפְסֵידָא — אִין, הַרְוָוחָה — לָא, וַאֲפִילּוּ בִּמְקוֹם פְּסֵידָא — מִיטְרָח נָמֵי לָא טָרְחִינַן?Qui est le Tanna selon lequel, pour éviter une perte, oui ; pour augmenter un profit, non ; et même en cas de perte, nous ne faisons pas non plus d'effort excessif ?
- אָמַר רַב הוּנָא: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב הִיא. דִּתְנַן, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: מוֹשְׁכִין אֶת הַמַּיִם מֵאִילָן לְאִילָן, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יַשְׁקֶה אֶת הַשָּׂדֶה כּוּלָּהּ.Rav Houna a dit : C'est Rabbi Eliézer ben Yaakov, car nous avons appris dans une Michna : Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : On conduit l'eau d'arbre en arbre, à condition de ne pas irriguer tout le champ.
- אֵימוֹר דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר הַרְוָוחָה דְּלָא, טִירְחָא בִּמְקוֹם פְּסֵידָא מִי שָׁמְעַתְּ לֵיהּ?La Guemara objecte : Disons que tu l'as entendu de Rabbi Eliézer pour le profit, qui n'est pas permis ; l'effort en cas de perte, le lui as-tu entendu dire ?
- אֶלָּא אָמַר רַב פָּפָּא: הָא מַנִּי — רַבִּי יְהוּדָה הִיא, דְּתַנְיָא: מַעְיָין הַיּוֹצֵא בַּתְּחִילָּה — מַשְׁקִין מִמֶּנּוּ אֲפִילּוּ שְׂדֵה בֵּית הַבַּעַל, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֵין מַשְׁקִין אֶלָּא שְׂדֵה בֵּית הַשְּׁלָחִין שֶׁחָרְבָה. רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר: לֹא כָּךְ וְלֹא כָּךְ. יָתֵר עַל כֵּן אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: לֹא יַפְנֶה אָדָם אַמַּת הַמַּיִם וְיַשְׁקֶה לְגִינָּתוֹ וּלְחוּרְבָּתוֹ בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד.Mais Rav Pappa a dit : De qui s'agit-il ? C'est Rabbi Yehouda, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : À partir d'une source nouvellement jaillie, on irrigue même un champ beit habaal, telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : On n'irrigue qu'un champ beit hachela'hin qui s'est asséché. Rabbi Elazar ben Azarya dit : Ni ceci ni cela. Plus encore, Rabbi Yehouda a dit : Qu'un homme ne détourne pas un canal d'eau pour irriguer son jardin et sa ruine durant 'Hol HaMoèd.
- מַאי ״חָרְבָה״? אִילֵּימָא חָרְבָה מַמָּשׁ, לְמָה לִי דְּמַשְׁקֵי לַהּ? אָמַר אַבָּיֵי: שֶׁחָרְבָה מִמַּעְיָין זֶה וְיָצָא לָהּ מַעְיָין אַחֵר.Que signifie « asséché » ? Si l'on dit asséché réellement, pourquoi faudrait-il l'irriguer ? Abayé a dit : Il s'agit d'un champ qui s'est asséché du fait que cette source a tari, et une autre source a jailli pour lui.
- רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר לֹא כָּךְ וְלֹא כָּךְ, לָא שְׁנָא חָרַב מַעְיָינָהּ וְלָא שְׁנָא לֹא חָרַב מַעְיָינָהּ — מַעְיָין שֶׁיָּצָא בַּתְּחִילָּה לָא.Rabbi Elazar ben Azarya dit : Ni ceci ni cela : il n'y a pas de différence, que sa source ait tari ou que sa source n'ait pas tari, à partir d'une source nouvellement jaillie, non. Quoi qu'il en soit, Rabbi Yehouda semble tenir comme la Michna.
- וּמִמַּאי? דִּלְמָא עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יְהוּדָה: בֵּית הַשְּׁלָחִין — אִין, בֵּית הַבַּעַל — לָא, אֶלָּא מַעְיָין שֶׁיָּצָא בַּתְּחִילָּהLa Guemara objecte : Et d'où le sais-tu ? Peut-être Rabbi Yehouda n'a-t-il dit « le beit hachela'hin, oui ; le beit habaal, non » que pour une source nouvellement jaillie,
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