Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- יֵשׁ אֲבֵילוּת בְּשַׁבָּת, וְהָנֵי אָמְרִי: אֵין אֲבֵילוּת בְּשַׁבָּת.il y a du deuil le Chabbat, pour ce qui se pratique en privé ; et ceux-là disent : il n'y a pas de deuil le Chabbat, en aucune façon.
- מַאן דְּאָמַר יֵשׁ אֲבֵילוּת בְּשַׁבָּת, דְּקָתָנֵי ״עוֹלָה״. מַאן דְּאָמַר אֵין אֲבֵילוּת בְּשַׁבָּת, דְּקָתָנֵי ״אֵינָהּ מַפְסֶקֶת״.Celui qui dit qu'il y a du deuil le Chabbat se fonde sur ce qui est enseigné dans la Michna (enseignement des Tannaïm, Sages de cette époque) : « il compte » parmi les jours de deuil. Celui qui dit qu'il n'y a pas de deuil le Chabbat se fonde sur ce qui est enseigné : « il n'interrompt pas » le deuil.
- אִי סָלְקָא דַעְתָּךְ יֵשׁ אֲבֵילוּת בְּשַׁבָּת, הַשְׁתָּא אֲבֵילוּת נָהֲגָא, אַפְסוֹקֵי מִיבַּעְיָא?Ce dernier raisonne ainsi : S'il te venait à l'esprit qu'il y a du deuil le Chabbat, maintenant que le deuil s'y pratique, faudrait-il dire qu'il n'interrompt pas le deuil ? C'est évident ! Il faut donc conclure qu'il n'y a pas de deuil le Chabbat.
- וְאֶלָּא הָא קָתָנֵי ״עוֹלָה״! אַיְּידֵי דְּקָבָעֵי לְמִיתְנֵא סֵיפָא ״אֵינָן עוֹלִים״, תְּנָא רֵישָׁא ״עוֹלָה״.Mais alors, voici qu'il est enseigné : « il compte », ce qui laisse entendre qu'on y pratique le deuil ! La Guemara répond : Puisqu'il voulait enseigner dans la fin de la Michna que les fêtes « ne comptent pas », il a enseigné au début que le Chabbat « compte », bien qu'on n'y pratique aucun deuil.
- וּלְמַאן דְּאָמַר יֵשׁ אֲבֵילוּת בְּשַׁבָּת, הָא קָתָנֵי אֵינָהּ מַפְסֶקֶת! מִשּׁוּם דְּקָבָעֵי לְמִיתְנֵא סֵיפָא ״מַפְסִיקִין״, תְּנָא רֵישָׁא ״אֵינָהּ מַפְסֶקֶת״.Et selon celui qui dit qu'il y a du deuil le Chabbat, voici qu'il est enseigné : « il n'interrompt pas », ce qui serait évident ! La Guemara répond : Parce qu'il voulait enseigner dans la fin que les fêtes « interrompent », il a enseigné au début que le Chabbat « n'interrompt pas ».
- לֵימָא כְּתַנָּאֵי: מִי שֶׁמֵּתוֹ מוּטָּל לְפָנָיו — אוֹכֵל בְּבַיִת אַחֵר. אֵין לוֹ בַּיִת אַחֵר — אוֹכֵל בְּבֵית חֲבֵרוֹ, אֵין לוֹ בַּיִת חֲבֵרוֹ — עוֹשֶׂה לוֹ מְחִיצָה עֲשָׂרָה טְפָחִים. אֵין לוֹ דָּבָר לַעֲשׂוֹת מְחִיצָה — מַחְזִיר פָּנָיו וְאוֹכֵל.Faut-il dire que cela correspond à une divergence de Tannaïm ? Il est enseigné en effet : Celui dont le mort est étendu devant lui mange dans une autre pièce. S'il n'a pas d'autre pièce, il mange dans la maison de son ami. S'il n'a pas de maison d'ami à sa disposition, il se fait une cloison de dix tefa'him (palmes). S'il n'a rien pour faire une cloison, il détourne son visage du mort et mange.
- וְאֵינוֹ מֵיסֵב וְאוֹכֵל, וְאֵינוֹ אוֹכֵל בָּשָׂר וְאֵינוֹ שׁוֹתֶה יַיִן, וְאֵין מְבָרֵךְ וְאֵין מְזַמֵּן, וְאֵין מְבָרְכִין עָלָיו וְאֵין מְזַמְּנִין עָלָיו, וּפָטוּר מִקְּרִיאַת שְׁמַע וּמִן הַתְּפִלָּה וּמִן הַתְּפִילִּין, וּמִכׇּל מִצְוֹת הָאֲמוּרוֹת בַּתּוֹרָה.Et il ne mange pas accoudé, il ne mange pas de viande et ne boit pas de vin, il ne récite pas de bénédiction pour acquitter les autres, il n'invite pas les convives au zimoun (formule d'invitation à l'action de grâces), on ne récite pas de bénédiction pour lui et on ne l'inclut pas dans le zimoun. Et il est pétour (exempt) de la lecture du Chema, de la Tefila (prière des dix-huit bénédictions), des tefilin et de toutes les mitsvot (commandements) énoncées dans la Torah.
- וּבְשַׁבָּת — מֵיסֵב וְאוֹכֵל, וְאוֹכֵל בָּשָׂר וְשׁוֹתֶה יַיִן, וּמְבָרֵךְ וּמְזַמֵּן, וּמְבָרְכִין וּמְזַמְּנִין עָלָיו, וְחַיָּיב בִּקְרִיאַת שְׁמַע וּבִתְפִילָּה וּבִתְפִילִּין, וּבְכׇל מִצְוֹת הָאֲמוּרוֹת בַּתּוֹרָה. רַבָּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: מִתּוֹךְ שֶׁנִּתְחַיֵּיב בְּאֵלּוּ — נִתְחַיֵּיב בְּכוּלָּן.Mais le Chabbat, il mange accoudé, il mange de la viande et boit du vin, il récite la bénédiction et invite au zimoun, et on récite la bénédiction pour lui et on l'inclut dans le zimoun, et il est 'hayav (obligé) à la lecture du Chema, à la Tefila, aux tefilin et à toutes les mitsvot énoncées dans la Torah. Rabban Gamliel dit : Du fait qu'il est tenu à celles-ci, il est tenu à toutes.
- וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: תַּשְׁמִישׁ הַמִּטָּה אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.Et Rabbi Yo'hanan a dit : Ce qui les sépare, c'est l'usage du lit conjugal : selon Rabban Gamliel, l'homme y est tenu le Chabbat, et selon le premier Tanna, cela lui est interdit.
- מַאי לָאו בְּהָא קָא מִיפַּלְגִי, דְּמָר סָבַר: יֵשׁ אֲבֵילוּת בְּשַׁבָּת, וּמַר סָבַר: אֵין אֲבֵילוּת בְּשַׁבָּת!N'est-ce pas sur ce point qu'ils divergent : un Maître pense qu'il y a du deuil le Chabbat, et un Maître pense qu'il n'y a pas de deuil le Chabbat ?
- מִמַּאי? דִּלְמָא עַד כָּאן לָא קָאָמַר תַּנָּא קַמָּא הָתָם, אֶלָּא מִשּׁוּם דְּמֵתוֹ מוּטָּל לְפָנָיו. אֲבָל הָכָא, דְּאֵין מֵתוֹ מוּטָּל לְפָנָיו — לָא.D'où le sais-tu ? Peut-être le premier Tanna n'a-t-il parlé là-bas que parce que son mort est étendu devant lui, et n'est pas encore enterré ; mais ici, où son mort n'est pas étendu devant lui, non, ce n'est pas interdit.
- וְעַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבָּן גַּמְלִיאֵל הָתָם, דְּאַכַּתִּי לָא חָל אֲבֵילוּת עֲלֵיהּ. אֲבָל הָכָא, דְּחָל אֲבֵילוּת עֲלֵיהּ — הָכִי נָמֵי.Et Rabban Gamliel n'a parlé là-bas que parce que le deuil ne s'est pas encore appliqué à lui, le deuil ne commençant qu'après l'enterrement ; mais ici, où le deuil s'est appliqué à lui, il se peut qu'il en soit bien ainsi et que l'interdit demeure.
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