Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָתַנְיָא: הַקּוֹבֵר אֶת מֵתוֹ שְׁלֹשָׁה יָמִים קוֹדֶם לָרֶגֶל — בָּטְלָה הֵימֶנּוּ גְּזֵרַת שִׁבְעָה, שְׁמוֹנָה יָמִים קוֹדֶם לָרֶגֶל — בָּטְלָה הֵימֶנּוּ גְּזֵרַת שְׁלֹשִׁים, וּמְגַלֵּחַ עֶרֶב הָרֶגֶל. אִם לֹא גִּילַּח עֶרֶב הָרֶגֶל — אָסוּר לְגַלֵּחַ אַחַר הָרֶגֶל.Et n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui enterre son mort trois jours avant la fête de pèlerinage : le décret des sept jours est annulé pour lui ; huit jours avant la fête : le décret des trente est annulé pour lui, et il se coupe les cheveux la veille de la fête. S'il ne s'est pas coupé les cheveux la veille de la fête, il lui est interdit de se les couper après la fête, jusqu'à la fin des trente jours.
- אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: מוּתָּר לְגַלֵּחַ אַחַר הָרֶגֶל, שֶׁכְּשֵׁם שֶׁמִּצְוַת שְׁלֹשָׁה מְבַטֶּלֶת גְּזֵרַת שִׁבְעָה, כָּךְ מִצְוַת שִׁבְעָה מְבַטֶּלֶת גְּזֵרַת שְׁלֹשִׁים.Abba Chaoul dit : Il lui est permis de se couper les cheveux après la fête, même s'il ne l'a pas fait la veille, car de même que la mitsva des trois jours de deuil observés avant la fête annule le décret des sept, ainsi la mitsva des sept jours annule le décret des trente.
- שִׁבְעָה? וְהָאֲנַן שְׁמוֹנָה תְּנַן! קָסָבַר אַבָּא שָׁאוּל: מִקְצָת הַיּוֹם כְּכוּלּוֹ, וְיוֹם שְׁבִיעִי עוֹלֶה לוֹ לְכָאן וּלְכָאן. אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רָבִינָא בַּר שֵׁילָא: הֲלָכָה כְּאַבָּא שָׁאוּל.La Guemara demande : Sept ? Mais nous avons appris huit dans la Michna ! Elle répond : Abba Chaoul estime qu'une partie du jour vaut le jour entier, et le septième jour lui compte pour l'un et pour l'autre : comme dernier jour des sept et comme premier des trente. Rav 'Hisda a dit au nom de Ravina bar Chéla : La halakha est conforme à Abba Chaoul.
- וּמוֹדִים חֲכָמִים לְאַבָּא שָׁאוּל כְּשֶׁחָל שְׁמִינִי שֶׁלּוֹ לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת עֶרֶב הָרֶגֶל, שֶׁמּוּתָּר לְגַלֵּחַ בְּעֶרֶב שַׁבָּת.Et les Sages reconnaissent à Abba Chaoul que lorsque son huitième jour tombe un Chabbat veille de la fête, il lui est permis de se couper les cheveux la veille du Chabbat, c'est-à-dire le septième jour, puisqu'il en est empêché le Chabbat.
- כְּמַאן אָזְלָא הָא דְּאָמַר רַב עַמְרָם אָמַר רַב: אָבֵל, כֵּיוָן שֶׁעָמְדוּ מְנַחֲמִין מֵאֶצְלוֹ, מוּתָּר בִּרְחִיצָה? כְּמַאן — כְּאַבָּא שָׁאוּל.La Guemara demande : Selon qui va ce qu'a dit Rav Amram au nom de Rav : Un endeuillé, dès que les consolateurs se sont levés de chez lui le septième jour, il lui est permis de se laver ? Selon qui ? Selon Abba Chaoul, pour qui une partie du jour vaut le jour entier.
- אָמַר אַבָּיֵי: הֲלָכָה כְּאַבָּא שָׁאוּל בְּיוֹם שִׁבְעָה, וּמוֹדִים חֲכָמִים לְאַבָּא שָׁאוּל בְּיוֹם שְׁלֹשִׁים, דְּאָמְרִינַן מִקְצָת הַיּוֹם כְּכוּלּוֹ.Abayé a dit : La halakha est conforme à Abba Chaoul pour le septième jour, et les Sages reconnaissent à Abba Chaoul ce point pour le trentième jour, car nous disons alors qu'une partie du jour vaut le jour entier, de sorte que l'endeuillé peut se couper les cheveux dès le matin du trentième jour.
- רָבָא אָמַר: הֲלָכָה כְּאַבָּא שָׁאוּל בְּיוֹם שְׁלֹשִׁים, וְאֵין הֲלָכָה כְּאַבָּא שָׁאוּל בְּיוֹם שִׁבְעָה. וּנְהַרְדָּעֵי אָמְרִי: הֲלָכָה כְּאַבָּא שָׁאוּל בָּזוֹ וּבָזוֹ, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּדִבְרֵי הַמֵּיקֵל בְּאֵבֶל.Rava a dit : La halakha est conforme à Abba Chaoul pour le trentième jour, et la halakha n'est pas conforme à Abba Chaoul pour le septième jour. Et les gens de Néhardéa disent : La halakha est conforme à Abba Chaoul dans l'un et l'autre cas, car Chmouel a dit : La halakha suit les paroles de celui qui est indulgent en matière de deuil.
- שְׁלֹשִׁים יוֹם מְנָלַן? יָלֵיף ״פֶּרַע״ ״פֶּרַע״ מִנָּזִיר. כְּתִיב הָכָא: ״רָאשֵׁיכֶם אַל תִּפְרָעוּ״, וּכְתִיב הָתָם: ״גַּדֵּל פֶּרַע שְׂעַר רֹאשׁוֹ״, מָה לְהַלָּן שְׁלֹשִׁים, אַף כָּאן שְׁלֹשִׁים.La Guemara demande : Les trente jours, d'où les tenons-nous ? Elle répond : On l'apprend par guezéra chava (analogie textuelle) du mot « péra » et « péra » du nazir (celui qui a fait vœu d'abstinence). Il est écrit ici, à propos de l'interdiction faite à Aharon et à ses fils de porter le deuil : « Ne laissez pas croître (tifraou) vos cheveux » (Lévitique 10, 6), d'où l'on déduit que les autres endeuillés y sont tenus, et il est écrit là-bas : « Il laissera croître (péra) la chevelure de sa tête » (Nombres 6, 5). De même que là-bas il s'agit de trente jours, ainsi ici il s'agit de trente jours.
- וְהָתָם מְנָלַן? אָמַר רַב מַתְנָה: סְתַם נְזִירוּת — שְׁלֹשִׁים יוֹם, מַאי טַעְמָא? אָמַר קְרָא: ״קָדוֹשׁ יִהְיֶה״, יִהְיֶה בְּגִימַטְרִיָּא תְּלָתִין הָווּ.La Guemara demande : Et là-bas, d'où le tenons-nous ? Rav Matna a dit : Un naziréat non précisé est de trente jours. Quelle en est la raison ? Le verset dit : « Il sera saint » (Nombres 6, 5), et le mot « yihyé » (il sera), en guématria (valeur numérique), fait trente : yod vaut dix et hé cinq, soit deux fois quinze.
- אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: הַכֹּל מוֹדִין כְּשֶׁחָל שְׁלִישִׁי שֶׁלּוֹ לִהְיוֹת עֶרֶב הָרֶגֶל — שֶׁאָסוּר בִּרְחִיצָה עַד הָעֶרֶב.Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : Tous reconnaissent, même Abba Chaoul, que lorsque son troisième jour tombe la veille de la fête, il lui est interdit de se laver jusqu'au soir.
- אָמַר רַב נְחֶמְיָה בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: אַשְׁכַּחְתִּינְהוּ לְרַב פַּפֵּי וּלְרַב פָּפָּא דְּיָתְבִי וְקָאָמְרִי: הֲלָכָה כְּרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ. אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב נְחֶמְיָה בְּרֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף: אַשְׁכַּחְתִּינְהוּ לְרַב פַּפֵּי וּלְרַב פָּפָּא וּלְרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ דְּיָתְבִי וְקָאָמְרִי: הַכֹּל מוֹדִים שֶׁאִם חָל שְׁלִישִׁי שֶׁלּוֹ לִהְיוֹת עֶרֶב הָרֶגֶל — שֶׁאָסוּר בִּרְחִיצָה עַד הָעֶרֶב.Rav Ne'hémia, fils de Rav Yehochoua, a dit : J'ai trouvé Rav Pappi et Rav Pappa assis et disant : La halakha est conforme à Rav Houna, fils de Rav Yehochoua. Certains disent : Rav Ne'hémia, fils de Rav Yossef, a dit : J'ai trouvé Rav Pappi, Rav Pappa et Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, assis et disant : Tous reconnaissent que si son troisième jour tombe la veille de la fête, il lui est interdit de se laver jusqu'au soir.
- בְּעָא מִינֵּיהּ אַבָּיֵי מֵרָבָא: קְבָרוֹ בָּרֶגֶל, רֶגֶל עוֹלֶה לוֹ לְמִנְיַן שְׁלֹשִׁים, אוֹ אֵין רֶגֶל עוֹלֶה לוֹ לְמִנְיַן שְׁלֹשִׁים? לְמִנְיַן שִׁבְעָה לָא קָמִיבַּעְיָא לִי, דְּלָא נָהֲגָא מִצְוַת שִׁבְעָה בָּרֶגֶל. כִּי קָא מִיבַּעְיָא לִי לְמִנְיַן שְׁלֹשִׁים, דְּקָא נָהֲגָא מִצְוַת שְׁלֹשִׁים בָּרֶגֶל, מַאי?Abayé a demandé à Rava : S'il l'a enterré pendant la fête, la fête lui compte-t-elle dans le nombre des trente, ou la fête ne lui compte-t-elle pas dans le nombre des trente ? Pour le nombre des sept, je ne pose pas la question, car la mitsva des sept ne s'applique pas pendant la fête. Ma question porte sur le nombre des trente, car la mitsva des trente s'applique bien pendant la fête (interdiction de laver ses vêtements et de se couper les cheveux) : qu'en est-il ?
- אֲמַר לֵיהּ: אֵינוֹ עוֹלֶה. אֵיתִיבֵיהּ: הַקּוֹבֵר אֶת מֵתוֹ שְׁנֵי יָמִים קוֹדֶם הָרֶגֶל — מוֹנֶה חֲמִשָּׁה יָמִים אַחַר הָרֶגֶל, וּמְלַאכְתּוֹ נַעֲשֵׂית עַל יְדֵי אֲחֵרִים, וַעֲבָדָיו וְשִׁפְחוֹתָיו עוֹשִׂים בְּצִינְעָא בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ, וְאֵין רַבִּים מִתְעַסְּקִין עִמּוֹ,Rava lui a dit : Elle ne compte pas. Abayé lui a objecté une baraïta : Celui qui enterre son mort deux jours avant la fête compte cinq jours après la fête ; et son travail est fait par d'autres, et ses serviteurs et ses servantes travaillent en privé à l'intérieur de sa maison, et le public n'a pas à s'occuper de lui pour le consoler,
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