Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תַּלְמִיד שֶׁנִּידָּה לִכְבוֹדוֹ — נִדּוּיוֹ נִידּוּי, דְּתַנְיָא: מְנוּדֶּה לָרַב — מְנוּדֶּה לַתַּלְמִיד, מְנוּדֶּה לַתַּלְמִיד — אֵינוֹ מְנוּדֶּה לָרַב. לָרַב הוּא דְּאֵינוֹ מְנוּדֶּה, הָא לְכוּלֵּי עָלְמָא — מְנוּדֶּה.Un disciple qui a mis quelqu'un au ban pour son honneur offensé, et non pour une faute envers le Ciel : sa mise au ban (nidouï, exclusion temporaire de la communauté) est une véritable mise au ban, comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui est mis au ban par le maître est mis au ban aussi à l'égard du disciple, mais celui qui est mis au ban par le disciple n'est pas mis au ban à l'égard du maître. La Guemara déduit : C'est à l'égard du maître qu'il n'est pas mis au ban ; mais à l'égard de tout le monde, il est mis au ban.
- לְמַאי? אִי בְּמִילֵּי דִשְׁמַיָּא — ״אֵין חׇכְמָה וְאֵין תְּבוּנָה וְאֵין עֵצָה לְנֶגֶד ה׳״! אֶלָּא לָאו, לִכְבוֹד עַצְמוֹ.Pour quel motif a-t-il été mis au ban ? Si c'est pour des affaires du Ciel, c'est-à-dire pour une faute, pourquoi le maître n'y serait-il pas tenu ? Il est écrit : « Il n'y a ni sagesse, ni intelligence, ni conseil face à Hachem » (Proverbes 21, 30) : devant la profanation du Nom, le rang du maître ne compte pas ! N'est-ce donc pas qu'il s'agit d'une mise au ban prononcée pour son propre honneur ? Cela prouve qu'elle est valable pour tous, sauf pour le maître.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן עָבֵיד דִּינָא לְנַפְשֵׁיהּ בְּמִילְּתָא דִּפְסִיקָא לֵיהּ.Rav Yossef a dit : Un érudit de la Torah se fait justice lui-même dans une affaire qui est tranchée pour lui, dont il est certain, sans passer par le tribunal ; de même, il peut mettre au ban celui qui l'offense.
- הָהוּא צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן דַּהֲווֹ סְנוּ שׁוּמְעָנֵיהּ, אָמַר רַב יְהוּדָה: הֵיכִי לֶיעְבֵּיד? לְשַׁמְּתֵיהּ — צְרִיכִי לֵיהּ רַבָּנַן, לָא לְשַׁמְּתֵיהּ — קָא מִיתְּחִיל שְׁמָא דִשְׁמַיָּא.Un certain érudit avait mauvaise réputation, à cause de rumeurs sur sa conduite. Rav Yehouda a dit : Comment agir ? Le mettre au ban (chamta, forme sévère d'exclusion) ? Les Maîtres ont besoin de lui. Ne pas le mettre au ban ? Alors le Nom du Ciel est profané.
- אֲמַר לֵיהּ לְרַבָּה בַּר בַּר חָנָה: מִידֵּי שְׁמִיעַ לָךְ בְּהָא? אֲמַר לֵיהּ, הָכִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַאי דִּכְתִיב: ״כִּי שִׂפְתֵי כֹהֵן יִשְׁמְרוּ דַעַת וְתוֹרָה יְבַקְשׁוּ מִפִּיהוּ כִּי מַלְאַךְ ה׳ צְבָאוֹת הוּא״. אִם דּוֹמֶה הָרַב לְמַלְאַךְ ה׳ — יְבַקְּשׁוּ תּוֹרָה מִפִּיו, וְאִם לָאו — אַל יְבַקְּשׁוּ תּוֹרָה מִפִּיו.Rav Yehouda a dit à Rabba bar bar 'Hana : As-tu entendu quelque chose à ce sujet ? Il lui a répondu : Ainsi a dit Rabbi Yo'hanan : Que signifie ce qui est écrit : « Car les lèvres du Cohen gardent le savoir, et c'est de sa bouche qu'on recherche la Torah, car il est un messager de Hachem Tsevaot » (Malachie 2, 7) ? Le mot malakh signifie à la fois messager et ange, d'où cet enseignement : Si le maître ressemble à un ange de Hachem, qu'on recherche la Torah de sa bouche ; sinon, qu'on ne recherche pas la Torah de sa bouche, si savant soit-il.
- שַׁמְּתֵיהּ רַב יְהוּדָה. לְסוֹף אִיחֲלַשׁ רַב יְהוּדָה. אֲתוֹ רַבָּנַן לְשַׁיּוֹלֵי בֵּיהּ וַאֲתָא אִיהוּ נָמֵי בַּהֲדַיְיהוּ, כַּד חַזְיֵיהּ רַב יְהוּדָה, חַיֵּיךְ.Sur cette base, Rav Yehouda le mit au ban. À la fin, après un certain temps, Rav Yehouda tomba malade. Les Maîtres vinrent prendre de ses nouvelles, et lui aussi, l'érudit mis au ban, vint avec eux. Lorsque Rav Yehouda le vit, il rit.
- אֲמַר לֵיהּ: לָא מִסָּתְיֵיהּ דְּשַׁמְּתֵיהּ לְהָהוּא גַּבְרָא, אֶלָּא אַחוֹכֵי נָמֵי חַיֵּיךְ בִּי?! אֲמַר לֵיהּ: לָאו בְּדִידָךְ מְחַיֵּיכְנָא, אֶלָּא דְּכִי אָזֵילְנָא לְהָהוּא עָלְמָא בְּדִיחָא דַּעְתַּאי, דַּאֲפִילּוּ לְגַבְרָא כְּווֹתָךְ לָא חַנֵּיפִי לֵיהּ.L'érudit lui dit : Ne te suffit-il pas d'avoir mis au ban cet homme, c'est-à-dire moi, pour qu'en plus tu te moques de moi ?! Il lui répondit : Ce n'est pas de toi que je ris ; mais lorsque je m'en vais vers ce monde-là, le monde à venir, mon esprit est apaisé, car même à un homme comme toi je n'ai pas fait de flatterie.
- נָח נַפְשֵׁיהּ דְּרַב יְהוּדָה. אֲתָא לְבֵי מִדְרְשָׁא, אֲמַר לְהוּ: שְׁרוֹ לִי! אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן: גַּבְרָא דַּחֲשִׁיב כְּרַב יְהוּדָה לֵיכָּא הָכָא דְּלִישְׁרֵי לָךְ, אֶלָּא זִיל לְגַבֵּיהּ דְּרַבִּי יְהוּדָה נְשִׂיאָה דְּלִישְׁרֵי לָךְ. אֲזַל לְקַמֵּיהּ, אֲמַר לֵיהּ לְרַבִּי אַמֵּי: פּוֹק עַיֵּין בְּדִינֵיהּ, אִי מִיבְּעֵי לְמִישְׁרֵא לֵיהּ — שְׁרִי לֵיהּ.Rav Yehouda rendit l'âme. L'érudit vint au Beit Hamidrach (la maison d'étude) et leur dit : Déliez-moi ! de ma mise au ban. Les Maîtres lui dirent : Il n'y a ici aucun homme aussi important que Rav Yehouda pour te délier. Mais va plutôt auprès de Rabbi Yehouda Nessia, pour qu'il te délie. Il alla devant lui. Celui-ci dit à Rabbi Ami : Va examiner son cas ; s'il convient de le délier, délie-le.
- עַיֵּין רַבִּי אַמֵּי בְּדִינֵיהּ, סְבַר לְמִישְׁרֵא לֵיהּ. עָמַד רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי עַל רַגְלָיו וְאָמַר: וּמָה שִׁפְחָה שֶׁל בֵּית רַבִּי לֹא נָהֲגוּ חֲכָמִים קַלּוּת רֹאשׁ בְּנִידּוּיָהּ שָׁלֹשׁ שָׁנִים, יְהוּדָה חֲבֵירֵינוּ עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.Rabbi Ami examina son cas et pensa le délier. Rabbi Chmouel bar Na'hmani se leva sur ses pieds et dit : Si, à propos d'une servante de la maison de Rabbi Yehouda HaNassi, les Sages n'ont pas traité à la légère sa mise au ban pendant trois ans, à plus forte raison faut-il prendre au sérieux celle de Yehouda, notre collègue !
- אֲמַר רַבִּי זֵירָא: מַאי דְּקַמַּן דַּאֲתָא הָאִידָּנָא הַאי סָבָא בְּבֵי מִדְרְשָׁא, דְּהָא כַּמָּה שְׁנֵי לָא אֲתָא, שְׁמַע מִינַּהּ לָא מִיבְּעֵי לְמִישְׁרֵא לֵיהּ. לָא שְׁרָא לֵיהּ, נְפַק כִּי קָא בָכֵי וְאָזֵיל,Rabbi Zeira a dit : Qu'est-ce qui fait que ce vieillard, Rabbi Chmouel bar Na'hmani, soit venu aujourd'hui devant nous au Beit Hamidrach, alors que depuis bien des années il n'y venait plus ? Déduis-en qu'il ne convient pas de le délier : ce n'est pas un hasard, mais un signe du Ciel. Rabbi Ami ne le délia donc pas, et l'érudit sortit et s'en alla en pleurant.
- אֲתָא זִיבּוּרָא וְטַרְקֵיהּ אַאַמְּתֵיהּ וּשְׁכֵיב. עַיְּילוּהּ לִמְעָרְתָּא דַּחֲסִידֵי וְלָא קַיבְּלוּהּ, עַיְּילוּהּ לִמְעָרְתָּא דְּדַיָּינֵי וְקַיבְּלוּהּ.Une guêpe vint, le piqua au membre, et il mourut. On le porta à la grotte des pieux pour l'y enterrer, et elle ne l'accepta pas ; on le porta à la grotte des juges, et elle l'accepta.
- מַאי טַעְמָא? דַּעֲבַד כְּרַבִּי אִילְעַאי. דְּתַנְיָא, רַבִּי אִילְעַאי אוֹמֵר: אִם רוֹאֶה אָדָם שֶׁיִּצְרוֹ מִתְגַּבֵּר עָלָיו — יֵלֵךְ לְמָקוֹם שֶׁאֵין מַכִּירִין אוֹתוֹ, וְיִלְבַּשׁ שְׁחוֹרִים וְיִתְעַטֵּף שְׁחוֹרִים, וְיַעֲשֶׂה מַה שֶּׁלִּבּוֹ חָפֵץ, וְאַל יְחַלֵּל שֵׁם שָׁמַיִם בְּפַרְהֶסְיָא.Quelle en est la raison ? Parce qu'il a agi selon Rabbi Ilaï. Comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Ilaï dit : Si un homme voit que son penchant le domine, qu'il aille dans un endroit où on ne le connaît pas, qu'il se vête de noir et s'enveloppe de noir, à la manière d'un endeuillé, ce qui peut briser son penchant, et qu'il fasse ce que son cœur désire, mais qu'il ne profane pas le Nom du Ciel en public.
- שִׁפְחָה שֶׁל בֵּית רַבִּי מַאי הִיא? דְּאַמְּתָא דְבֵי רַבִּי חֲזֵיתֵיהּ לְהָהוּא גַּבְרָא דַּהֲוָה מָחֵי לִבְנוֹ גָּדוֹל, אֲמַרָה: לֶיהֱוֵי הָהוּא גַּבְרָא בְּשַׁמְתָּא, דְּקָעָבֵר מִשּׁוּם ״וְלִפְנֵי עִוֵּר לֹא תִתֵּן מִכְשׁוֹל״. דְּתַנְיָא: ״וְלִפְנֵי עִוֵּר לֹא תִתֵּן מִכְשׁוֹל״ — בְּמַכֶּה לִבְנוֹ גָּדוֹל הַכָּתוּב מְדַבֵּר.Qu'en est-il de la servante de la maison de Rabbi, évoquée plus haut ? La servante de la maison de Rabbi vit un homme qui frappait son fils adulte. Elle dit : Que cet homme soit en chamta, car il transgresse l'interdit : « Devant un aveugle, ne mets pas d'obstacle » (Lévitique 19, 14). Comme il a été enseigné dans une baraïta : « Devant un aveugle, ne mets pas d'obstacle » : c'est de celui qui frappe son fils adulte que parle le verset, car le fils risque de riposter et de commettre une grave faute envers son père.
- רֵישׁ לָקִישׁ הֲוָה מְנַטַּר פַּרְדֵּיסָא. אֲתָא הָהוּא גַּבְרָא וְקָאָכֵיל תְּאֵינֵי, רְמָא בֵּיהּ קָלָא וְלָא אַשְׁגַּח בֵּיהּ. אֲמַר: לֶיהֱוֵי הָהוּא גַּבְרָא בְּשַׁמְתָּא. אֲמַר לֵיהּ: אַדְּרַבָּה, לֶיהֱוֵי הָהוּא גַּבְרָא בְּשַׁמְתָּא, אִם מָמוֹן נִתְחַיַּיבְתִּי לְךָ, נִידּוּי מִי נִתְחַיַּיבְתִּי לָךְ?Rech Lakich gardait un verger. Un homme vint et se mit à manger des figues. Il cria contre lui, mais l'autre ne fit pas attention à lui. Il dit : Que cet homme soit en chamta ! L'autre lui répondit : Au contraire, que cet homme-là, Rech Lakich, soit en chamta ! Si je te dois de l'argent pour ces figues, te dois-je pour autant une mise au ban ?
- אֲתָא לְבֵי מִדְרְשָׁא, אֲמַרוּ לֵיהּ: שֶׁלּוֹ — נִידּוּי, שֶׁלְּךָ — אֵינוֹ נִידּוּי.Rech Lakich vint au Beit Hamidrach. On lui dit : La sienne est une mise au ban valable ; la tienne n'est pas une mise au ban.
- וּמַאי תַּקַּנְתֵּיהּ? זִיל לְגַבֵּיהּ דְּלִישְׁרֵי לָךְ. לָא יָדַעְנָא לֵיהּ. אֲמַרוּ לֵיהּ: זִיל לְגַבֵּי נְשִׂיאָה דְּלִישְׁרֵי לָךְ, דְּתַנְיָא: נִידּוּהוּ וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ מִי נִידָּהוּ, יֵלֵךְ אֵצֶל נָשִׂיא וְיַתִּיר לוֹ נִדּוּיוֹ.Et quel est le remède pour lui ? demanda-t-il. Va auprès de lui pour qu'il te délie. Je ne le connais pas, répondit-il. Ils lui dirent : Va auprès du Nassi (le prince, chef du peuple) pour qu'il te délie, comme il a été enseigné dans une baraïta : Si on l'a mis au ban et qu'il ne sait pas qui l'a mis au ban, qu'il aille auprès du Nassi, et celui-ci lèvera sa mise au ban.
- אָמַר רַב הוּנָא, בְּאוּשָׁא הִתְקִינוּ: אַב בֵּית דִּין שֶׁסָּרַח — אֵין מְנַדִּין אוֹתוֹ, אֶלָּא אוֹמֵר לוֹ: ״הִכָּבֵד וְשֵׁב בְּבֵיתֶךָ״. חָזַר וְסָרַח — מְנַדִּין אוֹתוֹ, מִפְּנֵי חִילּוּל הַשֵּׁם.Rav Houna a dit : À Oucha, on a institué : Un président du tribunal qui a fauté, on ne le met pas au ban ; mais on lui dit : « Garde ton honneur et reste chez toi » (II Rois 14, 10). S'il a fauté de nouveau, on le met au ban, à cause de la profanation du Nom.
- וּפְלִיגָא דְּרֵישׁ לָקִישׁ. דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: תַּלְמִיד חָכָם שֶׁסָּרַח — אֵין מְנַדִּין אוֹתוֹ בְּפַרְהֶסְיָא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְכָשַׁלְתָּ הַיּוֹם וְכָשַׁל גַּם נָבִיא עִמְּךָ לָיְלָה״ — כַּסֵּהוּ כַּלַּיְלָה.Cela diverge de l'avis de Rech Lakich. Car Rech Lakich a dit : Un érudit qui a fauté, on ne le met pas au ban en public, comme il est dit : « Tu trébucheras le jour, et le prophète aussi trébuchera avec toi la nuit » (Osée 4, 5) : couvre-le comme la nuit.
- מָר זוּטְרָא חֲסִידָא, כִּי מִיחַיַּיב צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן שַׁמְתָּא, בְּרֵישָׁא מְשַׁמֵּית נַפְשֵׁיהּ, וַהֲדַר מְשַׁמֵּית לְדִידֵיהּ. כִּי הֲוָה עָיֵיל בְּאוּשְׁפִּיזֵיהּ שָׁרֵי לֵיהּ לְנַפְשֵׁיהּ, וַהֲדַר שָׁרֵי לֵיהּ לְדִידֵיהּ.Mar Zoutra le Pieux, lorsqu'un érudit était passible de chamta, se mettait d'abord lui-même au ban, puis mettait l'autre au ban. Lorsqu'il rentrait à son logis, il se déliait lui-même, puis déliait l'autre.
- אָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב: תַּלְמִיד חָכָם מְנַדֶּה לְעַצְמוֹ, וּמֵיפֵר לְעַצְמוֹ. אָמַר רַב פָּפָּא: תֵּיתֵי לִי, דְּלָא שַׁמֵּיתִי צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן מֵעוֹלָם. אֶלָּא כִּי קָא מִיחַיַּיב צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן שַׁמְתָּא, הֵיכִי עָבֵיד? כִּי הָא דִּבְמַעְרְבָא מִימְּנוּ אַנְּגָדָא דְּצוּרְבָּא מֵרַבָּנַן וְלָא מִימְּנוּ אַשַּׁמְתָּא.Rav Guidel a dit au nom de Rav : Un érudit peut se mettre lui-même au ban, et se délier lui-même. Rav Pappa a dit : Qu'il m'en revienne du bien, car je n'ai jamais mis au ban un érudit. La Guemara demande : Mais alors, lorsqu'un érudit était passible de chamta, que faisait-il ? Il faisait comme en Occident, en terre d'Israël, où l'on se réunit pour faire donner la flagellation à un érudit, mais on ne se réunit pas pour la chamta.
- מַאי שַׁמְתָּא? אָמַר רַב: שָׁם מִיתָה. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: שְׁמָמָה יִהְיֶה, וּמַהְנְיָא בֵּיהּ כִּי טִיחְיָא בְּתַנּוּרָא.Que signifie chamta ? Rav a dit : C'est cham mita, « là est la mort ». Et Chmouel a dit : Chemama yihyé, « il sera désolation » ; et elle agit sur lui comme la graisse enduite dans un four : elle s'y imprègne et n'en sort jamais.
- וּפְלִיגָא דְּרֵישׁ לָקִישׁ. דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: כְּשֵׁם שֶׁנִּכְנֶסֶת בְּמָאתַיִם וְאַרְבָּעִים וּשְׁמוֹנָה אֵיבָרִים, כָּךְ כְּשֶׁהִיא יוֹצְאָה — יוֹצְאָה מִמָּאתַיִם וְאַרְבָּעִים וּשְׁמוֹנָה אֵיבָרִים.Cela diverge de l'avis de Rech Lakich. Car Rech Lakich a dit : De même qu'elle entre dans les deux cent quarante-huit membres du corps, de même, lorsqu'elle sort, elle sort des deux cent quarante-huit membres.
- כְּשֶׁהִיא נִכְנֶסֶת, דִּכְתִיב: ״וְהָיְתָה הָעִיר חֵרֶם״ — ״חֵרֶם״ בְּגִימַטְרִיָּא מָאתַיִם וְאַרְבָּעִים וּשְׁמוֹנָה הָווּ. כְּשֶׁהִיא יוֹצְאָה, דִּכְתִיב: ״בְּרוֹגֶז רַחֵם תִּזְכּוֹר״, ״רַחֵם״ בְּגִימַטְרִיָּא הָכִי הָווּ.Lorsqu'elle entre, comme il est écrit : « La ville sera 'hérem » (Josué 6, 17) : la valeur numérique (guématria) de 'hérem (anathème) est de deux cent quarante-huit. Lorsqu'elle sort, comme il est écrit : « Dans la colère, souviens-toi d'avoir ra'hem (miséricorde) » (Habacuc 3, 2) : ra'hem a la même valeur numérique.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: שְׁדִי שַׁמְתָּא אַגְּנוּבְתָּא דְכַלְבָּא וְאִיהִי דִּידַהּ עָבְדָה. דְּהָהוּא כַּלְבָּא דַּהֲוָה אָכֵיל מְסָאנֵי דְרַבָּנַן וְלָא הֲווֹ קָא יָדְעִי מַנּוּ, וְשַׁמִּתוּ לֵיהּ. אִיתְּלַי בֵּיהּ נוּרָא בִּגְנוּבְתֵּיהּ וַאֲכַלְתֵּיהּ.Rav Yossef a dit : Jette une chamta sur la queue d'un chien, et elle fera son œuvre. Car un certain chien mangeait les chaussures des Maîtres, et ils ne savaient pas qui c'était ; ils prononcèrent une chamta contre le coupable. Le feu prit à sa queue et le consuma.
- הָהוּא אַלָּמָא דַּהֲוָה קָא מְצַעַר לֵיהּ לְהָהוּא צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן, אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב יוֹסֵף, אֲמַר לֵיהּ: זִיל שַׁמְתֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ: מִסְתְּפֵינָא מִינֵּיהּ.Un homme violent tourmentait un certain érudit. Celui-ci vint devant Rav Yossef, qui lui dit : Va, mets-le au ban. Il répondit : J'ai peur de lui.
- אֲמַר לֵיהּ: שְׁקֵיל פְּתִיחָא עֲלֵיהּ. כׇּל שֶׁכֵּן דְּמִסְתְּפֵינָא מִינֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ: שִׁקְלֵיהּ, אַחֲתֵיהּ בְּכַדָּא,Il lui dit : Prends un acte écrit contre lui, c'est-à-dire écris une chamta. J'ai d'autant plus peur de lui, répondit-il. Il lui dit : Prends-le, dépose-le dans une jarre,
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