Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָתַנְיָא: מְבִיאִין כֵּלִים מִבֵּית הָאוּמָּן, כְּגוֹן כַּד מִבֵּית הַכַּדָּר, וְכוֹס מִבֵּית הַזַּגָּג. אֲבָל לֹא צֶמֶר מִבֵּית הַצַּבָּע, וְלֹא כֵּלִים מִבֵּית הָאוּמָּן. וְאִם אֵין לוֹ מַה יֹּאכַל — נוֹתֵן לוֹ שְׂכָרוֹ וּמַנִּיחוֹ אֶצְלוֹ. וְאִם אֵינוֹ מַאֲמִינוֹ — מַנִּיחוֹ בְּבַיִת הַסָּמוּךְ לוֹ. וְאִם חוֹשֵׁשׁ לָהֶם שֶׁמָּא יִגָּנְבוּ — מְפַנָּן לְחָצֵר אַחֶרֶת, וְאִם אֵינוֹ מַאֲמִינוֹ — מְבִיאָן בְּצִנְעָה בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ.Et n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : on rapporte des objets de chez l'artisan, par exemple une cruche de chez le potier et une coupe de chez le verrier, car ils serviront pendant la fête ; mais pas de la laine de chez le teinturier, ni des objets de chez l'artisan, qui ne sont pas nécessaires à la fête. Et si l'artisan n'a pas de quoi manger, on lui donne son salaire et on laisse l'objet chez lui. Et si on ne lui fait pas confiance, on le dépose dans la maison voisine de la sienne. Et si on craint pour eux qu'ils ne soient volés, on les déplace vers une autre cour ; et si on ne fait pas confiance au propriétaire de cette cour, on les rapporte discrètement dans sa maison.
- תָּרֵצְתְּ מְבִיאִין, מוֹלִיכִין קַשְׁיָא, דְּקָתָנֵי: אֵין מְבִיאִין, וְכׇל שֶׁכֵּן שֶׁאֵין מוֹלִיכִין! אֶלָּא: מְחַוַּורְתָּא כִּדְשַׁנַּיִין מֵעִיקָּרָא.Tu as résolu « on rapporte », mais « on porte » reste difficile, car elle enseigne : « on ne rapporte pas » ; à plus forte raison on ne porte pas ! Et pour porter, la confiance en l'artisan ne joue aucun rôle. Plutôt, il est clair qu'il faut s'en tenir à ce que nous avons répondu au départ : l'une parle du quatorze Nissan, l'autre de 'Hol HaMoèd (les jours intermédiaires de la fête).
- מַתְנִי׳ מְחַפִּין אֶת הַקְּצִיעוֹת בְּקַשׁ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף מְעַבִּין. מוֹכְרֵי פֵירוֹת, כְּסוּת וְכֵלִים — מוֹכְרִים בְּצִנְעָה לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד. הַצַּיָּידִין וְהַדָּשׁוֹשׁוֹת וְהַגָּרוֹסוֹת — עוֹשִׂין בְּצִנְעָה לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: הֵם הֶחֱמִירוּ עַל עַצְמָן.MICHNA : On couvre les figues mises à sécher avec de la paille. Rabbi Yehouda dit : on peut aussi épaissir. Les vendeurs de fruits, de vêtements et d'ustensiles vendent discrètement pour les besoins de la fête. Les chasseurs, les broyeuses de gruau [dachochot] et les concasseuses de fèves travaillent discrètement pour les besoins de la fête. Rabbi Yossé dit : ils ont été sévères envers eux-mêmes.
- גְּמָ׳ פְּלִיגִי בַּהּ רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא וְרַבִּי אַסִּי, וְתַרְוַיְיהוּ מִשְּׁמֵיהּ דְּחִזְקִיָּה וְרַבִּי יוֹחָנָן. חַד אָמַר: ״מְחַפִּין״ אַקְלוֹשֵׁי, ״מְעַבִּין״ אַסְמוֹכֵי. וְחַד אָמַר: ״מְחַפִּין״ בֵּין אַקְלוֹשֵׁי בֵּין אַסְמוֹכֵי, ״מְעַבִּין״ — עוֹשֶׂה אוֹתוֹ כְּמִין כְּרִי. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: ״מְעַבִּין״ עוֹשֶׂה אוֹתוֹ כְּמִין כְּרִי, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.GUEMARA : Rabbi 'Hiya bar Abba et Rabbi Assi sont en désaccord à ce sujet, et tous deux parlent au nom de 'Hizkiya et de Rabbi Yo'hanan. L'un a dit : « on couvre », c'est de façon clairsemée ; « on épaissit », c'est de façon serrée. Et l'autre a dit : « on couvre », c'est aussi bien de façon clairsemée que serrée ; « on épaissit », c'est qu'on en fait une sorte de tas. Il a été enseigné de même dans une baraïta : « on épaissit » : on en fait une sorte de tas, telles sont les paroles de Rabbi Yehouda.
- מוֹכְרֵי פֵירוֹת כְּסוּת וְכֵלִים מוֹכְרִין בְּצִנְעָה וְכוּ׳. אִיבַּעְיָא לְהוּ: הֵן הֶחֱמִירוּ עַל עַצְמָן — דְּלָא הֲווֹ עָבְדִי כְּלָל, אוֹ דִלְמָא דַּהֲווֹ עָבְדִי בְּצִנְעָה?« Les vendeurs de fruits, de vêtements et d'ustensiles vendent discrètement, etc. » Ils ont posé la question : « ils ont été sévères envers eux-mêmes », est-ce qu'ils ne travaillaient pas du tout, ou peut-être qu'ils travaillaient discrètement, alors qu'ils auraient pu le faire ouvertement ?
- תָּא שְׁמַע: מוֹכְרֵי פֵירוֹת כְּסוּת וְכֵלִים — מוֹכְרִין בְּצִנְעָה לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: תַּגָּרֵי טְבֶרְיָא הֵן הֶחֱמִירוּ עַל עַצְמָן שֶׁלֹּא יְהוּ מוֹכְרִין כׇּל עִיקָּר. צָדֵי חַיּוֹת וְעוֹפוֹת וְדָגִים — צָדִין בְּצִנְעָה לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: צָדֵי עַכּוֹ הֵן הֶחֱמִירוּ עַל עַצְמָן שֶׁלֹּא יְהוּ צָדִין כׇּל עִיקָּר. דָּשׁוֹשֵׁי חִילְקָא טַרְגִּיס וְטִיסְנִי — דּוֹשְׁשִׁין בְּצִנְעָה לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: דָּשׁוֹשֵׁי צִיפּוֹרִי הֵן הֶחְמִירוּ עַל עַצְמָן שֶׁלֹּא יְהוּ דּוֹשְׁשִׁין כׇּל עִיקָּר.Viens et entends une preuve : les vendeurs de fruits, de vêtements et d'ustensiles vendent discrètement pour les besoins de la fête. Rabbi Yossé dit : les marchands de Tibériade ont été sévères envers eux-mêmes, de ne pas vendre du tout. Les chasseurs de bêtes, d'oiseaux et de poissons chassent discrètement pour les besoins de la fête. Rabbi Yossé dit : les chasseurs d'Akko ont été sévères envers eux-mêmes, de ne pas chasser du tout. Les broyeurs de 'hilka, targuis et tisni broient discrètement pour les besoins de la fête. Rabbi Yossé dit : les broyeurs de Tsipori ont été sévères envers eux-mêmes, de ne pas broyer du tout.
- אָמַר אַבָּיֵי: חִילְקָא — חֲדָא לְתַרְתֵּי, טַרְגִּיס — חֲדָא לִתְלָת, טִיסְנִי — חֲדָא לְאַרְבְּעָה. כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר: כּוּנָּתָא.Abayé a dit : 'hilka, c'est un grain brisé en deux ; targuis, un en trois ; tisni, un en quatre. Quand Rav Dimi est venu d'Erets Israël, il a dit : 'hilka, c'est de l'épeautre.
- מֵיתִיבִי: חִילְקָא טַרְגִּיס וְטִיסְנִי טְמֵאִין בְּכׇל מָקוֹם. בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר חֲדָא לְתַרְתֵּי לִתְלָת וּלְאַרְבְּעָה, מִשּׁוּם הָכִי טְמֵאִין בְּכׇל מָקוֹם — דְּאִתַּכְשׁוּר, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר כּוּנָּתָא, אַמַּאי טְמֵאִין בְּכׇל מָקוֹם, הָא לָא אִיתַּכְשׁוּר?On a objecté à partir d'une baraïta : 'hilka, targuis et tisni sont temé'im (susceptibles d'impureté rituelle) en tout lieu. Certes, selon celui qui a dit qu'il s'agit d'un grain brisé en deux, en trois et en quatre, c'est pour cela qu'ils sont temé'im en tout lieu : parce qu'ils ont été rendus aptes à l'impureté par l'eau de leur préparation. Mais selon celui qui a dit que c'est de l'épeautre, pourquoi sont-ils temé'im en tout lieu, puisqu'ils n'ont pas été rendus aptes ?
- כְּגוֹן דְּמִיקַּלְּפָן, דְּאִי לָאו דִּשְׁרָא לְהוּ בְּמַיָּא לָא הֲוָה מִיקַּלְפָא. וְאַמַּאי קָרֵי לֵיהּ ״חִילְקָא״ — דְּשָׁקֵל חִלְקַיְהוּ.Il s'agit d'un cas où ils ont été décortiqués, car si on ne les avait pas fait tremper dans l'eau, on n'aurait pas pu les décortiquer. Et pourquoi l'appelle-t-on 'hilka ? Parce qu'on a ôté leur enveloppe ['helkayhou].
- מֵיתִיבִי: הַנּוֹדֵר מִן הַדָּגָן — אָסוּר אַף בְּפוֹל הַמִּצְרִי יָבֵשׁ, וּמוּתָּר בְּלַח, וּמוּתָּר בְּאוֹרֶז בְּחִילְקָא וְטַרְגִּיס וְטִיסְנִי. בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר חֲדָא לְתַרְתֵּי חֲדָא לִתְלָת וַחֲדָא לְאַרְבְּעָה — שַׁפִּיר, דִּנְפַקוּ לְהוּ מִתּוֹרַת דָּגָן, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר כּוּנָּתָא, דָּגָן מְעַלְּיָא הוּא! קַשְׁיָא.On a objecté à partir d'une baraïta : celui qui fait vœu de s'abstenir de céréales est interdit même de fève d'Égypte sèche, et permis de fraîche ; et il est permis de riz, de 'hilka, de targuis et de tisni. Certes, selon celui qui a dit qu'il s'agit d'un grain brisé en deux, un en trois et un en quatre, c'est bien, car ils sont sortis de la catégorie de céréale. Mais selon celui qui a dit que c'est de l'épeautre, c'est une céréale à part entière ! C'est une kouchya (difficulté).
- רַב הוּנָא שְׁרָא לְהוּ לְהָנְהוּ כְּרוּפְיָיתָא לְמֵיזַל לְזַבּוֹנֵי כִּי אוֹרְחַיְיהוּ בְּשׁוּקָא. אֵיתִיבֵיהּ רַב כָּהֲנָא: חֲנוּת פְּתוּחָה לִסְטָיו — פּוֹתֵחַ וְנוֹעֵל כְּדַרְכּוֹ,Rav Houna a permis à ces marchands d'épices [keroufiyata] d'aller vendre à leur manière habituelle au marché pendant 'Hol HaMoèd. Rav Kahana lui a objecté à partir d'une baraïta : une boutique ouvrant sur un portique, on l'ouvre et on la ferme à la manière habituelle ;
- פְּתוּחָה לִרְשׁוּת הָרַבִּים — פּוֹתֵחַ אַחַת וְנוֹעֵל אַחַת, וְעֶרֶב יוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן שֶׁל חַג מוֹצִיא וּמְעַטֵּר אֶת שׁוּקֵי הָעִיר בְּפֵירוֹת בִּשְׁבִיל כְּבוֹד יוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן. מִפְּנֵי כְּבוֹד יוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן אִין, שֶׁלֹּא מִפְּנֵי כְּבוֹד יוֹם טוֹב לָא!si elle ouvre sur le domaine public, on ouvre un battant et on en ferme un. Et la veille du dernier Yom Tov (jour de fête) de Soukkot, on sort sa marchandise et on orne les marchés de la ville de fruits, en l'honneur du dernier Yom Tov. En l'honneur du dernier Yom Tov, oui ; sans l'honneur du Yom Tov, non ! Comment Rav Houna a-t-il donc pu permettre de vendre normalement ?
- לָא קַשְׁיָא: הָא בְּפֵירֵי, הָא בְּתַבְלִין.Ce n'est pas difficile : ceci concerne les fruits, cela les condiments : les fruits pourraient être achetés pour plus tard, tandis que les condiments sont manifestement destinés à la fête.
הֲדַרַן עֲלָךְ מִי שֶׁהָפַךְ
Nous reviendrons à toi, Mi chéhafakh- וְאֵלּוּ מְגַלְּחִין בַּמּוֹעֵד: הַבָּא מִמְּדִינַת הַיָּם וּמִבֵּית הַשִּׁבְיָה, וְהַיּוֹצֵא מִבֵּית הָאֲסוּרִין, וְהַמְנוּדֶּה שֶׁהִתִּירוּ לוֹ חֲכָמִים, וְכֵן מִי שֶׁנִּשְׁאַל לְחָכָם וְהוּתַּר, וְהַנָּזִיר וְהַמְּצוֹרָע מִטּוּמְאָתוֹ לְטׇהֳרָתוֹ.Et voici ceux qui se rasent pendant la fête : celui qui arrive d'outre-mer ou de captivité, celui qui sort de prison, l'excommunié que les Sages ont délié, de même celui qui a consulté un Sage et a été délié de son vœu, le naziréen et le lépreux passant de leur impureté à leur pureté. Ils n'ont pas pu se raser avant la fête.
- וְאֵלּוּ מְכַבְּסִין בַּמּוֹעֵד: הַבָּא מִמְּדִינַת הַיָּם וּמִבֵּית הַשִּׁבְיָה, וְהַיּוֹצֵא מִבֵּית הָאֲסוּרִין,Et voici ceux qui lavent leurs vêtements pendant la fête : celui qui arrive d'outre-mer ou de captivité, celui qui sort de prison,
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