Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- צָרַם אֹזֶן בְּכוֹר קָנְסוּ בְּנוֹ אַחֲרָיו — מִשּׁוּם דְּאִיסּוּרָא דְּאוֹרָיְיתָא,dans le cas de celui qui a entaillé l'oreille d'un premier-né animal, les Sages ont pénalisé son fils après lui, c'est parce qu'il s'agit d'un interdit de la Torah : il est défendu de provoquer volontairement un défaut chez un premier-né pour pouvoir le consommer comme viande profane.
- וְאִם תִּמְצֵי לוֹמַר מָכַר עַבְדּוֹ לְגוֹי וָמֵת קָנְסוּ בְּנוֹ אַחֲרָיו — מִשּׁוּם דְּכֹל יוֹמָא מַפְקַע לֵיהּ מִמִּצְוֹת,Et si tu en viens à dire que pour celui qui a vendu son esclave à un non-Juif et est mort, les Sages ont pénalisé son fils après lui, c'est parce que chaque jour passé chez le non-Juif le soustrait aux mitsvot (commandements) auxquelles il est astreint.
- הָכָא מַאי: גַּבְרָא קָנֵיס רַבָּנַן — וְהָא לֵיתֵיהּ, אוֹ דִלְמָא: מָמוֹנָא קָנֵיס רַבָּנַן — וְהָא אִיתֵיהּ!Ici, qu'en est-il, pour celui qui a programmé son travail pendant la fête, puis est mort ? Est-ce l'homme que les Sages ont pénalisé, or il n'est plus ? Ou peut-être est-ce l'argent que les Sages ont pénalisé, or il existe encore entre les mains des héritiers ?
- אֲמַר לֵיהּ, תְּנֵיתוּהָ: שָׂדֶה שֶׁנִּתְקַוְּוצָה בַּשְּׁבִיעִית — תִּזָּרַע לְמוֹצָאֵי שְׁבִיעִית, נִטַּיְּיבָה אוֹ נִדַּיְּירָה — לֹא תִּזָּרַע לְמוֹצָאֵי שְׁבִיעִית. וְאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא: נָקְטִינַן, הֱטִיבָהּ וָמֵת — בְּנוֹ זוֹרְעָהּ, אַלְמָא: לְדִידֵיהּ קְנַסוּ רַבָּנַן, לִבְרֵיהּ לָא קְנַסוּ רַבָּנַן. הָכָא נָמֵי: לְדִידֵיהּ קְנַסוּ רַבָּנַן, לִבְרֵיהּ לָא קְנַסוּ רַבָּנַן.Rabbi Zeira lui a dit, à Rabbi Yirmeya : vous l'avez déjà appris dans une Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi ; Chevi'it 4, 2) : un champ dont on a ôté les épines pendant la septième année (l'année sabbatique) peut être ensemencé à l'issue de la septième année ; mais s'il a été amendé par du fumier ou parqué, c'est-à-dire enclos pour que le bétail le fume, il ne peut être ensemencé à l'issue de la septième année. Et Rabbi Yossé bar 'Hanina a dit : nous avons pour tradition que si quelqu'un l'a amendé puis est mort, son fils peut l'ensemencer. Il en ressort que les Sages l'ont pénalisé lui-même, mais que les Sages n'ont pas pénalisé son fils. Ici aussi, pour le travail fait pendant la fête, les Sages l'ont pénalisé lui-même, mais les Sages n'ont pas pénalisé son fils.
- אָמַר אַבָּיֵי: נָקְטִינַן: טִימֵּא טַהֲרוֹתָיו וָמֵת — לֹא קָנְסוּ בְּנוֹ אַחֲרָיו. מַאי טַעְמָא — הֶיזֵּק שֶׁאֵינוֹ נִיכָּר לָא שְׁמֵיהּ הֶיזֵּק. לְדִידֵיהּ קְנַסוּ רַבָּנַן, לִבְרֵיהּ לָא קְנַסוּ רַבָּנַן.Abayé a dit : nous avons pour tradition que si quelqu'un a rendu impurs les aliments purs d'autrui et est mort avant de payer, les Sages n'ont pas pénalisé son fils après lui. Quelle en est la raison ? Un dommage qui n'est pas apparent n'est pas appelé dommage selon la Torah, et seule une pénalité oblige à payer ; or les Sages l'ont pénalisé lui-même, mais les Sages n'ont pas pénalisé son fils.
- מַתְנִי׳ אֵין לוֹקְחִין בָּתִּים עֲבָדִים וּבְהֵמָה אֶלָּא לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד, אוֹ לְצוֹרֶךְ הַמּוֹכֵר שֶׁאֵין לוֹ מַה יֹּאכַל.MICHNA : On n'achète pas de maisons, d'esclaves ni de bétail pendant 'Hol HaMoèd (les jours intermédiaires de la fête), sauf pour les besoins de la fête, ou pour les besoins du vendeur qui n'a pas de quoi manger.
- גְּמָ׳ בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן: שְׂכַר פְּעוּלָּה שֶׁאֵין לוֹ מַה יֹּאכַל, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ, תְּנֵינָא: אוֹ לְצוֹרֶךְ הַמּוֹכֵר שֶׁאֵין לוֹ מַה יֹּאכַל. לְאֵתוֹיֵי מַאי? לָאו לְאֵתוֹיֵי שְׂכַר פְּעוּלָּה! אֲמַר לֵיהּ: לָא, פָּרוֹשֵׁי קָא מְפָרֵשׁ.GUEMARA : Rava a demandé à Rav Na'hman : pour le salaire d'un travail, quand l'ouvrier n'a pas de quoi manger, qu'en est-il ? Peut-on l'embaucher pendant la fête ? Il lui a dit : nous l'avons appris dans la Michna : « ou pour les besoins du vendeur qui n'a pas de quoi manger ». Que vient-elle ajouter ? N'est-ce pas pour ajouter le salaire d'un travail ? Il lui a répondu : non, elle ne fait qu'expliquer ce que sont les besoins du vendeur.
- אֵיתִיבֵיהּ אַבָּיֵי: אֵין כּוֹתְבִין שְׁטָרֵי חוֹב בַּמּוֹעֵד, וְאִם אֵינוֹ מַאֲמִינוֹ, אוֹ שֶׁאֵין לוֹ מַה יֹּאכַל — הֲרֵי זֶה יִכְתּוֹב. שֶׁאֵין לוֹ מַה יֹּאכַל — לְאֵתוֹיֵי מַאי? לָאו לְאֵתוֹיֵי שְׂכַר פְּעוּלָּה! שְׁמַע מִינַּהּ.Abayé lui a objecté à partir d'une Michna (plus loin, 18b) : on n'écrit pas de reconnaissances de dette pendant la fête ; mais si le prêteur ne fait pas confiance à l'emprunteur, ou si le scribe n'a pas de quoi manger, il peut écrire. « S'il n'a pas de quoi manger » : que cela vient-il ajouter ? N'est-ce pas pour ajouter le salaire d'un travail ? Déduis-en que c'est permis.
- מוֹתֵיב רַב שֵׁשֶׁת: וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, שָׁלֹשׁ אוּמָּנִיּוֹת עוֹשִׂין מְלָאכָה בְּעַרְבֵי פְסָחִים עַד חֲצוֹת: הַחַיָּיטִין וְהַסַּפָּרִין וְהַכּוֹבְסִין. הַחַיָּיטִין — שֶׁכֵּן הֶדְיוֹט תּוֹפֵר כְּדַרְכּוֹ בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד, הַסַּפָּרִין וְהַכּוֹבְסִין — שֶׁכֵּן הַבָּאִין מִמְּדִינַת הַיָּם וְהַיּוֹצֵא מִבֵּית הָאֲסוּרִין מוּתָּרִין לְסַפֵּר וּלְכַבֵּס בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד.Rav Cheichet a objecté à partir d'une Michna (Pessa'him 55a) : et les Sages disent : trois métiers exercent leur travail la veille de Pessa'h jusqu'à midi : les tailleurs, les barbiers et les blanchisseurs. Les tailleurs, car un profane coud à sa manière habituelle pendant 'Hol HaMoèd. Les barbiers et les blanchisseurs, car ceux qui arrivent d'outre-mer et celui qui sort de prison ont le droit de se couper les cheveux et de laver leurs vêtements pendant 'Hol HaMoèd.
- וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ שְׂכַר פְּעוּלָּה שֶׁאֵין לוֹ מַה יֹּאכַל שְׁרֵי — כׇּל מְלָאכוֹת נָמֵי לִישְׁתְּרוֹ, דְּהָא אִיכָּא שְׂכַר פְּעוּלָּה שֶׁאֵין לוֹ מַה יֹּאכַל!Or, s'il te venait à l'esprit que le salaire d'un travail, pour celui qui n'a pas de quoi manger, est permis pendant la fête, que tous les travaux soient aussi permis la veille de Pessa'h, puisqu'il existe pendant la fête la permission du salaire d'un travail pour celui qui n'a pas de quoi manger ! Or ce n'est pas le cas ; c'est donc que le salaire n'est pas un motif de permission pendant la fête.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב פָּפָּא: אֶלָּא מֵעַתָּה בִּנְיָן לִישְׁתְּרֵי, שֶׁכֵּן כּוֹתֶל הַגּוֹהֶה לִרְשׁוּת הָרַבִּים — סוֹתֵר וּבוֹנֶה כְּדַרְכּוֹ מִפְּנֵי הַסַּכָּנָה!Rav Pappa s'y est opposé : mais alors, que la construction soit elle aussi permise la veille de Pessa'h, car un mur qui penche vers le domaine public, on le démolit et on le rebâtit à la manière habituelle pendant la fête, à cause du danger ! Or on ne peut le soutenir.
- מַתְקֵיף לַהּ רָבִינָא: אֶלָּא מֵעַתָּה לַבְלָר לִישְׁתְּרֵי, שֶׁכֵּן כּוֹתְבִין קִידּוּשֵׁי נָשִׁים גִּיטִּין וְשׁוֹבָרִין!Ravina s'y est opposé : mais alors, que le scribe [lavlar] soit permis la veille de Pessa'h, car on écrit pendant la fête les actes de mariage, les guittin (actes de divorce) et les quittances !
- אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: מוֹעֵד אַאַרְבָּעָה עָשָׂר קָא רָמֵית? מוֹעֵד — מִשּׁוּם טִירְחָא הוּא, וּבִמְקוֹם פְּסֵידָא שָׁרוּ רַבָּנַן. אַרְבָּעָה עָשָׂר — מִשּׁוּם צוֹרֶךְ יוֹם טוֹב הוּא. מִידֵּי דְּצוֹרֶךְ יוֹם טוֹב שָׁרוּ רַבָּנַן, מִידֵּי דְּלָאו צוֹרֶךְ יוֹם טוֹב לָא שָׁרוּ רַבָּנַן.Plutôt, Rav Achi a dit : l'objection de Rav Cheichet n'a pas de fondement. Opposes-tu la fête au quatorze Nissan ? La fête, c'est à cause de la peine que l'interdit a été posé, et en cas de perte, les Sages ont permis. Le quatorze, c'est en raison des besoins du Yom Tov (jour de fête) : ce qui relève des besoins du Yom Tov, les Sages l'ont permis ; ce qui ne relève pas des besoins du Yom Tov, les Sages ne l'ont pas permis.
- מַתְנִי׳ אֵין מְפַנִּין מִבַּיִת לְבַיִת, אֲבָל מְפַנֶּה הוּא לַחֲצֵרוֹ. אֵין מְבִיאִין כֵּלִים מִבֵּית הָאוּמָּן, אִם חוֹשֵׁשׁ לָהֶם — מְפַנָּן לְחָצֵר אַחֶרֶת.MICHNA : On ne déménage pas ses affaires d'une maison à une autre, mais on peut les déménager vers sa cour. On ne rapporte pas d'objets de chez l'artisan ; si l'on craint pour eux qu'ils ne soient volés, on les déplace vers une autre cour.
- גְּמָ׳ וְהָאָמְרַתְּ רֵישָׁא אֵין מְפַנִּין כְּלָל? אָמַר אַבָּיֵי: סֵיפָא אֲתָאן לְבַיִת שֶׁבֶּחָצֵר.GUEMARA : Mais n'as-tu pas dit au début de la Michna qu'on ne déménage pas du tout ? Comment peut-on alors déplacer vers une autre cour ? Abayé a dit : dans la fin de la Michna, nous en venons à une maison située dans la cour : on la vide vers cette même cour.
- וְאֵין מְבִיאִין כֵּלִים מִבֵּית הָאוּמָּן. אָמַר רַב פָּפָּא: בָּדֵיק לַן רָבָא, תְּנַן: אֵין מְבִיאִין כֵּלִים מִבֵּית הָאוּמָּן, וּרְמִינְהוּ: מוֹלִיכִין וּמְבִיאִין כֵּלִים מִבֵּית הָאוּמָּן, וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵינָן לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד!« Et on ne rapporte pas d'objets de chez l'artisan ». Rav Pappa a dit : Rava nous a mis à l'épreuve : nous avons appris dans la Michna : « on ne rapporte pas d'objets de chez l'artisan ». Or, on oppose à cela une autre Michna (Pessa'him 55b) : « on porte et on rapporte des objets de chez l'artisan, même s'ils ne sont pas pour les besoins de la fête » !
- וְשַׁנֵּינַן לֵיהּ: כָּאן בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר, כָּאן בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד. אִיבָּעֵית אֵימָא: הָא וְהָא בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד. כָּאן בְּמַאֲמִינוֹ, כָּאן בְּשֶׁאֵינוֹ מַאֲמִינוֹ.Et nous lui avons répondu : ici, il s'agit du quatorze Nissan, là, de 'Hol HaMoèd. Ou, si tu veux, dis : l'un et l'autre traitent de 'Hol HaMoèd : ici, quand on fait confiance à l'artisan, là, quand on ne lui fait pas confiance.
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