Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִנְחָה מַאי עֲבִידְתֵּהּ? אָמַר רַב פָּפָּא: מִנְחַת נְסָכִים.La Guemara (discussion des Amoraïm) demande : La min'ha (offrande de farine), que fait-elle ici, dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) sur l'aspersion du sang ? Rav Pappa a dit : Il s'agit de la min'ha des libations, qui accompagne le sacrifice.
- סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּבַהֲדֵי זֶבַח אָתְיָא – כִּי גּוּפֵיהּ דְּזֶבַח דָּמְיָא, קָא מַשְׁמַע לַן.Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisqu'elle vient avec le sacrifice, elle est comparable au sacrifice lui-même, et on aspergerait le sang pour elle ; il nous enseigne donc qu'il n'en est rien. Quoi qu'il en soit, Rabbi Yehochoua admet qu'on asperge s'il reste une partie du sacrifice, et il en va de même du reste d'une min'ha.
- וּמַאן דְּפָסֵל – שָׁאנֵי הָכָא, דְּאָמַר קְרָא: ״וְהֵרִים הַכֹּהֵן מִן הַמִּנְחָה אֶת אַזְכָּרָתָהּ וְהִקְטִיר הַמִּזְבֵּחָה״, ״הַמִּנְחָה״ – עַד דְּאִיתַהּ לְכוּלַּהּ מִנְחָה לֹא יַקְטִיר.Et celui qui invalide, Rech Lakich, répond : C'est différent ici, car le verset dit : « Le Cohen prélèvera de la min'ha sa part de souvenir et la brûlera sur l'autel » (Lévitique 2, 9). « La min'ha » enseigne que, tant que la min'ha n'est pas tout entière présente, il ne brûlera pas la poignée.
- וְאִידָּךְ, ״מִן הַמִּנְחָה״ – מִנְחָה שֶׁהָיְתָה כְּבָר שְׁלֵימָה בִּשְׁעַת קְמִיצָה יַקְטִיר, אַף עַל גַּב דְּהַשְׁתָּא אֵינָהּ שְׁלֵימָה.Et l'autre, Rabbi Yo'hanan, comprend : « De la min'ha » : une min'ha qui était déjà entière au moment de la kemitsa (prélèvement de la poignée), il la brûlera, même si elle n'est pas entière à présent.
- אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן לְרֵישׁ לָקִישׁ: עַד שֶׁלֹּא פֵּרְקָהּ נִפְרַס הַלֶּחֶם – פָּסוּל, וְאֵין מַקְטִיר עָלָיו אֶת הַבָּזִיכִין, וְאִם מִשֶּׁפֵּרְקָהּ נִפְרַס לַחְמָהּ – הַלֶּחֶם פָּסוּל, וּמַקְטִיר עָלָיו אֶת הַבָּזִיכִין. וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לֹא פֵּרְקָהּ מַמָּשׁ, אֶלָּא כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ זְמַנָּהּ לְפָרֵק, וְאַף עַל פִּי שֶׁלֹּא פִּירְקָהּ.Rabbi Yo'hanan a objecté à Rech Lakich à partir d'une baraïta : Si, avant qu'il l'ait détachée de la Table, le pain de proposition s'est brisé, il est invalide et on ne brûle pas pour lui les bazikhin (l'encens des coupelles). Et si son pain s'est brisé après qu'il l'a détachée, le pain est invalide, mais on brûle pour lui les bazikhin. Et Rabbi Elazar a dit : Non pas qu'il l'ait réellement détachée, mais dès que le moment de la détacher est arrivé, même s'il ne l'a pas détachée. On brûle donc l'encens malgré le pain brisé, et de même la poignée malgré un reste diminué.
- אֲמַר לֵיהּ: הָא מַנִּי? רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הִיא. אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא אָמֵינָא לָךְ מִשְׁנָה שְׁלֵימָה, וְאָמְרַתְּ לִי אַתְּ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר?Rech Lakich lui a dit : Celle-ci, de qui est-elle ? Elle est de Rabbi Eliézer. Il lui a dit : Moi, je te cite une michna entière, c'est-à-dire un enseignement anonyme, et toi tu me dis : c'est Rabbi Eliézer ?
- אִי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, מַאי אִירְיָא נִפְרַס? אֲפִילּוּ שָׂרוּף וְאָבוּד נָמֵי מַכְשַׁר! אִישְׁתִּיק.De plus, si c'était Rabbi Eliézer, pourquoi précisément « brisé » ? Même si le pain est brûlé ou perdu il valide aussi ! Rech Lakich s'est tu.
- וְאַמַּאי שְׁתֵק? לֵימָא לֵיהּ: צִבּוּר שָׁאנֵי, הוֹאִיל וְאִישְׁתְּרַי טוּמְאָה לְגַבַּיְיהוּ – אִישְׁתְּרַי נָמֵי חֲסֵרוֹת! אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: זֹאת אוֹמֶרֶת, הַחֶסְרוֹן כְּבַעַל מוּם דָּמֵי, וְאֵין בַּעַל מוּם בַּצִּבּוּר.Mais pourquoi s'est-il tu ? Qu'il lui dise : La communauté est différente : puisque l'impureté a été permise pour eux, ont été permises aussi les offrandes diminuées ! Rav Adda bar Ahava a dit : Cela revient à dire que la diminution est comparable à un animal ayant un défaut, et il n'y a pas de bête à défaut pour la communauté.
- יָתֵיב רַב פָּפָּא וְקָאָמַר לְהָא שְׁמַעְתָּא, אֲמַר לֵיהּ רַב יוֹסֵף בַּר שְׁמַעְיָה לְרַב פָּפָּא: מִי לָא עָסְקִינַן דְּרַבִּי יוֹחָנָן וְרֵישׁ לָקִישׁ בְּמִנְחַת הָעוֹמֶר דְּצִיבּוּר הִיא, וּפְלִיגִי?Rav Pappa était assis et disait cet enseignement. Rav Yossef bar Chemaya a dit à Rav Pappa : Ne parlons-nous pas de Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich aussi pour la min'ha du omer, qui appartient à la communauté, et ils divergent ? Le silence de Rech Lakich ne prouve donc rien.
- אָמַר רַב מַלְכִּיּוֹ, תָּנָא חֲדָא: ״מִסׇּלְתָּהּ״ – שֶׁאִם חָסְרָה כׇּל שֶׁהוּא פְּסוּלָה, ״מִשַּׁמְנָהּ״ – שֶׁאִם חָסְרָה כׇּל שֶׁהוּא פָּסוּל.Rav Malkiyou a dit : Il a été enseigné dans une baraïta : « De sa fleur de farine » (Lévitique 2, 2) : s'il y manque quoi que ce soit, elle est invalide ; « de son huile » (ibid.) : s'il y manque quoi que ce soit, elle est invalide.
- וְתַנְיָא אִידַּךְ: ״וְהַנּוֹתֶרֶת מִן הַמִּנְחָה״ – פְּרָט לַמִּנְחָה שֶׁחָסְרָה הִיא, וְשֶׁחָסַר קוּמְצָהּ, וְשֶׁלֹּא הִקְטִיר מִלְּבוֹנָתָהּ כְּלוּם.Et il a été enseigné dans une autre : « Et ce qui restera de la min'ha » (Lévitique 2, 3) : à l'exclusion de la min'ha qui a été diminuée, de celle dont la poignée a été diminuée, et de celle dont on n'a rien brûlé de l'encens.
- תְּרֵי קְרָאֵי בַּחֲסֵרוֹת לְמָה לִי? לָאו חַד לְמִנְחָה שֶׁחָסְרָה קוֹדֶם קְמִיצָה, וְחַד לְשִׁירַיִם שֶׁחָסְרוּ בֵּין קְמִיצָה לְהַקְטָרָה,Pourquoi ai-je besoin de deux versets sur les offrandes diminuées ? N'est-ce pas : l'un pour la min'ha diminuée avant la kemitsa, qu'on ne peut compléter, et l'autre pour le reste diminué entre la kemitsa et la combustion, pour lequel on ne brûle pas la poignée,
- וּתְיוּבְתָּא דְּרַבִּי יוֹחָנָן בְּתַרְוַיְיהוּ?et c'est une teyouvta (réfutation définitive) de Rabbi Yo'hanan sur les deux points ?
- לָא, חַד לְמִנְחָה שֶׁחָסְרָה קוֹדֶם קְמִיצָה, דְּאִי מֵבִיא מִבֵּיתוֹ וִימַלְּאֶנָּה – אִין, וְאִי לָא – לָא, וְחַד לְשִׁירַיִם שֶׁחָסְרוּ בֵּין קְמִיצָה לְהַקְטָרָה, דְּאַף עַל גַּב דְּמַקְטִיר קוֹמֶץ עֲלֵיהֶן – אוֹתָן שִׁירַיִם אֲסוּרִים לַאֲכִילָה.La Guemara rejette : Non : l'un concerne la min'ha diminuée avant la kemitsa : s'il apporte de chez lui et la complète, oui, elle est valable, sinon, non. Et l'autre concerne le reste diminué entre la kemitsa et la combustion : bien qu'il brûle la poignée pour lui, ce reste est interdit à la consommation.
- דְּאִיבַּעְיָא לְהוּ: לְדִבְרֵי הָאוֹמֵר שִׁירַיִם שֶׁחָסְרוּ בֵּין קְמִיצָה לְהַקְטָרָה מַקְטִיר קוֹמֶץ עֲלֵיהֶן, אוֹתָן שִׁירַיִם מָה הֵן בַּאֲכִילָה?Car ils ont posé la question : Selon celui qui dit que le reste diminué entre la kemitsa et la combustion, on brûle la poignée pour lui, ce reste, qu'en est-il pour la consommation ?
- אָמַר זְעֵירִי, אָמַר קְרָא: ״וְהַנּוֹתֶרֶת״, וְלֹא הַנּוֹתֶרֶת מִן הַנּוֹתֶרֶת. וְרַבִּי יַנַּאי אָמַר: ״מֵהַמִּנְחָה״ – מִנְחָה שֶׁהָיְתָה כְּבָר.Zeïri a dit : Le verset dit : « Et ce qui restera » (Lévitique 2, 3) : et non ce qui reste de ce qui reste. Et Rabbi Yannaï a dit : « De la min'ha » (ibid.) : une min'ha qui l'était déjà, entière.
- קָמַץ בִּשְׂמֹאל – מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַבִּי זֵירָא, דְּאָמַר קְרָא: ״וַיַּקְרֵב אֶת הַמִּנְחָה וַיְמַלֵּא כַפּוֹ מִמֶּנָּה״ – כַּף זֶה אֵינִי יוֹדֵעַ מַהוּ, כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר: ״וְלָקַח הַכֹּהֵן מִלּוֹג הַשָּׁמֶן וְיָצַק עַל כַּף הַכֹּהֵן הַשְּׂמָאלִית״ – כָּאן שְׂמָאלִית, הָא כׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר ״כַּף״ אֵינוֹ אֶלָּא יָמִין.La Michna enseigne : S'il a prélevé la poignée de la main gauche, elle est invalide. D'où savons-nous cela ? Rabbi Zeira a dit : Car le verset dit : « Il présenta la min'ha et il emplit sa paume d'elle » (Lévitique 9, 17). Cette paume, je ne sais pas ce qu'elle est, droite ou gauche ; lorsqu'il dit : « Le Cohen prendra du log d'huile et en versera sur la paume gauche du Cohen » (Lévitique 14, 15), ici c'est la gauche parce que c'est précisé ; donc partout où il est dit « paume », il ne s'agit que de la droite.
- וְהָא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְגוּפֵיהּ? ״שְׂמָאלִית״ אַחֲרִינָא כְּתִיב.Mais ce mot n'est-il pas nécessaire pour lui-même, pour enseigner la gauche chez le metsora (celui qui est atteint de tsaraat) ? Une autre mention de « gauche » est écrite (Lévitique 14, 16).
- וְאֵימָא: אֵין מִיעוּט אַחַר מִיעוּט אֶלָּא לְרַבּוֹת? ״שְׂמָאלִית״ אַחֲרִינָא כְּתִיב. כָּאן שְׂמָאלִית, וְאֵין אַחֵר שְׂמָאלִית.Mais dis : une restriction après une restriction ne sert qu'à inclure, et la main droite serait valable ! Une autre mention de « gauche » est écrite (Lévitique 14, 26) : ici la gauche, et nulle part ailleurs la gauche.
- וְאֵימָא: אַדְּרַבָּה, מָה כָּאן שְׂמָאלִית – אַף בְּעָלְמָא נָמֵי שְׂמָאלִית! אַרְבָּעָה ״שְׂמָאלִית״ כְּתִיבִי: תְּרֵי בְּעָנִי, וּתְרֵי בְּעָשִׁיר.Mais dis, au contraire : de même qu'ici la gauche, de même ailleurs aussi la gauche ! Quatre mentions de « gauche » sont écrites : deux pour le pauvre et deux pour le riche.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יִרְמְיָה לְרַבִּי זֵירָא: ״עַל בֹּהֶן יָדוֹ הַיְמָנִית וְעַל בֹּהֶן רַגְלוֹ הַיְמָנִית״ דִּכְתִיב בְּשֶׁמֶן דִּמְצוֹרָע עָשִׁיר לְמָה לִּי?Rabbi Yirmeya a dit à Rabbi Zeira : « Sur le pouce de sa main droite et sur le gros orteil de son pied droit » (Lévitique 14, 17), écrit pour l'huile du metsora riche, pourquoi en ai-je besoin ?
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