Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״בְּקֹדֶשׁ הַקֳּדָשִׁים תֹּאכְלֶנּוּ״.La suite du verset est : « Dans le lieu très saint tu les mangeras » (Nombres 18, 10) : il est donc permis aux Cohanim (prêtres) de manger les offrandes très saintes à l'intérieur du Hékhal (le Sanctuaire), lorsque le parvis est dangereux.
- וְהָא לְמָה לִי קְרָא? לֵימָא: ״בַּחֲצַר אֹהֶל מוֹעֵד יֹאכְלוּהָ״, וְלֹא יְהֵא טָפֵל חָמוּר מִן הָעִיקָּר.La Guemara (discussion des Amoraïm) explique l'objection : Et pourquoi ai-je besoin de ce verset ? Selon Rabbi Yo'hanan, qu'il dise ici aussi : Il est écrit : « Dans le parvis de la Tente d'Assignation ils la mangeront » (Lévitique 6, 9), et l'accessoire ne saurait être plus rigoureux que l'essentiel !
- עֲבוֹדָה, דְּאָדָם עוֹבֵד בִּמְקוֹם רַבּוֹ, אָמְרִינַן שֶׁלֹּא יְהֵא טָפֵל חָמוּר מִן הָעִיקָּר. אֲכִילָה, שֶׁאֵין אָדָם אוֹכֵל בִּמְקוֹם רַבּוֹ, טַעְמָא דִּכְתַב קְרָא, הָא לָא כְּתַב קְרָא – לֹא יְהֵא טָפֵל חָמוּר מִן הָעִיקָּר לָא אָמְרִינַן.La Guemara répond : Pour le service sacré, puisqu'un homme sert dans le lieu de son maître, nous disons que l'accessoire ne saurait être plus rigoureux que l'essentiel. Mais pour la consommation, puisqu'un homme ne mange pas dans le lieu de son maître, la raison de la permission est que le verset l'a écrit ; si le verset ne l'avait pas écrit, nous ne dirions pas que l'accessoire ne saurait être plus rigoureux que l'essentiel.
- אִיתְּמַר: בְּלָלָהּ חוּץ לְחוֹמַת עֲזָרָה, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: פְּסוּלָה, רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: כְּשֵׁרָה. רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר כְּשֵׁרָה, דִּכְתִיב: ״וְיָצַק עָלֶיהָ שֶׁמֶן וְנָתַן עָלֶיהָ לְבוֹנָה״, וַהֲדַר ״וֶהֱבִיאָהּ אֶל בְּנֵי אַהֲרֹן הַכֹּהֲנִים וְקָמַץ״.Il a été dit (par les Amoraïm) : S'il l'a mélangée, l'huile à la min'ha (offrande de farine), hors de la muraille du parvis, Rabbi Yo'hanan a dit : elle est invalide ; Rech Lakich a dit : elle est valable. Rech Lakich a dit qu'elle est valable, car il est écrit : « Il versera sur elle de l'huile et mettra sur elle de l'encens » (Lévitique 2, 1), et ensuite : « Il l'apportera aux fils d'Aharon, les Cohanim, et il prélèvera une poignée » (Lévitique 2, 2).
- מִקְּמִיצָה וְאֵילָךְ מִצְוַת כְּהוּנָּה, לִימֵּד עַל יְצִיקָה וּבְלִילָה שֶׁכְּשֵׁרִין בְּזָר, וּמִדִּכְהוּנָּה לָא בָּעֲיָא, פְּנִים נָמֵי לָא בָּעֲיָא.À partir de la kemitsa (prélèvement de la poignée) et au-delà, tout est une mitsva (commandement) de la prêtrise ; cela enseigne, au sujet du versement et du mélange, qu'ils sont valables par un non-Cohen. Et puisqu'ils ne requièrent pas la prêtrise, ils ne requièrent pas non plus l'intérieur du parvis.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: פְּסוּלָה, כֵּיוָן דַּעֲשִׂיָּיתָהּ בִּכְלִי הוּא, נְהִי דִּכְהוּנָּה לָא בָּעֲיָא, פְּנִים מִיהַת בָּעֲיָא. תַּנְיָא כְּוָותֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: בְּלָלָהּ זָר – כְּשֵׁרָה, חוּץ לְחוֹמַת הָעֲזָרָה – פְּסוּלָה.Et Rabbi Yo'hanan a dit : elle est invalide : puisque son accomplissement se fait dans un ustensile sacré, admettons qu'elle ne requiert pas la prêtrise, mais elle requiert du moins l'intérieur du parvis. Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) conformément à Rabbi Yo'hanan : Si un non-Cohen l'a mélangée, elle est valable ; hors de la muraille du parvis, elle est invalide.
- אִיתְּמַר: מִנְחָה שֶׁחָסְרָה קוֹדֶם קְמִיצָה, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: יָבִיא מִתּוֹךְ בֵּיתוֹ וִימַלְּאֶנָּה, רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: לָא יָבִיא מִתּוֹךְ בֵּיתוֹ וִימַלְּאֶנָּה.Il a été dit : Une min'ha à laquelle il a manqué une partie avant la kemitsa, Rabbi Yo'hanan a dit : il apportera de la farine de chez lui et la complétera ; Rech Lakich a dit : il n'apportera pas de chez lui pour la compléter, mais apportera une nouvelle min'ha.
- רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: מֵבִיא מִתּוֹךְ בֵּיתוֹ וִימַלְּאֶנָּה, קְמִיצָה קָבְעָה לֵיהּ. רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: לָא יָבִיא מִתּוֹךְ בֵּיתוֹ וִימַלְּאֶנָּה, קְדוּשַּׁת כְּלִי קָבְעָה לֵיהּ.La Guemara explique : Rabbi Yo'hanan a dit : il apporte de chez lui et la complète, car c'est la kemitsa qui la fixe comme min'ha. Rech Lakich a dit : il n'apportera pas de chez lui pour la compléter, car c'est la sainteté de l'ustensile qui la fixe.
- אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן לְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: חָסֵר הַלּוֹג, אִם עַד שֶׁלֹּא יָצַק – יְמַלְּאֶנּוּ, תְּיוּבְתָּא.Rabbi Yo'hanan a objecté à Rabbi Chimon ben Lakich à partir d'une Michna (Négaïm 14, 10) sur le log d'huile du metsora (celui qui est atteint de tsaraat) : Si le log s'est trouvé diminué, si c'est avant qu'il ait versé l'huile dans sa paume, il le complétera. L'ustensile ne fixe donc pas l'huile. C'est une teyouvta (réfutation définitive) de l'avis de Rech Lakich.
- אִיתְּמַר: שִׁירַיִם שֶׁחָסְרוּ בֵּין קְמִיצָה לְהַקְטָרָה, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: מַקְטִיר קוֹמֶץ עֲלֵיהֶן, וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: אֵין מַקְטִיר קוֹמֶץ עֲלֵיהֶן. אַלִּיבָּא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי, כִּי פְּלִיגִי אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ.Il a été dit : Le reste d'une min'ha qui a diminué entre la kemitsa et la combustion, Rabbi Yo'hanan a dit : il brûle la poignée pour lui ; et Rech Lakich a dit : il ne brûle pas la poignée pour lui. Selon Rabbi Eliézer, tous s'accordent à dire qu'on brûle la poignée ; lorsqu'ils divergent, c'est selon Rabbi Yehochoua.
- דִּתְנַן: נִטְמְאוּ שְׁיָרֶיהָ, נִשְׂרְפוּ שְׁיָרֶיהָ, אָבְדוּ שְׁיָרֶיהָ – כְּמִדַּת רַבִּי אֱלִיעֶזֶר כְּשֵׁרָה, כְּמִדַּת רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ פְּסוּלָה.Comme nous avons appris dans la Michna (plus loin, 26a) : Si son reste est devenu tamé (rituellement impur), si son reste a été brûlé, si son reste s'est perdu, selon le principe de Rabbi Eliézer elle est valable et on brûle la poignée ; selon le principe de Rabbi Yehochoua elle est invalide.
- מַאן דְּפָסֵל – כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, וּמַאן דְּמַכְשַׁר – עַד כָּאן לֹא אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הָתָם אֶלָּא דְּלָא אִישְׁתְּיַיר, אֲבָל הֵיכָא דְּאִישְׁתְּיַיר – אֲפִילּוּ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ מוֹדֶה לֵיהּ.Celui qui invalide, Rech Lakich, suit le sens simple de l'avis de Rabbi Yehochoua ; et celui qui valide, Rabbi Yo'hanan, dit : Rabbi Yehochoua n'a parlé là-bas que du cas où il n'est rien resté ; mais là où il est resté une partie, même Rabbi Yehochoua lui concède que la poignée peut être brûlée.
- דְּתַנְיָא: רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: כׇּל הַזְּבָחִים שֶׁבַּתּוֹרָה שֶׁנִּשְׁתַּיֵּיר מֵהֶם כְּזַיִת בָּשָׂר אוֹ כְּזַיִת חֵלֶב – זוֹרֵק הַדָּם, כַּחֲצִי זַיִת בָּשָׂר כַּחֲצִי זַיִת חֵלֶב – אֵינוֹ זוֹרֵק אֶת הַדָּם.Comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehochoua dit : Pour tous les sacrifices de la Torah dont il est resté la mesure d'une olive de chair ou la mesure d'une olive de graisse, il asperge le sang. S'il reste la mesure d'une demi-olive de chair et la mesure d'une demi-olive de graisse, il n'asperge pas le sang, car la consommation par l'homme et celle de l'autel ne s'additionnent pas.
- וּבָעוֹלָה, אֲפִילּוּ כַּחֲצִי זַיִת בָּשָׂר וְכַחֲצִי זַיִת חֵלֶב – זוֹרֵק אֶת הַדָּם, מִפְּנֵי שֶׁבָּעוֹלָה כּוּלָּהּ כָּלִיל, וּבַמִּנְחָה, אַף עַל פִּי שֶׁכּוּלָּהּ קַיֶּימֶת – לֹא יִזְרוֹק.Mais pour l'ola (holocauste), même s'il reste la mesure d'une demi-olive de chair et la mesure d'une demi-olive de graisse, il asperge le sang, parce que l'ola est tout entière consumée sur l'autel, si bien que chair et graisse s'additionnent. Et pour la min'ha, bien qu'elle soit tout entière intacte, il n'aspergera pas.
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