Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לֹא זוֹ קְדוֹשָׁה בְּלֹא זוֹ וְלֹא זוֹ קְדוֹשָׁה בְּלֹא זוֹ.Ni celle-ci n'est sanctifiée sans celle-là, ni celle-là n'est sanctifiée sans celle-ci : toute min'ha (offrande de farine) qui requiert de l'huile et de l'encens n'est sanctifiée par l'ustensile sacré que si la farine, l'huile et l'encens s'y trouvent ensemble.
- וּלְרַבִּי חֲנִינָא, עִשָּׂרוֹן לָמָּה נִמְשַׁח? (וַהֲלֹא אֵינוֹ עָשׂוּי אֶלָּא לִמְדִידַת קֶמַח בִּלְבַד, וְהַקֶּמַח אֵינוֹ קָדוֹשׁ בְּלֹא שֶׁמֶן!) לְמִנְחַת חוֹטֵא.La Guemara (discussion des Amoraïm) demande : Et selon Rabbi 'Hanina, l'issaron (mesure d'un dixième d'épha), pourquoi a-t-il été oint pour pouvoir sanctifier ce qu'on y place ? N'est-il pas fait uniquement pour mesurer de la farine seulement, et la farine n'est pas sanctifiée sans huile ! La Guemara répond : Il a été oint pour la min'ha du pécheur, qui ne comporte ni huile ni encens.
- וְלוֹג, לָמָּה נִמְשַׁח? לְלוֹג שֶׁל מְצוֹרָע.Et la mesure d'un log d'huile, pourquoi a-t-elle été ointe, puisque selon Rabbi 'Hanina l'huile d'une min'ha n'est pas sanctifiée seule ? Elle a été ointe pour le log d'huile du metsora (celui qui est atteint de tsaraat), qui ne fait pas partie d'une min'ha et se trouve sanctifié seul.
- וְאַף שְׁמוּאֵל סָבַר לַהּ לְהָא דְּרַב, דִּתְנַן: כְּלֵי הַלַּח מְקַדְּשִׁין אֶת הַלַּח, וּמִדּוֹת הַיָּבֵשׁ מְקַדְּשִׁין אֶת הַיָּבֵשׁ, וְאֵין כְּלֵי הַלַּח מְקַדְּשִׁין אֶת הַיָּבֵשׁ, וְלֹא מִדּוֹת הַיָּבֵשׁ מְקַדְּשִׁין אֶת הַלַּח.Et Chmouel aussi est de l'avis de cet enseignement de Rav, selon lequel l'ustensile sacré sanctifie la farine même sans l'huile, comme nous avons appris dans la Michna (Zeva'him 88a) : Les ustensiles pour liquides sanctifient le liquide, et les mesures de matière sèche sanctifient le sec ; mais les ustensiles pour liquides ne sanctifient pas le sec, et les mesures de matière sèche ne sanctifient pas le liquide.
- וְאָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא מִדּוֹת, אֲבָל מִזְרָקוֹת (שֶׁל דָּם) מְקַדְּשׁוֹת אֶת הַיָּבֵשׁ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שְׁנֵיהֶם מְלֵאִים סֹלֶת בְּלוּלָה בַשֶּׁמֶן לְמִנְחָה״.Et Chmouel a dit à ce propos : Ils n'ont enseigné cela que pour les mesures, mais les bassins (de sang), qui servent à recueillir et à asperger le sang, sanctifient aussi le sec, comme il est dit au sujet des offrandes des princes : « tous deux remplis de fleur de farine pétrie à l'huile, pour une min'ha » (Nombres 7, 13). Le bassin sanctifie donc la min'ha, qui est une matière sèche.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא מִדִּפְתִּי לְרָבִינָא: מִנְחָה לַחָה הִיא! אֲמַר לֵיהּ: לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לַיָּבֵשׁ שֶׁבָּהּ, (דְּהַיְינוּ לְבוֹנָה.Rav A'ha de Difti a dit à Ravina : Mais la min'ha de ce verset est liquide, puisqu'elle est mêlée d'huile ! Comment en déduire la règle du sec ? Ravina lui a dit : Le verset n'est nécessaire que pour la partie sèche qu'elle contient, (c'est-à-dire l'encens.
- וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ קָסָבַר שְׁמוּאֵל: אֵין מִנְחָה קְדוֹשָׁה עַד שֶׁיְּהוּ כּוּלָּן, יָבֵשׁ שֶׁבָּהּ הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? וַהֲלֹא כּוּלָּן לַחִים הֵן מִפְּנֵי הַשֶּׁמֶן! אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ קָסָבַר שְׁמוּאֵל: הַאי בְּלֹא הַאי.)Et s'il te vient à l'esprit que Chmouel est d'avis qu'une min'ha n'est sanctifiée que lorsqu'elles sont toutes ses composantes réunies dans l'ustensile, la partie sèche qu'elle contient, comment la trouves-tu isolément ? N'est-ce pas qu'elles sont toutes liquides à cause de l'huile mêlée à elles ? Déduis-en plutôt que Chmouel est d'avis que celle-ci peut être sanctifiée sans celle-là.)
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: מִנְחָה, לְגַבֵּי דָּם – כְּיָבֵשׁ דָּמְיָא.Et si tu veux, dis autrement, en réponse à Rav A'ha de Difti : Une min'ha, même mêlée d'huile, par rapport au sang, est comparable à une matière sèche. Ainsi le bassin sanctifie le sec, et donc aussi une farine entièrement sèche, conformément à l'avis de Rav.
- גּוּפָא, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מִנְחָה שֶׁקְּמָצָהּ בַּהֵיכָל – כְּשֵׁרָה, שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְּסִילּוּק בָּזִיכִין.Revenons au sujet lui-même. Rabbi Elazar a dit : Une min'ha dont le Cohen a prélevé la poignée (kemitsa) à l'intérieur du Hékhal (le Sanctuaire) est valable, car nous trouvons un cas semblable dans le retrait des bazikhin (coupelles d'encens posées sur la Table des pains de proposition) : ceux-ci, qui permettent les pains, sont retirés dans le Hékhal, et de même la poignée, qui permet le reste de la min'ha.
- מֵתִיב רַבִּי יִרְמְיָה: ״וְקָמַץ מִשָּׁם״ – מִמָּקוֹם שֶׁרַגְלֵי הַזָּר עוֹמְדוֹת.Rabbi Yirmeya a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : « Et il prélèvera une poignée de là » (Lévitique 2, 2) : du lieu où se tiennent les pieds du non-Cohen, c'est-à-dire dans le parvis, et non dans le Hékhal.
- בֶּן בְּתִירָא אוֹמֵר: מִנַּיִן שֶׁאִם קָמַץ בִּשְׂמֹאל, שֶׁיַּחֲזִיר וְיִקְמוֹץ בְּיָמִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְקָמַץ מִשָּׁם״ – מִמָּקוֹם שֶׁקָּמַץ כְּבָר.La baraïta poursuit : Ben Betéra dit : D'où savons-nous que s'il a prélevé la poignée de la main gauche, il doit la remettre et prélever de nouveau de la main droite ? Le verset enseigne : « Et il prélèvera une poignée de là » : du lieu où il a déjà prélevé, c'est-à-dire de la même min'ha.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי: הוּא מוֹתֵיב לַהּ וְהוּא מְפָרֵק לַהּ. אִיכָּא דְאָמְרִי: אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יַעֲקֹב לְרַבִּי יִרְמְיָה בַּר תַּחְלִיפָא, אַסְבְּרַהּ לָךְ – לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לְהַכְשִׁיר אֶת כׇּל עֲזָרָה כּוּלָּהּ, שֶׁלֹּא תֹּאמַר: הוֹאִיל וְעוֹלָה קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים, וּמִנְחָה קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים, מָה עוֹלָה טְעוּנָה צָפוֹן – אַף מִנְחָה טְעוּנָה צָפוֹן.Certains disent : c'est lui, Rabbi Yirmeya, qui a soulevé l'objection et c'est lui qui l'a résolue. D'autres disent : Rabbi Yaakov a dit à Rabbi Yirmeya bar Ta'hlifa : Je vais te l'expliquer : le verset n'est nécessaire que pour rendre valable tout le parvis pour la kemitsa, et non pour exclure le Hékhal, afin que tu ne dises pas : Puisque l'ola (holocauste) est une offrande très sainte et que la min'ha est une offrande très sainte, de même que l'ola requiert le nord du parvis pour son abattage, de même la min'ha requiert le nord pour sa kemitsa.
- מָה לְעוֹלָה, שֶׁכֵּן כָּלִיל, מֵחַטָּאת.La Guemara réfute cette comparaison : Qu'en est-il de l'ola ? Elle se distingue en ce qu'elle est entièrement consumée sur l'autel ! On répond : On le déduirait alors du 'hatat (sacrifice expiatoire), qui n'est pas entièrement consumé et requiert pourtant le nord.
- מָה לְחַטָּאת, שֶׁכֵּן מְכַפֶּרֶת עַל חַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת, מֵאָשָׁם.Qu'en est-il du 'hatat ? Il se distingue en ce qu'il expie pour ceux qui sont passibles de karèt (retranchement) ! On répond : On le déduirait alors de l'acham (sacrifice de culpabilité), qui n'expie pas de telles fautes et requiert pourtant le nord.
- מָה לְאָשָׁם, שֶׁכֵּן מִינֵי דָמִים! מִכּוּלְּהוּ נָמֵי, שֶׁכֵּן מִינֵי דָמִים!Qu'en est-il de l'acham ? Il se distingue en ce qu'il fait partie des espèces de sang, c'est-à-dire des offrandes dont l'expiation se fait par le sang ! Pour tous les autres aussi on peut objecter qu'ils font partie des espèces de sang ! Aucune de ces offrandes ne permet donc d'apprendre la règle de la min'ha.
- אֶלָּא אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא, הוֹאִיל וּכְתִיב: ״וְהִקְרִיבָהּ אֶל הַכֹּהֵן וְהִגִּישָׁהּ אֶל הַמִּזְבֵּחַ וְקָמַץ״, מָה הַגָּשָׁה בְּקֶרֶן דְּרוֹמִית מַעֲרָבִית, אַף קְמִיצָה נָמֵי בְּקֶרֶן דְּרוֹמִית מַעֲרָבִית, קָא מַשְׁמַע לַן.Le verset était plutôt nécessaire : il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisqu'il est écrit : « Et il la présentera au Cohen, et il l'approchera de l'autel » (Lévitique 2, 8) et « il prélèvera une poignée » (Lévitique 2, 2), de même que l'approche se fait au coin sud-ouest de l'autel, de même la kemitsa aussi se ferait au coin sud-ouest. Le verset nous enseigne donc qu'elle peut se faire dans tout le parvis, sans exclure pour autant le Hékhal.
- גּוּפָא, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שְׁלָמִים שֶׁשְּׁחָטָן בַּהֵיכָל – כְּשֵׁרִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּשְׁחָטוֹ פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד״, וְלֹא יְהֵא טָפֵל חָמוּר מִן הָעִיקָּר.Revenons au sujet lui-même. Rabbi Yo'hanan a dit : Des chelamim (sacrifices de paix) qu'on a abattus dans le Hékhal sont valables, comme il est dit : « Et il l'abattra à l'entrée de la Tente d'Assignation » (Lévitique 3, 2), c'est-à-dire dans le parvis ; et l'accessoire, le parvis, ne saurait être plus rigoureux que l'essentiel, le Hékhal.
- מֵיתִיבִי: רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָא אוֹמֵר, מִנַּיִן שֶׁאִם הִקִּיפוּ גּוֹיִם אֶת הָעֲזָרָה, שֶׁהַכֹּהֲנִים נִכְנָסִין לַהֵיכָל וְאוֹכְלִין בְּקׇדְשֵׁי קָדָשִׁים וּשְׁיָרֵי מְנָחוֹת? תַּלְמוּד לוֹמַר:On a objecté à partir d'une baraïta : Rabbi Yehouda ben Betéra dit : D'où savons-nous que si des non-Juifs ont encerclé le parvis, le rendant dangereux, les Cohanim entrent dans le Hékhal et mangent les offrandes très saintes et les restes des min'hot ? Le verset enseigne :
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