Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דָּנִין יָחִיד מִיָּחִיד, וְאֵין דָּנִין יָחִיד מִצִּיבּוּר.La Guemara répond : il estime qu'on déduit les règles du sacrifice d'un particulier de celles du sacrifice d'un autre particulier, comme l'olat reiya (holocauste de pèlerinage), et on ne déduit pas les règles du sacrifice d'un particulier de celles d'un sacrifice de la communauté, tel le taureau apporté pour une faute de toute la communauté.
- וּלְמַאן דְּיָלֵיף מִזִּקְנֵי עֵדָה, מַאי טַעְמָא לָא יָלֵיף מֵעוֹלַת רְאִיָּיה? דָּנִין מִידֵּי דִּכְתִיב בֵּיהּ סְמִיכָה בְּגוּפֵיהּ, מִמִּידֵּי דִּכְתִיב בֵּיהּ סְמִיכָה בְּגוּפֵיהּ, לְאַפּוֹקֵי עוֹלַת רְאִיָּיה, דְּהִיא גּוּפַהּ מֵעוֹלַת נְדָבָה גָּמְרָה.La Guemara demande : et selon celui qui déduit l'exclusion de l'aveugle de la semikha (imposition des mains sur la bête) des Anciens de l'assemblée, pour quelle raison ne déduit-il pas cela de l'olat reiya ? La Guemara répond : il estime qu'on déduit une chose à propos de laquelle la semikha est écrite dans son propre passage, comme dans le passage général sur la semikha, d'une chose à propos de laquelle la semikha est écrite dans son propre passage, comme le taureau de la communauté, à l'exclusion de l'olat reiya, qui elle-même est apprise de l'holocauste volontaire, la Torah ne mentionnant pas explicitement la semikha à son sujet.
- דְּתָנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב יִצְחָק בַּר אַבָּא: ״וַיַּקְרֵב אֶת הָעֹלָה וַיַּעֲשֶׂהָ כַּמִּשְׁפָּט״ – כְּמִשְׁפַּט עוֹלַת נְדָבָה, לִימֵּד עַל עוֹלַת חוֹבָה שֶׁטְּעוּנָה סְמִיכָה.Comme un Tanna (répétiteur de baraïtot) l'a enseigné devant Rav Its'hak bar Abba : à propos du sacrifice obligatoire offert par Aharon le huitième jour de l'inauguration du Michkan, il est écrit : « Il présenta l'holocauste et l'offrit selon la règle » (Lévitique 9, 16), c'est-à-dire selon la règle de l'holocauste volontaire. Cela enseigne, à propos de l'holocauste obligatoire, qu'il requiert la semikha, tout comme l'holocauste volontaire.
- וְהָעֶבֶד וְהַשָּׁלִיחַ וְהָאִשָּׁה. תָּנוּ רַבָּנַן: ״יָדוֹ״ – וְלֹא יַד עַבְדּוֹ, ״יָדוֹ״ – וְלֹא יַד שְׁלוּחוֹ, ״יָדוֹ״ – וְלֹא יַד אִשְׁתּוֹ.La Michna a dit : l'esclave cananéen, l'envoyé du propriétaire et la femme ne font pas la semikha. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : l'expression « sa main » figure trois fois au chapitre 3 du Lévitique, et chacune exclut un cas : « sa main » (Lévitique 3, 2) et non la main de son esclave ; « sa main » (Lévitique 3, 8) et non la main de son envoyé ; « sa main » (Lévitique 3, 13) et non la main de sa femme.
- כֹּל הָנֵי לְמָה לִי? צְרִיכָא, אִי כְּתַב רַחֲמָנָא חַד, הֲוָה אָמֵינָא לְמַעוֹטֵי עֶבֶד, דְּלָאו בַּר מִצְוֹת, אֲבָל שָׁלִיחַ דְּבַר מִצְוָה הוּא, וּשְׁלוּחוֹ שֶׁל אָדָם כְּמוֹתוֹ, אֵימָא לִסְמוֹךְ.La Guemara demande : pourquoi ai-je besoin de toutes ces exclusions ? Elle répond : elles sont nécessaires, car si le Miséricordieux n'en avait écrit qu'une, j'aurais dit qu'elle vient exclure l'esclave, qui n'est pas soumis aux mitsvot comme un Juif de plein droit. Mais l'envoyé, qui est soumis aux mitsvot, et dont le principe veut que l'envoyé d'un homme soit comme lui-même, je dirais qu'il peut faire la semikha à la place du propriétaire.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן הָנֵי תַּרְתֵּי, דְּלָאו כְּגוּפֵיהּ דָּמְיָא, אֲבָל אִשְׁתּוֹ דִּכְגוּפֵיהּ דָּמְיָא, אֵימָא תִּיסְמֹךְ – צְרִיכָא.Et si la Torah ne nous avait enseigné que ces deux cas, j'aurais dit que c'est parce que l'esclave et l'envoyé ne sont pas considérés comme sa propre personne. Mais sa femme, qui est considérée comme sa propre personne, je dirais qu'elle peut faire la semikha sur le sacrifice de son mari. C'est pourquoi la troisième mention est nécessaire.
- סְמִיכָה שְׁיָרֵי מִצְוָה. תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְסָמַךְ״ ״וְנִרְצָה״, וְכִי סְמִיכָה מְכַפֶּרֶת? וַהֲלֹא אֵין כַּפָּרָה אֶלָּא בַּדָּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי הַדָּם הוּא בַּנֶּפֶשׁ יְכַפֵּר״! אֶלָּא לוֹמַר לָךְ, שֶׁאִם עֲשָׂאָהּ לִסְמִיכָה שְׁיָרֵי מִצְוָה, מַעֲלֶה עָלָיו הַכָּתוּב כְּאִילּוּ לֹא כִּיפֵּר, וְכִיפֵּר.La Michna a dit : la semikha est un complément de la mitsva (elle n'est pas indispensable). Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : il est écrit : « Il posera sa main sur la tête de l'holocauste, et il sera agréé pour lui, pour l'expier » (Lévitique 1, 4). La semikha expie-t-elle donc ? N'est-ce pas que l'expiation ne vient que par le sang, comme il est dit : « Car c'est le sang qui expie pour l'âme » (Lévitique 17, 11) ! Mais le verset vient te dire que si l'on a fait de la semikha un simple complément de mitsva et qu'on l'a négligée, le verset le lui compte comme s'il n'avait pas expié ; et pourtant, dans les faits, le sacrifice a expié, et il n'a pas à en apporter un autre.
- וְתַנְיָא גַּבֵּי תְנוּפָה כִּי הַאי גַוְונָא: ״לִתְנוּפָה לְכַפֵּר״, וְכִי תְּנוּפָה מְכַפֶּרֶת? וַהֲלֹא אֵין כַּפָּרָה אֶלָּא בַּדָּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי הַדָּם הוּא בַּנֶּפֶשׁ יְכַפֵּר״! אֶלָּא לוֹמַר לָךְ, שֶׁאִם עֲשָׂאָהּ לִתְנוּפָה שְׁיָרֵי מִצְוָה, מַעֲלֶה עָלָיו הַכָּתוּב כְּאִילּוּ לֹא כִּיפֵּר, וְכִיפֵּר.Et il a été enseigné à propos de la tenoufa (balancement rituel) de la même manière : il est écrit : « Il prendra un agneau en sacrifice de culpabilité pour le balancement, afin d'expier » (Lévitique 14, 21). Le balancement expie-t-il donc ? N'est-ce pas que l'expiation ne vient que par le sang, comme il est dit : « Car c'est le sang qui expie pour l'âme » (Lévitique 17, 11) ! Mais le verset vient te dire que si l'on a fait du balancement un simple complément de mitsva et qu'on l'a négligé, le verset le lui compte comme s'il n'avait pas expié ; et pourtant, dans les faits, le sacrifice a expié.
- עַל הָרֹאשׁ, תָּנוּ רַבָּנַן: ״יָדוֹ עַל הָרֹאשׁ״ – וְלֹא יָדוֹ עַל הַצַּוָּאר, ״יָדוֹ עַל הָרֹאשׁ״ – וְלֹא יָדוֹ עַל הַגַּבַּיִים, ״יָדוֹ עַל הָרֹאשׁ״ – וְלֹא יָדוֹ עַל הֶחָזֶה.La Michna a dit que la semikha se fait sur la tête. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : l'expression figure trois fois au chapitre 3 du Lévitique : « sa main sur la tête » (Lévitique 3, 2) et non sa main sur le cou ; « sa main sur la tête » (Lévitique 3, 8) et non sa main sur le dos ; « sa main sur la tête » (Lévitique 3, 13) et non sa main sur la poitrine.
- כֹּל הָנֵי לְמָה לִי? צְרִיכִי, דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא חַד לְמַעוֹטֵי צַוָּאר, דְּלָא קָאֵי בַּהֲדֵי רֹאשׁוֹ, אֲבָל גַּבּוֹ דְּקָאֵי לַהֲדֵי רֹאשׁוֹ אֵימָא לָא, צְרִיכָא.La Guemara demande : pourquoi ai-je besoin de toutes ces exclusions ? Elle répond : elles sont nécessaires, car si le Miséricordieux n'en avait écrit qu'une, c'eût été pour exclure le cou, qui n'est pas au niveau de la tête. Mais le dos, qui est au niveau de la tête, je dirais qu'il n'est pas exclu. La deuxième mention est donc nécessaire.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן הָנֵי תְּרֵי, מִשּׁוּם דְּלָא אִיתְרַבִּי לִתְנוּפָה, אֲבָל חָזֶה דְּאִיתְרַבִּי לִתְנוּפָה, אֵימָא לָא, צְרִיכָא.Et si la Torah ne nous avait enseigné que ces deux cas, c'eût été parce qu'ils n'ont pas été inclus dans le balancement. Mais la poitrine, qui a été incluse dans le balancement, je dirais qu'elle n'est pas exclue. La troisième mention est donc nécessaire.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: יָדוֹ עַל הַצְּדָדִין, מַהוּ? תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: אַבָּא בִּירָאָה בְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: ״יָדוֹ עַל רֹאשׁוֹ״, וְלָא יָדוֹ עַל הַצְּדָדִין.Ils ont posé la question : si sa main est sur les côtés de la tête, qu'en est-il ? Viens et entends une preuve, car il a été enseigné dans une baraïta : Abba Bira'a, fils de Rabbi Eliézer ben Yaakov, dit : « sa main sur sa tête » (Lévitique 1, 4), sur le sommet de la tête, et non sa main sur les côtés.
- בָּעֵי רַבִּי יִרְמְיָה: מַטְלֵית מַהוּ שֶׁתָּחוֹץ? תָּא שְׁמַע: וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יְהֵא דָּבָר חוֹצֵץ בֵּינוֹ לְבֵין הַזֶּבַח.Rabbi Yirmeya a posé la question : un linge enveloppant les mains, constitue-t-il une séparation entre les mains et la bête ? Viens et entends une preuve d'une baraïta : la semikha est valable à condition qu'aucune chose ne sépare lui et le sacrifice.
- וּבִשְׁתֵּי יָדַיִם, מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, דְּאָמַר קְרָא ״וְסָמַךְ אַהֲרֹן אֶת שְׁתֵּי יָדָו״, כְּתִיב ״יָדוֹ״ וּכְתִיב ״שְׁתֵּי״, זֶה בָּנָה אָב: כׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר ״יָדוֹ״ – הֲרֵי כָּאן שְׁתַּיִם, עַד שֶׁיִּפְרֹט לְךָ הַכָּתוּב ״אַחַת״.La Michna a dit : et avec les deux mains. D'où savons-nous cela ? Rech Lakich a dit : car le verset dit à propos du service de Yom Kippour : « Aharon posera ses deux mains » (Lévitique 16, 21). Le mot « ses mains » y est écrit sans second youd, comme s'il fallait lire « sa main », et il est écrit « deux ». Ce verset a établi un principe général : partout où il est dit « sa main », il y a là deux mains, à moins que le verset ne te précise « une ».
- אֲזַל רַבִּי אֶלְעָזָר, אַמְרַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא בְּבֵי מִדְרְשָׁא, וְלָא אַמְרַהּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרֵישׁ לָקִישׁ. שְׁמַע רֵישׁ לָקִישׁ וְאִיקְּפַד, אֲמַר לֵיהּ: אִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ כֹּל הֵיכָא דִּכְתִיב ״יָדוֹ״ תַּרְתֵּי נִינְהוּ, לְמָה לִי לְמִכְתַּב ״יָדָיו״ ״יָדָיו״?Rabbi Elazar alla dire cet enseignement à la maison d'étude, mais il ne le dit pas au nom de Rech Lakich. Rech Lakich l'apprit et s'en irrita. Il lui dit : s'il te vient à l'esprit que partout où il est écrit « sa main », il s'agit de deux mains, pourquoi ai-je besoin qu'il soit écrit « ses mains », « ses mains » ?
- אַקְשִׁי לֵיהּ עֶשְׂרִים וְאַרְבַּע ״יָדָיו״, ״יָדָיו תְּבִיאֶינָה״, ״יָדָיו רָב לוֹ״, ״שִׂכֵּל אֶת יָדָיו״ – אִישְׁתִּיק.Il lui objecta vingt-quatre passages où est écrit « ses mains » : « Ses mains apporteront » les offrandes de Hachem (Lévitique 7, 30) ; « Ses mains combattront pour lui » (Deutéronome 33, 7) ; « Il croisa ses mains » (Genèse 48, 14). Rabbi Elazar se tut.
- לְבָתַר דְּנָח דַּעְתֵּיהּ, אֲמַר לֵיהּ: מַאי טַעְמָא לָא תֵּימָא לִי, ״יָדָיו״ דִּסְמִיכָה קָאָמְרִי?Une fois qu'il se fut calmé, Rech Lakich lui dit : pour quelle raison ne m'as-tu pas dit : je parlais uniquement des « mains » de la semikha ? Ailleurs, « sa main » désigne une seule main, et la Torah doit écrire « ses mains » pour en désigner deux.
- בִּסְמִיכָה נָמֵי כְּתִיב: ״וַיִּסְמֹךְ אֶת יָדָיו עָלָיו וַיְצַוֵּהוּ״, סְמִיכָה דִּבְהֵמָה קָאָמְרִי.La Guemara demande : mais à propos de la semikha aussi il est écrit, pour l'investiture de Yehochoua par Moché : « Il posa ses mains sur lui et lui donna ses ordres » (Nombres 27, 23) ! Elle répond : il aurait pu dire : je parlais de la semikha sur une bête, pas d'une autre semikha.
- וּבִמְקוֹם שֶׁסּוֹמְכִין שׁוֹחֲטִין, תֵּכֶף לִסְמִיכָה שְׁחִיטָה. מַאי קָאָמַר? הָכִי קָאָמַר: בִּמְקוֹם שֶׁסּוֹמְכִין שׁוֹחֲטִין, שֶׁתֵּכֶף לִסְמִיכָה שְׁחִיטָה.La Michna a dit : et à l'endroit où l'on fait la semikha, on abat ; aussitôt après la semikha, l'abattage. Que dit-elle ? Ce sont apparemment deux règles, la première étant superflue. Voici ce qu'elle veut dire : à l'endroit où l'on fait la semikha, on abat, car aussitôt après la semikha vient l'abattage.
- מַתְנִי׳ חוֹמֶר בַּסְּמִיכָה מִבַּתְּנוּפָה, וּבַתְּנוּפָה מִבַּסְּמִיכָה – שֶׁאֶחָד מֵנִיף לְכׇל הַחֲבֵרִים, וְאֵין אֶחָד סוֹמֵךְ לְכׇל הַחֲבֵרִים. חוֹמֶר בַּתְּנוּפָה – שֶׁהַתְּנוּפָה נוֹהֶגֶת בְּקׇרְבְּנוֹת הַיָּחִיד וּבְקׇרְבְּנוֹת הַצִּבּוּר,Michna : Il y a une rigueur dans la semikha plus que dans la tenoufa (balancement), et dans la tenoufa plus que dans la semikha : la rigueur de la semikha est qu'un seul balance pour tous les associés à un sacrifice, alors qu'un seul ne fait pas la semikha pour tous les associés : chacun doit la faire lui-même. Rigueur de la tenoufa : la tenoufa s'applique aux sacrifices du particulier et aux sacrifices de la communauté,
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