Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאֵין שְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה טְעוּנִין סְמִיכָה בְּאַהֲרֹן, אֶלָּא בִּזְקֵנִים.et les boucs de l'avoda zara (idolâtrie) ne demandent pas la semikha (imposition des mains) par Aharon, mais par les Anciens. Cela contredit la baraïta précédente, où Rabbi Chimon exige pour ces boucs la semikha du Cohen Gadol.
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: וְתִסְבְּרָא דְּהָךְ קַמַּיְיתָא מְתָרַצְתָּא הִיא? הָא אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: סְמִיכָה בִּבְעָלִים בָּעֵינַן!Rav Chéchèt a dit : Et penses-tu que cette première baraïta soit exacte ? Rabbi Chimon n'a-t-il pas dit : nous exigeons la semikha par les propriétaires ! Or le bouc de l'avoda zara vient expier pour le Sanhédrin et le peuple, non pour le Cohen Gadol.
- אֶלָּא תָּרֵיץ הָכִי: ״הַפָּר״ – פַּר טָעוּן סְמִיכָה, וְאֵין שְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה טְעוּנִין סְמִיכָה, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: ״הַחַי״ – חַי טָעוּן סְמִיכָה בְּאַהֲרֹן, וְאֵין שְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה טְעוּנִין סְמִיכָה בְּאַהֲרֹן, אֶלָּא בִּזְקֵנִים.Corrige-la plutôt ainsi : « Le taureau » : le taureau demande la semikha, et les boucs de l'avoda zara ne demandent pas la semikha ; telles sont les paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Chimon dit : « Le vivant » : le vivant demande la semikha par Aharon, et les boucs de l'avoda zara ne demandent pas la semikha par Aharon, mais par les Anciens.
- וְהָכִי קָא אָמַר לֵיהּ רַבִּי שִׁמְעוֹן לְרַבִּי יְהוּדָה: שְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה בָּעוּ סְמִיכָה, וְאִי שְׁמִיעַ לָךְ דְּלָא בָּעוּ סְמִיכָה – בְּאַהֲרֹן הוּא דִּשְׁמִיעַ לָךְ, וּמִיעוּטָא מֵ״הַחַי״ הוּא.Et voici ce que Rabbi Chimon disait à Rabbi Yehouda : Les boucs de l'avoda zara demandent la semikha. Et si tu as entendu qu'ils ne demandent pas la semikha, c'est par Aharon que tu l'as entendu, et l'exclusion vient de « le vivant ».
- וְרַבִּי יְהוּדָה, לְמָה לִי לְמַעֹטִינְהוּ מִקְּרָא? וְהָא אָמַר רָבִינָא: גְּמִירִי שְׁתֵּי סְמִיכוֹת בְּצִבּוּר, גִּירְסָא בְּעָלְמָא.Et Rabbi Yehouda, pourquoi ai-je besoin de les exclure par un verset ? Ravina n'a-t-il pas dit : Nous avons la tradition de deux semikhot pour la communauté ? Une fois établis le taureau et le bouc émissaire, tout autre cas est exclu de lui-même. La Guemara répond : C'est une simple formule de mémoire : selon Rabbi Yehouda, cette tradition n'est pas une loi transmise à Moché, mais une formule pour retenir ce qui se déduit des versets.
- וְרַבִּי שִׁמְעוֹן, שְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה דְּבָעֲיָא סְמִיכָה – מְנָלַן?Et Rabbi Chimon : que les boucs de l'avoda zara demandent la semikha, d'où le savons-nous ?
- נָפְקָא לַן מִדְּתַנְיָא: ״וְסָמַךְ יָדוֹ עַל רֹאשׁ הַשָּׂעִיר״ – לְרַבּוֹת שְׂעִיר נַחְשׁוֹן לִסְמִיכָה, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: לְרַבּוֹת שְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה לִסְמִיכָה, שֶׁהָיָה רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: כׇּל חַטָּאת שֶׁנִּכְנַס דָּמָהּ לִפְנִים טְעוּנָה סְמִיכָה.Nous le tirons de ce qui a été enseigné (dans une baraïta) : « Il imposera sa main sur la tête du bouc » (Lévitique 4, 24) : pour inclure le bouc de Na'hchon (Nombres 7, 16) dans la semikha ; telles sont les paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Chimon dit : Pour inclure les boucs de l'avoda zara dans la semikha, car Rabbi Chimon disait : Tout 'hatat (sacrifice expiatoire) dont le sang entre à l'intérieur du Sanctuaire demande la semikha.
- לְמָה לִי לְמֵימְרָא ״שֶׁהָיָה״? סִימָנָא בְּעָלְמָא.Pourquoi ai-je besoin de dire « car il disait », puisque Rabbi Chimon le tire du verset ? C'est un simple moyen mnémotechnique.
- וְאֵימָא: שָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בִּפְנִים! דּוּמְיָא דִּשְׂעִיר נָשִׂיא, דִּמְכַפֵּר עַל עֲבֵירוֹת מִצְוָה יְדוּעָה.Mais dis que le mot « bouc » inclut le bouc accompli à l'intérieur, à Yom Kippour ! On inclut plutôt un bouc semblable au bouc du prince, qui expie les fautes concernant une mitsva connue, tandis que celui de Yom Kippour expie des fautes dont on n'a pas conscience.
- וּלְרָבִינָא דְּאָמַר: גְּמִירִי שְׁתֵּי סְמִיכוֹת בְּצִיבּוּר, קְרָאֵי לְמָה לִי?Et selon Ravina, qui a dit : Nous avons la tradition de deux semikhot pour la communauté, pourquoi ai-je besoin des versets ? Puisque selon Rabbi Chimon les Cohanim ne sont pas expiés par le bouc émissaire, le second cas ne peut être que le bouc de l'avoda zara.
- אִיצְטְרִיךְ הִלְכְתָא, וְאִיצְטְרִיךְ קְרָאי.La loi de tradition était nécessaire, et les versets étaient nécessaires.
- דְּאִי מִקְּרָא, הֲוָה אָמֵינָא: זִבְחֵי שַׁלְמֵי צִיבּוּר.Car si c'était seulement par le verset, j'aurais dit, par un raisonnement kal va'homer (a fortiori), que même les sacrifices de chelamim (sacrifices de paix) de la communauté, les deux agneaux de Chavouot, demandent la semikha.
- כִּי קֻשְׁיָא אַמַּתְנִיתִין דְּהָךְ פִּירְקָא, דְּ״כׇל הַמְּנָחוֹת בָּאוֹת״, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: שְׁלֹשָׁה מִינִין טְעוּנִין שָׁלֹשׁ מִצְוֹת.Comme la difficulté soulevée contre la Michna de ce chapitre-là, « Toutes les offrandes de farine viennent » (chapitre 5 ; 61a) : Rabbi Chimon a dit : Trois catégories de sacrifices demandent trois mitsvot – semikha, balancement du vivant et balancement après l'abattage – chacune deux d'entre elles seulement : les chelamim du particulier demandent la semikha et le balancement de la bête abattue, ceux de la communauté le balancement du vivant et de la bête abattue, et l'acham (sacrifice de culpabilité) du metsora (lépreux) la semikha et le balancement du vivant.
- לֵיתֵי בְּקַל וָחוֹמֶר, וִיהוּ זִבְחֵי שַׁלְמֵי צִיבּוּר טְעוּנִין סְמִיכָה מִקַּל וְחוֹמֶר: מָה שַׁלְמֵי יָחִיד, שֶׁאֵין טְעוּנִין תְּנוּפָה חַיִּים, טְעוּנִין סְמִיכָה חַיִּים וְכוּ׳. אִיצְטְרִיךְ הִלְכְתָא.Là-bas (62b), la Guemara objecte : Qu'on l'établisse par un kal va'homer, et que les sacrifices de chelamim de la communauté demandent la semikha par kal va'homer : si les chelamim du particulier, qui ne demandent pas le balancement vivants, demandent la semikha vivants, etc., à plus forte raison ceux de la communauté, qui demandent ce balancement. Il a donc fallu la loi de tradition, qui limite à deux cas la semikha de la communauté.
- וְאִי מֵהִלְכְתָא, הֲוָה אָמֵינָא לָא יָדְעִינַן הֵי נִינְהוּ, קָמַשְׁמַע לַן דּוּמְיָא דִּשְׂעִיר נָשִׂיא, דִּמְכַפֵּר עַל עֲבֵירוֹת מִצְוָה יְדוּעָה.Et si c'était seulement par la loi de tradition, j'aurais dit : nous ne savons pas lesquels sont ces deux cas. Il nous enseigne donc que le second est un bouc semblable au bouc du prince, qui expie les fautes concernant une mitsva connue, à savoir le bouc de l'avoda zara.
- כׇּל קׇרְבְּנוֹת הַיָּחִיד טְעוּנִין סְמִיכָה, חוּץ מִבְּכוֹר וּמַעֲשֵׂר וּפֶסַח.La Michna disait : Tous les sacrifices du particulier demandent la semikha, sauf le premier-né, la dîme et le Pessa'h.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״קׇרְבָּנוֹ״ – וְלֹא הַבְּכוֹר, שֶׁיָּכוֹל וַהֲלֹא דִּין הוּא: וּמָה שְׁלָמִים שֶׁאֵין קְדוּשָּׁתָן מֵרֶחֶם טְעוּנִין סְמִיכָה, בְּכוֹר שֶׁקְּדוּשָּׁתוֹ מֵרֶחֶם אֵינוֹ דִּין שֶׁטָּעוּן סְמִיכָה! תַּלְמוּד לוֹמַר: ״קׇרְבָּנוֹ״ – וְלֹא הַבְּכוֹר.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : « Son sacrifice » (Lévitique 3, 2) : et non le premier-né. Car on pourrait dire : n'est-ce pas un raisonnement logique ? Si les chelamim, dont la sainteté ne vient pas de la matrice, demandent la semikha, le premier-né, dont la sainteté vient de la matrice, n'est-il pas logique qu'il demande la semikha ? Le verset dit : « Son sacrifice » : et non le premier-né.
- ״קׇרְבָּנוֹ״ – וְלֹא מַעֲשֵׂר, שֶׁיָּכוֹל וַהֲלֹא דִּין הוּא: וּמָה שְׁלָמִים שֶׁאֵין מְקַדְּשִׁין לִפְנֵיהֶם וּלְאַחֲרֵיהֶם טְעוּנִין סְמִיכָה, מַעֲשֵׂר שֶׁמְּקַדֵּשׁ לְפָנָיו וּלְאַחֲרָיו – אֵינוֹ דִּין שֶׁטָּעוּן סְמִיכָה! תַּלְמוּד לוֹמַר: ״קׇרְבָּנוֹ״ – וְלֹא מַעֲשֵׂר.« Son sacrifice » : et non la dîme. Car on pourrait dire : n'est-ce pas un raisonnement logique ? Si les chelamim, qui ne sanctifient pas ce qui les précède et ce qui les suit, demandent la semikha, la dîme, qui sanctifie ce qui la précède et ce qui la suit (le neuvième ou le onzième animal appelés par erreur « dixième »), n'est-il pas logique qu'elle demande la semikha ? Le verset dit : « Son sacrifice » : et non la dîme.
- ״קׇרְבָּנוֹ״ – וְלֹא פֶּסַח, שֶׁיָּכוֹל וַהֲלֹא דִּין הוּא: וּמָה שְׁלָמִים שֶׁאֵינוֹ בַּ״עֲמוֹד וְהָבֵא״ טְעוּנִין סְמִיכָה, פֶּסַח שֶׁהוּא בַּ״עֲמוֹד וְהָבֵא״ אֵינוֹ דִּין שֶׁטָּעוּן סְמִיכָה! תַּלְמוּד לוֹמַר: ״קׇרְבָּנוֹ״ – וְלֹא פֶּסַח.« Son sacrifice » : et non le Pessa'h. Car on pourrait dire : n'est-ce pas un raisonnement logique ? Si les chelamim, qui ne relèvent pas du « lève-toi et apporte » (d'une obligation positive), demandent la semikha, le Pessa'h, qui relève du « lève-toi et apporte », n'est-il pas logique qu'il demande la semikha ? Le verset dit : « Son sacrifice » : et non le Pessa'h.
- אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לִשְׁלָמִים שֶׁכֵּן טְעוּנִין נְסָכִים וּתְנוּפַת חָזֶה וָשׁוֹק? קְרָאֵי אַסְמַכְתָּא בְּעָלְמָא.On peut réfuter : qu'y a-t-il de particulier aux chelamim ? Ils demandent des libations et le balancement de la poitrine et de la cuisse ! Le premier-né, la dîme et le Pessa'h ne leur sont donc pas comparables. Les versets sont un simple appui.
- אֶלָּאMais alors,
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