Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נִסְכֵי רְחֵלָה בְּכַמָּה? וּפָשְׁטִינָא לֵיהּ מִמַּתְנִיתִין: גְּדִי מְשַׁמֵּשׁ נִסְכֵי צֹאן שֶׁל גְּדוֹלִים וְשֶׁל קְטַנִּים, שֶׁל זְכָרִים וְשֶׁל נְקֵבוֹת, חוּץ מִשֶּׁל אֵילִים.Les libations de la brebis, combien de vin demandent-elles ? Et je lui ai résolu la question à partir d'une Michna (Chekalim 5, 4) sur les jetons que le Temple remettait à ceux qui achetaient des libations : le jeton marqué « chevreau » sert pour les libations du petit bétail, grands et petits, mâles et femelles, sauf pour celles des béliers. La brebis demande donc la même quantité que l'agneau.
- מַתְנִי׳ כׇּל קׇרְבְּנוֹת הַצִּבּוּר אֵין בָּהֶן סְמִיכָה, חוּץ מִן הַפָּר הַבָּא עַל כׇּל הַמִּצְוֹת, וְשָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אַף שָׂעִיר עֲבוֹדָה זָרָה.MICHNA. Pour tous les sacrifices de la communauté, il n'y a pas de semikha (imposition des mains sur la tête de la bête), sauf pour le taureau qui vient pour toutes les mitsvot (offert quand la communauté a fauté sur une décision erronée du Sanhédrin, dont les juges imposent les mains ; Lévitique 4, 13-21) et pour le bouc émissaire de Yom Kippour, sur lequel le Cohen Gadol impose les mains. Rabbi Chimon dit : aussi le bouc de l'avoda zara (idolâtrie), offert quand la communauté a fauté par idolâtrie sur une décision erronée du Sanhédrin.
- כׇּל קׇרְבְּנוֹת הַיָּחִיד טְעוּנִין סְמִיכָה, חוּץ מִן הַבְּכוֹר וְהַמַּעֲשֵׂר וְהַפֶּסַח.Tous les sacrifices du particulier demandent la semikha, sauf le premier-né, la dîme du bétail et le Pessa'h (agneau pascal).
- וְהַיּוֹרֵשׁ סוֹמֵךְ, וּמֵבִיא נְסָכִים, וּמֵימֵר.Et l'héritier impose les mains sur le sacrifice laissé par le défunt, apporte les libations et effectue la substitution : s'il déclare qu'une bête profane remplace le sacrifice, elle devient sacrée, bien que l'acte soit interdit.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: כׇּל קׇרְבְּנוֹת הַצִּבּוּר אֵין בָּהֶן סְמִיכָה, חוּץ מִפַּר הַבָּא עַל כׇּל הַמִּצְוֹת וּשְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה, דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה אֵין בָּהֶן סְמִיכָה, וְאֶת מִי אָבִיא תַּחְתֵּיהֶם – שָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ.GUEMARA. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : Tous les sacrifices de la communauté n'ont pas de semikha, sauf le taureau qui vient pour toutes les mitsvot et les boucs de l'avoda zara ; telles sont les paroles de Rabbi Chimon. Rabbi Yehouda dit : Les boucs de l'avoda zara n'ont pas de semikha. Et lequel apporterai-je à leur place ? Le bouc émissaire.
- לָא סַגִּיא דְּלָא מְעַיֵּיל? אָמַר רָבִינָא: גְּמִירִי שְׁתֵּי סְמִיכוֹת בְּצִבּוּר.La Guemara interrompt la citation : Ne suffirait-il pas de ne pas en introduire un autre ? Pourquoi Rabbi Yehouda cherche-t-il un second cas ? Ravina a dit : Nous avons la tradition de deux semikhot pour la communauté.
- אָמַר לוֹ רַבִּי שִׁמְעוֹן: וַהֲלֹא אֵין סְמִיכָה אֶלָּא בִּבְעָלִים, וְזֶה – אַהֲרֹן וּבָנָיו סוֹמְכִין בּוֹ! אָמַר לוֹ: אַף זֶה – אַהֲרֹן וּבָנָיו מִתְכַּפְּרִין בּוֹ.La baraïta poursuit : Rabbi Chimon lui a dit : Mais la semikha n'a lieu que par les propriétaires du sacrifice, ceux qu'il expie, et sur celui-ci, ce sont Aharon et ses fils qui imposent les mains, alors qu'il n'expie pas pour eux ! Il lui a répondu : Celui-ci aussi, Aharon et ses fils obtiennent par lui l'expiation, avec le reste de la communauté.
- אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: וְאָזְדוּ לְטַעְמַיְיהוּ.Rabbi Yirmeya a dit : Et ils suivent chacun leur raisonnement.
- דְּתַנְיָא: ״וְכִפֶּר אֶת מִקְדַּשׁ הַקֹּדֶשׁ״ – זֶה לִפְנַי וְלִפְנִים, ״וְאֶת אֹהֶל מוֹעֵד״ – זֶה הֵיכָל, ״מִזְבֵּחַ״ – כְּמַשְׁמָעוֹ, ״יְכַפֵּר״ – אֵלּוּ הָעֲזָרוֹת, ״כֹּהֲנִים״ – כְּמַשְׁמָעָן, ״עַל כׇּל עַם הַקָּהָל״ – אֵלּוּ יִשְׂרָאֵל, ״יְכַפֵּר״ – אֵלּוּ הַלְוִיִּם.Comme il a été enseigné (dans une baraïta), sur le verset de la fin de la section de Yom Kippour (Lévitique 16, 33) : « Il fera l'expiation pour le sanctuaire du saint » : c'est l'intérieur le plus intime (le Saint des Saints). « Et pour la Tente d'Assignation » : c'est le Héikhal (le Sanctuaire). « L'autel » : selon son sens obvie. « Il expiera » : ce sont les parvis. « Les Cohanim » : selon leur sens obvie. « Pour tout le peuple de l'assemblée » : ce sont les Israélites. « Il expiera » : ce sont les Léviim.
- הוּשְׁווּ כּוּלָּן לְכַפָּרָה אַחַת, שֶׁמִּתְכַּפְּרִין בְּשָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.Tous ont été égalisés pour une seule expiation : ils sont expiés par le bouc émissaire, pour toutes les fautes autres que la souillure du Temple et de ses choses saintes. Telles sont les paroles de Rabbi Yehouda.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: כְּשֵׁם שֶׁדַּם שָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בִּפְנִים מְכַפֵּר עַל יִשְׂרָאֵל עַל טוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו – כָּךְ דַּם הַפָּר מְכַפֵּר עַל הַכֹּהֲנִים עַל טוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו. כְּשֵׁם שֶׁוִּידּוּי שֶׁל שָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ מְכַפֵּר עַל יִשְׂרָאֵל בִּשְׁאָר עֲבֵירוֹת – כָּךְ וִידּוּי שֶׁל פָּר מְכַפֵּר עַל הַכֹּהֲנִים בִּשְׁאָר עֲבֵירוֹת.Rabbi Chimon dit : De même que le sang du bouc accompli à l'intérieur expie pour les Israélites la souillure du Temple et de ses choses saintes, ainsi le sang du taureau du Cohen Gadol expie pour les Cohanim la souillure du Temple et de ses choses saintes. De même que la confession sur le bouc émissaire expie pour les Israélites les autres fautes, ainsi la confession sur le taureau expie pour les Cohanim les autres fautes. Il ressort que, selon Rabbi Yehouda seulement, le bouc émissaire expie aussi pour les Cohanim.
- וְרַבִּי שִׁמְעוֹן, הָא וַדַּאי הוּשְׁווּ? אִין, הוּשְׁווּ דִּבְנֵי כַּפָּרָה נִינְהוּ, מִיהוּ כֹּל חַד וְחַד מְכַפֵּר בִּדְנַפְשֵׁיהּ.Et Rabbi Chimon ? Voici qu'ils ont été égalisés dans le verset ! Oui, ils ont été égalisés en ce qu'ils sont tous sujets à l'expiation, mais chacun est expié par le sien : les Cohanim par le taureau et sa confession, les Israélites et les Léviim par le bouc émissaire.
- לְרַבִּי יְהוּדָה – טוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו, יִשְׂרָאֵל מְכַפְּרִי בְּדַם שָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בִּפְנִים, וְכֹהֲנִים בְּפַר שֶׁל אַהֲרֹן. בִּשְׁאָר עֲבֵירוֹת, אֵלּוּ וָאֵלּוּ מְכַפְּרִי בְּוִידּוּי שָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ. וּלְרַבִּי שִׁמְעוֹן – בִּשְׁאָר עֲבֵירוֹת נָמֵי, כֹּהֲנִים בְּוִידּוּי דְּפַר מִתְכַּפְּרִי.Selon Rabbi Yehouda : pour la souillure du Temple et de ses choses saintes, les Israélites sont expiés par le sang du bouc accompli à l'intérieur, et les Cohanim par le taureau d'Aharon ; pour les autres fautes, les uns et les autres sont expiés par la confession sur le bouc émissaire. Et selon Rabbi Chimon : pour les autres fautes également, les Cohanim sont expiés par la confession sur le taureau.
- כִּדְקָתָנֵי: אֶחָד יִשְׂרָאֵל וְאֶחָד כֹּהֲנִים וְאֶחָד כֹּהֵן מָשִׁיחַ, מָה בֵּין יִשְׂרָאֵל לְכֹהֲנִים וּלְכֹהֵן מָשִׁיחַ? אֶלָּא שֶׁדַּם הַפָּר מְכַפֵּר עַל הַכֹּהֲנִים עַל טוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו, זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.Comme il est enseigné (dans la Michna, Chevouot 2b) : Israélites, Cohanim et Cohen oint (le Cohen Gadol) sont expiés également par le bouc émissaire. Quelle différence entre les Israélites, les Cohanim et le Cohen oint ? Seulement que le sang du taureau expie pour les Cohanim la souillure du Temple et de ses choses saintes ; telles sont les paroles de Rabbi Yehouda.
- וְרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: כְּשֵׁם שֶׁדַּם הַשָּׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בִּפְנִים מְכַפֵּר עַל יִשְׂרָאֵל – כָּךְ דַּם הַפָּר מְכַפֵּר עַל הַכֹּהֲנִים. כְּשֵׁם שֶׁוִּידּוּיוֹ שֶׁל שָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ מְכַפֵּר עַל יִשְׂרָאֵל – כָּךְ וִידּוּיוֹ שֶׁל פָּר מְכַפֵּר עַל הַכֹּהֲנִים.Et Rabbi Chimon dit : De même que le sang du bouc accompli à l'intérieur expie pour les Israélites, ainsi le sang du taureau expie pour les Cohanim. De même que la confession sur le bouc émissaire expie pour les Israélites, ainsi la confession sur le taureau expie pour les Cohanim.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְסָמְכוּ זִקְנֵי הָעֵדָה אֶת יְדֵיהֶם עַל רֹאשׁ הַפָּר״ – פַּר טָעוּן סְמִיכָה, וְאֵין שְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה טְעוּנִין סְמִיכָה, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : « Les Anciens de l'assemblée imposeront leurs mains sur la tête du taureau » (Lévitique 4, 15) : le taureau demande la semikha, et les boucs de l'avoda zara ne demandent pas la semikha ; telles sont les paroles de Rabbi Yehouda.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: פַּר טָעוּן סְמִיכָה בִּזְקֵנִים, וְאֵין שְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה טָעוּן סְמִיכָה בִּזְקֵנִים, אֶלָּא בְּאַהֲרֹן.Rabbi Chimon dit : Le taureau demande la semikha par les Anciens, et les boucs de l'avoda zara ne demandent pas la semikha par les Anciens, mais par Aharon, c'est-à-dire le Cohen Gadol.
- וּרְמִינְהוּ: ״הַחַי״ – הַחַי טָעוּן סְמִיכָה, וְאֵין שְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה טְעוּנִין סְמִיכָה, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: חַי״ טָעוּן סְמִיכָה בְּאַהֲרֹן,Et on oppose une autre baraïta à propos du verset « Aharon imposera ses deux mains sur la tête du bouc vivant » (Lévitique 16, 21) : « Le vivant » : le vivant demande la semikha, et les boucs de l'avoda zara ne demandent pas la semikha ; telles sont les paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Chimon dit : Le vivant demande la semikha par Aharon,
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