Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאִם אִיתַהּ, לֵילַף מִדָּם? וְכִי תֵּימָא: רַבִּי אֶלְעָזָר מִילְּתָא מִמִּילְּתָא לָא גָּמַר? וְהָא אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מִנְחָה שֶׁקְּמָצָהּ בַּהֵיכָל כְּשֵׁרָה, שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְּסִילּוּק בָּזִיכִין.Et s'il en est ainsi, que le sang n'est pas sanctifié par moitiés, qu'il le déduise du sang ! Et si tu dis que Rabbi Élazar ne déduit pas une chose d'une autre, Rabbi Élazar n'a-t-il pas dit : une offrande dont on a prélevé la poignée dans le Heikhal (le Sanctuaire) est valide, car nous le trouvons dans l'enlèvement des coupes d'encens ?
- מִנְחָה מִמִּנְחָה יָלֵיף, מִנְחָה מִדָּם לָא יָלֵיף.La Guemara répond : il déduit une offrande d'une offrande, les pains de proposition étant une offrande ; il ne déduit pas une offrande du sang.
- וּמִנְחָה מִמִּנְחָה מִי יָלֵיף? וְהָתַנְיָא: עַד שֶׁלֹּא פֵּרְקָהּ נִפְרַס לַחְמָהּ – הַלֶּחֶם פָּסוּל, וְאֵין מַקְטִיר עָלָיו אֶת הַבָּזִיכִין. מִשֶּׁפֵּרְקָהּ נִפְרַס לַחְמָהּ – הַלֶּחֶם פָּסוּל, וּמַקְטִיר עָלָיו אֶת הַבָּזִיכִין.Elle demande : et déduit-il une offrande d'une offrande ? N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : si, avant qu'il ne l'ait détachée, son pain s'est rompu, le pain est invalide, et il ne fait pas brûler les coupes d'encens à son sujet ; si, après qu'il l'a détachée, son pain s'est rompu, le pain est invalide, mais il fait brûler les coupes à son sujet.
- וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לֹא פֵּרְקָהּ מַמָּשׁ, אֶלָּא כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ זְמַנָּהּ לְפָרֵק, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא פֵּרְקָהּ, כְּמִי שֶׁפֵּרְקָהּ דָּמְיָא.Et Rabbi Élazar a dit : il ne s'agit pas du cas où il l'a réellement détachée, mais dès que le moment de la détacher est arrivé, même s'il ne l'a pas détachée, c'est comme s'il l'avait détachée.
- וְאַמַּאי? תֶּיהְוֵי כְּמִנְחָה שֶׁחָסְרָה קוֹדֶם קְמִיצָה!Et pourquoi ? Si l'on déduit une offrande d'une autre, que ce soit comme une offrande diminuée avant le prélèvement, qui est invalide !
- הָא לָא קַשְׁיָא, מִנְחָה לָא בְּרִיר (בְּרֵירָה) קוֹמֶץ דִּידַהּ, וְהָא בְּרִיר (בְּרֵירָה) קוֹמֶץ דִּידַהּ, וְכֵיוָן שֶׁהִגִּיעַ זְמַנָּהּ לְפָרֵק – כְּמַאן דְּפָרְקַהּ דָּמְיָא.Elle répond : ceci n'est pas difficile : l'offrande n'a pas sa poignée bien distincte, tandis que celle-ci a sa poignée bien distincte, l'encens étant à part dans les coupes ; et dès que le moment de la détacher est arrivé, c'est comme si on l'avait détachée.
- אֶלָּא מֵעַתָּה, תֶּיהְוֵי כְּשִׁירַיִם שֶׁחָסְרוּ בֵּין קְמִיצָה לְהַקְטָרָה, דְּאֵין מַקְטִירִין קוֹמֶץ עֲלֵיהֶן! לָאו פְּלוּגְתָּא נִינְהוּ? רַבִּי אֶלְעָזָר סָבַר לַהּ כְּמַאן דְּאָמַר: שִׁירַיִם שֶׁחָסְרוּ בֵּין קְמִיצָה לְהַקְטָרָה – מַקְטִיר קוֹמֶץ עֲלֵיהֶן.Elle demande : mais alors, que ce soit comme des restes diminués entre le prélèvement et la combustion, pour lesquels on ne fait pas brûler la poignée ! Elle répond : n'est-ce pas une divergence ? Rabbi Élazar pense comme celui qui dit : pour des restes diminués entre le prélèvement et la combustion, on fait brûler la poignée.
- גּוּפָא: חֲבִיתֵּי כֹּהֵן גָּדוֹל, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֵינָהּ קְדוֹשָׁה לַחֲצָאִין, וְרַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר: מִתּוֹךְ שֶׁקְּרֵבָה לַחֲצָאִין, קְדוֹשָׁה לַחֲצָאִין. אָמַר רַבִּי אַחָא: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹחָנָן? אָמַר קְרָא: ״מִנְחָה מַחֲצִיתָהּ״, הָבֵיא מִנְחָה וְאַחַר כָּךְ חֳצֵיהוּ.Revenons au sujet lui-même : les 'havitin du Cohen Gadol (son offrande quotidienne en galettes), Rabbi Yo'hanan a dit : elle n'est pas sanctifiée par moitiés ; et Rabbi Élazar a dit : puisqu'elle est offerte par moitiés, elle est sanctifiée par moitiés. Rabbi A'ha a dit : quelle est la raison de Rabbi Yo'hanan ? Le verset dit : « une offrande… sa moitié » (Lévitique 6, 13) : apporte une offrande entière et ensuite partage-la.
- מֵיתִיבִי: חֲבִיתֵּי כֹּהֵן גָּדוֹל לֹא הָיוּ בָּאוֹת חֲצָאִין, אֶלָּא מֵבִיא עִשָּׂרוֹן שָׁלֵם וְחוֹצֵהוּ; וְתַנְיָא: אִילּוּ נֶאֱמַר ״מִנְחָה מַחֲצִית״, הָיִיתִי אוֹמֵר: מֵבִיא חֲצִי עִשָּׂרוֹן מִבֵּיתוֹ שַׁחֲרִית וּמַקְרִיב, חֲצִי עִשָּׂרוֹן מִבֵּיתוֹ עַרְבִית וּמַקְרִיב; תַּלְמוּד לוֹמַר ״מַחֲצִיתָהּ בַּבֹּקֶר״ – מֶחֱצָה מִשָּׁלֵם הוּא מֵבִיא.On a objecté à Rabbi Élazar : les 'havitin du Cohen Gadol ne venaient pas par moitiés ; il apporte un dixième entier et le partage. Et il a été enseigné : s'il avait été dit : « une offrande, moitié », j'aurais dit : il apporte un demi-dixième de chez lui le matin et l'offre, et un demi-dixième de chez lui le soir et l'offre ; le verset dit donc : « sa moitié le matin » : c'est une moitié d'un tout qu'il apporte.
- לְמִצְוָה. אֲמַר לֵיהּ רַב גְּבִיהָא מִבֵּי כְתִיל לְרַב אָשֵׁי: וְהָא ״חוּקָּה״ כְּתִיב בַּהּ, אֲמַר לֵיהּ: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לַהֲבִיאָהּ שָׁלֵם מִבֵּיתוֹ.Elle répond : c'est pour la mitsva, de façon préférable, mais a posteriori c'est valide. Rav Guéviha de Bei Katil a dit à Rav Achi : mais il est écrit à son propos « statut » (Lévitique 6, 15), qui indique une condition indispensable ! Il lui a dit : cela n'est nécessaire que pour l'apporter entière de chez lui.
- וּמִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן הָכִי? וְהָא אִיתְּמַר: הִפְרִישׁ חֲצִי עִשָּׂרוֹן, וְדַעְתּוֹ לְהוֹסִיף – רַב אָמַר: אֵינוֹ קָדוֹשׁ, וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: קָדוֹשׁ. וְאִם אִיתָא, לֵילַף מֵחֲבִיתִּין!La Guemara demande : et Rabbi Yo'hanan a-t-il dit cela ? Il a pourtant été dit : s'il a mis de côté un demi-dixième avec l'intention d'y ajouter, Rav a dit : il n'est pas sanctifié ; et Rabbi Yo'hanan a dit : il est sanctifié. S'il en était ainsi, qu'il le déduise des 'havitin !
- וְכִי תֵּימָא, רַבִּי יוֹחָנָן מִילְּתָא מִמִּילְּתָא לָא יָלֵיף, וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שְׁלָמִים שֶׁשְּׁחָטָן בַּהֵיכָל כְּשֵׁירִין, דִּכְתִיב: ״וּשְׁחָטוֹ פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד״, שֶׁלֹּא יְהֵא טָפֵל חָמוּר מֵעִיקָּר.Et si tu dis que Rabbi Yo'hanan ne déduit pas une chose d'une autre, Rabbi Yo'hanan n'a-t-il pas dit : des chelamim (sacrifices de paix) abattus dans le Heikhal sont valides, comme il est écrit : « Et il l'abattra à l'entrée de la Tente d'Assignation » (Lévitique 3, 2), afin que l'accessoire ne soit pas plus sévère que le principal ?
- דַּעְתּוֹ לְהוֹסִיף שָׁאנֵי, דְּתַנְיָא: ״מְלֵאִים״ – אֵין ״מְלֵאִים״ אֶלָּא שְׁלֵמִים (כְּלוֹמַר שֶׁאֵינוֹ קָדוֹשׁ עַד שֶׁיְּהֵא עִשָּׂרוֹן שָׁלֵם), וְאָמַר רַבִּי יוֹסֵי: אֵימָתַי? בִּזְמַן שֶׁאֵין דַּעְתּוֹ לְהוֹסִיף, אֲבָל בִּזְמַן שֶׁדַּעְתּוֹ לְהוֹסִיף – רִאשׁוֹן רִאשׁוֹן קָדוֹשׁ.Elle répond : l'intention d'ajouter est différente, comme il a été enseigné : « pleines » (Nombres 7, 13) : « pleines » ne signifie que « entières » (c'est-à-dire qu'il n'est sanctifié que lorsque le dixième est entier) ; et Rabbi Yossé a dit : quand cela ? Lorsqu'il n'a pas l'intention d'ajouter ; mais lorsqu'il a l'intention d'ajouter, chaque première portion est sanctifiée.
- וְרַב, בְּחָבִיתִין כְּמַאן סְבִירָא לֵיהּ? אִי כְּרַבִּי אֶלְעָזָר, לֵילַף מֵחֲבִיתִּין!La Guemara demande : et Rav, pour les 'havitin, selon qui pense-t-il ? Si c'est selon Rabbi Élazar, qu'il le déduise des 'havitin !
- וְכִי תֵּימָא רַב מִילְּתָא מִמִּילְּתָא לָא יָלֵיף, וְהָאָמַר רַב: מִנְחָה קְדוֹשָׁה בְּלֹא שֶׁמֶן (וּבְלֹא לְבוֹנָה) – שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְּלֶחֶם הַפָּנִים. בְּלֹא לְבוֹנָה – שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְּמִנְחַת נְסָכִים.Et si tu dis que Rav ne déduit pas une chose d'une autre, Rav n'a-t-il pas dit : une offrande est sanctifiée sans huile (et sans encens), car nous le trouvons dans les pains de proposition ; sans encens, car nous le trouvons dans l'offrande des libations ;
- בְּלֹא שֶׁמֶן וּבְלֹא לְבוֹנָה – שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְּמִנְחַת חוֹטֵא, עַל כׇּרְחָיךְ רַב כְּרַבִּי יוֹחָנָן סְבִירָא לֵיהּ.sans huile et sans encens, car nous le trouvons dans l'offrande du pécheur. Tu es donc forcé de dire que Rav pense comme Rabbi Yo'hanan.
- גּוּפָא, אָמַר רַב: מִנְחָה קְדוֹשָׁה בְּלֹא שֶׁמֶן, וְאֵין דִּינָה כְּעִשָּׂרוֹן חָסֵר – שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְּלֶחֶם הַפָּנִים. בְּלֹא לְבוֹנָה – שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְּמִנְחַת נְסָכִים. בְּלֹא שֶׁמֶן וּבְלֹא לְבוֹנָה – שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְּמִנְחַת חוֹטֵא.Revenons au sujet lui-même : Rav a dit : une offrande est sanctifiée sans huile, et sa règle n'est pas comme un dixième diminué, car nous le trouvons dans les pains de proposition ; sans encens, car nous le trouvons dans l'offrande des libations ; sans huile et sans encens, car nous le trouvons dans l'offrande du pécheur.
- וְשֶׁמֶן וּלְבוֹנָה קׇדְשִׁי הַאי בְּלָא הַאי וְהַאי בְּלָא הַאי; שֶׁמֶן – שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְּלוֹג שֶׁמֶן שֶׁל מְצוֹרָע, לְבוֹנָה – שֶׁכֵּן מָצִינוּ בִּלְבוֹנָה הַבָּאָה בְּבָזִיכִין, וְרַבִּי חֲנִינָא אָמַר:Et l'huile et l'encens sont sanctifiés, celle-ci sans celui-là et celui-là sans celle-ci ; l'huile, car nous le trouvons dans le log d'huile du lépreux ; l'encens, car nous le trouvons dans l'encens qui vient dans les coupes. Et Rabbi 'Hanina a dit :
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