Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁל יוֹם בְּשֶׁל אֶמֶשׁ.Et l'on peut mélanger les libations d'un jour avec celles de la veille, si leurs offrandes de farine ont la même proportion d'huile et de farine.
- אֲבָל אֵין מְעָרְבִין נִסְכֵי כְבָשִׂים בְּנִסְכֵי פָרִים וְאֵילִים, וְאִם בְּלָלָן אֵלּוּ בִּפְנֵי עַצְמָן וְאֵלּוּ בִּפְנֵי עַצְמָן וְנִתְעָרְבוּ – כְּשֵׁרִים, אִם עַד שֶׁלֹּא בָּלַל – פָּסוּל.Mais on ne mélange pas les libations (nessakhim : offrande de farine pétrie à l'huile et vin) des agneaux avec les libations des taureaux et des béliers, car les proportions de farine et d'huile y sont différentes. Et si l'on a pétri la farine et l'huile de celles-ci à part et de celles-là à part, et qu'elles se sont ensuite mélangées, elles restent valables. Si elles se sont mélangées avant que l'on ait pétri chacune séparément, elles sont disqualifiées.
- הַכֶּבֶשׂ הַבָּא עִם הָעוֹמֶר, אַף עַל פִּי שֶׁמִּנְחָתוֹ כְּפוּלָה – לֹא הָיוּ נְסָכָיו כְּפוּלִים.L'agneau qui vient avec l'Omer (l'offrande de la nouvelle orge, le 16 Nissan) : bien que son offrande de farine soit doublée, soit deux dixièmes au lieu d'un, ses libations d'huile et de vin n'étaient pas doublées ; on y mettait trois log d'huile et trois log de vin, comme pour tout agneau.
- גְּמָ׳ וּרְמִינְהוּ:GUEMARA : La Michna permet de mélanger des libations de sacrifices différents, si leurs proportions sont identiques. Et on oppose à cela une baraïta portant sur le verset relatif aux graisses du sacrifice :
- ״וְהִקְטִירוֹ״, שֶׁלֹּא יְעָרֵב חֲלָבִים בַּחֲלָבִים.« Et ils le brûleront » (Lévitique 3, 5) : le pronom est au singulier, bien qu'il désigne plusieurs graisses. Cela enseigne que l'on ne doit pas mêler des graisses d'un sacrifice aux graisses d'un autre, mais brûler chacune séparément. Il devrait donc en aller de même pour les libations.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״אִם נִתְעָרְבוּ״ קָא אָמַר.Rabbi Yo'hanan a dit : la Michna dit seulement « si elles se sont mélangées », c'est-à-dire qu'elles sont valables a posteriori, mais qu'on ne les mélange pas d'emblée. Il n'y a donc pas de contradiction avec la baraïta.
- אִי הָכִי, וְאֵין מְעָרְבִין נִסְכֵי כְבָשִׂים בְּנִסְכֵי פָרִים וְאֵילִים, וַאֲפִילּוּ נִתְעָרְבוּ נָמֵי לָא? וְהָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: בְּלָלָן אֵלּוּ בִּפְנֵי עַצְמָן וְאֵלּוּ בִּפְנֵי עַצְמָן וְנִתְעָרְבוּ כְּשֵׁרִין, מִכְּלָל דְּרֵישָׁא לְכַתְּחִלָּה קָא אָמַר!S'il en est ainsi, ce que la Michna dit ensuite : « Et on ne mélange pas les libations des agneaux avec les libations des taureaux et des béliers » signifierait que même si elles se sont mélangées a posteriori, elles ne sont pas valables non plus ? Mais voici que, du fait que la fin de la Michna enseigne : « Si l'on a pétri celles-ci à part et celles-là à part, et qu'elles se sont mélangées, elles sont valables », ce qui est un cas a posteriori, on déduit que le début parle de ce qu'on fait d'emblée ! La première clause porte donc bien sur le permis d'emblée, et la difficulté revient.
- אָמַר אַבָּיֵי: הָכִי קָאָמַר, מְעָרְבִין יֵינָן, אִם נִתְעָרֵב סׇלְתָּן וְשַׁמְנָן.Abayé a dit : voici ce qu'elle veut dire : on mélange d'emblée leur vin, si leur fine farine et leur huile se sont déjà mélangées.
- וְיֵינָן לְכִתְחִלָּה לָא? וְהָתַנְיָא: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – בְּסֹלֶת וָשֶׁמֶן, אֲבָל יַיִן מְעָרְבִין.Et leur vin, on ne le mélangerait pas d'emblée dans les autres cas ? Mais il a été enseigné (dans une baraïta) : De quoi parle-t-on, lorsqu'on interdit de mêler ? De fine farine et d'huile, mais le vin, on le mélange, même si la farine et l'huile n'ont pas été mêlées.
- אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: הָכִי קָאָמַר – הֵיכָא דְּהוּקְטַר סׇלְתָּן וְשַׁמְנָן, מְעָרְבִין יַיִן לְכַתְּחִלָּה. הֵיכָא דְּלָא הוּקְטַר – אִם נִתְעָרֵב סׇלְתָּן וְשַׁמְנָן, מְעָרְבִין נָמֵי יֵינָן, וְאִם לָאו – אֵין מְעָרְבִין, דִּלְמָא אָתֵי לְאִיעָרוֹבֵי סֹלֶת וְשֶׁמֶן לְכַתְּחִלָּה.Plutôt, Abayé a dit : voici ce qu'elle veut dire : là où leur fine farine et leur huile ont déjà été brûlées sur l'autel, on mélange le vin d'emblée. Là où elles n'ont pas été brûlées : si leur fine farine et leur huile se sont mélangées, on mélange aussi leur vin ; et sinon, on ne le mélange pas, de peur qu'on en vienne à mêler d'emblée la fine farine et l'huile, ce qui est interdit.
- כֶּבֶשׂ הַבָּא עִם הָעוֹמֶר, תָּנוּ רַבָּנַן: ״וּמִנְחָתוֹ שְׁנֵי עֶשְׂרוֹנִים״, לִימֵּד עַל כֶּבֶשׂ הַבָּא עִם הָעוֹמֶר שֶׁמִּנְחָתוֹ כְּפוּלָה.L'agneau qui vient avec l'Omer : nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : « Et son offrande de farine sera de deux dixièmes » (Lévitique 23, 13) : ce verset enseigne, à propos de l'agneau qui vient avec l'Omer, que son offrande de farine est doublée.
- יָכוֹל כְּשֵׁם שֶׁמִּנְחָתוֹ כְּפוּלָה, כָּךְ יֵינוֹ כָּפוּל? תַּלְמוּד לוֹמַר ״וְנִסְכּוֹ יַיִן רְבִיעִית הַהִין״. יָכוֹל לֹא יְהֵא יֵינוֹ כָּפוּל שֶׁאֵינוֹ נִבְלָל עִם מִנְחָתוֹ, אֲבָל יְהֵא שַׁמְנוֹ כָּפוּל שֶׁנִּבְלָל עִם מִנְחָתוֹ? תַּלְמוּד לוֹמַר ״וְנִסְכּוֹ״ – כׇּל נְסָכָיו לֹא יְהוּ אֶלָּא רְבִיעִית.On pourrait penser que, de même que son offrande de farine est doublée, de même son vin est doublé ; le verset enseigne : « Et sa libation de vin sera d'un quart de hin » (Lévitique 23, 13). On pourrait penser que son vin n'est pas doublé parce qu'il n'est pas pétri avec son offrande de farine, mais que son huile est doublée, puisqu'elle est pétrie avec son offrande de farine ; le verset enseigne : « Et sa libation » : toutes ses libations ne seront que d'un quart de hin.
- מַאי תַּלְמוּדָא? אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כְּתִיב ״וְנִסְכָּהּ״, וְקָרֵינַן ״וְנִסְכּוֹ״.Quelle est la démonstration tirée de ce mot ? Rabbi Elazar a dit : il est écrit venisskah (« et sa libation », au féminin, renvoyant à la min'ha, l'offrande de farine, donc à l'huile), et nous lisons venissko (au masculin, renvoyant à l'agneau, donc au vin).
- כֵּיצַד? ״נִסְכָּהּ״ דְּמִנְחָה כְּ״נִסְכּוֹ״ דְּיַיִן – מָה יַיִן רְבִיעִית, אַף שֶׁמֶן נָמֵי רְבִיעִית.Comment l'expliquer ? La libation « d'elle », celle de la min'ha, c'est-à-dire l'huile, est comme la libation « de lui », celle du vin de l'agneau : de même que le vin est d'un quart de hin, de même l'huile est aussi d'un quart.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֲשַׁם מְצוֹרָע שֶׁשְּׁחָטוֹ שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ, טָעוּן נְסָכִים, שֶׁאִם אִי אַתָּה אוֹמֵר כֵּן – פְּסַלְתּוֹ.Rabbi Yo'hanan a dit : l'acham (sacrifice de culpabilité) du metsora (lépreux), que l'on a abattu sans intention de sa destination propre, requiert quand même des libations ; car si tu ne dis pas cela, tu l'as disqualifié. Le metsora ne s'en acquitte pas, mais le sacrifice garde son statut, et le présenter sans libations reviendrait à le traiter comme un autre sacrifice que celui auquel il a été consacré.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב מְנַשְּׁיָא בַּר גַּדָּא: אֶלָּא מֵעַתָּה, כֶּבֶשׂ הַבָּא עִם הָעוֹמֶר שֶׁשְּׁחָטוֹ שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ, תְּהֵא מִנְחָתוֹ כְּפוּלָה, שֶׁאִם אִי אַתָּה אוֹמֵר כֵּן – פְּסַלְתּוֹ.Rav Menachia bar Gadda l'a contesté : s'il en est ainsi, l'agneau qui vient avec l'Omer, que l'on a abattu sans intention de sa destination propre, devrait garder une offrande de farine doublée, car si tu ne dis pas cela, tu l'as disqualifié !
- וְתָמִיד שֶׁל שַׁחַר שֶׁשְּׁחָטוֹ שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ, יְהֵא טָעוּן שְׁנֵי גְזִירִין בְּכֹהֵן אֶחָד, שֶׁאִם אִי אַתָּה אוֹמֵר כֵּן – פְּסַלְתּוֹ. וְתָמִיד שֶׁל בֵּין הָעַרְבַּיִם שֶׁשְּׁחָטוֹ שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ, יְהֵא טָעוּן שְׁנֵי גְזִירִין בִּשְׁנֵי כֹהֲנִים, שֶׁאִם אִי אַתָּה אוֹמֵר כֵּן – פְּסַלְתּוֹ.Et le tamid (sacrifice perpétuel) du matin, que l'on a abattu sans intention de sa destination propre, devrait requérir l'apport de deux bûches par un seul Cohen, car si tu ne dis pas cela, tu l'as disqualifié. Et le tamid de l'après-midi, que l'on a abattu sans intention de sa destination propre, devrait requérir deux bûches apportées par deux Cohanim, car si tu ne dis pas cela, tu l'as disqualifié ! Or Rabbi Yo'hanan ne dit pas cela.
- אִין הָכִי נָמֵי, אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: חֲדָא מִינַּיְיהוּ נְקַט.Oui, il en est bien ainsi : ces cas sont soumis à la même règle. Mais alors, Abayé a dit : Rabbi Yo'hanan n'en a cité qu'un seul, à titre d'exemple.
- רַבִּי אַבָּא אָמַר: בִּשְׁלָמָא הָנָךְ, עוֹלוֹת נִינְהוּ,Rabbi Abba a dit : la règle se limite à l'acham du metsora. Ces sacrifices-là se comprennent bien, sans leurs conditions particulières, car ce sont des olot (holocaustes) ;
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