Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲבָל בָּאָרֶץ לָא פְּלִיגִי, דְּעוֹמֶר וּשְׁתֵּי הַלֶּחֶם מֵאָרֶץ – אִין, מֵחוּצָה לָאָרֶץ – לָא.mais sur la terre d'Israël ils ne divergent pas : l'omer (l'offrande d'orge du 16 Nissan) et les deux pains (l'offrande de Chavouot) venant de la terre d'Israël, oui, ils sont valables ; venant de l'extérieur de la terre d'Israël, non.
- כְּמַאן? דְּלָא כִּי הַאי תַּנָּא, דְּתַנְיָא: רַבִּי יוֹסֵי בַּר רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עוֹמֶר בָּא מֵחוּצָה לָאָרֶץ, וּמָה אֲנִי מְקַיֵּים ״כִּי תָבֹאוּ אֶל הָאָרֶץ״? שֶׁלֹּא נִתְחַיְּיבוּ בָּעוֹמֶר קוֹדֶם שֶׁנִּכְנְסוּ לָאָרֶץ.Selon qui cela est-il dit ? Pas selon ce Tanna (Sage de l'époque de la Michna), car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : Rabbi Yossé bar Rabbi Yehouda dit : l'omer vient aussi de l'extérieur de la terre d'Israël. Et comment réaliser « Lorsque vous viendrez dans le pays » (Lévitique 23, 10) ? Cela enseigne qu'ils n'ont pas été astreints à l'omer avant d'entrer dans le pays.
- וְקָסָבַר חָדָשׁ בְּחוּצָה לָאָרֶץ דְּאוֹרָיְיתָא הִיא, דִּכְתִיב ״מִמּוֹשְׁבֹתֵיכֶם״, כׇּל מָקוֹם שֶׁאַתֶּם יוֹשְׁבִין מַשְׁמַע, וְ״כִּי תָבֹאוּ״ זְמַן בִּיאָה הִיא, וְכֵיוָן דְּאוֹרָיְיתָא הִיא – אַקְרוֹבֵי נָמֵי מַקְרִיבִין.Et il estime que l'interdit de la récolte nouvelle à l'extérieur de la terre d'Israël est de la Torah, comme il est écrit : « dans toutes vos habitations » (Lévitique 23, 14) : cela implique tout lieu où vous habitez ; et « Lorsque vous viendrez » désigne le temps de l'entrée dans le pays. Et puisque c'est de la Torah, on offre aussi l'omer de ces récoltes.
- תְּנַן הָתָם: שׁוֹמְרֵי סְפִיחִין בַּשְּׁבִיעִית, נוֹטְלִין שְׂכָרָן מִתְּרוּמַת הַלִּשְׁכָּה.Nous avons appris là-bas (Michna Chekalim 4, 1) : les gardiens des sefi'hin (plantes ayant poussé d'elles-mêmes) en année de Chevi'it (septième année, sabbatique) reçoivent leur salaire de la terouma de la Lichka (les fonds de la chambre du Temple).
- רָמֵי לֵיהּ רָמֵי בַּר חָמָא לְרַב חִסְדָּא: תְּנַן שׁוֹמְרֵי סְפִיחִין בַּשְּׁבִיעִית נוֹטְלִין שְׂכָרָן מִתְּרוּמַת הַלִּשְׁכָּה, וּרְמִינְהוּ: ״לְאׇכְלָה״ – וְלֹא לִשְׂרֵיפָה.Rami bar 'Hama a soulevé une contradiction devant Rav 'Hisda : nous avons appris que les gardiens des sefi'hin en année de Chevi'it reçoivent leur salaire de la terouma de la Lichka, ce qui montre que l'omer vient alors des produits de cette année. Et confrontons cela à cette baraïta : « pour manger » (Lévitique 25, 6), et non pour brûler ! Or une partie de l'omer est brûlée sur l'autel.
- אֲמַר לֵיהּ: רַחֲמָנָא אָמַר לָךְ ״לְדֹרֹתֵיכֶם״, וְאַתְּ אָמְרַתְּ תִּיבְטַל?Rav 'Hisda lui a dit : le Miséricordieux t'a dit « dans vos générations » (Lévitique 23, 14), et toi, tu dis qu'il (l'omer) sera annulé cette année-là ?
- אֲמַר לֵיהּ: וּמִי קָאָמֵינָא אֲנָא תִּיבְטַל?! לַיְיתֵי מִדְּאֶשְׁתָּקַד! בָּעֵינָא ״כַּרְמֶל״, וְלֵיכָּא.Rami bar 'Hama lui a dit : est-ce que je dis, moi, qu'il sera annulé ? Qu'on l'apporte de l'année précédente ! Rav 'Hisda répond : J'ai besoin de « karmel » (Lévitique 2, 14, épi encore tendre), et il n'y en a pas dans ce qui a poussé l'année précédente.
- וְלַיְיתֵי מִכַּרְמֶל דְּאֶשְׁתָּקַד? אָמַר קְרָא: ״כַּרְמֶל תַּקְרִיב״, בָּעֵינָא כַּרְמֶל בִּשְׁעַת הַקְרָבָה, וְלֵיכָּא.Qu'on l'apporte alors du karmel de l'année précédente, moissonné alors qu'il était encore tendre ! Le verset dit : « karmel, tu offriras » : j'ai besoin de karmel au moment de l'offrande, et il n'y en a pas, car le grain de l'an passé a durci.
- אִיתְּמַר: רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר ״כַּרְמֶל תַּקְרִיב״, רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר ״רֵאשִׁית קְצִירְךָ״ – רֵאשִׁית קְצִירְךָ, וְלֹא סוֹף קְצִירְךָ.Il a été dit par les Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara), quant à la source de cette règle : Rabbi Yo'hanan a dit : cela vient de « karmel, tu offriras ». Rabbi Elazar dit : de « le début de ta moisson » (Lévitique 23, 10) : le début de ta moisson, et non la fin de ta moisson.
- מוֹתֵיב רַבָּה: ״וְאִם תַּקְרִיב מִנְחַת בִּכּוּרִים״ – בְּמִנְחַת הָעוֹמֶר הַכָּתוּב מְדַבֵּר. מֵהֵיכָן הִיא בָּאָה? מִן הַשְּׂעוֹרִים. אַתָּה אוֹמֵר מִן הַשְּׂעוֹרִים, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא מִן הַחִיטִּין?Rabba a objecté à Rabbi Yo'hanan à partir d'une baraïta : « Et si tu offres une offrande de prémices » (Lévitique 2, 14) : le verset parle de l'offrande de l'omer. D'où vient-elle ? De l'orge. Tu dis de l'orge ; ou bien n'est-ce que du blé ?
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: נֶאֱמַר ״אָבִיב״ בְּמִצְרַיִם, וְנֶאֱמַר ״אָבִיב״ לְדוֹרוֹת. מָה ״אָבִיב״ הָאָמוּר בְּמִצְרַיִם – שְׂעוֹרִים, אַף ״אָבִיב״ הָאָמוּר לְדוֹרוֹת – אֵינוֹ בָּא אֶלָּא מִן הַשְּׂעוֹרִים.Rabbi Eliézer dit : il a été dit « aviv » (épi mûr) en Égypte (Exode 9, 31) et il a été dit « aviv » pour les générations (Lévitique 2, 14). De même que le « aviv » dit en Égypte, c'est l'orge, de même le « aviv » dit pour les générations ne vient que de l'orge.
- רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: מָצִינוּ יָחִיד שֶׁמֵּבִיא חוֹבָתוֹ מִן הַחִיטִּין, וּמֵבִיא חוֹבָתוֹ מִן הַשְּׂעוֹרִין, וְאַף צִיבּוּר מֵבִיא חוֹבָתוֹ מִן הַחִיטִּין וּמֵבִיא חוֹבָתוֹ מִן הַשְּׂעוֹרִין. אִם אַתָּה אוֹמֵר מִן הַחִיטִּין – לֹא מָצִינוּ צִיבּוּר שֶׁמֵּבִיא חוֹבָתוֹ מִן הַשְּׂעוֹרִין!Rabbi Akiva dit : nous avons trouvé un individu qui apporte son obligation de blé et qui apporte son obligation d'orge ; de même, la communauté apporte son obligation de blé (les deux pains) et apporte son obligation d'orge. Si tu dis que l'omer vient du blé, nous n'aurons pas trouvé de communauté qui apporte son obligation d'orge !
- דָּבָר אַחֵר: אִם אַתָּה אוֹמֵר עוֹמֶר בָּא מִן הַחִיטִּין – אִין שְׁתֵּי הַלֶּחֶם ״בִּיכּוּרִים״. אַלְמָא מִשּׁוּם ״בִּיכּוּרִים״ הוּא, תְּיוּבְתָּא.Autre explication : si tu dis que l'omer vient du blé, les deux pains ne seront pas des « prémices », puisque l'omer les aurait précédés. Il en ressort que c'est à cause de la condition de « prémices » que l'omer ne vient pas de l'ancienne récolte : c'est une teyouvta (réfutation définitive) de Rabbi Yo'hanan.
- תְּנַן הָתָם: אֵין מְבִיאִין בִּיכּוּרִים חוּץ מִשִּׁבְעַת הַמִּינִין, וְלֹאNous avons appris là-bas (Michna Bikkourim 1, 3) : on n'apporte les bikkourim (prémices des fruits) que des sept espèces dont la terre d'Israël est louée, et on n'en apporte pas
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