Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְרַב נַחְמָן, דְּאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: מִנַּיִן לְמוֹתַר הַפֶּסַח שֶׁקָּרֵב שְׁלָמִים? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְזָבַחְתָּ פֶּסַח לַה׳ אֱלֹהֶיךָ צֹאן וּבָקָר״, וַהֲלֹא אֵין פֶּסַח בָּא אֶלָּא מִן הַכְּבָשִׂים וּמִן הָעִזִּים! אֶלָּא מוֹתַר הַפֶּסַח יְהֵא לְדָבָר הַבָּא מִן הַצֹּאן וּמִן הַבָּקָר.Que fait-il de ce verset, c'est-à-dire qu'en déduit-il ? Il en a besoin pour l'enseignement de Rav Na'hman, car Rav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh : d'où savons-nous que le reste du Pessa'h (l'animal consacré comme offrande pascale, mais demeuré sans emploi) est offert comme chelamim (sacrifice de paix) ? Car il est dit : « Tu sacrifieras le Pessa'h à Hachem ton D.ieu, du petit bétail et du gros bétail » (Deutéronome 16, 2). Or le Pessa'h ne vient-il pas uniquement des agneaux et des chèvres ? Mais c'est pour enseigner que le reste du Pessa'h sera offert comme ce qui vient du petit bétail et du gros bétail, à savoir les chelamim.
- וְהָא מֵהָכָא נָפְקָא? מִדַּאֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל נָפְקָא, דִּכְתִיב: ״אִם מִן הַצֹּאן קׇרְבָּנוֹ לְזֶבַח שְׁלָמִים״, וְאָמַר אֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל: דָּבָר הַבָּא מִן הַצֹּאן יְהֵא לְזֶבַח שְׁלָמִים.La Guemara demande : Mais est-ce de là que cela se déduit ? Cela se déduit plutôt de l'enseignement du père de Chmouel, comme il est écrit : « Si son offrande pour un sacrifice de chelamim est du petit bétail, pour un sacrifice de chelamim » (Lévitique 3, 6), et le père de Chmouel a dit : cela enseigne que ce qui vient uniquement du petit bétail, c'est-à-dire le Pessa'h, sera un sacrifice de chelamim.
- וְאַכַּתִּי מֵהָכָא נָפְקָא? מֵהָתָם נָפְקָא! וְהָתַנְיָא: ״כֶּבֶשׂ״ – לְרַבּוֹת אֶת הַפֶּסַח לְאַלְיָה.Et encore faut-il demander : est-ce de là que cela se déduit ? Cela se déduit de là-bas, du verset cité dans la baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) suivante ! Car n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : « Un agneau » (Lévitique 3, 7) est écrit pour inclure le Pessa'h quant à la queue grasse, qui doit être brûlée sur l'autel.
- כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר: ״אִם כֶּבֶשׂ״ – לְהָבִיא פֶּסַח שֶׁעָבְרָה שְׁנָתוֹ, וּשְׁלָמִים הַבָּאִים מֵחֲמַת פֶּסַח, לְכׇל מִצְוַת שְׁלָמִים: שֶׁיִּטְעֲנוּ סְמִיכָה, וּנְסָכִים, וּתְנוּפַת חָזֶה וָשׁוֹק.Lorsqu'il dit : « Si un agneau », c'est pour inclure le Pessa'h dont l'année est passée (l'animal a dépassé sa première année et ne peut plus servir de Pessa'h) et les chelamim qui viennent à cause du Pessa'h, dans toutes les mitsvot des chelamim : ils requièrent l'imposition des mains (semikha), les libations et le balancement de la poitrine et de la cuisse.
- כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״וְאִם עֵז״ – הִפְסִיק הָעִנְיָן, לִימֵּד עַל הָעֵז שֶׁאֵינָהּ טְעוּנָה אַלְיָה.Lorsqu'il dit : « Et si une chèvre » (Lévitique 3, 12), il a interrompu le sujet : le verset a enseigné au sujet de la chèvre qu'elle ne requiert pas que la queue grasse soit brûlée sur l'autel. Il y a donc là encore une source pour le reste du Pessa'h. La Guemara répond :
- תְּלָתָא קְרָאֵי כְּתִיב: חַד לְעִבְּרָה זְמַנּוֹ וְעִבְּרָה שְׁנָתוֹ, וְחַד לְעִבְּרָה זְמַנּוֹ וְלֹא עִבְּרָה שְׁנָתוֹ, וְחַד לְלֹא עִבְּרָה זְמַנּוֹ וְלֹא עִבְּרָה שְׁנָתוֹ.Trois versets sont écrits à ce sujet : l'un pour le cas où son temps est passé et son année est passée ; l'autre pour le cas où son temps est passé mais son année n'est pas passée ; et le dernier pour le cas où son temps n'est pas passé et son année n'est pas passée.
- וּצְרִיכִי, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן עִבְּרָה זְמַנּוֹ וְעִבְּרָה שְׁנָתוֹ, מִשּׁוּם דְּאִידְּחִי לֵיהּ לִגְמָרֵי, אֲבָל עִבְּרָה זְמַנּוֹ וְלֹא עִבְּרָה שְׁנָתוֹ, דַּחֲזֵי לְפֶסַח שֵׁנִי, אֵימָא לָא.Et ils sont nécessaires tous les trois. Car si le verset nous avait enseigné seulement le cas où son temps est passé et son année est passée, on aurait dit que c'est parce qu'il a été complètement écarté du statut de Pessa'h ; mais lorsque son temps est passé et son année n'est pas passée, puisqu'il reste apte au Pessa'h Chéni (le second Pessa'h, le 14 Iyar), j'aurais dit que non.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן עִבְּרָה זְמַנּוֹ וְלֹא עִבְּרָה שְׁנָתוֹ, דְּאִידְּחִי לֵיהּ מִפֶּסַח רִאשׁוֹן, אֲבָל לֹא עִבְּרָה זְמַנּוֹ וְלֹא עִבְּרָה שְׁנָתוֹ, דַּאֲפִילּוּ לְפֶסַח רִאשׁוֹן נָמֵי חֲזֵי, אֵימָא לָא, צְרִיכָא.Et si le verset nous avait enseigné seulement le cas où son temps est passé et son année n'est pas passée, on aurait dit que c'est parce qu'il a été écarté du premier Pessa'h ; mais lorsque son temps n'est pas passé et son année n'est pas passée, puisqu'il est apte même au premier Pessa'h, j'aurais dit que non. Les trois versets sont donc nécessaires.
- הֲדַרַן עֲלָךְ הַתּוֹדָה הָיְתָה בָּאָה.Nous reviendrons à toi, Hatoda hayeta ba'a (chapitre « Le sacrifice de reconnaissance venait »).
- מַתְנִי׳ כׇּל קׇרְבְּנוֹת הַצִּיבּוּר וְהַיָּחִיד בָּאִין מִן הָאָרֶץ וּמֵחוּצָה לָאָרֶץ, מִן הֶחָדָשׁ וּמִן הַיָּשָׁן, חוּץ מִן הָעוֹמֶר וּשְׁתֵּי הַלֶּחֶם, שֶׁאֵינָן בָּאִין אֶלָּא מִן הֶחָדָשׁ וּמִן הָאָרֶץ.Michna (enseignement des Tannaïm) : Toutes les offrandes de la communauté et de l'individu (il s'agit des offrandes de farine) viennent de la terre d'Israël et de l'extérieur de la terre d'Israël, de la récolte nouvelle et de la récolte ancienne, excepté l'omer (l'offrande d'orge du 16 Nissan) et les deux pains (l'offrande de Chavouot), qui ne viennent que de la récolte nouvelle et de la terre d'Israël.
- וְכוּלָּן אֵינָן בָּאִין אֶלָּא מִן הַמּוּבְחָר, וְאֵיזֶהוּ מוּבְחָר שֶׁלָּהֶם? (מִכְנֵיס וְזַטְחָא) [מִכְמָס וְזוֹנֵחָא] – אַלְפָּא לַסֹּלֶת, שְׁנִיָּיה לָהֶן – עֲפוֹרַיִים בַּבִּקְעָה.Et toutes ne viennent que de ce qui est de premier choix. Et quel est leur premier choix ? (Mikhnis et Zat'ha) [Mikhmas et Zoné'ha] sont l'alfa (le premier rang) pour la fleur de farine ; en second après elles, Afourayim dans la vallée.
- כׇּל הָאֲרָצוֹת הָיוּ כְּשֵׁרוֹת, אֶלָּא מִכָּאן הָיוּ מְבִיאִין.Toutes les contrées étaient valables, mais c'est de là qu'on apportait, car la mitsva est d'apporter de ce qu'il y a de meilleur.
- גְּמָ׳ מַתְנִיתִין דְּלָא כִּי הַאי תַּנָּא, דְּתַנְיָא: עוֹמֶר הַבָּא מִן הַיָּשָׁן – כָּשֵׁר, שְׁתֵּי הַלֶּחֶם הַבָּאוֹת מִן הַיָּשָׁן – כְּשֵׁרוֹת, אֶלָּא שֶׁחִיסֵּר מִצְוָה.Guemara (discussion des Amoraïm) : Notre Michna n'est pas conforme à ce Tanna, car il a été enseigné dans une baraïta : un omer qui vient de la récolte ancienne est valable ; les deux pains qui viennent de la récolte ancienne sont valables, sauf que celui qui les apporte a amoindri la mitsva.
- עוֹמֶר – דִּכְתִיב ״תַּקְרִיב אֵת מִנְחַת בִּכּוּרֶיךָ״, וַאֲפִילּוּ מִן הָעֲלִיָּיה.L'omer est valable ainsi, comme il est écrit : « Tu offriras l'offrande de tes prémices » (Lévitique 2, 14) : la répétition de « tu offriras » enseigne qu'on peut l'apporter de tout grain, même du grenier, c'est-à-dire d'une récolte ancienne.
- שְׁתֵּי הַלֶּחֶם – דִּכְתִיב: ״מִמּוֹשְׁבֹתֵיכֶם תָּבִיאּוּ״, וְלֹא מִן חוּצָה לָאָרֶץ. ״מִמּוֹשְׁבֹתֵיכֶם״ – וַאֲפִילּוּ מִן הָעֲלִיָּיה.Les deux pains sont valables ainsi, comme il est écrit : « De vos habitations vous apporterez » (Lévitique 23, 17), et non de l'extérieur de la terre d'Israël. Et « de vos habitations » enseigne : même du grenier.
- הָא אַפֵּיקְתֵּיהּ? אָמַר קְרָא ״תָּבִיאּוּ״, וַאֲפִילּוּ מִן הָעֲלִיָּיה.La Guemara demande : N'as-tu pas déjà employé ce terme pour exclure l'extérieur de la terre d'Israël ? Elle répond : Le verset dit « vous apporterez » pour enseigner : même du grenier.
- וְהַאי מִיבְּעֵי לֵיהּ, שֶׁכֹּל שֶׁאַתָּה מֵבִיא מִמָּקוֹם אַחֵר – הֲרֵי הוּא כָּזֶה! אִם כֵּן, לִיכְתּוֹב קְרָא ״תָּבִיא״, מַאי ״תָּבִיאּוּ״? שְׁמַע מִינַּהּ תַּרְתֵּי.Mais celui-ci est nécessaire pour enseigner que tout ce que tu apportes d'un autre endroit (les pains du sacrifice de reconnaissance) sera semblable à celui-ci ! La Guemara répond : S'il en est ainsi, que le verset écrive « tavi » (tu apporteras, au singulier) ; pourquoi « tavi'ou » (vous apporterez, au pluriel) ? Déduis-en deux enseignements.
- וְהָכְתִיב ״רֵאשִׁית״? לְמִצְוָה.La Guemara demande : Mais il est écrit « prémices », ce qui indique la récolte nouvelle ! Elle répond : C'est pour la mitsva, mais cela n'est pas indispensable.
- הָכְתִיב ״חֲדָשָׁה״? הַאי מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: רַבִּי נָתָן וְרַבִּי עֲקִיבָא אָמְרוּ: שְׁתֵּי הַלֶּחֶם הַבָּאוֹת מִן הַיָּשָׁן – כְּשֵׁרוֹת, וּמָה אֲנִי מְקַיֵּים ״חֲדָשָׁה״? שֶׁתְּהֵא חֲדָשָׁה לְכׇל הַמְּנָחוֹת.Il est pourtant écrit « nouvelle » (Lévitique 23, 16) ! La Guemara répond : Celui-ci est nécessaire pour ce qui a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Nathan et Rabbi Akiva ont dit : les deux pains qui viennent de la récolte ancienne sont valables. Et comment réaliser « nouvelle » ? Elle doit être nouvelle par rapport à toutes les offrandes de farine : les deux pains précèdent toute offrande de la récolte nouvelle.
- עַד כָּאן לָא פְּלִיגִי אֶלָּא בְּחָדָשׁ,Ils ne divergent que sur la récolte nouvelle : le Tanna de la Michna et celui de la baraïta ne sont en désaccord que sur ce point,
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