Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תֹּאמַר בְּפֶסַח דּוֹרוֹת שֶׁטָּעוּן מַתַּן דָּמִים וְאֵימוּרִין לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ?Le diras-tu du Pessa'h des générations, qui requiert le don du sang et l'offrande des parties grasses sur l'autel ?
- אָמַר לוֹ: הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״וְעָבַדְתָּ אֶת הָעֲבֹדָה הַזֹּאת בַּחֹדֶשׁ הַזֶּה״, שֶׁיִּהְיוּ כׇּל עֲבוֹדוֹת שֶׁל חוֹדֶשׁ הַזֶּה כָּזֶה.Rabbi Eliézer lui a dit : Voici que le verset dit : « Tu accompliras ce service en ce mois » (Exode 13, 5), afin que tous les services de ce mois au long des générations soient comme celui-ci, le Pessa'h d'Égypte.
- וְרַבִּי עֲקִיבָא, אִי סָבַר לַהּ דְּאֵין דָּנִין אֶפְשָׁר מִשֶּׁאִי אֶפְשָׁר – לֵיקוּ בְּמִילְּתֵיהּ!La Guemara demande : Et Rabbi Akiva, s'il pense qu'on ne déduit pas le possible de l'impossible, qu'il s'en tienne à sa parole ! Pourquoi avancer un autre argument ?
- אִי הֲדַר בֵּיהּ, וְהַאי דְּלָא גָּמַר מִפֶּסַח מִצְרַיִם מִשּׁוּם הַאי פִּירְכָא הוּא, פֶּסַח מִדְבָּר יוֹכִיחַ!Et s'il s'est rétracté, et que, s'il n'a pas déduit la règle du Pessa'h d'Égypte, c'est à cause de cette réfutation, le Pessa'h du désert le prouvera : il requérait le don du sang et les parties grasses sur l'autel, et pourtant il ne venait que du profane, la dîme n'existant pas dans le désert !
- לִדְבָרָיו דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר קָאָמַר: לְדִידִי אֵין דָּנִין אֶפְשָׁר מִשֶּׁאִי אֶפְשָׁר, לְדִידָךְ דְּאָמְרַתְּ דָּנִין אֶפְשָׁר מִשֶּׁאִי אֶפְשָׁר – מָה לְפֶסַח מִצְרַיִם שֶׁכֵּן אֵינוֹ טָעוּן מַתַּן דָּמִים וְאֵימוּרִין לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ, תֹּאמַר בְּפֶסַח דּוֹרוֹת שֶׁטָּעוּן מַתַּן דָּמִים וְאֵימוּרִין לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ?La Guemara répond : Il a parlé selon les paroles de Rabbi Eliézer : Selon moi, on ne déduit pas le possible de l'impossible ; selon toi, qui dis qu'on déduit le possible de l'impossible, que dire du Pessa'h d'Égypte, qui ne requiert pas le don du sang et l'offrande des parties grasses sur l'autel ? Le diras-tu du Pessa'h des générations, qui requiert le don du sang et l'offrande des parties grasses sur l'autel ?
- וַאֲמַר לֵיהּ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: ״וְעָבַדְתָּ״.Et Rabbi Eliézer lui a dit : « Tu accompliras » ce service.
- וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, לֵימָא לֵיהּ: פֶּסַח מִדְבָּר יוֹכִיחַ!La Guemara demande : Et Rabbi Eliézer, qu'il lui dise : le Pessa'h du désert le prouvera !
- לִדְבָרָיו דְּרַבִּי עֲקִיבָא קָאָמַר לֵיהּ, לְדִידִי דָּנִין אֶפְשָׁר מִשֶּׁאִי אֶפְשָׁר, וּמִשּׁוּם הַאי פִּירְכָא – פֶּסַח מִדְבָּר יוֹכִיחַ, לְדִידָךְ דְּאָמְרַתְּ אֵין דָּנִין אֶפְשָׁר מִשֶּׁאִי אֶפְשָׁר – ״וְעָבַדְתָּ״.La Guemara répond : Il lui a parlé selon les paroles de Rabbi Akiva : Selon moi, on déduit le possible de l'impossible, et quant à cette réfutation, le Pessa'h du désert le prouvera ; selon toi, qui dis qu'on ne déduit pas le possible de l'impossible, je te réponds par le verset : « Tu accompliras ».
- וְהַשְׁתָּא נָמֵי לִיפְרוֹךְ? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: זֹאת אוֹמֶרֶת, אֵין מְשִׁיבִין עַל הַהֶיקֵּשׁ.La Guemara demande : Et maintenant aussi, qu'il réfute en disant qu'on ne déduit pas le possible de l'impossible ! Rav Chéchèt a dit : Cela revient à dire qu'on ne réplique pas à un hékech (rapprochement de deux sujets dans un même verset).
- וּבְתַרְבִּיצָא אֲמוּר: וְכִי דָּבָר הַלָּמֵד בְּהֶיקֵּשׁ חוֹזֵר וּמְלַמֵּד בְּהֶיקֵּשׁ? בִּכְלָלָא אִיתְּמַר, פֶּסַח כּוּלֵּיהּ חֲדָא מִילְּתָא הִיא.Et à la Tarbitsa (la maison d'étude) on a dit : Une chose apprise par un hékech peut-elle à son tour enseigner par un hékech ? Le Pessa'h des générations est lui-même appris par hékech du Pessa'h d'Égypte ! La Guemara répond : Cela a été dit de manière générale : le Pessa'h tout entier est une seule chose.
- וְרַבִּי עֲקִיבָא, פֶּסַח דְּאֵינוֹ בָּא אֶלָּא מִן הַחוּלִּין מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ מֵהָא דְּאָמַר שְׁמוּאֵל מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: ״זֹאת הַתּוֹרָה לָעֹלָה וְלַמִּנְחָה וְלַחַטָּאת וְלָאָשָׁם וְלַמִּלּוּאִים וּלְזֶבַח הַשְּׁלָמִים״.La Guemara demande : Et Rabbi Akiva, que le Pessa'h ne vienne que du profane, d'où le tient-il ? La Guemara répond : Il le tire de ce que Chmouel a dit au nom de Rabbi Eliézer : « Telle est la loi de l'ola (holocauste), de la min'ha (offrande de farine), du 'hatat (sacrifice expiatoire), de l'acham (sacrifice de culpabilité), des milouïm (sacrifices d'inauguration) et du sacrifice de chelamim (sacrifices de paix) » (Lévitique 7, 37). Ce verset les relie, de sorte que les particularités de chacun s'appliquent à tous.
- ״עוֹלָה״ – מָה עוֹלָה טְעוּנָה כְּלִי, אַף כֹּל טָעוּן כְּלִי. מַאי הִיא? אִילֵימָא מִזְרָק, גַּבֵּי זִבְחֵי שַׁלְמֵי צִיבּוּר נָמֵי כְּתִיב ״וַיָּשֶׂם בָּאַגָּנֹת״.« Ola » : de même que l'ola requiert un ustensile, de même tous requièrent un ustensile. De quoi s'agit-il ? Si l'on dit : un bassin pour recueillir le sang, à propos des sacrifices de chelamim de la communauté aussi il est écrit : « Il le mit dans les bassins » (Exode 24, 6) ; on n'a donc pas besoin de l'ola pour cela.
- אֶלָּא סַכִּין, וְעוֹלָה גּוּפַהּ מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״וַיִּשְׁלַח אַבְרָהָם אֶת יָדוֹ וַיִּקַּח אֶת הַמַּאֲכֶלֶת לִשְׁחֹט אֶת בְּנוֹ״, וְהָתָם עוֹלָה הוּא, דִּכְתִיב: ״וַיַּעֲלֵהוּ לְעֹלָה תַּחַת בְּנוֹ״.Il s'agit plutôt d'un couteau, l'abattage ne pouvant se faire qu'avec un couteau. Et l'ola elle-même, d'où le savons-nous ? Car il est écrit : « Avraham étendit la main et prit le couteau pour égorger son fils » (Genèse 22, 10), et là, il s'agit d'une ola, car il est écrit : « Il l'offrit en ola à la place de son fils » (Genèse 22, 13).
- ״מִנְחָה״ – מָה מִנְחָה אֵינָהּ נֶאֱכֶלֶת אֶלָּא לְזִכְרֵי כְהוּנָּה, אַף כֹּל אֵין נֶאֱכָלִין אֶלָּא לְזִכְרֵי כְהוּנָּה. מַאי? אִי חַטָּאת וְאָשָׁם –« Min'ha » : de même que la min'ha n'est mangée que par les mâles de la prêtrise, de même tous ne sont mangés que par les mâles de la prêtrise. De quoi s'agit-il ? Si c'est du 'hatat et de l'acham,
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