Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּשְׁלָמִים ״שָׁם״ ״שָׁם״ מִמַּעֲשֵׂר. וּמִינַּהּ: מָה שְׁלָמִים אֵין גּוּפָן מַעֲשֵׂר – אַף תּוֹדָה נָמֵי אֵין גּוּפָהּ מַעֲשֵׂר, וְהָנֵי חִיטֵּי הַלְּקוּחוֹת בִּמְעוֹת מַעֲשֵׂר שֵׁנִי נָמֵי אֵין גּוּפָן מַעֲשֵׂר.Et pour les chelamim (sacrifices de paix), on déduit qu'ils peuvent provenir du ma'asser chéni (deuxième dîme) par l'analogie entre « là » et « là », tirée de la dîme (Deutéronome 27, 7 et 14, 23). Et de là on conclut : de même que les chelamim ne sont pas eux-mêmes de la dîme, n'étant pas des produits de la terre, de même la toda non plus n'est pas elle-même de la dîme ; or ce blé acheté avec l'argent du ma'asser chéni n'est pas non plus lui-même de la dîme, et il pourrait donc servir aux pains de la toda.
- אֵימָא טַעְמָא דִידִי: תּוֹדָה מֵהֵיכָא קָא יָלֵיפְנָא לַהּ? מִשְּׁלָמִים, וּשְׁלָמִים – ״שָׁם״ ״שָׁם״ מִמַּעֲשֵׂר. מָה שְׁלָמִים אֵין מִין מַעֲשֵׂר, אַף תּוֹדָה אֵין מִין מַעֲשֵׂר, לְאַפּוֹקֵי חִיטִּין הַלְּקוּחוֹת בִּמְעוֹת מַעֲשֵׂר שֵׁנִי, דְּמִין מַעֲשֵׂר נִינְהוּ.Je vais dire ma raison à moi : la toda, d'où l'apprenons-nous ? Des chelamim. Et les chelamim, par l'analogie entre « là » et « là », de la dîme. De même que les chelamim ne sont pas de l'espèce de la dîme, de même la toda doit ne pas être de l'espèce de la dîme, ce qui exclut le blé acheté avec l'argent du ma'asser chéni, qui est de l'espèce de la dîme.
- אָמַר רַבִּי אַמֵּי: הַמַּתְפִּיס מְעוֹת מַעֲשֵׂר שֵׁנִי לִשְׁלָמִים – לֹא קָנוּ שְׁלָמִים. מַאי טַעְמָא? דְּלָא אַלִּימָא קְדוּשָּׁה דִּשְׁלָמִים לְמֵיחַל אַקְּדוּשַּׁת מַעֲשֵׂר שֵׁנִי.Rabbi Ami a dit : celui qui affecte de l'argent de ma'asser chéni à des chelamim – cet argent n'acquiert pas le statut de chelamim. Quelle en est la raison ? Car la sainteté des chelamim n'est pas assez forte pour s'appliquer sur la sainteté du ma'asser chéni.
- מֵיתִיבִי: הַלּוֹקֵחַ חַיָּה לְזִבְחֵי שְׁלָמִים, וּבְהֵמָה לִבְשַׂר תַּאֲוָה – לֹא יָצָא הָעוֹר לְחוּלִּין. לָאו לְמֵימְרָא דְּקָנֵי שְׁלָמִים?On a objecté (Ma'asser Chéni 1, 4) : celui qui achète avec l'argent du ma'asser chéni un animal sauvage pour des sacrifices de chelamim, ce à quoi il ne peut servir, ou un animal domestique pour de la viande de désir (viande ordinaire), la peau n'en sort pas pour devenir profane. N'est-ce pas dire que la peau acquiert le statut de chelamim, contrairement à Rabbi Ami ?
- הָא אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַב: לָא קָנֵי שְׁלָמִים, וּמַאי ״לֹא יָצָא הָעוֹר לְחוּלִּין״? הָכִי קָאָמַר: אֵינוֹ בְּתוֹרַת לָצֵאת הָעוֹר לְחוּלִּין, מַאי טַעְמָא? אָמַר רַבָּה: נַעֲשָׂה כְּלוֹקֵחַ שׁוֹר לַחֲרִישָׁה.La Guemara rejette : N'a-t-on pas dit à ce sujet : Rav a dit : elle n'acquiert pas le statut de chelamim. Et que signifie « la peau n'en sort pas pour devenir profane » ? Voici ce qu'il veut dire : la peau de cet animal n'est pas dans la catégorie de ce qui permet que la peau sorte pour devenir profane. Quelle en est la raison ? Rabba a dit : il est devenu comme celui qui achète un bœuf pour le labour, sur lequel la sainteté de la dîme ne porte pas.
- אִיתְּמַר, הַמַּתְפִּיס מְעוֹת מַעֲשֵׂר שֵׁנִי לִשְׁלָמִים: רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: קָנֵי, רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: לָא קָנֵי.Il a été dit (par les Amoraïm), au sujet de celui qui affecte de l'argent de ma'asser chéni à des chelamim : Rabbi Yo'hanan a dit : cet argent acquiert ce statut ; Rabbi Elazar dit : il ne l'acquiert pas.
- וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּאָמַר: מַעֲשֵׂר מָמוֹן הֶדְיוֹט הוּא – דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּקָנֵי. כִּי פְּלִיגִי אַלִּיבָּא דְּרַבִּי מֵאִיר, דְּאָמַר: מַעֲשֵׂר מָמוֹן גָּבוֹהַּ הוּא. מַאן דְּאָמַר לָא קָנֵי – כְּרַבִּי מֵאִיר, וּמַאן דְּאָמַר קָנֵי – כֵּיוָן דְּמַעֲשֵׂר (קרי) [קָרֵיב] לֵיהּ שְׁלָמִים, כִּי מַיתְפְּסַתְּ לֵיהּ נָמֵי תָּפֵיס.Et selon Rabbi Yehouda, qui a dit : la dîme est un bien profane, tout le monde s'accorde pour dire que l'argent acquiert ce statut. Ils divergent selon Rabbi Méïr, qui a dit : la dîme est un bien du Très-Haut. Celui qui dit qu'il n'acquiert pas suit Rabbi Méïr tel quel ; et celui qui dit qu'il acquiert raisonne ainsi : puisque la dîme est offerte comme chelamim – une bête achetée sans précision avec cet argent étant offerte comme tels –, lorsqu'il l'y affecte, elle s'y trouve aussi affectée.
- מֵיתִיבִי: הַמַּתְפִּיס מְעוֹת מַעֲשֵׂר שֵׁנִי לִשְׁלָמִים, כְּשֶׁהוּא פּוֹדָן – מוֹסִיף עֲלֵיהֶם שְׁנֵי חוּמְשִׁין, אֶחָד לְהֶקְדֵּשׁ וְאֶחָד לְמַעֲשֵׂר.On a objecté à Rabbi Elazar par une baraïta : celui qui affecte de l'argent de ma'asser chéni à des chelamim, lorsqu'il le rachète, y ajoute deux cinquièmes, l'un pour le bien consacré et l'autre pour la dîme. La sainteté des chelamim s'applique donc bien sur cet argent.
- מִי סָבְרַתְּ דִּבְרֵי הַכֹּל הִיא? הָא מַנִּי? רַבִּי יְהוּדָה הִיא.La Guemara répond : Penses-tu que ce soit l'avis de tous ? De qui cet enseignement est-il ? Il est de Rabbi Yehouda, pour qui la dîme est un bien profane.
- מַתְנִי׳ מִנַּיִן לָאוֹמֵר ״הֲרֵי עָלַי תּוֹדָה״, שֶׁלֹּא יָבִיא אֶלָּא מִן הַחוּלִּין? תַּלְמוּד לוֹמַר ״וְזָבַחְתָּ פֶּסַח לַה׳ אֱלֹהֶיךָ צֹאן וּבָקָר״. וַהֲלֹא פֶּסַח אֵין בָּא אֶלָּא מִן הַכְּבָשִׂים וּמִן הָעִזִּים, אִם כֵּן מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״צֹאן וּבָקָר״? לְהַקִּישׁ כׇּל הַבָּא מִן הַצֹּאן וּמִן הַבָּקָר לְפֶסַח: מָה פֶּסַח דָּבָר שֶׁבְּחוֹבָה וְאֵין בָּא אֶלָּא מִן הַחוּלִּין, אַף כׇּל דָּבָר שֶׁבְּחוֹבָה אֵין בָּא אֶלָּא מִן הַחוּלִּין.MICHNA : D'où savons-nous, pour celui qui dit : « Il m'incombe d'apporter une toda », qu'il ne l'apportera que du profane ? Le verset dit : « Tu sacrifieras le Pessa'h à Hachem ton D.ieu, du menu et du gros bétail » (Deutéronome 16, 2). Or le Pessa'h ne vient que des agneaux et des chèvres ! S'il en est ainsi, pourquoi le verset dit-il : « du menu et du gros bétail » ? Pour rapprocher tout ce qui vient du menu et du gros bétail du Pessa'h : de même que le Pessa'h est une chose obligatoire et ne vient que du profane, de même toute chose obligatoire ne vient que du profane.
- לְפִיכָךְ, הָאוֹמֵר ״הֲרֵי עָלַי תּוֹדָה״, ״הֲרֵי עָלַי שְׁלָמִים״, הוֹאִיל וּבָאִין חוֹבָה – לֹא יָבֹאוּ אֶלָּא מִן הַחוּלִּין, וּנְסָכִים בְּכׇל מָקוֹם – לֹא יָבֹאוּ אֶלָּא מִן הַחוּלִּין.C'est pourquoi, celui qui dit : « Il m'incombe d'apporter une toda », ou : « Il m'incombe d'apporter des chelamim », puisqu'ils viennent par obligation du fait de son vœu, ils ne viendront que du profane ; et les libations, en tout cas, ne viendront que du profane, et non de l'argent du ma'asser chéni.
- גְּמָ׳ וּפֶסַח גּוּפֵיהּ מְנָא לַן? דְּתַנְיָא: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: נֶאֱמַר פֶּסַח בְּמִצְרַיִם, וְנֶאֱמַר פֶּסַח לְדוֹרוֹת, מָה פֶּסַח הָאָמוּר בְּמִצְרַיִם לֹא בָּא אֶלָּא מִן הַחוּלִּין, אַף פֶּסַח הָאָמוּר לְדוֹרוֹת לֹא בָּא אֶלָּא מִן הַחוּלִּין.GUEMARA : Et le Pessa'h lui-même, d'où le savons-nous ? Car il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Eliézer dit : il est dit Pessa'h en Égypte et il est dit Pessa'h pour les générations : de même que le Pessa'h mentionné en Égypte ne venait que du profane, la dîme n'existant pas encore, de même le Pessa'h mentionné pour les générations ne vient que du profane.
- אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא: וְכִי דָּנִין אֶפְשָׁר מִשֶּׁאִי אֶפְשָׁר? אָמַר לוֹ: אַף עַל פִּי שֶׁאִי אֶפְשָׁר, רְאָיָיה גְּדוֹלָה הִיא, וְנִלְמַד הֵימֶנָּה.Rabbi Akiva lui a dit : Déduit-on donc le possible de l'impossible ? – le Pessa'h des générations peut venir de la dîme, alors que celui d'Égypte ne le pouvait pas. Il lui a dit : Bien que ce fût impossible, c'est une grande preuve et nous en tirerons l'enseignement.
- חָזַר רַבִּי עֲקִיבָא וְדָנוֹ דִּין אַחֵר: מָה לְפֶסַח מִצְרַיִם, שֶׁכֵּן אֵין טָעוּן מַתַּן דָּמִים וְאֵימוּרִין לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ,Rabbi Akiva a repris et lui a opposé un autre raisonnement : Que dire du Pessa'h d'Égypte, qui ne requiert pas le don du sang ni l'offrande des parties grasses sur l'autel,
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