Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שַׁלְמֵי הַגּוֹי – עוֹלוֹת, אִיבָּעֵית אֵימָא קְרָא, וְאִיבָּעֵית אֵימָא סְבָרָא. אִיבָּעֵית אֵימָא סְבָרָא – גּוֹי לִבּוֹ לַשָּׁמַיִם.Les chelamim (sacrifices de paix) du non-Juif sont des olot (holocaustes, entièrement brûlés sur l'autel). Si tu veux, dis qu'on l'apprend d'un verset ; et si tu veux, dis que c'est un raisonnement. Si tu veux, dis un raisonnement : le cœur du non-Juif est tourné vers le Ciel : il veut que son offrande soit tout entière pour le Ciel, et que rien n'en soit mangé.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא קְרָא, ״אֲשֶׁר יַקְרִיבוּ לַה׳ לְעֹלָה״ – כֹּל דִּמְקָרְבִי עוֹלָה לֶיהֱוֵי.Et si tu veux, dis un verset : « Qu'ils présenteront à Hachem en ola » (Lévitique 22, 18) : tout ce qu'ils présentent sera une ola.
- מֵתִיב רַב חָמָא בַּר גּוּרְיָא: גּוֹי שֶׁהִתְנַדֵּב לְהָבִיא שְׁלָמִים, נְתָנָן לְיִשְׂרָאֵל – יִשְׂרָאֵל אוֹכְלָן, נְתָנָן לְכֹהֵן – הַכֹּהֵן אוֹכְלָן.Rav 'Hama bar Gourya a objecté (d'après une baraïta) : un non-Juif qui a fait vœu d'apporter des chelamim : s'il les a donnés à un Israélite, l'Israélite les mange ; s'il les a donnés à un Cohen (prêtre), le Cohen les mange.
- אָמַר רָבָא: הָכִי קָא אָמַר, עַל מְנָת שֶׁיִּתְכַּפֵּר בָּהֶן יִשְׂרָאֵל – יִשְׂרָאֵל אוֹכְלָן, עַל מְנָת שֶׁיִּתְכַּפֵּר בָּהֶן כֹּהֵן – כֹּהֵן אוֹכְלָן.Rava a dit : voici ce qu'il veut dire : si c'est à condition qu'un Israélite obtienne par eux l'expiation, parce qu'il est lui-même tenu d'apporter des chelamim, l'Israélite les mange ; si c'est à condition qu'un Cohen obtienne par eux l'expiation, le Cohen les mange. Mais les chelamim que le non-Juif offre pour lui-même sont des olot.
- מֵתִיב רַב שֵׁיזְבִי: אֵלּוּ מְנָחוֹת נִקְמָצוֹת וּשְׁיָרֵיהֶן לַכֹּהֲנִים – מִנְחַת גּוֹיִם. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לָא קַשְׁיָא, הָא רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, הָא רַבִּי עֲקִיבָא.Rav Cheizevi a objecté : « Voici les mena'hot (offrandes de farine) dont on prélève une poignée et dont les restes sont aux Cohanim : l'offrande des non-Juifs. » Si leurs restes sont mangés, il devrait en être de même de leurs chelamim. Rabbi Yo'hanan a dit : ce n'est pas difficile : celle-ci est de Rabbi Yossé HaGuelili, celle-là de Rabbi Akiva.
- דְּתַנְיָא: ״אִישׁ״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִישׁ אִישׁ״? לְרַבּוֹת אֶת הַגּוֹיִם שֶׁנּוֹדְרִין נְדָרִים וּנְדָבוֹת כְּיִשְׂרָאֵל.Car il a été enseigné : « Un homme » : que vient enseigner le verset en disant « un homme, un homme » ? (Lévitique 22, 18) C'est pour inclure les non-Juifs, qui font des vœux et des dons comme Israël.
- ״אֲשֶׁר יַקְרִיבוּ לַה׳ לְעוֹלָה״ – אֵין לִי אֶלָּא עוֹלָה, שְׁלָמִים מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״נִדְרֵיהֶם״. תּוֹדָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״נִדְבוֹתָם״.« Qu'ils présenteront à Hachem en ola » : je n'en sais que pour l'ola ; pour les chelamim, d'où le sais-je ? Le verset enseigne : « leurs vœux ». Pour la toda (sacrifice de reconnaissance), d'où le sais-je ? Le verset enseigne : « leurs dons ».
- מִנַּיִן לְרַבּוֹת הָעוֹפוֹת, וְהַיַּיִן, וְהַלְּבוֹנָה, וְהָעֵצִים? תַּלְמוּד לוֹמַר ״נִדְרֵיהֶם״, ״לְכׇל נִדְרֵיהֶם״, ״נִדְבוֹתָם״, ״לְכׇל נִדְבוֹתָם״.D'où savons-nous qu'il faut inclure les oiseaux, le vin, l'encens et le bois ? Le verset enseigne : « leurs vœux » et « tous leurs vœux », « leurs dons » et « tous leurs dons ».
- אִם כֵּן מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״עוֹלָה״, ״עוֹלָה״ – פְּרָט לִנְזִירוּת, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: ״אֲשֶׁר יַקְרִיבוּ לַה׳ לְעֹלָה״ – אֵין לִי אֶלָּא עוֹלָה בִּלְבָד.S'il en est ainsi, pourquoi le verset dit-il « ola » ? « Ola » : à l'exclusion du nezirout (naziréat) : telles sont les paroles de Rabbi Yossé HaGuelili. Rabbi Akiva dit : « Qu'ils présenteront à Hachem en ola » : je n'ai là que l'ola seule.
- וְהַאי פְּרָט לִנְזִירוּת, מֵהָכָא נָפְקָא? מֵהָתָם נָפְקָא, ״דַּבֵּר אֶל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וְאָמַרְתָּ אֲלֵהֶם אִישׁ כִּי יַפְלִא לִנְדֹּר נֶדֶר נָזִיר לְהַזִּיר״ – בְּנֵי יִשְׂרָאֵל נוֹדְרִין, וְאֵין הַגּוֹיִם נוֹדְרִים.Et cette exclusion du nezirout, est-ce de là qu'elle se déduit ? Elle se déduit de là-bas : « Parle aux Bnei Israël et dis-leur : un homme, lorsqu'il fera expressément le vœu de nazir pour se consacrer » (Nombres 6, 2) : les Bnei Israël font ce vœu, et non les non-Juifs.
- אִי מֵהָתָם – הֲוָה אָמֵינָא: קׇרְבָּן הוּא דְּלָא לַיְיתֵי, אֲבָל נְזִירוּת חָלָה עֲלַיְיהוּ, קָא מַשְׁמַע לַן.Réponse : si l'on ne l'apprenait que de là-bas (le verset du Lévitique sur les offrandes), j'aurais dit : c'est le sacrifice qu'ils n'apporteront pas, mais le nezirout prend effet sur eux. Il nous enseigne donc qu'il ne prend pas effet du tout.
- כְּמַאן אָזְלָא הָא דִּתְנַן, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: שִׁבְעָה דְּבָרִים הִתְקִינוּ בֵּית דִּין, וְזֶה אֶחָד מֵהֶן: גּוֹי שֶׁשִּׁלַּח עוֹלָתוֹ מִמְּדִינַת הַיָּם וְשִׁילַּח עִמָּהּ נְסָכֶיהָ – קְרֵיבִין מִשֶּׁלּוֹ, וְאִם לָאו – קְרֵיבִין מִשֶּׁל צִיבּוּר.Selon qui va ce que nous avons appris (Chekalim 7, 6) : Rabbi Chimon a dit : le tribunal a institué sept choses, et voici l'une d'elles : un non-Juif qui a envoyé son ola d'outre-mer et a envoyé avec elle ses libations, elles sont offertes de ses biens ; et sinon, elles sont offertes aux frais de la collectivité.
- לֵימָא רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, וְלָא רַבִּי עֲקִיבָא! אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי עֲקִיבָא, עוֹלָה וְכׇל (חַבְירָתַהּ) [אַבְזָרַהָא].Disons que c'est selon Rabbi Yossé HaGuelili et non Rabbi Akiva ! Tu peux même dire Rabbi Akiva : il admet une ola et tous ses accessoires.
- מַאן תְּנָא לְהָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״אֶזְרָח״ – אֶזְרָח מֵבִיא נְסָכִים, וְאֵין הַגּוֹי מֵבִיא נְסָכִים. יָכוֹל לֹא תְּהֵא עוֹלָתוֹ טְעוּנָה נְסָכִים? תַּלְמוּד לוֹמַר ״כָּכָה״. מַנִּי? לָא רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי וְלָא רַבִּי עֲקִיבָא.Qui a enseigné ce que nos Maîtres ont enseigné : « L'autochtone » (Nombres 15, 13) : l'autochtone apporte des libations, et le non-Juif n'apporte pas de libations. On pourrait croire que son ola ne requiert pas de libations ; le verset enseigne : « Ainsi » (Nombres 15, 11). De qui est-ce ? Ni de Rabbi Yossé HaGuelili, ni de Rabbi Akiva.
- אִי רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי – הָא אָמַר אֲפִילּוּ יַיִן נָמֵי! אִי רַבִּי עֲקִיבָא – הָא אָמַר: עוֹלָה – אִין, מִידֵּי אַחֲרִינָא – לָא.Si c'est Rabbi Yossé HaGuelili, n'a-t-il pas dit : même du vin aussi, seul ? Si c'est Rabbi Akiva, n'a-t-il pas dit : l'ola, oui ; autre chose, non ?
- אִיבָּעֵית אֵימָא: רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: רַבִּי עֲקִיבָא. אִיבָּעֵית אֵימָא: רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי – סְמִי מֵהַהִיא ״יַיִן״, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: רַבִּי עֲקִיבָא – עוֹלָה וְכׇל (חַבְירָתַהּ) [אַבְזָרַהָא].Si tu veux, dis que c'est Rabbi Yossé HaGuelili ; et si tu veux, dis Rabbi Akiva. Si tu veux, dis Rabbi Yossé HaGuelili : retire de cette baraïta le mot « vin » ; et si tu veux, dis Rabbi Akiva : il admet une ola et tous ses accessoires.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: מִנְחַת חוֹטֵא שֶׁל כֹּהֲנִים [וְכוּ׳]. מְנָא הָנֵי מִילֵּי?La Michna a enseigné : Rabbi Chimon dit : l'offrande du pécheur des Cohanim, etc. D'où savons-nous cela ?
- דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״וְהָיְתָה לַכֹּהֵן כַּמִּנְחָה״, שֶׁתְּהֵא עֲבוֹדָתָהּ כְּשֵׁרָה בּוֹ.Car nos Maîtres ont enseigné : « Et elle sera au Cohen comme l'offrande » (Lévitique 5, 13) : pour que son service soit valable par lui, même s'il s'agit de sa propre offrande.
- אַתָּה אוֹמֵר שֶׁתְּהֵא עֲבוֹדָתָהּ כְּשֵׁרָה בּוֹ, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא לְהַתִּיר מִנְחַת חוֹטֵא שֶׁל כֹּהֲנִים, וּמָה אֲנִי מְקַיֵּים ״וְכׇל מִנְחַת כֹּהֵן כָּלִיל תִּהְיֶה לֹא תֵאָכֵל״? מִנְחַת נִדְבָתוֹ, אֲבָל חוֹבָתוֹ תְּהֵא נֶאֱכֶלֶת.Tu dis : pour que son service soit valable par lui ; ou peut-être n'est-ce que pour permettre la consommation des restes de l'offrande du pécheur des Cohanim ? Et comment accomplirai-je « Et toute offrande de Cohen sera entièrement brûlée, elle ne sera pas mangée » (Lévitique 6, 16) ? Il s'agirait de son offrande volontaire, tandis que son offrande obligatoire serait mangée.
- תַּלְמוּד לוֹמַר ״וְהָיְתָה לַכֹּהֵן כַּמִּנְחָה״, מַקִּישׁ חוֹבָתוֹ לְנִדְבָתוֹ: מָה נִדְבָתוֹ אֵינָהּ נֶאֱכֶלֶת – אַף חוֹבָתוֹ אֵינָהּ נֶאֱכֶלֶת. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: וְכִי נֶאֱמַר ״וְהָיְתָה לַכֹּהֵן כְּמִנְחָתוֹ״? וַהֲלֹא לֹא נֶאֱמַר אֶלָּא ״כַּמִּנְחָה״! אֶלָּא לְהַקִּישׁLe verset enseigne : « Et elle sera au Cohen comme l'offrande » : il rapproche son offrande obligatoire de son offrande volontaire : de même que son offrande volontaire n'est pas mangée, de même son offrande obligatoire n'est pas mangée. Rabbi Chimon a dit : est-il dit « et elle sera au Cohen comme son offrande » ? Il n'est dit que « comme l'offrande » ! L'offrande d'un non-Cohen est visée. Mais c'est pour rapprocher –
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