Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתִּירִין גַּמְזִיּוֹת שֶׁל הֶקְדֵּשׁ שֶׁל חָרוּב וְשֶׁל שִׁקְמָה, וּפוֹרְצִין פְּרָצוֹת בְּגַנּוֹתֵיהֶן וּבְפַרְדְּסוֹתֵיהֶן כְּדֵי לְהַאֲכִיל נֶשֶׁר לַעֲנִיִּים בִּשְׁנֵי בַצּוֹרֶת בְּשַׁבָּתוֹת וּבְיָמִים טוֹבִים, וְנוֹתְנִין פֵּאָה לַיָּרָק, וּמִיחוּ בְּיָדָם.ils permettaient les branches consacrées de caroubier et de sycomore, ils ouvraient des brèches dans leurs jardins et leurs vergers pour donner à manger aux pauvres les fruits tombés, dans les années de sécheresse, les Chabbat et les jours de fête, et ils donnaient la péa (coin du champ laissé aux pauvres) sur les légumes ; et ils les ont réprimandés. Ainsi, selon Rabbi Yehouda, la moisson avant le omer (offrande de la gerbe) n'était pas approuvée.
- וְלִיטַעְמָיךְ, שִׁשָּׁה? שִׁבְעָה הָווּ! אֶלָּא סְמִי מִכָּאן קְצִירָה.La Guemara répond : Et selon ton raisonnement, six ? Il y en a sept ! Puisque moissonner et mettre en meules font deux. Plutôt, retranche d'ici la moisson.
- קוֹצֵר לְשַׁחַת וּמַאֲכִיל לַבְּהֵמָה. תְּנַן הָתָם: וְאֵלּוּ מַפְסִיקִין לַפֵּאָה – הַנַּחַל, וְהַשְּׁלוּלִית, וְדֶרֶךְ הַיָּחִיד, וְדֶרֶךְ הָרַבִּים, וּשְׁבִיל הָרַבִּים, וּשְׁבִיל הַיָּחִיד הַקָּבוּעַ בִּימוֹת הַחַמָּה וּבִימוֹת הַגְּשָׁמִים, וְהַבּוֹר, וְהַנִּיר, וְזֶרַע אַחֵר.La Michna enseigne : « Celui qui moissonne pour le fourrage vert en nourrit son bétail. » Nous avons appris là-bas (Péa 2, 1) : Voici ce qui sépare le champ pour la péa : le torrent, le canal, le chemin privé, le chemin public, le sentier public et le sentier privé fixes en été et en saison des pluies, la jachère, le champ labouré et une autre semence.
- וְקוֹצֵר לְשַׁחַת מַפְסִיק, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין מַפְסִיק אֶלָּא אִם כֵּן חָרַשׁ.Et celui qui moissonne pour le fourrage vert sépare, telles sont les paroles de Rabbi Méïr ; et les Sages disent : Il ne sépare que s'il a labouré.
- אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רַבִּי מֵאִיר בְּשִׁיטַת רַבִּי שִׁמְעוֹן אֲמָרָהּ, דְּאָמַר: יִקְצוֹר וְיַאֲכִיל אַף מִשֶּׁהֵבִיאָה שְׁלִישׁ, אַלְמָא קָסָבַר כֹּל לְשַׁחַת לָאו קְצִירָה הִיא.Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Rabbi Méïr l'a dit selon l'opinion de Rabbi Chimon, qui a dit : Il peut moissonner et nourrir même après qu'il a atteint le tiers. Il en ressort qu'il pense que tout ce qui est moissonné pour le fourrage vert n'est pas une moisson.
- יָתֵיב רַבָּה וְקָאָמַר לַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא, אֵיתִיבֵיהּ רַב אַחָא בַּר הוּנָא לְרָבָא: אֲכָלָהּ חָגָב, קַרְסְמוּהָ נְמָלִים, שִׁבְּרַתָּהוֹ הָרוּחַ – הַכֹּל מוֹדִים חָרַשׁ מַפְסִיק, לֹא חָרַשׁ אֵינוֹ מַפְסִיק. ״הַכֹּל מוֹדִים״ – מַאן? רַבִּי מֵאִיר.Rabba était assis et énonçait cet enseignement. Rav A'ha bar Houna objecta à Rava : Si la sauterelle l'a dévorée, si les fourmis l'ont rongée, si le vent l'a brisée, tous admettent : s'il a labouré, cela sépare ; s'il n'a pas labouré, cela ne sépare pas. « Tous admettent » : qui cela ? Rabbi Méïr.
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא מַתְנִיתִין בְּשֶׁלֹּא הֵבִיאָה שְׁלִישׁ, בָּרַיְיתָא דְּחָרַשׁ – אִין, לֹא חָרַשׁ – לֹא, בְּשֶׁהֵבִיא שְׁלִישׁ.Certes, si tu dis que la Michna (Péa) traite du cas où il n'a pas atteint le tiers, et que la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), où s'il a labouré, oui, et s'il n'a pas labouré, non, traite du cas où il a atteint le tiers, cela va.
- אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ מַתְנִיתִין נָמֵי בְּשֶׁהֵבִיא שְׁלִישׁ, הַשְׁתָּא וּמָה הָתָם דִּקְצִירָה דְּהָתָם אָמַר רַבִּי מֵאִיר: לֹא שְׁמָהּ קְצִירָה, הָכָא – לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?Mais si tu dis que la Michna aussi traite du cas où il a atteint le tiers, maintenant, si là-bas, où c'est une moisson, faite par l'homme, Rabbi Méïr a dit que cela ne s'appelle pas une moisson, ici, où c'est le fait d'insectes, à plus forte raison ! Comment pourrait-il exiger le labour ?
- אֶלָּא, רַבִּי מֵאִיר בְּשִׁיטַת רַבִּי יְהוּדָה אֲמָרָהּ, דְּאָמַר: אֵימָתַי? בִּזְמַן שֶׁהִתְחִיל עַד שֶׁלֹּא הֵבִיא שְׁלִישׁ, אֲבָל אִם הִתְחִיל עַד שֶׁהֵבִיא שְׁלִישׁ – אָסוּר.Plutôt, Rabbi Méïr l'a dit selon l'opinion de Rabbi Yehouda, qui a dit : Quand cela ? Lorsqu'il a commencé avant qu'il n'ait atteint le tiers ; mais s'il a commencé après qu'il a atteint le tiers, c'est interdit.
- אֵימַר דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה לִבְהֵמָה, לְאָדָם מִי שָׁמְעַתְּ לֵיהּ? דְּאִם כֵּן, הָווּ לְהוּ תְּלָתָא תַּנָּאֵי.La Guemara objecte : Dis que tu as entendu Rabbi Yehouda parler pour le bétail ; l'as-tu entendu pour l'homme ? Car s'il en était ainsi, il y aurait trois Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) en désaccord, alors que le « quand cela ? » de Rabbi Yehouda ne vient qu'expliquer.
- אֶלָּא, כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר: רַבִּי מֵאִיר בְּשִׁיטַת רַבִּי עֲקִיבָא רַבּוֹ אָמַר, אַף לְאָדָם נָמֵי לָא הָוְיָא קְצִירָה. דִּתְנַן: הַמְנַמֵּר שָׂדֶה וְשִׁיֵּיר בּוֹ קְלָחִים לַחִים, רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: פֵּאָה לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד.Plutôt, lorsque Rav Dimi est venu d'Erets Israël, il a dit : Rabbi Méïr l'a dit selon l'opinion de Rabbi Akiva, son maître : même pour l'homme, ce n'est pas une moisson. Car nous avons appris (Péa 3, 2) : Celui qui moissonne son champ par rangées alternées et y laisse des tiges vertes : Rabbi Akiva dit : La péa pour chacune.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: מֵאֶחָד עַל הַכֹּל, וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא חִיֵּיב רַבִּי עֲקִיבָא אֶלָּא בִּמְנַמֵּר לִקְלָיוֹת, אֲבָל בִּמְנַמֵּר לָאוֹצָר – לֹא.Et les Sages disent : D'une seule pour toutes. Et Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : Rabbi Akiva n'a obligé que celui qui moissonne par rangées alternées pour du grain grillé ; mais celui qui moissonne par rangées alternées pour le grenier, non.
- אִינִי? וְהָא כִּי אֲתָא רָבִין אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מְחַיֵּיב הָיָה רַבִּי עֲקִיבָא אַף בִּמְנַמֵּר לָאוֹצָר.La Guemara demande : Est-ce vrai ? Mais lorsque Ravin est venu, il a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Rabbi Akiva obligeait même celui qui moissonne par rangées alternées pour le grenier !
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