Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּאַמְדִינְהוּ וְעַשְּׂרִינְהוּ וְשַׁתְלִינְהוּ (וְהוֹסִיפָה) [וְאוֹסִיפָא] לְהוּ.Rabba posait la question d'épis de céréales qu'on a estimés, dont on a prélevé la dîme, que l'on a replantés et qui ont ensuite augmenté de volume : suit-on la pousse initiale, de sorte que l'accroissement soit exempt de dîme, ou suit-on l'accroissement ?
- אִם תִּמְצָא לוֹמַר, לָא אָזְלִינַן בָּתַר עִיקָּר, וְתוֹסֶפֶת בָּעֵי עַשּׂוֹרֵי – עִיקָּר מַאי? אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מַאי שְׁנָא מִכׇּל חִיטֵּי וּשְׂעָרֵי דְּעָלְמָא?Rabba ajoute : Si tu en viens à dire que nous ne suivons pas la pousse principale, et que l'accroissement requiert donc le prélèvement de la dîme, qu'en est-il de la pousse principale elle-même : faut-il la soumettre de nouveau à la dîme ? Abayé lui dit : En quoi ce cas est-il différent de tout le blé et de toute l'orge du monde ? Lorsqu'un grain dîmé est ressemé, sa récolte est toujours soumise à la dîme.
- אֲמַר לֵיהּ: דָּבָר שֶׁזַּרְעוֹ כָּלֶה – לָא מִיבַּעְיָא לִי, אֶלָּא כִּי קָמִיבַּעְיָא לִי – דָּבָר שֶׁאֵין זַרְעוֹ כָּלֶה, מַאי?Rabba lui dit : Une chose dont la semence se consume en terre ne fait pas question pour moi, car le nouveau produit est entièrement soumis à la dîme ; mais là où la question se pose pour moi, c'est pour une chose dont la semence ne se consume pas : qu'en est-il ?
- תִּפְשׁוֹט לֵיהּ מֵהָא דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לִיטְרָא בָּצָל שֶׁתִּיקְּנוֹ וּזְרָעוֹ – מִתְעַשֵּׂר לְפִי כּוּלּוֹ.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) demande : Qu'il résolve la question à partir de ce qu'a dit Rabbi Yits'hak au nom de Rabbi Yo'hanan : Une litra (une livre) d'oignons que l'on a rendue propre à la consommation en la dîmant, et que l'on a semée, est soumise à la dîme selon sa totalité, y compris la livre d'origine.
- הָתָם – הַיְינוּ זְרִיעָתוֹ, הָכָא – לָאו הַיְינוּ זְרִיעָתוֹ.La Guemara rejette cette preuve : Là, pour les oignons, c'est bien leur façon d'être semés ; ici, pour l'épi entier replanté, ce n'est pas sa façon d'être semé.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי חֲנִינָא בַּר מִנְיוֹמֵי לְאַבָּיֵי: עָצִיץ שֶׁאֵינוֹ נָקוּב, מַהוּ? אִי לֹא נָקוּב – הָא לֹא נָקוּב!Rabbi 'Hanina bar Minyomi dit à Abayé : Qu'en est-il d'un pot non perforé ? Abayé s'étonna : S'il n'est pas perforé, eh bien il n'est pas perforé ! Il est exempt d'après la Torah, et sa loi est connue.
- דִּלְמָא חָזַר וּנְקָבוֹ, קָא אָמְרַתְּ?Abayé poursuit : Peut-être que tu parles du cas où on l'a ensuite perforé ? Peut-on alors prélever de ce qui a poussé avant la perforation pour ce qui a poussé après ?
- הָכָא, חֲדָא זְרִיעָה הִיא, אִיחַבּוֹרֵי הוּא דְּקָא מִיחַבְּרָא וְעוֹלָה; הָתָם – שְׁתֵּי זְרִיעוֹת נִינְהוּ.Abayé répond que ce cas n'est pas comparable à celui de Rabba : Ici, pour le pot perforé, il s'agit d'une seule semence, qui se joint à la terre et monte ; là, pour l'épi replanté, il s'agit de deux semences.
- בָּעֵי רַבִּי אֲבָהוּ: שִׁבּוֹלֶת שֶׁמֵּרְחָהּ בִּכְרִי, וּשְׁתָלָהּ, וְקָרָא עָלֶיהָ שֵׁם בִּמְחוּבָּר – מַהוּ? כֵּיוָן דְּמֵרְחָהּ טָבְלָא לַהּ, כִּי קָרָא עָלֶיהָ שֵׁם קָדְשָׁה לַהּ, אוֹ דִלְמָא, כֵּיוָן דְּשַׁתְלַהּ – פְּקַע לֵיהּ טִבְלָא מִינַּהּ.Rabbi Abahou posa la question : Un épi que l'on a aplani dans un tas, acte qui le rend soumis aux prélèvements, puis que l'on a replanté, et sur lequel on a proclamé le nom de terouma (prélèvement donné au Cohen) alors qu'il tenait au sol, qu'en est-il ? Puisqu'on l'a aplani, il a acquis le statut de tével (produit non prélevé), et lorsqu'on a proclamé le nom sur lui, il a été consacré ; ou peut-être, puisqu'on l'a replanté, le statut de tével lui a-t-il été ôté ?
- אָמְרִי לֵיהּ רַבָּנַן לְאַבָּיֵי: אִם כֵּן, מָצִינוּ תְּרוּמָה בִּמְחוּבָּר לַקַּרְקַע, וּתְנַן: לֹא מָצִינוּ תְּרוּמָה בִּמְחוּבָּר לַקַּרְקַע!Les Maîtres dirent à Abayé : S'il en est ainsi, que la consécration prend effet, nous avons trouvé une terouma attachée au sol ; or nous avons appris : Nous n'avons pas trouvé de terouma attachée au sol !
- אֲמַר לֵיהּ: כִּי תַּנְיָא הָהִיא – לְעִנְיַן אִיחַיּוֹבֵי מִיתָה וָחוֹמֶשׁ, דְּאִי תָּלֵישׁ וְאָכֵיל – תָּלוּשׁ הוּא, וְאִי גָּחֵין וְאָכֵיל – בָּטְלָה דַּעְתּוֹ אֵצֶל כׇּל אָדָם.Abayé lui dit : Lorsque cet enseignement a été enseigné, c'était à propos de rendre passible de la mort par le Ciel et du cinquième à ajouter : car s'il la détache et la mange, elle est détachée ; et s'il se penche et la mange telle quelle, sur pied, son intention est annulée devant celle de tout homme, et ce n'est pas considéré comme une consommation.
- וּמַאי שְׁנָא מִדִּכְתַב אַפִּינַקְסָא דְּאִילְפָא: בֵּיצֵי נִבְלַת הָעוֹף הַטָּהוֹר, מִקְצָתָן בַּחוּץ וּמִקְצָתָן בִּפְנִים – מִבִּפְנִים מְטַמְּאִין בְּגָדִים אַבֵּית הַבְּלִיעָה, מִבַּחוּץ אֵין מְטַמְּאִין בְּגָדִים אַבֵּית הַבְּלִיעָה.La Guemara demande : Et en quoi est-ce différent de ce qui était écrit sur la tablette d'Ilfa : Les œufs d'une charogne d'oiseau pur, dont une partie est à l'extérieur et une partie à l'intérieur : ceux de l'intérieur – si on les a mangés à l'intérieur du corps – rendent impurs les vêtements de celui qui les mange dans le lieu de la déglutition ; ceux de l'extérieur ne rendent pas impurs les vêtements dans le lieu de la déglutition. Bien que ce soit une façon inhabituelle de manger, c'est donc considéré comme une consommation.
- תָּלוּשׁ – עֲבִידִי אִינָשֵׁי דְּאָכְלִי הָכִי, בִּמְחוּבָּר – לָא עֲבִידִי אִינָשֵׁי דְּאָכְלִי.La Guemara répond : Ce qui est détaché – les gens ont l'habitude de le manger ainsi ; mais ce qui est attaché au sol, les gens n'ont pas l'habitude de le manger.
- אָמַר רַב טָבְיוֹמֵי בַּר קִיסְנָא, אָמַר שְׁמוּאֵל: הַזּוֹרֵעַ כִּלְאַיִם בְּעָצִיץ שֶׁאֵינוֹ נָקוּב – אָסוּר. אָמַר אַבָּיֵי: בִּשְׁלָמָא אִי אַשְׁמְעִינַן לוֹקֶה מַכַּת מַרְדּוּת מִדְּרַבָּנַן – שַׁפִּיר, אֶלָּא אָסוּר – מַאי קָא מַשְׁמַע לַן?Rav Tavyomi bar Kisna dit au nom de Chmouel : Celui qui sème des kilayim (espèces mélangées) dans un pot non perforé, cela est interdit. Abayé dit : Certes, s'il nous avait enseigné qu'il reçoit des coups de rébellion d'ordre rabbinique, ce serait bien ; mais s'il dit simplement « interdit », que nous enseigne-t-il ?
- דְּמִדְּרַבָּנַן הָוְיָא זְרִיעָה? תְּנֵינָא: תָּרַם מִשֶּׁאֵינוֹ נָקוּב עַל הַנָּקוּב – תְּרוּמָה, וְיַחְזוֹר וְיִתְרוֹם.Nous enseigne-t-il que, d'ordre rabbinique, c'est une semaison ? Nous l'avons déjà appris (Demaï 5, 10) : S'il a prélevé de ce qui a poussé dans un pot non perforé pour ce qui a poussé dans un pot perforé, c'est de la terouma, d'ordre rabbinique, mais il doit de nouveau prélever la terouma. Ainsi, puisque le prélèvement est valable d'ordre rabbinique, c'est que cette culture est une semaison d'ordre rabbinique.
- מַתְנִי׳ הַחִיטִּין, וְהַשְּׂעוֹרִין, וְהַכּוּסְּמִין, וְהַשִּׁיבּוֹלֶת שׁוּעָל, וְהַשִּׁיפוֹן – הֲרֵי אֵלּוּ חַיָּיבִין בַּחַלָּה, וּמִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה, וַאֲסוּרִים בֶּחָדָשׁ מִלִּפְנֵי הַפֶּסַח, וּמִלִּקְצוֹר מִלִּפְנֵי הָעוֹמֶר. אִם הִשְׁרִישׁוּ קוֹדֶם לָעוֹמֶר – הָעוֹמֶר מַתִּירָן, וְאִם לָאו – אֲסוּרִין עַד שֶׁיָּבֹא הָעוֹמֶר הַבָּא.MICHNA : Le blé, l'orge, l'épeautre, l'avoine et le seigle sont soumis à la 'hala (prélèvement sur la pâte), et se joignent les uns aux autres. Ils sont interdits au titre du 'hadach (nouvelle récolte) avant Pessa'h, et il est interdit de les moissonner avant le omer (offrande de la gerbe du 16 Nissan). S'ils ont pris racine avant le omer, le omer les permet ; sinon, ils sont interdits jusqu'à ce que vienne le omer suivant.
- גְּמָ׳ תָּנָא: כּוּסְּמִין – מִין חִיטִּים, שִׁיבּוֹלֶת שׁוּעָל וְשִׁיפוֹן – מִין שְׂעוֹרִין. כּוּסְּמִין –GUEMARA : Il a été enseigné : L'épeautre est une espèce de blé ; l'avoine et le seigle sont une espèce d'orge. L'épeautre, en araméen, se dit
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