Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁלֹּא יְהֵא חוֹטֵא נִשְׂכָּר, וּמִפְּנֵי מָה אֵינָהּ טְעוּנָה? שֶׁלֹּא יְהֵא קׇרְבָּנוֹ מְהוּדָּר. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן שֶׁלֹּא יְהֵא קׇרְבָּנוֹ מְהוּדָּר, כִּי קָמְצִי לַהּ פְּסוּלִין נָמֵי תִּתַּכְשַׁר, קָא מַשְׁמַע לַן.afin que le pécheur ne tire pas profit de sa faute ; et pour quelle raison n'a-t-elle pas besoin de libations ? Afin que son offrande ne soit pas de belle qualité. Ainsi, il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisque Rabbi Chimon a dit : « afin que son offrande ne soit pas de belle qualité », alors lorsque des personnes inaptes en prélèvent la poignée, elle devrait aussi être valide, puisqu'elle est de toute façon de moindre qualité. Il nous enseigne donc, en mentionnant explicitement l'offrande du pécheur, que même selon Rabbi Chimon elle est invalidée.
- אִי הָכִי, הָתָם נָמֵי לִיתְנֵי: אֶחָד חַטַּאת חֵלֶב וְאֶחָד כׇּל הַזְּבָחִים שֶׁקִּבְּלוּ דָּמָן זָר וְאוֹנֵן, וְלֵימָא: לְרַבִּי שִׁמְעוֹן אִצְטְרִיךְ.La Guemara objecte : s'il en est ainsi, là aussi, à propos des sacrifices (Zeva'him 15b), que la Michna enseigne : aussi bien le sacrifice expiatoire pour la graisse interdite que tous les sacrifices dont un non-Cohen ou un onèn (endeuillé avant l'enterrement de son proche) a recueilli le sang sont invalidés, et disons : c'était nécessaire pour Rabbi Chimon, qui dispense ce sacrifice de libations !
- אַלְמָא, כֵּיוָן דִּתְנָא לֵיהּ ״כׇּל״ וְלָא קָתָנֵי ״חוּץ״ – כּוּלְּהוּ מַשְׁמַע, הָכָא נָמֵי, כֵּיוָן דִּתְנָא ״כׇּל״ וְלָא קָתָנֵי ״חוּץ״ – כּוּלְּהוּ מַשְׁמַע.Il ressort donc que, puisqu'elle y enseigne « tous » et n'enseigne pas « sauf », tous sont sous-entendus, sans qu'il soit besoin de le préciser ; ici aussi, puisqu'elle enseigne « toutes » et n'enseigne pas « sauf », toutes sont sous-entendues, y compris l'offrande du pécheur. Pourquoi donc la mentionner ?
- אִצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְאוֹקֵימְנָא לְרֵישָׁא דְּלָא כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, סֵיפָא נָמֵי דְּלָא כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara répond : c'était nécessaire. Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisque nous avons établi la première partie (la Michna de 2a) comme n'étant pas conforme à Rabbi Chimon, la dernière partie (notre Michna) aussi n'est pas conforme à Rabbi Chimon. Il nous enseigne donc qu'elle lui est conforme.
- אָמַר רַב: זָר שֶׁקָּמַץ – יַחְזִיר, וְהָא אֲנַן ״פָּסַל״ תְּנַן? מַאי ״פָּסַל״? פָּסַל עַד שֶׁיַּחֲזִיר.Rav a dit : un non-Cohen qui a prélevé la poignée doit la remettre dans l'offrande. La Guemara objecte : mais nous, n'avons-nous pas appris dans la Michna : « il a invalidé » ? Elle répond : que signifie « il a invalidé » ? Il a invalidé jusqu'à ce qu'il la remette ; un Cohen apte reprendra alors la poignée.
- אִי הָכִי, הַיְינוּ בֶּן בְּתִירָא? אִי דְּאִיתֵיהּ לְקוֹמֶץ בְּעֵינֵיהּ – לָא פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ דְּבֶן בְּתִירָא, כִּי פְּלִיגִי – דַּחֲסַר קוֹמֶץ. רַבָּנַן סָבְרִי: לָא יָבִיא מִתּוֹךְ בֵּיתוֹ וִימַלְּאֶנּוּ, בֶּן בְּתִירָא סָבַר: יָבִיא מִתּוֹךְ בֵּיתוֹ וִימַלְּאֶנּוּ.La Guemara objecte : s'il en est ainsi, n'est-ce pas l'opinion de ben Betéra ? Elle répond : si la poignée existe telle quelle, les Sages ne sont pas en désaccord avec ben Betéra ; ils ne sont en désaccord que lorsque la poignée est diminuée. Les Sages pensent : on n'apporte pas de farine de chez soi pour compléter ; ben Betéra pense : on apporte de la farine de chez soi et on complète.
- אִי הָכִי, בֶּן בְּתִירָא אוֹמֵר: יַחְזִיר וְיַחֲזוֹר וְיִקְמוֹץ בְּיָמִין?! בֶּן בְּתִירָא אוֹמֵר: יַחְזִיר וְיָבִיא מִתּוֹךְ בֵּיתוֹ וִימַלְּאֶנּוּ, וְיַחֲזוֹר וְיִקְמוֹץ בְּיָמִין, מִיבְּעֵי לֵיהּ!La Guemara objecte : s'il en est ainsi, comment la Michna peut-elle dire : « ben Betéra dit : il remettra et recommencera à prélever de la main droite » ?! Elle aurait dû dire : « ben Betéra dit : il remettra, apportera de la farine de chez lui, complétera, et recommencera à prélever de la main droite » !
- כִּי קָא אָמַר רַב לְבֶן בְּתִירָא, פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: עַד כָּאן לָא קָא מַכְשַׁר בֶּן בְּתִירָא אֶלָּא בִּשְׂמֹאל, אֲבָל בִּשְׁאָר פְּסוּלִין לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.Nouvelle réponse : lorsque Rav a parlé, c'était selon ben Betéra. La Guemara demande : c'est évident ! Elle répond : tu aurais pu dire que ben Betéra ne valide que la poignée prélevée de la main gauche, mais non pour les autres disqualifications ; il nous enseigne donc qu'il valide dans tous les cas.
- מַאי שְׁנָא שְׂמֹאל, דְּאַשְׁכְּחַן לֵהּ הֶכְשֵׁירָא בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים? זָר נָמֵי אַשְׁכְּחַן לֵהּ הֶכְשֵׁירָא בִּשְׁחִיטָה!La Guemara demande : en quoi la main gauche est-elle différente, sinon parce que nous lui trouvons une validité à Yom Kippour, où le Cohen Gadol porte la cuillère d'encens de la main gauche ? Le non-Cohen aussi, nous lui trouvons une validité pour l'abattage des sacrifices !
- שְׁחִיטָה לָאו עֲבוֹדָה הִיא.Elle répond : l'abattage n'est pas un service sacrificiel.
- וְלָא? וְהָאָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב: שְׁחִיטַת פָּרָה בְּזָר פְּסוּלָה, וְאָמַר רַב עֲלַהּ: ״אֶלְעָזָר״ וְ״חוּקָּה״ כְּתִיב בַּהּ. שָׁאנֵי פָּרָה, דְּקׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת הִיא.La Guemara demande : et n'en est-il pas un ? Rabbi Zeira n'a-t-il pas dit au nom de Rav : l'abattage de la vache rousse par un non-Cohen est invalide, et Rav a dit à ce sujet : « Élazar » et « statut » sont écrits à son propos (Nombres 19, 2-3) ? Elle répond : la vache rousse est différente, car elle fait partie des choses consacrées à l'entretien du Temple, et non à l'autel ; on ne peut donc en tirer de preuve.
- וְלָאו כָּל דְּכֵן הוּא? קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת בָּעוּ כְּהוּנָּה, קׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ לָא בָּעוּ כְּהוּנָּה?! אָמַר רַב שִׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: מִידֵּי דְּהָוֵה אַמַּרְאוֹת נְגָעִים, דְּלָאו עֲבוֹדָה נִינְהוּ וּבָעֵי כְּהוּנָּה.La Guemara demande : n'est-ce pas à plus forte raison ? Les choses consacrées à l'entretien du Temple exigeraient la prêtrise, et les choses consacrées à l'autel n'exigeraient pas la prêtrise ?! Rav Chicha, fils de Rav Idi, a dit : cela n'en fait pas un service : c'est comme l'examen de l'aspect des plaies de tsaraat, qui n'est pas un service, et exige pourtant la prêtrise.
- וְנֵילַף מִבָּמָה?La Guemara demande : pourquoi Rav devait-il l'enseigner ? Déduisons la validité du non-Cohen de la bama (l'autel privé), sur laquelle des non-Cohanim officiaient !
- וְכִי תֵימָא, מִבָּמָה לָא יָלְפִינַן, וְהָתַנְיָא: מִנַּיִן לַיּוֹצֵא, שֶׁאִם עָלָה לֹא יֵרֵד, שֶׁהֲרֵי יוֹצֵא כָּשֵׁר בְּבָמָה!Et si tu dis que nous ne déduisons rien de la bama, n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : d'où savons-nous, à propos de ce qui est sorti de l'enceinte, que s'il est monté sur l'autel il n'en redescend pas ? Du fait que ce qui est sorti est valide sur la bama !
- תְּנָא אַ״זֹּאת תּוֹרַת הָעֹלָה״ סְמִיךְ לֵיהּ.La Guemara répond : le Tanna s'appuie sur le verset : « Voici la loi de l'holocauste » (Lévitique 6, 2), et non réellement sur la bama, qui n'est citée que comme simple appui.
- אֶלָּא טַעְמָא דְּאַשְׁמְעִינַן רַב, הָא לָאו הָכִי הֲוָה אָמֵינָא בִּשְׁאָר פְּסוּלִין פָּסַל בֶּן בְּתִירָא? וְהָתַנְיָא: רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמְרִים: מַכְשִׁיר הָיָה בֶּן בְּתִירָא בְּכׇל הַפְּסוּלִין כּוּלָּן!La Guemara demande : mais alors, la raison pour laquelle nous le savons est que Rav nous l'a enseigné ; sans cela, j'aurais dit que, pour les autres disqualifications, ben Betéra invalide ? N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, et Rabbi Élazar, fils de Rabbi Chimon, disent : ben Betéra validait pour toutes les disqualifications sans exception !
- וְתַנְיָא: ״וְקָמַץ מִשָּׁם״ – מִמָּקוֹם שֶׁרַגְלֵי הַזָּר עוֹמְדוֹת.Et il a été enseigné dans une baraïta : « Et il prélèvera de là » (Lévitique 2, 2) : de l'endroit où se tiennent les pieds du non-Cohen, c'est-à-dire partout dans la cour du Temple.
- בֶּן בְּתִירָא אוֹמֵר, מִנַּיִן שֶׁאִם קָמַץ בִּשְׂמֹאל שֶׁיַּחֲזִיר וְיַחֲזוֹר וְיִקְמוֹץ בְּיָמִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְקָמַץ מִשָּׁם״, מִמָּקוֹם שֶׁקָּמַץ כְּבָר.Ben Betéra dit : d'où savons-nous que si l'on a prélevé la poignée de la main gauche, on doit la remettre et recommencer à prélever de la main droite ? Le verset dit : « Et il prélèvera de là », de l'endroit où il a déjà prélevé.
- וְכֵיוָן דִּקְרָא סְתָמָא כְּתִיב בַּהּ, מָה לִי שְׂמֹאל, וּמָה לִי שְׁאָר הַפְּסוּלִין?Et puisque le verset est écrit de façon générale, que m'importe la main gauche et que m'importe les autres disqualifications ? Tous les cas sont inclus ; qu'ajoute donc Rav ?
- אֶלָּא, הָא קָמַשְׁמַע לַן רַב: קָמַץ וַאֲפִילּוּ קִידֵּשׁ, וּלְאַפּוֹקֵי מֵהָנֵי תַּנָּאֵי דְּתַנְיָא: רַבִּי יוֹסֵי בֶּן יוֹסֵי בֶּן יָאסְיָין וְרַבִּי יְהוּדָה הַנַּחְתּוֹם אָמְרוּ: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – שֶׁקָּמַץ וְלֹא קִידֵּשׁ, אֲבָל קִידֵּשׁ – פָּסַל.La Guemara explique : c'est plutôt ceci que Rav nous enseigne : si la personne inapte a prélevé, et même si elle a sanctifié la poignée en la mettant dans un ustensile de service, on peut la remettre ; et c'est pour exclure l'opinion de ces Tannaïm, comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yossé ben Yossé ben Yassiyan et Rabbi Yehouda le boulanger ont dit : dans quel cas ces paroles de ben Betéra ont-elles été dites ? Lorsqu'il a prélevé et n'a pas sanctifié ; mais s'il a sanctifié, il a invalidé.
- וְאִיכָּא דְאָמְרִי: קָמַץ – אִין, קִידֵּשׁ – לָא. כְּמַאן? כְּהָנֵי תַּנָּאֵי, וּלְאַפּוֹקֵי מִתַּנָּא קַמָּא.Et certains disent que Rav enseigne ceci : s'il a seulement prélevé, oui, on peut remettre ; s'il a sanctifié, non. Selon qui ? Selon ces Tannaïm, et pour exclure le premier Tanna de cette baraïta.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב נַחְמָן: מַאי קָא סָבְרִי הָנֵי תַּנָּאֵי? אִי קְמִיצַת פְּסוּלִין עֲבוֹדָה הִיא, אַף עַל גַּב דְּלָא עָבֵיד לֵיהּ מַתַּן כְּלִי! אִי קְמִיצַת פְּסוּלִין לָאו עֲבוֹדָה הִיא, כִּי עֲבַד לֵהּ מַתַּן כְּלִי מַאי הֲוָה?Rav Na'hman s'y est opposé : que pensent ces Tannaïm ? Si le prélèvement par des personnes inaptes est un service qui invalide, alors il invalide même s'il ne lui a pas donné le placement dans l'ustensile ! Et si le prélèvement par des personnes inaptes n'est pas un service, quand bien même il lui a donné le placement dans l'ustensile, qu'est-ce que cela change ?
- הֲדַר אָמַר רַב נַחְמָן: לְעוֹלָם עֲבוֹדָה הִיא, וְלָא גָּמְרָה עֲבוֹדָתָהּ עַד דְּעָבֵיד לֵהּ מַתַּן כְּלִי.Rav Na'hman a repris et a dit : en réalité, c'est un service, mais son service n'est achevé que lorsqu'on lui a donné le placement dans l'ustensile.
- אִי הָכִי, אֲפִילּוּ לֹא קִידֵּשׁ,La Guemara objecte : s'il en est ainsi, même s'il n'a pas sanctifié dans l'ustensile destiné à la poignée,
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