Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מָה לְכִלְאַיִם שֶׁמִּצְוָתוֹ בְּכָךְ.que dire des kilayim (mélange interdit de laine et de lin) ? Leur mitsva est ainsi : la ceinture du Cohen doit être faite de ce mélange.
- רַב שִׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי אָמַר: מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמֵימַר, לִיהְדַּר דִּינָא וְתֵיתֵי בַּ״מָּה הַצַּד״ – מָה לִמְלִיקָה שֶׁכֵּן קְדוּשָּׁתָהּ אוֹסַרְתָּהּ, חֵלֶב וָדָם יוֹכִיחוּ.Rav Chicha, fils de Rav Idi, a dit : il fallait un verset parce qu'on pourrait dire : que le raisonnement revienne et qu'on arrive au « ma hatsad » (déduction par le point commun de deux sources) : à l'objection « que dire de la melika (mise à mort de l'oiseau par l'ongle) ? C'est sa sainteté qui l'interdit », on répond : la graisse et le sang le démentiront.
- מָה לְחֵלֶב וָדָם, שֶׁכֵּן בָּאִים מִכְּלַל הֶיתֵּר – מְלִיקָה תּוֹכִיחַ.À l'objection « que dire de la graisse et du sang ? Ils proviennent de ce qui est globalement permis », on répond : la melika le démentira.
- וְחָזַר הַדִּין, לֹא רְאִי זֶה כִרְאִי זֶה וְלֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה, הַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן שֶׁאֲסוּרִין לַהֶדְיוֹט וּמוּתָּרִין לַגָּבוֹהַּ, אַף אֲנִי אָבִיא טְרֵפָה – אַף עַל פִּי שֶׁאֲסוּרָה לַהֶדְיוֹט תְּהֵא מוּתֶּרֶת לַגָּבוֹהַּ, מָה לְהַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן שֶׁכֵּן מִצְוָתָהּ בְּכָךְ!Et le raisonnement est revenu : l'aspect de l'un n'est pas comme l'aspect de l'autre, et l'aspect de l'autre n'est pas comme l'aspect de l'un ; leur point commun est qu'ils sont interdits au profane et permis au Très-Haut. Moi aussi j'amènerai la tereifa (bête atteinte d'une lésion mortelle) : bien qu'elle soit interdite au profane, qu'elle soit permise au Très-Haut ! D'où la nécessité du verset. La Guemara rejette : que dire de leur point commun ? Sa mitsva est ainsi !
- אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי, מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמֵימַר: מֵעִיקָּרָא דְּדִינָא פִּרְכָא, מֵהֵיכָא קָא מַיְיתֵית לַהּ? מִבַּעַל מוּם –Mais Rav Achi a dit : il fallait un verset parce qu'on pourrait dire : la réfutation est dès le fondement du raisonnement. D'où le tires-tu ? De la bête ayant un défaut.
- מָה לְבַעַל מוּם, שֶׁכֵּן עָשָׂה בּוֹ מַקְרִיבִין כִּקְרֵיבִין.Que dire de la bête ayant un défaut ? Il a rendu ceux qui offrent semblables à ce qui est offert : un Cohen ayant un défaut est invalide comme la bête ; ce n'est pas le cas de la tereifa.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא סָבָא לְרַב אָשֵׁי: יוֹצֵא דּוֹפֶן יוֹכִיחַ, שֶׁלֹּא עָשָׂה בּוֹ מַקְרִיבִין כִּקְרֵיבִין, וּמוּתָּר לַהֶדְיוֹט וְאָסוּר לַגָּבוֹהַּ.Rav A'ha Sava a dit à Rav Achi : celui qui est né par césarienne le démentira, car pour lui Il n'a pas rendu ceux qui offrent semblables à ce qui est offert, et il est permis au profane et interdit au Très-Haut.
- מָה לְיוֹצֵא דּוֹפֶן, שֶׁכֵּן אֵינוֹ קָדוֹשׁ בִּבְכוֹרָה.Rav Achi répond : que dire de celui qui est né par césarienne ? Il n'est pas sanctifié comme premier-né, alors qu'une tereifa peut l'être.
- בַּעַל מוּם יוֹכִיחַ, מָה לְבַעַל מוּם שֶׁכֵּן עָשָׂה בּוֹ מַקְרִיבִין כִּקְרֵיבִין, יוֹצֵא דּוֹפֶן יוֹכִיחַ.Rav A'ha Sava réplique : la bête ayant un défaut le démentira. Et à « que dire de la bête ayant un défaut ? Il a rendu ceux qui offrent semblables à ce qui est offert », on répond : celui qui est né par césarienne le démentira.
- וְחָזַר הַדִּין, לֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה וְלֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה, הַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן שֶׁמּוּתָּרִין לַהֶדְיוֹט וַאֲסוּרִים לַגָּבוֹהַּ, וְכׇל שֶׁכֵּן טְרֵפָה שֶׁאֲסוּרָה לַהֶדְיוֹט תְּהֵא אֲסוּרָה לַגָּבוֹהַּ.Et le raisonnement est revenu : l'aspect de l'un n'est pas comme l'aspect de l'autre, et l'aspect de l'autre n'est pas comme l'aspect de l'un ; leur point commun est qu'ils sont permis au profane et interdits au Très-Haut ; à plus forte raison la tereifa, qui est interdite au profane, sera interdite au Très-Haut !
- מָה לְהַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן, שֶׁכֵּן לֹא הוּתְּרוּ מִכְּלָלָן, תֹּאמַר בִּטְרֵיפָה שֶׁהוּתְּרָה מִכְּלָלָהּ.Rav Achi réfute : que dire de leur point commun ? Ils n'ont pas été permis en dérogation à leur règle. Diras-tu la même chose de la tereifa, qui a été permise en dérogation à sa règle ?
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: טְרֵפָה שֶׁהוּתְּרָה מִכְּלָלָהּ מַאי הִיא? אִילֵימָא מְלִיקָה דְּעוֹלַת הָעוֹף לַגָּבוֹהַּ, בַּעַל מוּם נָמֵי בְּעוֹפוֹת אִשְׁתְּרוֹיֵי אִשְׁתְּרִי, תַּמּוּת וְזַכְרוּת בַּבְּהֵמָה, וְאֵין תַּמּוּת וְזַכְרוּת בָּעוֹפוֹת!Rav A'ha, fils de Rava, a dit à Rav Achi : quelle est cette tereifa permise en dérogation à sa règle ? Si l'on dit : la melika de l'ola (holocauste) d'oiseau pour le Très-Haut – la melika rendant d'abord l'oiseau tereifa –, alors la bête ayant un défaut aussi a bel et bien été permise pour les oiseaux : l'intégrité et le sexe mâle ne sont requis que pour le bétail, et il n'y a pas d'exigence d'intégrité ni de sexe mâle pour les oiseaux !
- אֶלָּא, מְלִיקָה דְּחַטַּאת הָעוֹף לַכֹּהֲנִים – כֹּהֲנִים מִשּׁוּלְחַן גָּבוֹהַּ קָא זָכוּ.Mais dira-t-on : la melika de la 'hatat (sacrifice expiatoire) d'oiseau pour les Cohanim, qui la consomment ? Mais les Cohanim sont gratifiés de la table du Très-Haut : cela revient au même cas.
- וְאֶלָּא פָּרֵיךְ הָכִי: מָה לְהַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן שֶׁכֵּן מוּמָן נִיכָּר, תֹּאמַר בִּטְרֵיפָה שֶׁכֵּן אֵין מוּמָהּ נִיכָּר! מִשּׁוּם הָכִי אִיצְטְרִיךְ קְרָא.Mais on réfutera ainsi : que dire de leur point commun ? Leur défaut est visible. Diras-tu la même chose de la tereifa, dont le défaut n'est pas visible ? C'est pourquoi un verset a été nécessaire.
- וּטְרֵיפָה מֵהָכָא נָפְקָא? מֵהָתָם נָפְקָא: ״מִמַּשְׁקֵה יִשְׂרָאֵל״ – מִן הַמּוּתָּר לְיִשְׂרָאֵל!La Guemara s'interroge : et la tereifa découle-t-elle d'ici ? Elle découle de là : « De ce qui abreuve Israël » (Ézéchiel 45, 15) : de ce qui est permis à Israël !
- מִ״כֹּל אֲשֶׁר יַעֲבוֹר תַּחַת הַשָּׁבֶט״ – נָפְקָא, פְּרָט לַטְּרֵיפָה שֶׁאֵינָהּ עוֹבֶרֶת.Et encore : elle découle de « tout ce qui passe sous la verge » (Lévitique 27, 32), à l'exclusion de la tereifa, qui ne passe pas, étant trop faible !
- צְרִיכִי, דְּאִי מִ״מַּשְׁקֵה יִשְׂרָאֵל״ הֲוָה אָמֵינָא לְמַעוֹטֵי הֵיכָא דְּלֹא הָיְתָה לָהּ שְׁעַת הַכּוֹשֶׁר, דֻּמְיָא דְּעׇרְלָה וְכִלְאֵי הַכֶּרֶם, אֲבָל הָיְתָה לָהּ שְׁעַת הַכּוֹשֶׁר אֵימָא תִּתַּכְשַׁר, כְּתַב רַחֲמָנָא ״כׇּל אֲשֶׁר יַעֲבוֹר״.La Guemara répond : ils sont nécessaires. Car si c'était de « ce qui abreuve Israël », j'aurais dit : pour exclure le cas où elle n'a jamais eu de moment d'aptitude (née tereifa), à l'instar de la orla (fruits des trois premières années) et des kilayim de la vigne ; mais si elle a eu un moment d'aptitude, je dirais qu'elle soit valide. Le Miséricordieux a écrit : « tout ce qui passe ».
- וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״כׇּל אֲשֶׁר יַעֲבוֹר״, הֲוָה אָמֵינָא לְמַעוֹטֵי הֵיכָא דְּנִטְרְפָה וּלְבַסּוֹף הִקְדִּישָׁהּ, דֻּמְיָא דְּמַעֲשֵׂר. אֲבָל הִקְדִּישָׁהּ וּלְבַסּוֹף נִטְרְפָה, דִּבְעִידָּנָא דְּאַקְדְּשַׁהּ הֲוָה חַזְיָא, אֵימָא תִּתַּכְשַׁר. כְּתַב רַחֲמָנָא ״מִן הַבָּקָר״, צְרִיכִי.Et si le Miséricordieux n'avait écrit que « tout ce qui passe », j'aurais dit : pour exclure le cas où elle est devenue tereifa et qu'ensuite on l'a consacrée, à l'instar de la dîme. Mais si on l'a consacrée et qu'ensuite elle est devenue tereifa, puisqu'au moment où on l'a consacrée elle était apte, je dirais qu'elle soit valide. Le Miséricordieux a écrit : « du gros bétail ». Ils sont donc nécessaires.
- מַתְנִי׳ אֶחָד מִנְחַת חוֹטֵא וְאֶחָד כׇּל הַמְּנָחוֹת, שֶׁקְּמָצָן זָר, אוֹנֵן, טְבוּל יוֹם, מְחוּסַּר בְּגָדִים, מְחוּסַּר כִּיפּוּרִים, שֶׁלֹּא רָחַץ יָדָיו וְרַגְלָיו, עָרֵל, טָמֵא, יוֹשֵׁב, עוֹמֵד עַל גַּבֵּי כֵלִים, עַל גַּבֵּי בְהֵמָה, עַל גַּבֵּי רַגְלֵי חֲבֵירוֹ – פָּסוּל.MICHNA : Tant la min'ha du pécheur que toutes les min'hot (offrandes de farine) dont a prélevé la poignée un zar (non-Cohen), un onen (Cohen en deuil avant l'enterrement), un tevoul yom (impur immergé attendant la nuit), un Cohen auquel manquent des vêtements, un Cohen auquel manque l'expiation, celui qui ne s'est pas lavé les mains et les pieds, un incirconcis, un impur, celui qui est assis, celui qui se tient debout sur des ustensiles, sur une bête ou sur les pieds de son prochain : c'est invalide.
- קָמַץ בִּשְׂמֹאל – פָּסוּל, בֶּן בְּתִירָא אוֹמֵר: יַחְזִיר וְיַחֲזוֹר וְיִקְמוֹץ בְּיָמִין.S'il a prélevé la poignée de la main gauche, c'est invalide. Ben Betéra dit : qu'il la remette et qu'il prélève de nouveau de la main droite.
- קָמַץ וְעָלָה בְּיָדוֹ צְרוֹר, אוֹ גַרְגֵּר מֶלַח, אוֹ קוֹרֶט שֶׁל לְבוֹנָה – פָּסוּל, מִפְּנֵי שֶׁאָמְרוּ: הַקּוֹמֶץ הַיָּתֵר וְהֶחָסֵר – פָּסוּל. וְאֵיזֶהוּ הַיָּתֵר – שֶׁקְּמָצוֹ מְבוֹרָץ, וְחָסֵר – שֶׁקְּמָצוֹ בְּרָאשֵׁי אֶצְבְּעוֹתָיו.S'il a prélevé la poignée et qu'il est monté dans sa main un caillou, un grain de sel ou un fragment d'encens, c'est invalide, car on a dit : la poignée excédentaire ou insuffisante est invalide. Quelle est l'excédentaire ? Celle dont il a prélevé la poignée débordante. Et l'insuffisante ? Celle dont il a prélevé la poignée du bout des doigts.
- גְּמָ׳ לְמָה לִי לְמִתְנָא ״אֶחָד מִנְחַת חוֹטֵא וְאֶחָד כׇּל הַמְּנָחוֹת״? לִיתְנֵי ״כׇּל הַמְּנָחוֹת שֶׁקְּמָצָן זָר וְאוֹנֵן״!GUEMARA : Pourquoi ai-je besoin d'enseigner : « Tant la min'ha du pécheur que toutes les min'hot » ? Qu'elle enseigne : « Toutes les min'hot dont a prélevé la poignée un zar ou un onen » !
- לְרַבִּי שִׁמְעוֹן אִיצְטְרִיךְ, דְּתַנְיָא: אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: בְּדִין הוּא שֶׁתְּהֵא מִנְחַת חוֹטֵא טְעוּנָה שֶׁמֶן וּלְבוֹנָה, שֶׁלֹּא יְהֵא חוֹטֵא נִשְׂכָּר, וּמִפְּנֵי מָה אֵינָהּ טְעוּנָה? שֶׁלֹּא יְהֵא קׇרְבָּנוֹ מְהוּדָּר, וּבַדִּין הוּא שֶׁתְּהֵא חַטַּאת חֵלֶב טְעוּנָה נְסָכִים,La Guemara répond : c'était nécessaire pour Rabbi Chimon, car il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Chimon a dit : selon la logique, la min'ha du pécheur devrait requérir de l'huile et de l'encens, pour que le pécheur ne soit pas avantagé. Pourquoi n'en requiert-elle pas ? Pour que son offrande ne soit pas embellie. Et selon la logique, la 'hatat pour la graisse interdite devrait requérir des libations,
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