Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הֵאִיר מִזְרָח מַתִּיר.l'illumination de l'orient permet la récolte nouvelle.
- וְהָא דְּרֵישׁ לָקִישׁ לָאו בְּפֵירוּשׁ אִיתְּמַר, אֶלָּא מִכְּלָלָא אִיתְּמַר, דִּתְנַן: אֵין מְבִיאִין מִנְחַת בִּכּוּרִים וּמִנְחַת בְּהֵמָה קוֹדֶם לָעוֹמֶר, דְּבָעֵינַן ״מִמַּשְׁקֵה יִשְׂרָאֵל״, וְאִם הֵבִיא – פָּסוּל.La Guemara précise : et cet avis de Rech Lakich n'a pas été dit explicitement, mais a été dit par déduction, comme nous avons appris dans la Michna (68b) : On n'apporte ni min'ha (offrande de farine), ni prémices, ni min'ha de bétail (accompagnant le sacrifice animal) de la récolte nouvelle avant le omer (offrande d'orge du 16 Nissan) – car nous exigeons « de ce qui abreuve Israël » (Ézéchiel 45, 15) – et si on en a apporté, c'est invalide.
- קוֹדֶם לִשְׁתֵּי הַלֶּחֶם לֹא יָבִיא, מִשּׁוּם דְּאִיקְּרוּ ״בִּכּוּרִים״, וְאִם הֵבִיא – כָּשֵׁר.Avant les deux pains, on n'en apportera pas, parce qu'ils sont appelés « prémices » ; et si on en a apporté, c'est valide.
- וְאָמַר רַבִּי יִצְחָק אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר וּבַחֲמִשָּׁה עָשָׂר, אֲבָל בְּשִׁשָּׁה עָשָׂר אִם הֵבִיא – כָּשֵׁר, וְקַשְׁיָא לִי: לִיהְווֹ כַּמְחוּסַּר זְמַן! אַלְמָא קָסָבַר הֵאִיר הַמִּזְרָח מַתִּיר.Et Rabbi Yits'hak a dit, au nom de Rech Lakich : on n'a enseigné cela que pour le 14 et le 15 Nissan ; mais le 16, si on en a apporté, c'est valide. Et il m'est difficile : qu'ils soient considérés comme me'houssar zeman (en défaut de temps) ! La Guemara conclut : il en ressort qu'il estime que l'illumination de l'orient permet la récolte nouvelle.
- וְרָבָא אָמַר: מִנְחַת הָעוֹמֶר שֶׁקְּמָצָהּ שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ – כְּשֵׁירָה, וּשְׁיָרֶיהָ נֶאֱכָלִין, וְאֵינָהּ צְרִיכָה מִנְחַת הָעוֹמֶר אַחֶרֶת לְהַתִּירָהּ, שֶׁאֵין מַחְשָׁבָה מוֹעֶלֶת אֶלָּא בְּמִי שֶׁרָאוּי לָעֲבוֹדָה, וּבְדָבָר הָרָאוּי לָעֲבוֹדָה, וּבִמְקוֹם הָרָאוּי לָעֲבוֹדָה.Et Rava a dit : la min'ha du omer dont on a prélevé la poignée non en son nom est valide, son reste est consommé, et elle n'a pas besoin d'une autre min'ha du omer pour la permettre. Car l'intention n'a d'effet que chez celui qui est apte au service, pour une chose apte au service et dans un lieu apte au service.
- בְּמִי שֶׁרָאוּי לָעֲבוֹדָה – לְאַפּוֹקֵי כֹּהֵן בַּעַל מוּם, וּבְדָבָר הָרָאוּי לָעֲבוֹדָה – לְאַפּוֹקֵי מִנְחַת הָעוֹמֶר דְּלָא חַזְיָא, דְּחִדּוּשׁ הוּא, וּבִמְקוֹם הָרָאוּי לָעֲבוֹדָה – לְאַפּוֹקֵי נִפְגַּם הַמִּזְבֵּחַ.« Chez celui qui est apte au service » : pour exclure le Cohen atteint d'un défaut ; « pour une chose apte au service » : pour exclure la min'ha du omer, qui n'est pas apte, car elle est une nouveauté – étant d'orge et non de blé – ; « et dans un lieu apte au service » : pour exclure le cas où l'autel a été ébréché.
- תָּנוּ רַבָּנַן: כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״מִן הַבָּקָר״ לְמַטָּה, שֶׁאֵין תַּלְמוּד לוֹמַר, אֶלָּא לְהוֹצִיא אֶת הַטְּרֵפָה.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : Lorsqu'il dit « du gros bétail » plus bas (Lévitique 1, 3), alors que le verset n'a pas besoin de le dire, c'est uniquement pour exclure la tereifa (bête atteinte d'une lésion mortelle).
- וַהֲלֹא דִּין הוּא: וּמָה בַּעַל מוּם שֶׁמּוּתֶּרֶת לַהֶדְיוֹט – אֲסוּרָה לַגָּבוֹהַּ, טְרֵיפָה שֶׁאֲסוּרָה לַהֶדְיוֹט – אֵין דִּין שֶׁאֲסוּרָה לַגָּבוֹהַּ? חֵלֶב וָדָם יוֹכִיחוּ, שֶׁאֲסוּרִין לַהֶדְיוֹט וּמוּתָּרִין לַגָּבוֹהַּ!La baraïta poursuit : Mais n'est-ce pas un raisonnement logique ? Si une bête ayant un défaut, qui est permise au profane, est interdite au Très-Haut, la tereifa, qui est interdite au profane, n'est-il pas logique qu'elle soit interdite au Très-Haut ? La graisse et le sang le démentiront, car ils sont interdits au profane et permis au Très-Haut !
- מָה לְחֵלֶב וָדָם, שֶׁכֵּן בָּאִין מִכְּלַל הֶיתֵּר, תֹּאמַר בִּטְרֵיפָה שֶׁכּוּלָּהּ אֲסוּרָה, וְלֹא תְּהֵא מוּתֶּרֶת לַגָּבוֹהַּ!Que dire de la graisse et du sang ? Ils proviennent de ce qui est globalement permis, la bête elle-même étant permise. Diras-tu la même chose de la tereifa, qui est entièrement interdite ? Qu'elle ne soit pas permise au Très-Haut !
- מְלִיקָה תּוֹכִיחַ, שֶׁכּוּלָּהּ אִיסּוּר, וַאֲסוּרָה לַהֶדְיוֹט, וּמוּתֶּרֶת לַגָּבוֹהַּ.La melika (mise à mort de l'oiseau par l'ongle) le démentira : elle est entièrement interdite, interdite au profane et permise au Très-Haut.
- מָה לִמְלִיקָה, שֶׁכֵּן קְדוּשָּׁתָהּ אוֹסַרְתָּהּ, בִּשְׁעַת קְדוּשָּׁתָהּ לַמִּזְבֵּחַ הִיא נֶאֶסְרָה לַהֶדְיוֹט, דְּהַיְינוּ מְלִיקָתָהּ, אֲבָל קוֹדֶם לָכֵן לֹא נֶאֶסְרָה לַהֶדְיוֹט, מַה שֶּׁאֵין כֵּן בִּטְרֵיפָה, שֶׁאֵין קְדוּשָּׁתָהּ אוֹסַרְתָּהּ!Que dire de la melika ? C'est sa sainteté qui l'interdit : c'est au moment de sa sainteté pour l'autel qu'elle devient interdite au profane, c'est-à-dire lors de sa melika ; mais auparavant, elle n'était pas interdite au profane. Il n'en est pas de même pour la tereifa, que sa sainteté n'interdit pas !
- וְאִם הֵשַׁבְתָּה, כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״מִן הַבָּקָר״ לְמַטָּה, שֶׁאֵין תַּלְמוּד לוֹמַר, לְהוֹצִיא אֶת הַטְּרֵיפָה.Et si tu as répondu, lorsqu'il dit « du gros bétail » plus bas, alors que le verset n'a pas besoin de le dire, c'est pour exclure la tereifa.
- מָה ״אִם הֵשַׁבְתָּה״? (סִימָן: רְקִיחַ, מָר, אַדָּא, לְשֵׁישֵׁיהּ).La Guemara demande : que signifie « et si tu as répondu » ? – le raisonnement semblait pourtant tenir. Plusieurs réponses suivent. (Moyen mnémotechnique : Rekia'h, Mar, Adda, Lechicheih.)
- אָמַר רַב, מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמֵימַר: מִנְחַת הָעוֹמֶר תּוֹכִיחַ, שֶׁאֲסוּרָה לַהֶדְיוֹט וּמוּתֶּרֶת לַגָּבוֹהַּ. מָה לְמִנְחַת הָעוֹמֶר, שֶׁכֵּן מַתֶּרֶת חָדָשׁ!Rav a dit : il fallait un verset parce qu'on pourrait dire : la min'ha du omer le démentira, car elle est interdite au profane et permise au Très-Haut. La Guemara rejette : que dire de la min'ha du omer ? Elle permet la récolte nouvelle !
- בַּשְּׁבִיעִית – שְׁבִיעִית נָמֵי, שֶׁכֵּן מַתֶּרֶת סְפִיחִין בַּשְּׁבִיעִית, כְּרַבִּי עֲקִיבָא, דְּאָמַר: סְפִיחִין אֲסוּרִים בִּשְׁבִיעִית.On répond : la septième année (de chemita), il n'y a pas de récolte nouvelle à permettre. On réplique : la septième année aussi, car elle permet les sefi'hin (produits ayant poussé d'eux-mêmes) la septième année. On répond : selon Rabbi Akiva, qui dit que les sefi'hin sont interdits la septième année.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בַּר אַבָּא לְרַב אָשֵׁי: לְרַבִּי עֲקִיבָא נָמֵי לִפְרוֹךְ, מָה לְמִנְחַת הָעוֹמֶר שֶׁכֵּן מַתֶּרֶת חָדָשׁ בְּחוּצָה לָאָרֶץ?Rav A'ha bar Abba a dit à Rav Achi : même selon Rabbi Akiva, on devrait réfuter : que dire de la min'ha du omer ? Elle permet la récolte nouvelle en dehors de la Terre d'Israël, où les lois de la septième année ne s'appliquent pas.
- וַאֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר: חָדָשׁ בְּחוּץ לָאָרֶץ לָאו דְּאוֹרָיְיתָא, שֶׁכֵּן בָּאָה לְהַתִּיר לָאו שֶׁבְּתוֹכָהּ.Et même selon celui qui dit que la récolte nouvelle en dehors de la Terre n'est pas interdite par la Torah, on réfutera : elle vient pour permettre l'interdit qui est en elle-même ; le reste du omer devient permis aux Cohanim.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא מִדִּיפְתִּי לְרָבִינָא: אִי הָכִי, טְרֵיפָה נָמֵי תִּקְרַב וְתַתִּיר לָאו שֶׁבְּתוֹכָהּ! אֶלָּא פָּרֵיךְ הָכִי: מָה לְמִנְחַת הָעוֹמֶר, שֶׁכֵּן מִצְוָתָהּ בְּכָךְ.Rav A'ha de Difti a dit à Ravina : s'il en est ainsi, que la tereifa aussi soit offerte et permette l'interdit qui est en elle-même ! Mais on réfutera ainsi : que dire de la min'ha du omer ? Sa mitsva est ainsi : elle ne peut venir que de la récolte nouvelle.
- רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמֵימַר מְפַטֵּם הַקְּטֹרֶת יוֹכִיחַ, שֶׁאָסוּר לַהֶדְיוֹט וּמוּתָּר לַגָּבוֹהַּ. מְפַטֵּם גַּבְרָא הוּא!Rech Lakich a dit : il fallait un verset parce qu'on pourrait dire : celui qui prépare l'encens le démentira, car il est interdit au profane et permis au Très-Haut. La Guemara s'étonne : celui qui prépare est une personne ! Comment une personne serait-elle interdite ou permise ?
- אֶלָּא, פִּטּוּם הַקְּטֹרֶת יוֹכִיחַ, שֶׁאָסוּר לַהֶדְיוֹט וּמוּתָּר לַגָּבוֹהַּ. מָה לְפִטּוּם הַקְּטֹרֶת, שֶׁכֵּן מִצְוָתוֹ בְּכָךְ.Mais c'est la préparation de l'encens qui le démentira, car elle est interdite au profane et permise au Très-Haut. La Guemara rejette : que dire de la préparation de l'encens ? Sa mitsva est ainsi.
- מָר בְּרֵיהּ דְּרָבִינָא אָמַר, מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמֵימַר: שַׁבָּת תּוֹכִיחַ, שֶׁאֲסוּרָה לַהֶדְיוֹט וּמוּתֶּרֶת לַגָּבוֹהַּ.Mar, fils de Ravina, a dit : il fallait un verset parce qu'on pourrait dire : Chabbat le démentira, car il est interdit au profane et permis au Très-Haut (le travail y est interdit, mais permis pour le service du Temple).
- מָה לְשַׁבָּת, שֶׁכֵּן הוּתְּרָה מִכְּלָלָהּ אֵצֶל הֶדְיוֹט בְּמִילָה!La Guemara rejette : que dire de Chabbat ? Il a été permis, en dérogation à sa règle, pour le profane, dans le cas de la circoncision !
- אַטּוּ מִילָה צוֹרֶךְ הֶדְיוֹט הוּא? מִילָה מִצְוָה הִיא! אֶלָּא, מָה לְשַׁבָּת שֶׁכֵּן מִצְוָתָהּ בְּכָךְ.On s'étonne : la circoncision serait-elle un besoin du profane ? La circoncision est une mitsva ! Mais dis plutôt : que dire de Chabbat ? Sa mitsva est ainsi : les sacrifices y sont obligatoires.
- רַב אַדָּא בַּר אַבָּא אָמַר: מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמֵימַר, כִּלְאַיִם תּוֹכִיחַ, שֶׁאֲסוּרִין לַהֶדְיוֹט וּמוּתָּרִין לַגָּבוֹהַּ.Rav Adda bar Abba a dit : il fallait un verset parce qu'on pourrait dire : les kilayim (mélange interdit de laine et de lin) le démentiront, car ils sont interdits au profane et permis au Très-Haut (dans la ceinture du Cohen).
- מָה לְכִלְאַיִם, שֶׁכֵּן הוּתְּרוּ מִכְּלָלָן אֵצֶל הֶדְיוֹט בְּצִיצִית? אַטּוּ צִיצִית צוֹרֶךְ הֶדְיוֹט הִיא? מִצְוָה הִיא! אֶלָּאLa Guemara rejette : que dire des kilayim ? Ils ont été permis, en dérogation à leur règle, pour le profane, dans le cas des tsitsit ! On s'étonne : les tsitsit seraient-ils un besoin du profane ? C'est une mitsva ! Mais dis plutôt :
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