Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִשֶּׁחָרַב בֵּית הַמִּקְדָּשׁ, הִתְקִין רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי שֶׁיְּהֵא יוֹם הֶנֶף כּוּלּוֹ אָסוּר. מַאי טַעְמָא? מְהֵרָה יִבָּנֶה בֵּית הַמִּקְדָּשׁ, וְיֹאמְרוּ: אֶשְׁתָּקַד מִי לֹא אָכַלְנוּ בְּהֵאִיר מִזְרָח? הַשְׁתָּא נָמֵי נֵיכוֹל!La Michna enseigne : Depuis que le Temple a été détruit, Rabban Yo'hanan ben Zakkaï a institué que le jour du balancement de l'omer (l'offrande de la première gerbe d'orge, le 16 Nissan) soit interdit tout entier. Quelle en est la raison ? Bientôt le Temple sera rebâti, et les gens diront : L'an dernier, n'avons-nous pas mangé du 'hadach (la récolte nouvelle) dès le lever de la lumière à l'orient ? Maintenant aussi, mangeons-en !
- וְלָא יָדְעִי, דְּאֶשְׁתָּקַד לָא הֲוָה עוֹמֶר, הֵאִיר מִזְרָח מַתִּיר, וְהַשְׁתָּא דְּאִיכָּא עוֹמֶר – עוֹמֶר מַתִּיר. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ לְמִצְוָה, מִשּׁוּם מִצְוָה לֵיקוּם וְלִיגְזוֹר?Et ils ne sauront pas que l'an dernier, il n'y avait pas d'omer, et le lever de la lumière à l'orient permettait le 'hadach, alors que maintenant qu'il y a un omer, c'est l'omer qui permet. Or si tu penses que l'attente de l'omer n'est que pour la mitsva (le commandement), à cause d'une simple mitsva, irions-nous nous lever pour décréter l'interdiction de tout le jour ?
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי בְּשִׁיטַת רַבִּי יְהוּדָה אֲמָרָהּ, דְּאָמַר: מִן הַתּוֹרָה אָסוּר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״עַד עֶצֶם הַיּוֹם הַזֶּה״ –Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Rabban Yo'hanan ben Zakkaï l'a dit selon l'opinion de Rabbi Yehouda, qui dit : C'est interdit par la Torah, comme il est dit : « jusqu'à ce jour même [etsem] » (Lévitique 23, 14),
- עַד עִיצּוּמוֹ שֶׁל יוֹם, וְקָסָבַר ״עַד״ וְעַד בַּכְּלָל.c'est-à-dire jusqu'au cœur [itsoumo] même du jour ; et il estime que « jusqu'à » inclut le terme mentionné : tout le jour est donc interdit.
- וּמִי סָבַר לַהּ כְּוָותֵיהּ? וְהָא מִיפְלָג פְּלִיג עֲלֵיהּ! דִּתְנַן: מִשֶּׁחָרַב בֵּית הַמִּקְדָּשׁ, הִתְקִין רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי שֶׁיְּהֵא יוֹם הֶנֶף כּוּלּוֹ אָסוּר. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: וַהֲלֹא מִן הַתּוֹרָה הוּא אָסוּר, דִּכְתִיב ״עַד עֶצֶם הַיּוֹם הַזֶּה״!Mais pense-t-il vraiment comme lui ? Ne s'oppose-t-il pas à lui ! Car nous avons appris dans la Michna : Depuis que le Temple a été détruit, Rabban Yo'hanan ben Zakkaï a institué que le jour du balancement soit interdit tout entier. Rabbi Yehouda a dit : Mais n'est-ce pas interdit par la Torah, comme il est écrit : « jusqu'à ce jour même » !
- רַבִּי יְהוּדָה הוּא דְּקָא טָעֵי, הוּא סָבַר רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי מִדְּרַבָּנַן קָאָמַר, וְלָא הִיא, מִדְּאוֹרָיְיתָא קָאָמַר. וְהָא ״הִתְקִין״ קָתָנֵי? מַאי ״הִתְקִין״? דָּרַשׁ וְהִתְקִין.C'est Rabbi Yehouda qui se trompe : il pensait que Rabban Yo'hanan ben Zakkaï parlait d'un interdit des Sages, mais il n'en est rien : il parlait d'un interdit de la Torah. Mais il est enseigné : « il a institué » ! Que signifie « il a institué » ? Il a interprété les versets et a institué que l'on agisse en conséquence.
- רַב פָּפָּא וְרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ אָכְלִי חָדָשׁ בְּאוּרְתָּא דְּשִׁיתְּסַר נַגְהֵי שִׁבְסַר, קָסָבְרִי: חָדָשׁ בְּחוּצָה לָאָרֶץ דְּרַבָּנַן, וְלִסְפֵיקָא לָא חָיְישִׁינַן.Rav Pappa et Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, mangeaient du 'hadach au soir du seize Nissan, à l'entrée du dix-sept. Ils estimaient : le 'hadach en dehors de la terre d'Israël est interdit par les Sages, et nous ne nous préoccupons pas du doute quant à la date exacte du mois (ce jour-là pourrait n'être que le 15).
- וְרַבָּנַן דְּבֵי רַב אָשֵׁי אָכְלִי בְּצַפְרָא דְּשִׁבְסַר, קָסָבְרִי: חָדָשׁ בְּחוּצָה לָאָרֶץ דְּאוֹרָיְיתָא.Et les Sages de l'école de Rav Achi en mangeaient au matin du dix-sept. Ils estimaient : le 'hadach en dehors de la terre d'Israël est interdit par la Torah ; ils tenaient donc compte du doute, mais le matin du 17, même si c'était en réalité le 16, le lever de la lumière le permet.
- וְרַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי מִדְּרַבָּנַן קָאָמַר, וְכִי תַּקֵּין לְיוֹם הֶנֶף – לִסְפֵיקָא לָא תַּקֵּין.Et ils pouvaient en manger ce matin-là car, selon eux, Rabban Yo'hanan ben Zakkaï parlait d'un interdit des Sages, et s'il l'a institué pour le jour du balancement lui-même, il ne l'a pas institué pour un jour de doute.
- אָמַר רָבִינָא: אָמְרָה לִי אֵם – אֲבוּךְ לָא הֲוָה אָכֵיל חָדָשׁ אֶלָּא בְּאוּרְתָּא דְּשִׁבְסַר נַגְהֵי תְּמָנֵיסַר, דְּסָבַר לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה, וְחָיֵישׁ לִסְפֵיקָא.Ravina a dit : Ma mère m'a dit : Ton père ne mangeait du 'hadach qu'au soir du dix-sept, à l'entrée du dix-huit, car il pensait comme Rabbi Yehouda que tout le 16 est interdit par la Torah, et il tenait compte du doute, le 17 pouvant être en réalité le 16.
- מַתְנִי׳ הָעוֹמֶר הָיָה מַתִּיר בַּמְּדִינָה, וּשְׁתֵּי הַלֶּחֶם בְּמִקְדָּשׁ. אֵין מְבִיאִין מְנָחוֹת, וּבִיכּוּרִים, וּמִנְחַת בְּהֵמָה קוֹדֶם לָעוֹמֶר, אִם הֵבִיא – פָּסוּל. קוֹדֶם לִשְׁתֵּי הַלֶּחֶם לֹא יָבִיא, אִם הֵבִיא – כָּשֵׁר.MICHNA : L'omer permettait le 'hadach dans le pays, et les deux pains de Chavouot le permettaient au Temple. On n'apporte pas d'offrandes de farine, ni de prémices, ni d'offrande de farine accompagnant un animal avant l'omer ; si on en a apporté, c'est invalide. Avant les deux pains on n'en apportera pas ; si on en a apporté, c'est valable.
- גְּמָ׳ יָתֵיב רַבִּי טַרְפוֹן וְקָא קַשְׁיָא לֵיהּ: מָה בֵּין קוֹדֶם לָעוֹמֶר לְקוֹדֶם שְׁתֵּי הַלֶּחֶם?GUEMARA : Rabbi Tarfon était assis et cela lui faisait difficulté : Quelle différence y a-t-il entre avant l'omer et avant les deux pains ?
- אָמַר לְפָנָיו יְהוּדָה בַּר נְחֶמְיָה: לֹא, אִם אָמַרְתָּ קוֹדֶם לָעוֹמֶר, שֶׁכֵּן לֹא הוּתַּר מִכְּלָלוֹ אֵצֶל הֶדְיוֹט, תֹּאמַר קוֹדֶם לִשְׁתֵּי הַלֶּחֶם, שֶׁהוּתַּר מִכְּלָלוֹ אֵצֶל הֶדְיוֹט?Yehouda bar Ne'hemya dit devant lui : Non ! Si tu as parlé d'avant l'omer, c'est que l'interdit général n'a nullement été levé pour un particulier à ce stade ; diras-tu la même chose d'avant les deux pains, alors que l'interdit général a été levé pour un particulier ? Le 'hadach étant alors permis à la consommation, l'offrande est valable a posteriori.
- שָׁתַק רַבִּי טַרְפוֹן, צָהֲבוּ פָּנָיו שֶׁל רַבִּי יְהוּדָה בֶּן נְחֶמְיָה, אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא: יְהוּדָה, צָהֲבוּ פָּנֶיךָ שֶׁהֵשַׁבְתָּ אֶת זָקֵן? תְּמֵהַנִי אִם תַּאֲרִיךְ יָמִים. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה בְּרַבִּי אִלְעַאי: אוֹתוֹ הַפֶּרֶק פְּרֹס הַפֶּסַח הָיָה, כְּשֶׁעָלִיתִי לָעֲצֶרֶת שָׁאַלְתִּי אַחֲרָיו: יְהוּדָה בֶּן נְחֶמְיָה הֵיכָן הוּא? וְאָמְרוּ לִי: נִפְטַר וְהָלַךְ לוֹ.Rabbi Tarfon se tut, et le visage de Rabbi Yehouda ben Ne'hemya s'illumina. Rabbi Akiva lui dit : Yehouda, ton visage s'est illuminé parce que tu as répondu à un ancien ? Je serais étonné que tu aies de longs jours. Rabbi Yehouda, fils de Rabbi Ilaï, a dit : Cette époque était deux semaines avant Pessa'h. Quand je suis monté pour Chavouot, j'ai demandé après lui : Où est Yehouda ben Ne'hemya ? Et ils m'ont dit : Il a quitté ce monde et s'en est allé.
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: לְדִבְרֵי יְהוּדָה בֶּן נְחֶמְיָה, נְסָכִים בִּיכּוּרִים שֶׁהִקְרִיבָם קוֹדֶם לָעוֹמֶר – כְּשֵׁירִין. פְּשִׁיטָא!Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Selon les propos de Yehouda ben Ne'hemya, des libations issues de prémices (de vin de la nouvelle récolte) que l'on a offertes avant l'omer sont valables, car l'interdit du 'hadach ne porte pas sur le vin, qui est donc permis à tout particulier. C'est évident !
- מַהוּ דְּתֵימָא: הָתָם הוּא דְּהוּתַּר מִכְּלָלוֹ אֵצֶל הֶדְיוֹט, אֲבָל הָכָא דְּלֹא הוּתַּר מִכְּלָלוֹ – לָא. קָא מַשְׁמַע לַן: כׇּל שֶׁכֵּן הָכָא, דְּלָא אִיתְּסַר כְּלָל.Tu aurais pu dire : c'est là seulement, pour les offrandes de farine, que c'est valable, parce que l'interdit général a été levé pour un particulier ; mais ici, où l'interdit général n'a pas été levé, faute d'avoir jamais existé, non. Il nous enseigne donc : à plus forte raison ici, où cela n'a jamais été interdit du tout.
- (סֵדֶר הֲנָצָא גְּלֵי פִּיל סִימָן.) בָּעֵי רָמֵי בַּר חָמָא: שְׁתֵּי הַלֶּחֶם מַהוּ שֶׁיַּתִּירוּ שֶׁלֹּא כְּסִדְרָן?(Ordre, bourgeonnement, excréments, éléphant : moyen mnémotechnique.) Rami bar 'Hama a posé la question : Les deux pains, peuvent-ils permettre hors de leur ordre ?
- הֵיכִי דָּמֵי? כְּגוֹן דְּזַרְעִינְהוּ בֵּין הָעוֹמֶר לִשְׁתֵּי הַלֶּחֶם, וַחֲלֵיף עֲלַיְיהוּ שְׁתֵּי הַלֶּחֶם וְעוֹמֶר. מַאי? כְּסִדְרָן שַׁרְיָין, שֶׁלֹּא כְּסִדְרָן לָא שַׁרְיָין? אוֹ דִלְמָא שֶׁלֹּא כְּסִדְרָן נָמֵי שַׁרְיָין.Quel est le cas ? Par exemple s'il l'a semé entre l'omer et les deux pains, de sorte que passent sur lui les deux pains, puis l'omer. Qu'en est-il ? Est-ce dans leur ordre qu'ils permettent, et hors de leur ordre qu'ils ne permettent pas ? Ou peut-être permettent-ils aussi hors de leur ordre ?
- אָמַר רַבָּה: תָּא שְׁמַע, ״וְאִם תַּקְרִיב מִנְחַת בִּכּוּרִים״ – בְּמִנְחַת הָעוֹמֶר הַכָּתוּב מְדַבֵּר. מֵהֵיכָן בָּאָה? מִן הַשְּׂעוֹרִין. אַתָּה אוֹמֵר מִן הַשְּׂעוֹרִין, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא מִן הַחִיטִּין?Rabba a dit : Viens et entends (une preuve), d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et si tu offres une offrande de prémices » (Lévitique 2, 14) : le verset parle de l'offrande de l'omer. D'où provient-elle ? De l'orge. Dis-tu de l'orge, ou n'est-ce pas plutôt du froment ?
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: נֶאֱמַר ״אָבִיב״ בְּמִצְרַיִם, וְנֶאֱמַר ״אָבִיב״ לְדוֹרוֹת. מָה ״אָבִיב״ הָאָמוּר בְּמִצְרַיִם – שְׂעוֹרִין, אַף ״אָבִיב״ הָאָמוּר לְדוֹרוֹת – שְׂעוֹרִין.Rabbi Eliézer dit : Il est dit « aviv » (en épi) en Égypte (Exode 9, 31), et il est dit « aviv » pour les générations. De même que le « aviv » dit en Égypte est de l'orge, de même le « aviv » dit pour les générations est de l'orge.
- וְרַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: מָצִינוּ יָחִיד שֶׁמֵּבִיא חוֹבָתוֹ מִן הַחִיטִּין, וְחוֹבָתוֹ מִן הַשְּׂעוֹרִין.Et Rabbi Akiva dit : Nous trouvons qu'un particulier apporte son obligation de froment, et son obligation d'orge.
- וְצִיבּוּר שֶׁמְּבִיאִין חוֹבָתָן מִן הַחִיטִּין, מְבִיאִין חוֹבָתָן מִן הַשְּׂעוֹרִין, וְאִם אַתָּה אוֹמֵר בָּא מִן הַחִיטִּין – לֹא מָצִינוּ צִיבּוּר שֶׁמֵּבִיא חוֹבָתוֹ מִן הַשְּׂעוֹרִין.Et la communauté, qui apporte son obligation de froment (les deux pains), apporte de même son obligation d'orge. Or si tu dis qu'il provient du froment, nous ne trouvons pas de communauté qui apporte son obligation d'orge.
- דָּבָר אַחֵר: אִם אַתָּה אוֹמֵר עוֹמֶר בָּא מִן הַחִיטִּין – אֵין שְׁתֵּי הַלֶּחֶם ״בִּיכּוּרִים״.Autre explication : Si tu dis que l'omer provient du froment, les deux pains ne sont plus des « prémices » (Nombres 28, 26), puisque du froment de la même année aura déjà été offert avant eux. Fin de la baraïta.
- וְאִם אִיתָא דִּשְׁתֵּי הַלֶּחֶם שֶׁלֹּא כְּסִדְרָן שַׁרְיָין, מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ דְּמַקְרֵיב עוֹמֶר מֵהָנָךְ דְּאַשְׁרוּשׁ קוֹדֶם לִשְׁתֵּי הַלֶּחֶם, וּבָתַר הָעוֹמֶר דְּאֶשְׁתָּקַד.Rabba en conclut : Or s'il était vrai que les deux pains permettent hors de leur ordre, tu trouverais le cas où l'on offre l'omer de froment de ces grains qui ont pris racine avant les deux pains de l'an dernier et après l'omer de l'an dernier,
- וּשְׁתֵּי הַלֶּחֶם מֵהָנָךְ דְּאַשְׁרוּשׁ קוֹדֶם לָעוֹמֶר דְּהַשְׁתָּא, וּבָתַר שְׁתֵּי הַלֶּחֶם דְּאֶשְׁתָּקַד.et les deux pains de ces grains qui ont pris racine avant l'omer de cette année et après les deux pains de l'an dernier ; les deux pains seraient alors des prémices, même avec un omer de froment. Puisque la baraïta ne l'envisage pas, c'est que les deux pains ne permettent pas hors de leur ordre.
- מִי סָבְרַתְּLa Guemara rejette cette preuve : Penses-tu
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