Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״תִּסְפׇּר לָךְ״, סְפִירָה תְּלוּיָה בְּבֵית דִּין, יָצְתָה שַׁבַּת בְּרֵאשִׁית שֶׁסְּפִירָתָהּ בְּכׇל אָדָם.Voici qu'il est dit : « Tu compteras pour toi » (Deutéronome 16, 9) : le compte dépend du tribunal, qui fixe les mois ; est donc exclu le Chabbat de la Création, dont le compte est à la portée de tout homme.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: ״מִמָּחֳרַת הַשַּׁבָּת״ – מִמָּחֳרַת יוֹם טוֹב. אַתָּה אוֹמֵר מִמָּחֳרַת יוֹם טוֹב, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא מִמָּחֳרַת שַׁבַּת בְּרֵאשִׁית? אָמַרְתָּ: וְכִי נֶאֱמַר ״מִמָּחֳרַת הַשַּׁבָּת שֶׁבְּתוֹךְ הַפֶּסַח״? וַהֲלֹא לֹא נֶאֱמַר אֶלָּא ״מִמָּחֳרַת הַשַּׁבָּת״, דְּכׇל הַשָּׁנָה כּוּלָּהּ מְלֵאָה שַׁבָּתוֹת, צֵא וּבְדוֹק אֵיזוֹ שַׁבָּת.Rabbi Yossé dit : « Du lendemain du Chabbat » (Lévitique 23, 15) signifie du lendemain du Yom Tov (le jour de fête) de Pessa'h. Tu dis : du lendemain du Yom Tov ; ou bien n'est-ce que du lendemain du Chabbat de la Création, c'est-à-dire le dimanche ? Tu peux répondre : est-il donc dit : « du lendemain du Chabbat qui est pendant Pessa'h » ? N'est-il pas dit seulement : « du lendemain du Chabbat » ? Or toute l'année est pleine de Chabbats : va donc vérifier de quel Chabbat il s'agit ! Il ne peut donc s'agir que du Yom Tov.
- וְעוֹד, נֶאֶמְרָה ״שַׁבָּת״ לְמַטָּה, וְנֶאֶמְרָה ״שַׁבָּת״ לְמַעְלָה. מָה לְהַלָּן – רֶגֶל וּתְחִילַּת רֶגֶל, אַף כָּאן – רֶגֶל וּתְחִילַּת רֶגֶל.De plus, il est dit « chabbat » plus bas, à propos de Chavouot (Lévitique 23, 16), et il est dit « chabbat » plus haut, à propos du début du compte du omer (Lévitique 23, 15) (l'offrande d'orge du 16 Nissan). De même que là-bas, il s'agit d'une fête et du début d'une fête, de même ici, il s'agit d'une fête et du début d'une fête.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: כָּתוּב אֶחָד אוֹמֵר: ״שֵׁשֶׁת יָמִים תֹּאכַל מַצּוֹת״, וְכָתוּב אֶחָד אוֹמֵר: ״שִׁבְעַת יָמִים מַצּוֹת תֹּאכֵלוּ״. הָא כֵּיצַד? מַצָּה שֶׁאִי אַתָּה יָכוֹל לְאוֹכְלָהּ שִׁבְעָה מִן הֶחָדָשׁ – אַתָּה יָכוֹל לְאוֹכְלָהּ שִׁשָּׁה מִן הֶחָדָשׁ.Rabbi Chimon ben Elazar dit : un verset dit : « Six jours tu mangeras des matsot » (Deutéronome 16, 8), et un verset dit : « Sept jours vous mangerez des matsot » (Exode 12, 15). Comment cela se concilie-t-il ? La matsa que tu ne peux pas manger pendant sept jours de la récolte nouvelle, puisque celle-ci n'est permise qu'après le omer, tu peux la manger pendant six jours de la récolte nouvelle. Ce n'est possible que si le omer est offert le 16 Nissan.
- ״מִיּוֹם הֲבִיאֲכֶם ... תִּסְפְּרוּ״ – יָכוֹל יִקְצוֹר וְיָבִיא, וְאֵימָתַי שֶׁיִּרְצֶה יִסְפּוֹר?« Du jour où vous apporterez… vous compterez » (Lévitique 23, 15-16) : on pourrait penser qu'il moissonne et apporte le omer, et compte quand il voudra ?
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מֵהָחֵל חֶרְמֵשׁ בַּקָּמָה תָּחֵל לִסְפֹּר״. אִי ״מֵהָחֵל חֶרְמֵשׁ תָּחֵל לִסְפּוֹר״ – יָכוֹל יִקְצוֹר וְיִסְפּוֹר, וְאֵימָתַי שֶׁיִּרְצֶה יָבִיא? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִיּוֹם הֲבִיאֲכֶם״.Le verset enseigne donc : « Dès que la faucille commencera à couper les blés sur pied, tu commenceras à compter » (Deutéronome 16, 9). Mais si « dès que la faucille commencera, tu commenceras à compter », on pourrait penser qu'il moissonne et compte, et apporte quand il voudra ? Le verset enseigne donc : « Du jour où vous apporterez. »
- אִי ״מִיּוֹם הֲבִיאֲכֶם״ – יָכוֹל יִקְצוֹר וְיִסְפּוֹר וְיָבִיא בַּיּוֹם? תַּלְמוּד לוֹמַר ״שֶׁבַע שַׁבָּתוֹת תְּמִימֹת תִּהְיֶינָה״. אֵימָתַי אַתָּה מוֹצֵא שֶׁבַע שַׁבָּתוֹת תְּמִימוֹת? בִּזְמַן שֶׁאַתָּה מַתְחִיל לִימְנוֹת מִבָּעֶרֶב.Mais si « du jour où vous apporterez », on pourrait penser qu'il moissonne, compte et apporte de jour ? Le verset enseigne donc : « Sept semaines complètes il y aura » (Lévitique 23, 15). Quand trouves-tu sept semaines complètes ? Lorsque tu commences à compter dès le soir.
- יָכוֹל יִקְצוֹר וְיָבִיא וְיִסְפּוֹר בַּלַּיְלָה? תַּלְמוּד לוֹמַר ״מִיּוֹם הֲבִיאֲכֶם״, הָא כֵּיצַד? קְצִירָה וּסְפִירָה בַּלַּיְלָה, וַהֲבָאָה בַּיּוֹם.On pourrait alors penser qu'il moissonne, apporte et compte de nuit ? Le verset enseigne donc : « Du jour où vous apporterez. » Comment cela se concilie-t-il ? La moisson et le compte se font de nuit, et l'apport de jour.
- אָמַר רָבָא: כּוּלְּהוּ אִית לְהוּ פִּירְכָא, בַּר מִתַּרְתֵּי תַּנָּאֵי בָּתְרָאֵי, בֵּין בְּמַתְנִיתָא קַמַּיְיתָא בֵּין בְּמַתְנִיתָא בָּתְרָיְיתָא, דְּלֵית לְהוּ פִּירְכָא.Rava a dit : toutes ces preuves ont une réfutation, sauf celles des deux derniers Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna), tant dans la première baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) que dans la dernière baraïta, qui n'ont pas de réfutation.
- אִי מִדְּרַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי, דִּלְמָא כִּדְאַבָּיֵי, דְּאָמַר אַבָּיֵי: מִצְוָה לְמִימְנֵי יוֹמֵי, וּמִצְוָה לְמִימְנֵי שָׁבוּעֵי.Si la preuve venait de Rabban Yo'hanan ben Zakkaï, qui relève la contradiction entre « cinquante jours » et « sept semaines », on répondrait : peut-être faut-il l'expliquer comme Abayé, car Abayé a dit : c'est une mitsva de compter les jours et c'est une mitsva de compter les semaines.
- אִי מִדְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, מִמַּאי דִּבְיוֹם טוֹב רִאשׁוֹן קָאֵי? דִּלְמָא בְּיוֹם טוֹב אַחֲרוֹן קָאֵי!Si la preuve venait de Rabbi Eliézer et de Rabbi Yehochoua, qui montrent seulement qu'il s'agit d'un Yom Tov et non d'un Chabbat, d'où sait-on qu'il s'agit du premier Yom Tov ? Peut-être s'agit-il du dernier Yom Tov, le septième jour de Pessa'h !
- דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל וְרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא – לֵית לְהוּ פִּירְכָא.Mais les preuves de Rabbi Ichmaël et de Rabbi Yehouda ben Betéra n'ont pas de réfutation.
- אִי מִדְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה, הֲוָה אָמֵינָא: דִּלְמָא חַמְשִׁין לְבַר מֵהָנֵי שִׁיתָּא.Dans la seconde baraïta : si la preuve venait de Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, j'aurais dit : peut-être s'agit-il de cinquante jours en dehors de ces six jours de différence.
- אִי מִדְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא – מִמַּאי דִּבְיוֹם טוֹב רִאשׁוֹן קָאֵי? דִּלְמָא בְּיוֹם טוֹב אַחֲרוֹן קָאֵי!Si elle venait de Rabbi Yehouda ben Betéra, d'où sait-on qu'il s'agit du premier Yom Tov ? Peut-être s'agit-il du dernier Yom Tov !
- רַבִּי יוֹסֵי נָמֵי חָזֵי לֵיהּ פִּירְכָא, וְהַיְינוּ דְּקָאָמַר ״וְעוֹד״.Rabbi Yossé aussi a vu que sa première preuve avait une réfutation, et c'est pourquoi il a dit « de plus » et a ajouté une autre preuve.
- גּוּפָא, אָמַר אַבָּיֵי: מִצְוָה לְמִימְנֵי יוֹמֵי, וּמִצְוָה לְמִימְנֵי שָׁבוּעֵי. רַבָּנַן דְּבֵי רַב אָשֵׁי מָנוּ יוֹמֵי וּמָנוּ שָׁבוּעֵי, אַמֵּימָר מָנֵי יוֹמֵי וְלָא מָנֵי שָׁבוּעֵי, אָמַר: זֵכֶר לַמִּקְדָּשׁ הוּא.Revenons au sujet même : Abayé a dit : c'est une mitsva de compter les jours et c'est une mitsva de compter les semaines. Les Maîtres de l'école de Rav Achi comptaient les jours et comptaient les semaines. Améimar comptait les jours et ne comptait pas les semaines ; il disait : c'est seulement un souvenir du Temple.
- מַתְנִי׳ קְצָרוּהוּ וּנְתָנוּהוּ בְּקוּפּוֹת, הֱבִיאוּהוּ לָעֲזָרָה, וְהָיוּ מְהַבְהֲבִין אוֹתוֹ בָּאוּר, כְּדֵי לְקַיֵּים בּוֹ מִצְוַת קָלִי, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בְּקָנִים וּבְקוֹלָחוֹת חוֹבְטִין אוֹתוֹ, כְּדֵי שֶׁלֹּא יִתְמַעֵךְ.MICHNA : Ils moissonnaient le omer, le plaçaient dans des corbeilles, l'apportaient à la cour du Temple et le passaient à la flamme, afin d'accomplir à son sujet la mitsva de « grillé » : parole de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : on commence par le battre avec des roseaux et des tiges de chou, afin qu'il ne s'écrase pas.
- נְתָנוּהוּ לְאַבּוּב, וְאַבּוּב הָיָה מְנוּקָּב, כְּדֵי שֶׁיְּהֵא הָאוּר שׁוֹלֵט בְּכוּלּוֹ. שְׁטָחוּהוּ בָּעֲזָרָה, וְהָרוּחַ מְנַשֶּׁבֶת בּוֹ. נְתָנוּהוּ לְרֵיחַיִם שֶׁל גָּרוֹסוֹת, וְהוֹצִיאוּ מִמֶּנּוּ עִשָּׂרוֹן, שֶׁהוּא מְנוּפֶּה בִּשְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה נָפָה, וְהַשְּׁאָר נִפְדֶּה וְנֶאֱכָל לְכׇל אָדָם, וְחַיָּיב בַּחַלָּה, וּפָטוּר מִן הַמַּעֲשֵׂר. רַבִּי עֲקִיבָא מְחַיֵּיב בַּחַלָּה וּבַמַּעַשְׂרוֹת.Ils le plaçaient dans un abouv (récipient de métal à griller), et l'abouv était perforé, afin que le feu atteigne tout le grain. Ils l'étalaient dans la cour, et le vent soufflait sur lui. Ils le plaçaient dans un moulin à gruau, et en extrayaient un issaron (un dixième d'épha), tamisé par treize tamis. Le reste est racheté et mangé par tout homme ; il est soumis à la 'hala (prélèvement sur la pâte) et exempt de la dîme. Rabbi Akiva le soumet à la 'hala et aux dîmes.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״אָבִיב״ – זֶה אָבִיב, ״קָלוּי בָּאֵשׁ״ – מְלַמֵּד שֶׁהָיוּ יִשְׂרָאֵל מְהַבְהֲבִין אוֹתוֹ בָּאֵשׁ כְּדֵי לְקַיֵּים בּוֹ מִצְוַת קָלִי, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים:GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné : « Aviv » (Lévitique 2, 14) : il s'agit de l'épi frais. « Grillé au feu » enseigne que les Bnei Israël le passaient au feu afin d'accomplir à son sujet la mitsva de « grillé » : parole de Rabbi Méïr. Et les Sages disent :
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