Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ הָאוֹמֵר ״הֲרֵי עָלַי בְּמַחֲבַת״ – לֹא יָבִיא בְּמַרְחֶשֶׁת, ״בְּמַרְחֶשֶׁת״ – לֹא יָבִיא בְּמַחֲבַת. מָה בֵּין מַחֲבַת לְמַרְחֶשֶׁת? מַרְחֶשֶׁת יֵשׁ לָהּ כִּיסּוּי, מַחֲבַת אֵין לָהּ כִּיסּוּי, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי. רַבִּי חֲנִינָא בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: מַרְחֶשֶׁת עֲמוּקָּה וּמַעֲשֶׂיהָ רוֹחֲשִׁין (רַכִּין), מַחֲבַת צָפָה וּמַעֲשֶׂיהָ קָשִׁין.MICHNA : Celui qui dit : « Il m'incombe d'apporter une offrande de farine (min'ha) préparée dans une ma'havat » (poêle) ne doit pas l'apporter préparée dans une mar'hechet (marmite) ; « dans une mar'hechet » : il ne doit pas l'apporter dans une ma'havat. Quelle différence y a-t-il entre ma'havat et mar'hechet ? La mar'hechet a un couvercle, la ma'havat n'a pas de couvercle : telles sont les paroles de Rabbi Yossé HaGuelili. Rabbi 'Hanina ben Gamliel dit : La mar'hechet est profonde et ce qu'on y prépare remue (ro'hachin), mou, dans l'huile ; la ma'havat est plate et ce qu'on y prépare est dur.
- גְּמָ׳ מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹסֵי? אִילֵּימָא מַרְחֶשֶׁת, דְּאָתְיָא אַרִחוּשֵׁי הַלֵּב, כְּדִכְתִיב: ״רָחַשׁ לִבִּי דָּבָר טוֹב״, וּמַחֲבַת, דְּאָתְיָא אַמַּחְבּוֹאֵי הַפֶּה, כִּדְאָמְרִי אִינָשֵׁי: ״מְנַבַּח נַבּוֹחֵי״.GUEMARA : Quelle est la raison de Rabbi Yossé HaGuelili, pour dire que la mar'hechet a un couvercle et la ma'havat n'en a pas ? Si l'on dit : la mar'hechet est couverte parce qu'elle vient expier les remuements du cœur, qui sont cachés, comme il est écrit : « Mon cœur remue (ra'hach) une bonne parole » (Psaumes 45, 2), et la ma'havat est découverte parce qu'elle vient expier les aboiements de la bouche, qui sont manifestes, comme disent les gens : « Il aboie des aboiements » ;
- אֵימָא אִיפְּכָא: מַחֲבַת, דְּאָתְיָא אַמַּחְבּוֹאֵי הַלֵּב, דִּכְתִיב ״לָמָּה נַחְבֵּאתָ לִבְרֹחַ״; מַרְחֶשֶׁת, דְּאָתְיָא אַרִחוּשֵׁי [הַפֶּה], כִּדְאָמְרִי אִינָשֵׁי: ״הֲוָה מְרַחֲשָׁן שִׂיפְוָותֵיהּ״. אֶלָּא גְּמָרָא גְּמִירִי לַהּ.dis le contraire : la ma'havat vient expier ce qui est caché (ma'hbo'é) dans le cœur, comme il est écrit : « Pourquoi t'es-tu caché (na'hbéta) pour fuir ? » (Genèse 31, 27), et elle devrait donc être couverte ; la mar'hechet vient expier les chuchotements [de la bouche], comme disent les gens : « Ses lèvres remuaient », et elle devrait donc être découverte ! Plutôt, c'est une tradition qu'il a reçue.
- רַבִּי חֲנִינָא בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר כּוּ׳. מַרְחֶשֶׁת עֲמוּקָּה – דִּכְתִיב ״וְכׇל נַעֲשָׂה בַמַּרְחֶשֶׁת״, מַחֲבַת צָפָה – דִּכְתִיב ״וְעַל מַחֲבַת״.Rabbi 'Hanina ben Gamliel dit, etc. La mar'hechet est profonde, car il est écrit : « Et tout ce qui est fait dans la mar'hechet » (Lévitique 7, 9) ; la ma'havat est plate, car il est écrit : « et sur la ma'havat » (ibid.).
- תָּנוּ רַבָּנַן: בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: הָאוֹמֵר ״הֲרֵי עָלַי מַרְחֶשֶׁת״ יְהֵא מוּנָּח עַד שֶׁיָּבֹא אֵלִיָּהוּ.Nos Maîtres ont enseigné : Beit Chamaï disent : Celui qui dit : « Il m'incombe une mar'hechet », que son vœu reste en suspens jusqu'à ce que vienne Éliyahou.
- מְסַפְּקָא לְהוּ, אִי עַל שׁוּם כְּלִי נִקְרְאוּ, אוֹ עַל שׁוּם מַעֲשֵׂיהֶן.Ils doutent : sont-elles appelées d'après le récipient, ou d'après leur préparation ?
- וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: כְּלִי הָיָה בַּמִּקְדָּשׁ, וּ״מַרְחֶשֶׁת״ שְׁמוֹ, וְדוֹמֶה כְּמִין כַּלְבּוֹס עָמוֹק, וּכְשֶׁבָּצֵק מוּנָּח בְּתוֹכוֹ – דּוֹמֶה כְּמִין תַּפּוּחֵי הַבָּרָתִים וּכְמִין בִּלְוָטֵי הַיְּוָונִים.Et Beit Hillel disent : Il y avait un récipient dans le Temple, nommé mar'hechet, qui ressemblait à une sorte de kalbos profond, et lorsque la pâte est placée à l'intérieur, elle ressemble à une sorte de pommes de beratim et à une sorte de glands grecs.
- וְאוֹמֵר: ״וְכׇל נַעֲשָׂה בַמַּרְחֶשֶׁת וְעַל מַחֲבַת״, אַלְמָא עַל שׁוּם הַכֵּלִים נִקְרְאוּ, וְלֹא עַל שׁוּם מַעֲשֵׂיהֶם.Et il dit : « Et tout ce qui est fait dans la mar'hechet et sur la ma'havat » (Lévitique 7, 9) : il en ressort qu'elles sont appelées d'après les récipients, et non d'après leur préparation.
- מַתְנִי׳ הֲרֵי עָלַי בְּתַנּוּר – לֹא יָבִיא מַאֲפֵה כוּפָּח, וְלֹא מַאֲפֵה רְעָפִים, וּמַאֲפֵה יוֹרוֹת הָעַרְבִיִּים. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: רָצָה – מֵבִיא מַאֲפֵה כוּפָּח.MICHNA : S'il dit : « Il m'incombe une offrande cuite au four » (tanour), il ne doit pas apporter une offrande cuite sur un koupa'h (petit four), ni cuite sur des tuiles, ni cuite dans les chaudrons des Arabes. Rabbi Yehouda dit : S'il le veut, il peut apporter une offrande cuite sur un koupa'h.
- הֲרֵי עָלַי מִנְחַת מַאֲפֶה – לֹא יָבִיא מֶחֱצָה חַלּוֹת וּמֶחֱצָה רְקִיקִין; רַבִּי שִׁמְעוֹן מַתִּיר, מִפְּנֵי שֶׁהוּא קׇרְבָּן אֶחָד.« Il m'incombe une min'ha cuite au four » : il ne doit pas apporter moitié de 'halot (gâteaux) et moitié de galettes ; Rabbi Chimon le permet, parce que c'est une seule offrande.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״מַאֲפֵה תַנּוּר״, וְלֹא מַאֲפֵה כוּפָּח, וְלֹא מַאֲפֵה רְעָפִים, וְלֹא מַאֲפֵה יוֹרוֹת הָעַרְבִיִּים.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné : « Cuite au four » (Lévitique 2, 4), et non cuite sur un koupa'h, ni cuite sur des tuiles, ni cuite dans les chaudrons des Arabes.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״תַּנּוּר״ ״תַּנּוּר״ שְׁנֵי פְּעָמִים, לְהַכְשִׁיר מַאֲפֵה כוּפָּח. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: ״תַּנּוּר״ ״תַּנּוּר״ שְׁנֵי פְּעָמִים, אֶחָד שֶׁתְּהֵא אֲפִיָּיתָן בְּתַנּוּר, וְאֶחָד שֶׁיְּהֵא הֶקְדֵּישָׁן בַּתַּנּוּר.Rabbi Yehouda dit : « Four », « four » : deux fois dans les versets (Lévitique 2, 4 et 7, 9) : c'est pour rendre apte l'offrande cuite sur un koupa'h. Rabbi Chimon dit : « Four », « four » : deux fois : l'une pour que leur cuisson soit au four, et l'autre pour que leur consécration soit au four.
- וּמִי אִית לֵיהּ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן הַאי סְבָרָא? וְהָתְנַן: רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: לְעוֹלָם הֱוֵי רָגִיל לוֹמַר שְׁתֵּי הַלֶּחֶם וְלֶחֶם הַפָּנִים כְּשֵׁרוֹת בָּעֲזָרָה, וּכְשֵׁרוֹת בְּבֵית פָּאגֵי.Rabbi Chimon tient-il donc ce raisonnement ? Or nous avons appris dans la Michna (95b) : Rabbi Chimon dit : Sois toujours habitué à dire que les deux pains et les pains de proposition sont valables s'ils sont préparés dans le parvis, et valables à Beit Pagué, hors de la muraille ! Ils ne sont donc pas consacrés par le four.
- אָמַר רָבָא: אֵימָא, שֶׁיְּהֵא הֶקְדֵּישָׁן לְשׁוּם תַּנּוּר.Rava a dit : Dis plutôt : que leur consécration soit au nom du four : en consacrant la farine, il doit préciser que c'est pour la cuire au four.
- הֲרֵי עָלַי מִנְחַת מַאֲפֵה, לֹא יָבִיא מֶחֱצָה [וְכוּ׳]. תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְכִי תַּקְרִיב״ – כְּשֶׁתַּקְרִיב, לַעֲשׂוֹת דְּבַר רְשׁוּת.La Michna a enseigné : « Il m'incombe une min'ha cuite au four » : il ne doit pas apporter moitié, [etc.]. Nos Maîtres ont enseigné : « Et lorsque tu offriras » (Lévitique 2, 4) : quand tu offriras, si tu le veux : le verset vient faire de cette offrande une chose facultative.
- ״קׇרְבַּן מִנְחָה״ – אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: מִנַּיִן לְאוֹמֵר ״הֲרֵי עָלַי מִנְחַת מַאֲפֶה״, שֶׁלֹּא יָבִיא מֶחֱצָה חַלּוֹת וּמֶחֱצָה רְקִיקִין? תַּלְמוּד לוֹמַר ״קׇרְבָּן מִנְחָה״ – קׇרְבָּן אֶחָד אָמַרְתִּי לָךְ, וְלֹא שְׁנַיִם וּשְׁלֹשָׁה קׇרְבָּנוֹת.« Une offrande de min'ha » : Rabbi Yehouda a dit : D'où savons-nous que celui qui dit : « Il m'incombe une min'ha cuite au four » ne doit pas apporter moitié de 'halot et moitié de galettes ? Le verset dit : « une offrande de min'ha » : Je t'ai dit une seule offrande, et non deux ou trois offrandes.
- אָמַר לוֹ רַבִּי שִׁמְעוֹן:Rabbi Chimon lui a dit :
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