Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מָה כָּאן כֹּהֵן – אַף לְהַלָּן כֹּהֵן, וּמָה לְהַלָּן בְּעָלִים אַף כָּאן בְּעָלִים. הָא כֵּיצַד? כֹּהֵן מַנִּיחַ יָדוֹ תַּחַת יְדֵי בְּעָלִים וּמֵנִיף.De même qu'ici, pour les bikkourim (prémices), c'est le Cohen qui balance, de même là-bas, pour les chelamim (sacrifices de paix), c'est le Cohen ; et de même que là-bas ce sont les propriétaires, de même ici ce sont les propriétaires. Comment cela ? Le Cohen place sa main sous les mains des propriétaires et balance.
- וְלֵימָא נָמֵי כְּדִבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה, דְּתַנְיָא: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״וְהִנַּחְתּוֹ״ – זוֹ תְּנוּפָה, אַתָּה אוֹמֵר זוֹ תְּנוּפָה, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא הַנָּחָה?On demande : Et que la Michna dise aussi « selon les paroles de Rabbi Yehouda », car il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Yehouda dit : « Tu le déposeras » (Deutéronome 26, 10) : c'est la tenoufa (le balancement). Tu dis que c'est la tenoufa, ou n'est-ce qu'un dépôt réel ?
- כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״וְהִנִּיחוֹ״, הֲרֵי הַנָּחָה אָמוּר; הָא מָה אֲנִי מְקַיֵּים ״וְהִנַּחְתּוֹ״ – זוֹ תְּנוּפָה.Lorsqu'il dit : « Il le déposera » (Deutéronome 26, 4), voici que le dépôt est mentionné. Comment donc j'accomplis « Tu le déposeras » ? C'est la tenoufa.
- אָמַר רָבָא: הוֹאִיל וּפָתַח בּוֹ הַכָּתוּב תְּחִלָּה. רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: הוֹאִיל וְרַב גֻּבְרֵיהּ.Rava a dit : la Michna nomme Rabbi Eliézer ben Yaakov puisque le verset commence par lui en premier : son verset précède celui de Rabbi Yehouda. Rav Na'hman bar Its'hak a dit : Puisque sa force est grande : sa Torah est d'une grande autorité.
- וְאֵימוּרֵי שַׁלְמֵי יָחִיד, וְחָזֶה וָשׁוֹק שֶׁלָּהֶן – אֶחָד הָאֲנָשִׁים וְאֶחָד הַנָּשִׁים, בְּיִשְׂרָאֵל אֲבָל לֹא בַּאֲחֵרִים. מַאי קָאָמַר?La Michna a enseigné : Et les émourim (parties brûlées sur l'autel) des chelamim du particulier, ainsi que leur poitrine et leur cuisse, tant pour les hommes que pour les femmes, par les Israélites mais non par d'autres. Que dit-elle ? La phrase semble se contredire : les femmes sont d'abord incluses, puis exclues.
- אָמַר רַב יְהוּדָה: הָכִי קָאָמַר – אֶחָד אֲנָשִׁים וְאֶחָד נָשִׁים, קׇרְבָּנָן טָעוּן תְּנוּפָה, וּתְנוּפָה עַצְמָהּ בְּיִשְׂרָאֵל, אֲבָל לֹא בִּידֵי נָשִׁים.Rav Yehouda a dit : Voici ce qu'elle veut dire : Tant pour les hommes que pour les femmes, leur offrande exige la tenoufa, et la tenoufa elle-même est accomplie par les Israélites masculins, mais non par les mains des femmes.
- תָּנוּ רַבָּנַן: בְּנֵי יִשְׂרָאֵל מְנִיפִין, וְאֵין הַגּוֹיִם מְנִיפִין. בְּנֵי יִשְׂרָאֵל מְנִיפִין, וְאֵין הַנָּשִׁים מְנִיפוֹת.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) à propos du verset « Parle aux Bnei Israël » (Lévitique 7, 29) : Les Bnei Israël balancent, et les non-Juifs ne balancent pas. Les fils d'Israël balancent, et les femmes ne balancent pas.
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: מָצִינוּ שֶׁחִלֵּק הַכָּתוּב בֵּין קׇרְבַּן יִשְׂרָאֵל לְקׇרְבַּן גּוֹיִם לְקׇרְבַּן נָשִׁים בִּסְמִיכָה, יָכוֹל נַחְלוֹק בִּתְנוּפָה?Rabbi Yossé a dit : Nous avons trouvé que le verset a distingué entre l'offrande d'un Israélite, l'offrande des non-Juifs et l'offrande des femmes pour la semikha (l'appui des mains sur la tête de l'animal). On pourrait croire que nous distinguerons aussi pour la tenoufa.
- לָא, מָה לִי חִלֵּק בִּסְמִיכָה, שֶׁהַסְּמִיכָה בִּבְעָלִים.Non. Que m'importe qu'il ait distingué pour la semikha, car la semikha se fait par les propriétaires eux-mêmes et ne peut se faire par un envoyé.
- נַחְלוֹק בִּתְנוּפָה, שֶׁהַתְּנוּפָה בְּכֹהֲנִים, אִם כֵּן מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״? בְּנֵי יִשְׂרָאֵל מְנִיפִין וְאֵין הַגּוֹיִם מְנִיפִין, בְּנֵי יִשְׂרָאֵל מְנִיפִין וְאֵין הַנָּשִׁים מְנִיפוֹת.Distinguerions-nous pour la tenoufa, alors que la tenoufa se fait par les Cohanim ? S'il en est ainsi, que vient enseigner le verset par « Bnei Israël » ? Les Bnei Israël balancent, et les non-Juifs ne balancent pas ; les fils d'Israël balancent, et les femmes ne balancent pas.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: ״בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״ – אֵין לִי אֶלָּא בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, גֵּרִים וַעֲבָדִים מְשׁוּחְרָרִין מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״הַמַּקְרִיב״.Il a été enseigné dans une autre baraïta : « Bnei Israël » – je n'ai que les Bnei Israël. D'où savons-nous que cela s'applique aux convertis et aux esclaves affranchis ? Le verset enseigne : « Celui qui offre » (Lévitique 7, 29).
- אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא זֶה כֹּהֵן הַמַּקְרִיב? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״יָדָיו תְּבִיאֶינָה״, הֲרֵי בְּעָלִים אָמוּר. הָא כֵּיצַד? כֹּהֵן מַנִּיחַ יָדָיו תַּחַת יְדֵי הַבְּעָלִים וּמֵנִיף.Ou bien cela ne désigne-t-il que le Cohen qui offre ? Lorsqu'il dit : « Ses mains apporteront » (Lévitique 7, 30), voici que les propriétaires sont mentionnés. Comment cela ? Le Cohen place ses mains sous les mains des propriétaires et balance.
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