Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ יֵשׁ טְעוּנוֹת שֶׁמֶן וּלְבוֹנָה, שֶׁמֶן וְלֹא לְבוֹנָה, לְבוֹנָה וְלֹא שֶׁמֶן, לֹא לְבוֹנָה וְלֹא שֶׁמֶן.Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Il y a des mena'hot (offrandes de farine) qui requièrent de l'huile et de l'encens, d'autres de l'huile et non de l'encens, d'autres de l'encens et non de l'huile, d'autres ni encens ni huile.
- וְאֵלּוּ טְעוּנוֹת שֶׁמֶן וּלְבוֹנָה: מִנְחַת הַסּוֹלֶת, וְהַמַּחֲבַת, וְהַמַּרְחֶשֶׁת, וְהַחַלּוֹת, וְהָרְקִיקִין.La Michna détaille : Et voici celles qui requièrent de l'huile et de l'encens : la min'ha de fleur de farine, comme il est écrit : « Il versera dessus de l'huile et mettra dessus de l'encens » (Lévitique 2, 1) ; celle de la poêle (Lévitique 2, 5-6) ; celle de la poêle profonde (Lévitique 2, 7-10) ; et les pains et les galettes, formes que peut prendre la min'ha cuite au four (Lévitique 2, 4).
- מִנְחַת כֹּהֲנִים, מִנְחַת כֹּהֵן מָשִׁיחַ, מִנְחַת גּוֹי, מִנְחַת נָשִׁים, מִנְחַת הָעוֹמֶר.Requièrent aussi l'huile et l'encens : la min'ha des Cohanim (prêtres) ; la min'ha du Cohen oint, c'est-à-dire l'offrande de crêpes apportée chaque jour par le grand prêtre, moitié le matin et moitié le soir ; la min'ha d'un non-juif ; la min'ha des femmes ; la min'ha du omer (Lévitique 23, 15).
- מִנְחַת נְסָכִים טְעוּנָה שֶׁמֶן, וְאֵין טְעוּנָה לְבוֹנָה. לֶחֶם הַפָּנִים טָעוּן לְבוֹנָה, וְאֵין טָעוּן שֶׁמֶן.La min'ha des libations, qui accompagne les olot et les chelamim, requiert de l'huile et ne requiert pas d'encens. Les pains de proposition requièrent de l'encens et ne requièrent pas d'huile.
- שְׁתֵּי הַלֶּחֶם, וּמִנְחַת חוֹטֵא, וּמִנְחַת קְנָאוֹת – אֵין טְעוּנִין לֹא שֶׁמֶן וְלֹא לְבוֹנָה.Les deux pains de Chavouot (Lévitique 23, 17), la min'ha du fautif et la min'ha de jalousie apportée par la sota (femme soupçonnée d'adultère) ne requièrent ni huile ni encens. Les deux pains, car ces ajouts ne sont pas mentionnés à leur sujet ; la min'ha du fautif, car il est écrit : « Il n'y mettra pas d'huile et n'y placera pas d'encens, car c'est une 'hatat » (Lévitique 5, 11) ; et celle de la sota, car il est écrit : « Il n'y versera pas d'huile et n'y placera pas d'encens, car c'est une min'ha de jalousie » (Nombres 5, 15).
- גְּמָ׳ אָמַר רַב פָּפָּא: כֹּל הֵיכָא דִּתְנַן עֶשֶׂר – תְּנַן, לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי שִׁמְעוֹן דְּאָמַר: מֶחֱצָה חַלּוֹת וּמֶחֱצָה רְקִיקִין יָבִיא, קָא מַשְׁמַע לַן דְּלָא.Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) : Rav Pappa a dit : Partout où nous avons appris qu'on apporte une min'ha, c'est dix pièces de même sorte, pains ou galettes, que nous avons appris. Cela vient exclure l'avis de Rabbi Chimon, qui dit : Celui qui s'engage à apporter une min'ha cuite au four peut apporter moitié de pains et moitié de galettes. Rav Pappa nous apprend que, selon le Tanna de la Michna, ce n'est pas le cas.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְנָתַתָּ עָלֶיהָ שֶׁמֶן״ – וְלֹא עַל לֶחֶם הַפָּנִים שֶׁמֶן.À propos de la min'ha du omer, nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et tu mettras sur elle de l'huile » (Lévitique 2, 15) : c'est sur elle qu'on met l'huile, et non sur les pains de proposition.
- שֶׁיָּכוֹל – וַהֲלֹא דִּין הוּא: וּמָה מִנְחַת נְסָכִים שֶׁאֵינָהּ טְעוּנָה לְבוֹנָה טְעוּנָה שֶׁמֶן, לֶחֶם הַפָּנִים שֶׁטָּעוּן לְבוֹנָה – אֵינוֹ דִּין שֶׁטָּעוּן שֶׁמֶן! תַּלְמוּד לוֹמַר ״עָלֶיהָ״ – עָלֶיהָ שֶׁמֶן, וְלֹא עַל לֶחֶם הַפָּנִים שֶׁמֶן.Car on aurait pu penser : N'est-ce pas un raisonnement logique ? Si la min'ha des libations, qui ne requiert pas d'encens, requiert de l'huile, les pains de proposition, qui requièrent de l'encens, n'est-il pas logique qu'ils requièrent de l'huile ? C'est pourquoi le verset dit « sur elle » : sur elle l'huile, et non sur les pains de proposition.
- ״וְשַׂמְתָּ עָלֶיהָ לְבֹנָה״ – עָלֶיהָ לְבוֹנָה, וְלֹא עַל מִנְחַת נְסָכִים לְבוֹנָה.« Et tu mettras sur elle de l'encens » (Lévitique 2, 15) : sur elle l'encens, et non sur la min'ha des libations.
- שֶׁיָּכוֹל, וַהֲלֹא דִּין הוּא: וּמָה לֶחֶם הַפָּנִים שֶׁאֵינוֹ טָעוּן שֶׁמֶן – טָעוּן לְבוֹנָה, מִנְחַת נְסָכִים שֶׁטְּעוּנָה שֶׁמֶן – אֵינוֹ דִּין שֶׁטְּעוּנָה לְבוֹנָה? תַּלְמוּד לוֹמַר ״עָלֶיהָ״ – עָלֶיהָ לְבוֹנָה, וְלֹא עַל מִנְחַת נְסָכִים לְבוֹנָה.Car on aurait pu penser : N'est-ce pas un raisonnement logique ? Si les pains de proposition, qui ne requièrent pas d'huile, requièrent de l'encens, la min'ha des libations, qui requiert de l'huile, n'est-il pas logique qu'elle requière de l'encens ? C'est pourquoi le verset dit « sur elle » : sur elle l'encens, et non sur la min'ha des libations.
- ״מִנְחָה״ – לְרַבּוֹת מִנְחַת שְׁמִינִי לִלְבוֹנָה, ״הִיא״ – לְהוֹצִיא שְׁתֵּי הַלֶּחֶם, שֶׁלֹּא יִטְעֲנוּ לֹא שֶׁמֶן וְלֹא לְבוֹנָה.Dans l'expression « c'est une min'ha » (Lévitique 2, 15), le mot « min'ha » vient inclure la min'ha du huitième jour de l'inauguration du Tabernacle dans l'obligation de l'encens ; le verset qui la concerne, « et une min'ha pétrie à l'huile » (Lévitique 9, 4), ne mentionne pas l'encens. Le mot « c'est » vient exclure les deux pains, pour qu'ils ne requièrent ni huile ni encens.
- אָמַר מָר: ״עָלֶיהָ שֶׁמֶן״ – וְלֹא עַל לֶחֶם הַפָּנִים שֶׁמֶן. אֵימָא: ״עָלֶיהָ שֶׁמֶן״ – וְלֹא עַל מִנְחַת כֹּהֲנִים שֶׁמֶן!La Guemara analyse la baraïta : Le Maître a dit : « Sur elle l'huile », et non sur les pains de proposition. Elle objecte : Dis plutôt : « Sur elle l'huile », et non sur la min'ha des Cohanim !
- מִסְתַּבְּרָא מִנְחַת כֹּהֲנִים הֲוָה לֵיהּ לְרַבּוֹיֵי, שֶׁכֵּן עִשָּׂרוֹן, כְּלִי,Elle répond : Il est logique que le verset ait inclus la min'ha des Cohanim, car elle ressemble à celle du omer sur plusieurs points : le dixième d'épha, alors que chacun des pains de proposition en requiert deux ; le récipient de service, alors que les pains de proposition ne sont consacrés que par le four ;
- חוּץ, וְצוּרָה, הַגָּשָׁה,l'extérieur, car elles sont offertes sur l'autel extérieur, alors que les pains de proposition sont disposés à l'intérieur du Sanctuaire ; la forme, car un changement de forme les invalide si elles passent la nuit, alors que les pains de proposition restent sur la Table toute la semaine ; l'approche de l'autel, que ne requièrent pas les pains de proposition ;
- וְאִישִּׁים.et les feux de l'autel, où une partie d'elles est brûlée, alors que rien des pains de proposition n'y monte.
- אַדְּרַבָּה, לֶחֶם הַפָּנִים הֲוָה לֵיהּ לְרַבּוֹיֵי, שֶׁכֵּן צִיבּוּרָא, חוֹבָה, טַמְיָא.La Guemara rétorque : Au contraire, il est logique que le verset ait inclus les pains de proposition, car ils ressemblent à la min'ha du omer sur d'autres points : c'est une offrande de la communauté, alors que la min'ha des Cohanim est celle d'un particulier ; c'est une obligation, alors que l'autre est volontaire ; l'impureté, car ils peuvent être offerts à l'état impur, ce qu'une offrande de particulier ne peut pas ;
- דְּאָכֵיל פִּיגּוּלָא, בְּשַׁבְּתָא.le fait que l'on mange une partie d'elles, alors que la min'ha des Cohanim est entièrement brûlée ; le pigoul (invalidation par intention de consommer hors du temps prévu), qui s'applique à eux et non à elle ; et le Chabbat, où ils sont offerts, ce qui n'est pas le cas de la min'ha des Cohanim.
- מִסְתַּבְּרָא ״נֶפֶשׁ״.La Guemara répond : Malgré tout, il est logique d'inclure la min'ha des Cohanim, à cause du mot « personne », dans le verset : « Et lorsqu'une personne offrira une min'ha à Hachem » (Lévitique 2, 1), qui englobe toutes les mena'hot de particuliers.
- אָמַר מָר: ״עָלֶיהָ לְבֹנָה״ – וְלֹא עַל מִנְחַת נְסָכִים לְבוֹנָה. אֵימָא: ״עָלֶיהָ לְבֹנָה״ – וְלֹא עַל מִנְחַת כֹּהֲנִים לְבוֹנָה!Le Maître a dit : « Sur elle l'encens », et non sur la min'ha des libations. La Guemara objecte : Dis plutôt : « Sur elle l'encens », et non sur la min'ha des Cohanim !
- מִסְתַּבְּרָא מִנְחַת כֹּהֲנִים הֲוָה לֵיהּ לְרַבּוֹיֵי, שֶׁכֵּן עִשָּׂרוֹן בָּלוּל בְּלוֹג.Elle répond : Il est logique que le verset ait inclus la min'ha des Cohanim, car elle ressemble à celle du omer : le dixième d'épha, alors que la quantité de la min'ha des libations varie selon l'animal qu'elle accompagne ; pétrie avec un log (mesure de capacité) d'huile, alors que l'huile de la min'ha des libations varie aussi ;
- מוּגָּשׁ, בִּגְלַל עֶצֶם.approchée de l'autel, ce qui n'est pas le cas de la min'ha des libations ; et apportée pour elle-même, alors que la min'ha des libations accompagne un sacrifice animal.
- אַדְּרַבָּה, מִנְחַת נְסָכִים הֲוָה לֵיהּ לְרַבּוֹיֵי, שֶׁכֵּן צִיבּוּרָא,La Guemara rétorque : Au contraire, il est logique que le verset ait inclus la min'ha des libations, car elle ressemble à celle du omer : c'est une offrande de la communauté, alors que la min'ha des Cohanim est celle d'un particulier ;
- חוֹבָה, וְאִיטַּמִּי. בְּשַׁבְּתָא.une obligation, alors que l'autre est un don ; elle est offerte en état d'impureté, ce que ne permet pas une offrande de particulier ; et elle est offerte le Chabbat, ce qui n'est pas le cas de la min'ha des Cohanim.
- מִסְתַּבְּרָא ״נֶפֶשׁ״.La Guemara répond : Il est logique d'inclure la min'ha des Cohanim, à cause du mot « personne » (Lévitique 2, 1), qui englobe toutes les mena'hot de particuliers.
- ״מִנְחָה״ – לְרַבּוֹת מִנְחַת שְׁמִינִי לִלְבוֹנָה, וְאֵימָא – לְהוֹצִיא? הַאי מַאי? אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא לְרַבּוֹת – שַׁפִּיר.La baraïta enseigne : « Min'ha » vient inclure la min'ha du huitième jour dans l'obligation de l'encens. La Guemara objecte : Dis plutôt que ce mot vient l'exclure ! Elle s'étonne : Qu'est-ce que cela ? Si tu dis qu'il vient inclure, c'est bien, car c'est seulement ainsi qu'on saurait que cette offrande ponctuelle est soumise à la règle des offrandes de toutes les générations.
- אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ לְהוֹצִיא – לְמָה לִי? שָׁעָה מִדּוֹרוֹת לָא יָלְפִינַן.Mais si tu dis qu'il vient exclure, pourquoi en ai-je besoin ? Une offrande ponctuelle, nous ne la déduisons pas de celles des générations. Même sans ce verset, on n'aurait donc pas pensé que l'encens s'y applique.
- ״הִיא״ – לְהוֹצִיא שְׁתֵּי הַלֶּחֶם, שֶׁלֹּא יִטְעֲנוּ לֹא שֶׁמֶן וְלֹא לְבוֹנָה. וְאֵימָא לְהוֹצִיא מִנְחַת כֹּהֲנִים? מִסְתַּבְּרָא מִנְחַת כֹּהֲנִים הֲוָה לֵיהּ לְרַבּוֹיֵי, שֶׁכֵּן עִשָּׂרוֹן,La baraïta enseigne : « C'est » vient exclure les deux pains, pour qu'ils ne requièrent ni huile ni encens. La Guemara objecte : Dis plutôt qu'il vient exclure la min'ha des Cohanim ! Elle répond : Il est logique que le verset ait inclus la min'ha des Cohanim, car elle ressemble à celle du omer sur des points étrangers aux deux pains : le dixième d'épha, alors que les deux pains en requièrent deux ;
- כְּלִי, מַצָּה, וְעֶצֶם, הַגָּשָׁה, וְאִישִּׁים.le récipient de service, alors que les deux pains sont consacrés par le four ; la matsa, alors que les deux pains sont levés ; apportée pour elle-même, alors que les deux pains accompagnent les agneaux ; l'approche de l'autel, que ne requièrent pas les deux pains ; et les feux de l'autel, où les deux pains ne montent pas.
- אַדְּרַבָּה,La Guemara rétorque : Au contraire,
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