Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּתַפּוּחִים. מִשּׁוּם רַבִּי חֲנִינָא בֶּן גַּמְלִיאֵל אָמְרוּ: מַחְמִיצִין. רַב כָּהֲנָא מַתְנֵי לַהּ בְּרַבִּי חֲנִינָא בֶּן תְּרַדְיוֹן.On ne fait pas lever les offrandes avec du jus de pommes, car la pâte ne lèverait pas convenablement. Au nom de Rabbi 'Hanina ben Gamliel, ils ont dit : on fait lever ainsi ces offrandes, car c'est un levain véritable. Rav Kahana enseigne cela au nom de Rabbi 'Hanina ben Teradyon.
- כְּמַאן אָזְלָא הָא דִּתְנַן: תַּפּוּחַ שֶׁרִיסְּקוֹ, וּנְתָנוֹ בְּתוֹךְ הָעִיסָּה, וְחִימְּצָה – הֲרֵי זוֹ אֲסוּרָה.Selon qui va ce que nous avons appris dans la Michna (Teroumot 10, 2) : une pomme de terouma (prélèvement donné au Cohen) qu'on a écrasée et mise dans la pâte profane, et dont le jus a fait lever cette pâte : celle-ci est interdite à quiconque ne peut consommer de la terouma ?
- כְּמַאן? לֵימָא רַבִּי חֲנִינָא בֶּן גַּמְלִיאֵל הִיא, וְלָא רַבָּנַן? אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן, נְהִי דְּחָמֵץ גָּמוּר לָא הָוֵי, נוּקְשֶׁה מִיהָא הָוֵי.Selon qui est cette Michna ? Dirons-nous que c'est l'opinion de Rabbi 'Hanina ben Gamliel, pour qui le jus de pommes fait véritablement lever la pâte, et non celle des Rabbanan ? La Guemara répond : tu peux même dire que c'est l'opinion des Rabbanan : admettons que ce ne soit pas du 'hamets (levain) complet, c'est néanmoins du noukché (levain durci, de qualité inférieure), et la pâte est donc interdite aux non-Cohanim.
- אָמַר רַבִּי אִילָא: אֵין לְךָ הַקָּשָׁה לִקְמִיצָה יוֹתֵר מִמִּנְחַת חוֹטֵא. רַב יִצְחָק בַּר אַבְדִּימִי אָמַר: מִנְחַת חוֹטֵא מְגַבְּלָהּ בַּמַּיִם, וּכְשֵׁרָה.Rabbi Ila a dit : tu n'as pas d'offrande de farine plus difficile pour la kemitsa (prélèvement de la poignée) que la min'hat 'hoté (offrande de farine du pécheur) : elle est sèche, sans huile, et une partie de la farine s'échappe lorsque le Cohen prélève la poignée. Rav Yits'hak bar Avdimi a dit : il n'en est pas ainsi, car la min'hat 'hoté, on la pétrit dans l'eau, et elle est valable ; la Torah n'a interdit que d'y ajouter de l'huile.
- לֵימָא בְּהָא קָא מִיפַּלְגִי, דְּמָר סָבַר: כְּמוֹת שֶׁהֵן מְשַׁעֲרִינַן, וּמָר סָבַר: לִכְמוֹת שֶׁהָיוּ מְשַׁעֲרִינַן.Dirons-nous que c'est sur ceci qu'ils divergent : qu'un Maître, Rav Yits'hak bar Avdimi, pense : nous mesurons les offrandes telles qu'elles sont à présent, une fois pétries, si bien que la poignée prélevée sur la pâte est valable, et qu'un Maître, Rabbi Ila, pense : nous mesurons selon ce qu'elles étaient, lorsqu'elles n'étaient que de la farine, de sorte que la poignée prélevée sur la pâte contiendrait trop ou trop peu de farine ?
- לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא כְּמוֹת שֶׁהֵן מְשַׁעֲרִינַן, וּבְהָא קָא מִיפַּלְגִי: דְּמָר סָבַר מַאי ״חֲרֵיבָה״? חֲרֵיבָה מִשֶּׁמֶן, וּמָר סָבַר חֲרֵיבָה מִכׇּל דָּבָר.La Guemara répond : non, car tout le monde s'accorde pour dire que nous mesurons telles qu'elles sont à présent. Et c'est sur ceci qu'ils divergent : qu'un Maître, Rav Yits'hak bar Avdimi, pense : que signifie « sèche » dans le verset : « Et toute offrande de farine pétrie à l'huile ou sèche » (Lévitique 7, 10) ? Sèche d'huile, mais on peut y ajouter de l'eau. Et un Maître, Rabbi Ila, pense : sèche de toute substance, pas même d'eau.
- תְּנַן הָתָם: בְּשַׂר הָעֵגֶל שֶׁנִּתְפַּח, וּבְשַׂר זְקֵנָה שֶׁנִּתְמַעֵךְ, מִשְׁתַּעֲרִין לִכְמוֹת שֶׁהֵן.Nous avons appris là-bas dans la Michna (Oktsin 2, 8) : la viande du veau qui a gonflé à la cuisson et la viande d'une bête âgée qui s'est rétractée à la cuisson, on les mesure selon ce qu'elles sont, pour savoir si elles ont le volume d'un œuf, seuil requis pour l'impureté des aliments.
- רַב וְרַבִּי חִיָּיא וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמְרִי: מִשְׁתַּעֲרִין כְּמוֹת שֶׁהֵן, שְׁמוּאֵל וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בַּר רַבִּי וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמְרִי: מִשְׁתַּעֲרִין לִכְמוֹת שֶׁהֵן.Les Sages divergent sur le sens de cette formule. Rav, Rabbi 'Hiya et Rabbi Yo'hanan disent qu'il faut lire : on les mesure telles qu'elles sont à présent, après la cuisson. Chmouel, Rabbi Chimon bar Rabbi et Rech Lakich disent : on les mesure selon ce qu'elles sont réellement, c'est-à-dire selon leur volume d'avant la cuisson.
- מֵיתִיבִי: בְּשַׂר הָעֵגֶל שֶׁלֹּא הָיָה בּוֹ כְּשִׁיעוּר, וְתָפַח וְעָמַד עַל כְּשִׁיעוּר – טָהוֹר לְשֶׁעָבַר, וְטָמֵא מִיכָּן וּלְהַבָּא!On a objecté à l'opinion de Chmouel et de ceux qui pensent comme lui : la viande du veau qui n'avait pas la mesure requise, le volume d'un œuf, lorsqu'elle est entrée en contact avec une source d'impureté, et qui a gonflé et a atteint la mesure, est tahor (pure rituellement) pour le passé, et tamé (impure) à partir de maintenant. C'est donc le volume présent qui compte !
- מִדְּרַבָּנַן.La Guemara répond : cette impureté à venir n'existe que d'ordre rabbinique.
- אִי הָכִי, אֵימָא סֵיפָא: וְכֵן בְּפִיגּוּל, וְכֵן בְּנוֹתָר. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא דְּאוֹרָיְיתָא, הַיְינוּ דְּאִיכָּא פִּיגּוּל וְנוֹתָר, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ דְּרַבָּנַן, פִּיגּוּל וְנוֹתָר בִּדְרַבָּנַן מִי אִיכָּא?La Guemara demande : s'il en est ainsi, cite la fin de cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : et de même pour le piggoul (offrande rendue invalide par une intention de la consommer hors du temps prescrit), et de même pour le notar (reste d'offrande non consommé dans le temps prescrit). Si tu dis que la baraïta parle de la Torah, c'est bien pour cela qu'il y a piggoul et notar, qui relèvent de la Torah. Mais si tu dis que c'est d'ordre rabbinique, existe-t-il un piggoul et un notar d'ordre rabbinique ?
- אֵימָא: וְכֵן בְּטוּמְאַת פִּיגּוּל, וְכֵן בְּטוּמְאַת נוֹתָר.La Guemara répond : dis plutôt : et de même pour l'impureté du piggoul, et de même pour l'impureté du notar, que les Sages ont décrétée pour les mains qui touchent cette viande.
- סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְטוּמְאַת פִּיגּוּל וְטוּמְאַת נוֹתָר דְּרַבָּנַן הִיא, כּוּלֵּי הַאי בִּדְרַבָּנַן לָא עֲבוּד רַבָּנַן, קָא מַשְׁמַע לַן.Et cet enseignement est nécessaire, car il te serait venu à l'esprit de dire : puisque l'impureté du piggoul et l'impureté du notar sont d'ordre rabbinique, les Rabbanan n'ont pas fait autant pour une règle d'ordre rabbinique, en y appliquant aussi le gonflement de la viande. Il nous enseigne donc que cette règle s'y applique.
- תָּא שְׁמַע: בְּשַׂר זְקֵנָה שֶׁהָיָה בּוֹ כְּשִׁיעוּר, וְצָמַק פָּחוֹת מִכְּשִׁיעוּר – טָמֵא לְשֶׁעָבַר, וְטָהוֹר מִיכָּן וּלְהַבָּא.Viens et entends une baraïta : la viande d'une bête âgée qui avait la mesure requise et a contracté l'impureté, et qui s'est rétractée à moins que la mesure, est tamé pour le passé, à l'égard de ce qu'elle a touché lorsqu'elle était assez grande, et tahor à partir de maintenant. C'est donc l'état présent qui compte, contrairement à Chmouel et à ceux qui pensent comme lui !
- אָמַר רַבָּה: כֹּל הֵיכָא דְּמֵעִיקָּרָא הֲוָה בֵּיהּ, וְהַשְׁתָּא לֵית בֵּיהּ – הָא לֵית בֵּיהּ, וְכֹל הֵיכָא דְּמֵעִיקָּרָא לָא הֲוָה בֵּיהּ וְהַשְׁתָּא הֲוָה בֵּיהּ – מִדְּרַבָּנַן.Rabba a dit : partout où à l'origine il y avait la mesure et où maintenant il n'y en a plus, voici qu'il ne l'a pas, et tous s'accordent sur ce point ; et partout où à l'origine il n'y avait pas la mesure et où maintenant il y en a, c'est d'ordre rabbinique.
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