Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּאֶפְרָהּ אֵין מוֹעֲלִין.mais celui qui tire profit de sa cendre, celle de la vache rousse, ne commet pas de mé'ila (profanation d'un bien consacré). Il ressort donc de cette baraïta que, selon la Torah, la cendre de la vache rousse n'est pas soumise à la mé'ila.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: שְׁתֵּי תַּקָּנוֹת הֲוַאי, דְּאוֹרָיְיתָא – בָּהּ מוֹעֲלִין, בְּאֶפְרָהּ אֵין מוֹעֲלִין. כֵּיוָן דַּחֲזוֹ דְּקָא מְזַלְזְלִי בַּהּ, וְקָא עָבְדִי מִינֵּיהּ לְמַכָּתָן – גְּזַרוּ בֵּיהּ מְעִילָה.Rav Achi a dit en réponse : il y a eu deux ordonnances à ce sujet. Selon la Torah, sur elle, la bête elle-même, on commet une mé'ila, mais sur sa cendre on ne commet pas de mé'ila. Lorsqu'ils ont vu que les gens la traitaient avec légèreté et s'en servaient pour soigner leurs plaies, les Sages ont décrété à son sujet l'interdit de mé'ila.
- כֵּיוָן דַּחֲזוֹ דְּקָא פָּרְשִׁי מִסְּפֵק הַזָּאוֹת, אוֹקְמוּהָ אַדְּאוֹרָיְיתָא.Lorsqu'ils ont vu que, à cause de ce décret, les gens s'abstenaient de s'en servir pour les aspersions dans les cas de doute, ils l'ont ramenée à sa règle de la Torah, à savoir qu'elle n'est pas soumise à la mé'ila.
- תָּנוּ רַבָּנַן: פַּר הֶעְלֵם דָּבָר שֶׁל צִיבּוּר וּשְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה – בַּתְּחִילָּה מַגְבִּין לָהֶן, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: מִתְּרוּמַת הַלִּשְׁכָּה הֵן בָּאִין.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : le taureau offert pour une erreur de jugement de la communauté (par helèm davar chel tsibour), et les boucs offerts pour l'idolâtrie : au départ, on fait pour eux une collecte spéciale ; les fonds ne proviennent pas de la caisse du Temple. Telles sont les paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Chimon dit : ils proviennent de la teroumat haLichka (les fonds prélevés sur le demi-sicle annuel, déposés dans la Chambre du Temple).
- וְהָתַנְיָא אִיפְּכָא, הֵי מִינַּיְיהוּ אַחְרִיתָא?Mais n'a-t-il pas été enseigné (dans une baraïta) l'inverse, Rabbi Chimon tenant la première opinion et Rabbi Yehouda la seconde ? Laquelle d'entre elles est la dernière version, celle qui fait donc autorité ?
- אַמְרוּהָ רַבָּנַן קַמֵּיהּ דְּרַב אָשֵׁי: לֵימָא קַמַּיְיתָא אַחְרִיתָא, דְּשָׁמְעִינַן לֵיהּ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן דְּחָיֵישׁ לִפְשִׁיעָה.Les Sages l'ont dit devant Rav Achi : disons que la première baraïta citée est la dernière version, car nous avons entendu que Rabbi Chimon se préoccupe de la négligence : de même qu'il a craint que les héritiers du Cohen Gadol négligent de fournir l'offrande de ce dernier, il craindrait que le public néglige de contribuer à une collecte nouvelle ; c'est pourquoi les fonds proviennent de la Chambre.
- אֲמַר לְהוּ רַב אָשֵׁי: אֲפִילּוּ תֵּימָא בָּתְרָיְיתָא אַחְרִיתָא, כִּי קָא חָיֵישׁ רַבִּי שִׁמְעוֹן לִפְשִׁיעָה – מִילְּתָא דְּלֵית בְּהוּ כַּפָּרָה בְּגַוַּוהּ, בְּמִילְּתָא דְּאִית לְהוּ כַּפָּרָה בְּגַוַּוהּ – לָא חָיֵישׁ רַבִּי שִׁמְעוֹן לִפְשִׁיעָה.Rav Achi leur a dit : tu peux même dire que la dernière baraïta citée est la dernière version : lorsque Rabbi Chimon se préoccupe de la négligence, c'est pour une chose qui ne comporte pas d'expiation pour eux, comme l'offrande de galettes du Cohen Gadol défunt ; mais pour une chose qui comporte une expiation pour eux, comme ces sacrifices, Rabbi Chimon ne se préoccupe pas de la négligence.
- מַאי הָוֵי עֲלַהּ?La discussion étant restée sans conclusion, qu'en est-il à ce sujet ? Quelle baraïta est la dernière ?
- אֲמַר לֵיהּ רַבָּה זוּטֵי לְרַב אָשֵׁי: תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: ״אֶת קׇרְבָּנִי לַחְמִי לְאִשַּׁי רֵיחַ נִיחֹחִי תִּשְׁמְרוּ לְהַקְרִיב לִי בְּמוֹעֲדוֹ״ – לְרַבּוֹת פַּר הֶעְלֵם דָּבָר שֶׁל צִיבּוּר וּשְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁבָּאִין מִתְּרוּמַת הַלִּשְׁכָּה, דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן.Rabba Zouti a dit à Rav Achi : viens et entends (une preuve), car il a été enseigné (dans une baraïta) : « Mon offrande, Mon pain pour Mes sacrifices consumés, Mon odeur agréable, vous veillerez à Me l'offrir en son temps » (Nombres 28, 2) : ce verset, qui traite du sacrifice quotidien, vient inclure le taureau offert pour une erreur de la communauté et les boucs offerts pour l'idolâtrie, qui proviennent ainsi de la teroumat haLichka. Telles sont les paroles de Rabbi Chimon. C'est donc bien Rabbi Chimon qui tient cette opinion.
- וּשְׁלֵימָה הָיְתָה קְרֵיבָה וְכוּ׳. אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: בָּעֵי רַבִּי יוֹחָנָן – שְׁלֵימָה שַׁחֲרִית וּשְׁלֵימָה בֵּין הָעַרְבַּיִם, אוֹ דִילְמָא שְׁלֵימָה שַׁחֲרִית וּבְטֵילָה בֵּין הָעַרְבַּיִם?La Michna enseigne : tant qu'un nouveau Cohen Gadol n'a pas été nommé, l'offrande de galettes ('havitin) était offerte en entier, etc., soit un issaron (dixième d'épha) complet. Rabbi 'Hiyya bar Abba a dit : Rabbi Yo'hanan a posé la question suivante : est-ce un issaron entier le matin et un entier l'après-midi, ou peut-être un entier le matin et l'offrande est annulée l'après-midi ?
- אָמַר רָבָא תָּא שְׁמַע: שְׁמִינִי בַּחֲבִיתִּים, וְאִם אִיתָא דִּבְטֵילָה בֵּין הָעַרְבַּיִם – הָא זִמְנִין דְּלָא מַשְׁכַּח לֵיהּ שְׁמִינִי בַּחֲבִיתִּים! הֵיכִי דָּמֵי? דְּמֵת כֹּהֵן גָּדוֹל וְלֹא מִינּוּ אַחֵר תַּחְתָּיו.Rava a dit : viens et entends (une preuve) de ce qu'enseigne la Michna (Tamid 31b) sur l'ordre des Cohanim qui apportent les parties du sacrifice quotidien, matin et après-midi : le huitième porte les 'havitin. Or, s'il en était ainsi que l'offrande est annulée l'après-midi, il arriverait parfois qu'on ne trouve pas de huitième portant les 'havitin. Comment cela ? Dans le cas où le Cohen Gadol est mort après avoir apporté son offrande du matin et où l'on n'en a pas nommé un autre à sa place. Il faut donc conclure qu'on apporte un issaron entier l'après-midi aussi.
- אַמְרוּהָ רַבָּנַן קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יִרְמְיָה, אֲמַר: בַּבְלָאֵי טַפְשָׁאֵי, מִשּׁוּם (דְּיָתְבוּ) [דְּיָתְבִי] בְּאַתְרָא דַּחֲשׁוֹכָא אָמְרִי שְׁמַעְתָּתָא דִּמְחַשְּׁכָן.Les Sages ont dit cela devant Rabbi Yirmeya. Il a dit : ces Babyloniens insensés ! Parce qu'ils demeurent dans un lieu obscur, une contrée encaissée, ils disent des enseignements obscurs !
- אֶלָּא, דְּקָתָנֵי: שְׁבִיעִי בַּסֹּלֶת, תְּשִׁיעִי בַּיַּיִן, הָכִי נָמֵי דְּלָא בָּטְלִי?Mais alors, ce qui est enseigné dans la même Michna : le septième porte la farine de l'offrande accompagnant le sacrifice quotidien, le neuvième le vin de la libation, faut-il dire de même que ces offrandes ne sont jamais annulées ?
- ״מִנְחָתָם וְנִסְכֵּיהֶם״ בַּלַּיְלָה, ״מִנְחָתָם וְנִסְכֵּיהֶם״ אֲפִילּוּ לְמָחָר.Or ce n'est pas le cas, car le verset dit « leur offrande et leurs libations » (Nombres 29, 18), pour enseigner qu'on les apporte même la nuit, et de nouveau « leur offrande et leurs libations », pour enseigner qu'on les apporte même le lendemain ; il arrive donc que le sacrifice quotidien soit offert sans elles.
- אֶלָּא, דְּאִי לָא קָתָנֵי; הָכִי נָמֵי, דְּאִי לָא קָתָנֵי.Il faut donc plutôt dire que le Tanna n'enseigne pas les « si », les cas exceptionnels. De même ici, il n'enseigne pas les « si », tel le cas où le Cohen Gadol serait mort sans remplaçant ; la preuve de Rava n'en est pas une.
- אַהְדְּרוּהָ קַמֵּיהּ דְּרָבָא, אֲמַר: מִבִּישׁוּתִין אָמְרִי קַמַּיְיהוּ, מִטֵּיבוּתִין לָא אָמְרִי קַמַּיְיהוּ.Ils l'ont rapporté devant Rava. Il a dit : vous rapportez devant eux, les Sages de la terre d'Israël, nos mauvaises paroles, et vous ne rapportez pas devant eux nos bonnes paroles !
- והֲדַר אָמַר רָבָא: הָנֵי נָמֵי טֵיבוּתִין הִיא, אָמַר קְרָא: ״סֹלֶת מִנְחָה תָּמִיד״, הֲרֵי הִיא לְךָ כְּמִנְחַת תְּמִידִין.Puis Rava a repris : ceci aussi fait partie de nos bonnes paroles, car le verset dit à propos de l'offrande du Cohen Gadol : « de la fine farine, une offrande perpétuelle (tamid) » (Lévitique 6, 13) : elle est pour toi comme l'offrande des sacrifices perpétuels (temidin) et n'est jamais annulée.
- מַאי הָוֵי עֲלַהּ? אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: שְׁלֵימָה שַׁחֲרִית, וּשְׁלֵימָה בֵּין הָעַרְבָּיִם.Qu'en est-il finalement à ce sujet ? Rav Na'hman bar Its'hak a dit : viens et entends (une preuve), car il a été enseigné (dans une baraïta) : si le Cohen Gadol est mort sans remplaçant, on apporte un issaron entier le matin et un entier l'après-midi.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: פְּלִיגִי בַּהּ אַבָּא יוֹסֵי בֶּן דּוֹסְתַּאי וְרַבָּנַן.Rabbi Yo'hanan a dit : Abba Yossé ben Dostaï et les Sages sont en désaccord à ce sujet, à savoir la quantité d'encens qui accompagne les 'havitin.
- אַבָּא יוֹסֵי בֶּן דּוֹסְתַּאי אוֹמֵר: מַפְרִישׁ לָהּ שְׁנֵי קְמָצִים שֶׁל לְבוֹנָה, קוֹמֶץ שַׁחֲרִית וְקוֹמֶץ בֵּין הָעַרְבָּיִם. וְרַבָּנַן אָמְרִי: מַפְרִישׁ לָהּ קוֹמֶץ אֶחָד, חֲצִי קוֹמֶץ שַׁחֲרִית וַחֲצִי קוֹמֶץ בֵּין הָעַרְבָּיִם.Abba Yossé ben Dostaï dit : on sépare pour elle deux kematsim (poignées) d'encens, un kometz le matin et un kometz l'après-midi. Et les Sages disent : on sépare pour elle un seul kometz, un demi-kometz le matin et un demi-kometz l'après-midi.
- בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? אַבָּא יוֹסֵי בֶּן דּוֹסְתַּאי סָבַר: לָא אַשְׁכְּחַן חֲצִי קוֹמֶץ דְּקָרֵיב, וְרַבָּנַן סָבְרִי: לָא אַשְׁכְּחַן עִשָּׂרוֹן דְּבָעֵי שְׁנֵי קְמָצִים.Sur quoi portent-ils leur désaccord ? Abba Yossé ben Dostaï pense : nous ne trouvons pas de demi-kometz qui soit offert ; il faut donc un kometz entier à chaque fois. Et les Sages pensent : nous ne trouvons pas d'issaron qui requière deux kematsim.
- בָּעֵי רַבִּי יוֹחָנָן: כֹּהֵן גָּדוֹל שֶׁמֵּת וְלֹא מִינּוּ אַחֵר תַּחְתָּיו,Rabbi Yo'hanan a posé la question suivante : si le Cohen Gadol est mort et qu'on n'en a pas nommé un autre à sa place,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.