Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִנְחָה הַבָּאָה עִשָּׂרוֹן וְכוּ׳.à propos de la min'ha (offrande de farine) du Cohen Gadol (grand prêtre), une min'ha venant par un issaron (dixième d'épha), etc., d'une min'ha venant elle aussi par un issaron, à savoir celle qui accompagne les agneaux.
- מַתְנִי׳ לֹא מִינּוּ כֹּהֵן אַחֵר תַּחְתָּיו, מִשֶּׁל מִי הָיְתָה קְרֵיבָה? רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: מִשֶּׁל צִיבּוּר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מִשֶּׁל יוֹרְשִׁין. וּשְׁלֵימָה הָיְתָה קְרֵיבָה.MICHNA : Si on n'a pas nommé d'autre Cohen Gadol à sa place, aux frais de qui sa min'ha était-elle offerte ? Rabbi Chimon dit : Aux frais de la communauté. Rabbi Yehouda dit : Aux frais des héritiers. Et elle était offerte entière, soit un issaron complet.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: כֹּהֵן גָּדוֹל שֶׁמֵּת וְלֹא מִינּוּ כֹּהֵן אַחֵר תַּחְתָּיו, מִנַּיִן שֶׁתְּהֵא מִנְחָתוֹ קְרֵיבָה מִשֶּׁל יוֹרְשִׁין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהַכֹּהֵן הַמָּשִׁיחַ תַּחְתָּיו מִבָּנָיו יַעֲשֶׂה אֹתָהּ״.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Un Cohen Gadol qui est mort et que l'on n'a pas remplacé par un autre Cohen : d'où savons-nous que sa min'ha doit être offerte aux frais des héritiers ? Le verset enseigne : « Et le Cohen oint à sa place, parmi ses fils, la fera » (Lévitique 6, 15).
- יָכוֹל יַקְרִיבֶנָּה חֲצָאִין? תַּלְמוּד לוֹמַר ״אֹתָהּ״ – כּוּלָּהּ וְלֹא חֶצְיָהּ, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.On pourrait penser qu'il l'offrira par moitiés. Le verset enseigne : « la » fera : elle tout entière et non sa moitié. Telles sont les paroles de Rabbi Yehouda.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: ״חׇק עוֹלָם״ – מִשֶּׁל עוֹלָם, ״כָּלִיל תׇּקְטָר״ – שֶׁתְּהֵא כּוּלָּהּ בְּהַקְטָרָה.Rabbi Chimon dit : « Une règle perpétuelle (olam) » : aux frais du monde (olam), c'est-à-dire de la communauté ; « entièrement elle sera fumée » : pour qu'elle soit entièrement vouée à la combustion.
- וְהַאי ״הַכֹּהֵן הַמָּשִׁיחַ״ לְהָכִי הוּא דַּאֲתָא?La Guemara (discussion des Amoraïm) demande : Et ce verset, « le Cohen oint », est-ce pour cela qu'il vient ?
- הַאי מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: ״זֶה קׇרְבַּן אַהֲרֹן וּבָנָיו אֲשֶׁר יַקְרִיבוּ לַה׳ בְּיוֹם הִמָּשַׁח אֹתוֹ״, יָכוֹל יְהוּ אַהֲרֹן וּבָנָיו מַקְרִיבִין קׇרְבָּן אֶחָד? תַּלְמוּד לוֹמַר ״אֲשֶׁר יַקְרִיבוּ לַה׳״, אַהֲרֹן בִּפְנֵי עַצְמוֹ וּבָנָיו בִּפְנֵי עַצְמָן. ״בָּנָיו״ – אֵלּוּ כֹּהֲנִים הֶדְיוֹטוֹת.Il est nécessaire pour ce qui a été enseigné (dans une baraïta) : « Voici l'offrande d'Aharon et de ses fils, qu'ils offriront à Hachem le jour où il sera oint » (Lévitique 6, 13). On pourrait penser qu'Aharon et ses fils offrent une seule offrande. Le verset enseigne : « qu'ils offriront à Hachem » : Aharon pour lui-même et ses fils pour eux-mêmes. « Ses fils » : ce sont les Cohanim ordinaires, qui offrent une min'ha lorsqu'ils prennent leurs fonctions.
- אַתָּה אוֹמֵר כֹּהֲנִים הֶדְיוֹטוֹת, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא כֹּהֲנִים גְּדוֹלִים? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״וְהַכֹּהֵן הַמָּשִׁיחַ תַּחְתָּיו מִבָּנָיו״ – הֲרֵי כֹּהֵן גָּדוֹל אָמוּר, הָא מָה אֲנִי מְקַיֵּים ״בָּנָיו״? אֵלּוּ כֹּהֲנִים הֶדְיוֹטוֹת.Tu dis : des Cohanim ordinaires, ou peut-être ne sont-ce que des Cohanim Guedolim ? Lorsqu'il dit : « Et le Cohen oint à sa place, parmi ses fils », voilà que le Cohen Gadol est mentionné. Comment donc comprendre « ses fils » ? Ce sont les Cohanim ordinaires.
- אִם כֵּן לִכְתּוֹב קְרָא ״הַכֹּהֵן הַמָּשִׁיחַ תַּחְתָּיו בָּנָיו יַעֲשֶׂה״, מַאי ״מִבָּנָיו״? שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ תַּרְתֵּי.La Guemara répond : S'il en était ainsi, que le verset écrive : « Le Cohen oint à sa place, ses fils feront » ; que signifie « parmi ses fils » ? Déduis-en deux enseignements.
- וְרַבִּי שִׁמְעוֹן, הַאי ״אֹתָהּ״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכֹהֵן גָּדוֹל שֶׁמֵּת וּמִינּוּ אַחֵר תַּחְתָּיו, שֶׁלֹּא יָבִיא חֲצִי עִשָּׂרוֹן מִבֵּיתוֹ וְלֹא חֲצִי עִשָּׂרוֹן שֶׁל רִאשׁוֹן.Et Rabbi Chimon, ce mot « la », qu'en fait-il ? Il en a besoin pour le Cohen Gadol qui est mort et que l'on a remplacé par un autre : celui-ci n'apportera ni un demi-issaron de chez lui, ni le demi-issaron du premier.
- וְתִיפּוֹק לֵיהּ מִן ״וּמַחֲצִיתָהּ״? וָי״ו לָא דָּרֵישׁ.Qu'il le déduise plutôt de « et sa moitié » ! Il n'interprète pas le vav (la conjonction « et »).
- וְרַבִּי יְהוּדָה, הַאי ״חׇק עוֹלָם״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? חוּקָּה לְעוֹלָם תְּהֵא.Et Rabbi Yehouda, cette expression, « une règle perpétuelle », qu'en fait-il ? C'est une règle qui sera pour toujours.
- ״כָּלִיל תׇּקְטָר״ לְמָה לִי? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: אֵין לִי אֶלָּא עֶלְיוֹנָה (מִנְחַת כֹּהֵן גָּדוֹל) בְּ״כָלִיל תׇּקְטָר״, וְתַחְתּוֹנָה (מִנְחַת כֹּהֵן הֶדְיוֹט) בְּ״לֹא תֵאָכֵל״.« Entièrement elle sera fumée », pourquoi en ai-je besoin ? Il en a besoin pour ce qui a été enseigné : Je n'ai que la supérieure (la min'ha du Cohen Gadol) soumise à « entièrement elle sera fumée » (Lévitique 6, 15), et l'inférieure (la min'ha du Cohen ordinaire) soumise à « elle ne sera pas mangée » (Lévitique 6, 16).
- מִנַּיִן לִיתֵּן אֶת הָאָמוּר שֶׁל זֶה בָּזֶה וְאֶת הָאָמוּר שֶׁל זֶה בָּזֶה? תַּלְמוּד לוֹמַר ״כָּלִיל״ ״כָּלִיל״ לִגְזֵירָה שָׁוָה, נֶאֱמַר כָּאן ״כָּלִיל״ וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״כָּלִיל״,D'où savons-nous qu'il faut appliquer ce qui est dit de l'une à l'autre, et ce qui est dit de l'autre à la première ? Le verset enseigne : « entièrement », « entièrement », pour une guezéra chava (analogie textuelle) : il est dit ici « entièrement » et il est dit là-bas « entièrement ».
- מָה כָּאן בְּ״כָלִיל תׇּקְטָר״, אַף לְהַלָּן בְּ״כָלִיל תׇּקְטָר״. וּמָה לְהַלָּן לִיתֵּן לֹא תַעֲשֶׂה עַל אֲכִילָתוֹ, אַף כָּאן לִיתֵּן לֹא תַעֲשֶׂה עַל אֲכִילָתָהּ.De même qu'ici elle est soumise à « entièrement elle sera fumée », de même là-bas elle est soumise à « entièrement elle sera fumée ». Et de même que là-bas cela vient poser un interdit sur sa consommation, de même ici cela vient poser un interdit sur sa consommation.
- וְסָבַר רַבִּי שִׁמְעוֹן מִשֶּׁל צִיבּוּר דְּאוֹרָיְיתָא?La Guemara demande : Et Rabbi Chimon est-il d'avis que l'obligation aux frais de la communauté est de la Torah ?
- וְהָתְנַן, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: שִׁבְעָה דְּבָרִים הִתְקִינוּ בֵּית דִּין, וְזֶה אֶחָד מֵהֶן. גּוֹי שֶׁשָּׁלַח עוֹלָתוֹ מִמְּדִינַת הַיָּם, שָׁלַח עִמָּהּ נְסָכִים – (קְרֵיבָה) [קְרֵיבִין] מִשֶּׁלּוֹ, וְאִם לָאו – קְרֵיבִין מִשֶּׁל צִיבּוּר.Or voici que nous avons appris (dans une Michna, Chekalim 7, 6) : Rabbi Chimon a dit : Le tribunal a institué sept choses, et celle-ci en est une. Un non-Juif qui a envoyé son holocauste d'un pays d'outre-mer : s'il a envoyé avec lui les libations, elles sont offertes à ses frais, et sinon, elles sont offertes aux frais de la communauté.
- וְכֵן גֵּר שֶׁמֵּת, וְהִנִּיחַ זְבָחִים – יֵשׁ לוֹ נְסָכִים קְרֵיבִין מִשֶּׁלּוֹ, וְאִם לָאו – קְרֵיבִין מִשֶּׁל צִיבּוּר.De même, un converti qui est mort et a laissé des sacrifices : s'il a des libations, elles sont offertes à ses frais, et sinon, elles sont offertes aux frais de la communauté.
- וּתְנַאי בֵּית דִּין הוּא, כֹּהֵן גָּדוֹל שֶׁמֵּת וְלֹא מִינּוּ כֹּהֵן אַחֵר תַּחְתָּיו, שֶׁתְּהֵא מִנְחָתוֹ קְרֵיבָה מִשֶּׁל צִיבּוּר.Et c'est une condition du tribunal : un Cohen Gadol qui est mort et que l'on n'a pas remplacé par un autre Cohen, sa min'ha sera offerte aux frais de la communauté. Il s'agit donc d'une institution rabbinique, et non d'une loi de la Torah.
- אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: (שְׁנֵי) [שְׁתֵּי] תַּקָּנוֹת הֲווֹ.Rabbi Abahou a dit : Il y a eu deux institutions.
- דְּאוֹרָיְיתָא מִדְּצִיבּוּר, כֵּיוָן דַּחֲזוֹ דְּקָא מִידַּחְקָא לִישְׁכָּה – תַּקִּינוּ דְּלִגְבֵּי מִיּוֹרְשִׁים, כֵּיוָן דַּחֲזוֹ דְּקָא פָשְׁעִי בַּהּ – אוֹקְמוּהָ אַדְּאוֹרָיְיתָא.De la Torah, elle venait de la communauté ; lorsqu'ils ont vu que la Chambre du Trésor s'épuisait, ils ont institué de la percevoir auprès des héritiers ; lorsqu'ils ont vu que ceux-ci la négligeaient, ils l'ont rétablie selon la Torah.
- וְעַל פָּרָה שֶׁלֹּא יְהוּ מוֹעֲלִין בְּאֶפְרָהּ דְּאוֹרָיְיתָא הִיא! דְּתַנְיָא: ״חַטָּאת הִיא״, מְלַמֵּד שֶׁמּוֹעֲלִין בַּהּ – ״הִיא״, בָּהּ מוֹעֲלִין,La Guemara cite la suite de la Michna de Chekalim : « Et au sujet de la Vache rousse, qu'on ne commette pas de mé'ila (profanation d'un bien sacré) avec sa cendre. » Mais c'est de la Torah ! Car il a été enseigné : « C'est un 'hatat » (Nombres 19, 9) enseigne qu'on commet une mé'ila avec elle. « C'est » : c'est avec elle qu'on commet une mé'ila,
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