Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מָה לִי אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן? טַעְמָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן מִשּׁוּם מַחְשָׁבָה דְּמִינַּכְרָא לָא פָּסְלָה, וְהָא מַחְשָׁבָה דְּמִינַּכְרָא הוּא.que dit, selon moi, Rabbi Chimon ? La raison de Rabbi Chimon, qui valide une min'ha (offrande de farine) au nom d'une autre, est-elle qu'une intention reconnaissable comme fausse n'invalide pas ? Alors celle-ci aussi est une intention reconnaissable, et elle ne devrait pas invalider.
- אוֹ דִילְמָא טַעְמָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן מִשּׁוּם דִּכְתִיב: ״וְזֹאת תּוֹרַת הַמִּנְחָה״, וְזֶבַח לָא כְּתִיב. אֲמַר לֵיהּ: כְּלוּם הִגַּעְנוּ לְסוֹף דַּעְתּוֹ שֶׁל רַבִּי שִׁמְעוֹן?Ou peut-être la raison de Rabbi Chimon est-elle qu'il est écrit : « Voici la loi de la min'ha » (Lévitique 6, 7), et le sacrifice animal n'est pas écrit, si bien qu'elle serait invalide ? Il lui a dit : Sommes-nous donc parvenus au fond de la pensée de Rabbi Chimon ? Sa raison n'est pas connue.
- כְּרַבָּה לָא מְשַׁנֵּי לֵיהּ, מִשּׁוּם קוּשְׁיָא דְאַבָּיֵי.Il ne lui a pas résolu la question comme Rabba, à cause de l'objection d'Abayé (2b), selon laquelle les deux cas proviennent du même hékech (rapprochement de deux sujets dans un même verset).
- כְּרָבָא לָא מְשַׁנֵּי לֵיהּ, מִשּׁוּם קוּשְׁיָא ״וְזֹאת תּוֹרַת הַחַטָּאת״.Il ne lui a pas résolu comme Rava, à cause de l'objection de « Voici la loi du 'hatat (sacrifice expiatoire) » (Lévitique 6, 18) : malgré ce verset, un 'hatat abattu au nom d'un autre 'hatat n'est pas valable.
- כְּרַב אָשֵׁי לָא מְשַׁנֵּי לֵיהּ, מִשּׁוּם קוּשְׁיָא דְּרַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא.Il ne lui a pas résolu comme Rav Achi, à cause de l'objection de Rav A'ha, fils de Rava, sur la min'ha sèche au nom d'une pétrie à l'huile.
- חוּץ מִמִּנְחַת חוֹטֵא וּמִנְחַת קְנָאוֹת. בִּשְׁלָמָא מִנְחַת חוֹטֵא – ״חַטָּאת״ קַרְיַיהּ רַחֲמָנָא, ״לֹא יָשִׂים עָלֶיהָ שֶׁמֶן וְלֹא יִתֵּן עָלֶיהָ לְבוֹנָה כִּי חַטָּאת הִיא וְגוֹ׳״, אֶלָּא מִנְחַת קְנָאוֹת מְנָלַן?La Michna a enseigné : toutes les min'hot sont valables, sauf la min'ha du pécheur et la min'ha de jalousie. Il est compréhensible que la min'ha du pécheur soit invalide : le Miséricordieux l'a appelée 'hatat : « Il n'y versera pas d'huile et il n'y mettra pas d'encens, car c'est un 'hatat, etc. » (Lévitique 5, 11). Mais la min'ha de jalousie, d'où le savons-nous ?
- דְּתָנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן: מִנְחַת קְנָאוֹת מוֹתָרָהּ נְדָבָה.La Guemara répond : Car un Tanna (récitant de baraïtot) a enseigné devant Rav Na'hman : Pour la min'ha de jalousie, son excédent d'argent va à l'offrande volontaire de la communauté.
- אֲמַר לֵיהּ: שַׁפִּיר קָאָמְרַתְּ, ״מַזְכֶּרֶת עָוֹן״ כְּתִיב בָּהּ, וּבְחַטָּאת כְּתִיב: ״וְאֹתָהּ נָתַן לָכֶם לָשֵׂאת אֶת עֲוֹן הָעֵדָה״, מָה חַטָּאת מוֹתָרָהּ נְדָבָה – אַף מִנְחַת קְנָאוֹת מוֹתָרָהּ נְדָבָה. וְכַחַטָּאת, מָה חַטָּאת פְּסוּלָה שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ – אַף מִנְחַת קְנָאוֹת פְּסוּלָה שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ.Il lui a dit : Tu parles bien : il est écrit à son sujet : « qui rappelle la faute » (Nombres 5, 15), et il est écrit pour le 'hatat : « Il vous l'a donné pour porter la faute de l'assemblée » (Lévitique 10, 17). De même que pour le 'hatat son excédent va à l'offrande volontaire, de même pour la min'ha de jalousie son excédent va à l'offrande volontaire. Et comme le 'hatat : de même que le 'hatat est invalide non en son nom, de même la min'ha de jalousie est invalide non en son nom.
- אֶלָּא מֵעַתָּה, אָשָׁם יְהֵא פָּסוּל שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ, דְּגָמַר ״עָוֹן״ ״עָוֹן״ מֵחַטָּאת.Mais alors, l'acham (sacrifice de culpabilité) devrait être invalide non en son nom, car on apprend « faute » de « faute » à partir du 'hatat, puisqu'il est écrit pour l'acham : « il portera sa faute » (Lévitique 5, 17) !
- דָּנִין ״עָוֹן״ מֵ״עָוֹן״, וְאֵין דָּנִין ״עֲוֹנוֹ״ מֵ״עָוֹן״.La Guemara répond : On déduit « faute » de « faute », et on ne déduit pas « sa faute » de « faute ».
- מַאי נָפְקָא מִינַּהּ? וְהָא תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״וְשָׁב הַכֹּהֵן״ ״וּבָא הַכֹּהֵן״ – זוֹ הִיא שִׁיבָה זוֹ הִיא בִּיאָה.Quelle différence cela fait-il ? L'école de Rabbi Ichmaël n'a-t-elle pas enseigné : « Le Cohen (prêtre) reviendra » (Lévitique 14, 39), « le Cohen viendra » (Lévitique 14, 44) : ce retour est cette venue ! À plus forte raison une seule lettre ne devrait pas empêcher la guezéra chava (analogie textuelle).
- וְעוֹד, לִיגְמַר ״עֲוֹנוֹ״ ״עֲוֹנוֹ״ מֵעָוֹן דִּשְׁמִיעַת הַקּוֹל, דִּכְתִיב: ״אִם לֹא יַגִּיד וְנָשָׂא עֲוֹנוֹ״.De plus, qu'on apprenne « sa faute », « sa faute », à partir de la faute de celui qui entend l'adjuration et doit un 'hatat, comme il est écrit : « S'il ne le déclare pas, il portera sa faute » (Lévitique 5, 1).
- אֶלָּא, כִּי גָמְרִי גְּזֵירָה שָׁוָה, לְמוֹתַר נְדָבָה הוּא דְּגָמְרִי.Plutôt, lorsqu'on a appris la guezéra chava, c'est seulement pour l'excédent allant à l'offrande volontaire qu'on l'a apprise, et non pour l'invalidité non en son nom.
- וְכִי תֵימָא: אֵין גְּזֵירָה שָׁוָה לְמֶחֱצָה – גַּלִּי רַחֲמָנָא גַּבֵּי חַטָּאת, ״וְשָׁחַט אוֹתָהּ לְחַטָּאת״ – אוֹתָהּ לִשְׁמָהּ כְּשֵׁירָה, שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ פְּסוּלָה. אֲבָל כׇּל קָדָשִׁים, בֵּין לִשְׁמָן בֵּין שֶׁלֹּא לִשְׁמָן – כְּשֵׁרִים.Et si tu dis : il n'y a pas de guezéra chava à moitié, le Miséricordieux a révélé à propos du 'hatat : « Il l'abattra en 'hatat » (Lévitique 4, 33) : lui, en son nom, est valable, non en son nom, invalide ; mais tous les autres sacrifices, qu'ils soient en leur nom ou non en leur nom, sont valables.
- אֶלָּא, מִנְחַת חוֹטֵא וּמִנְחַת קְנָאוֹת דִּפְסוּלִין שֶׁלֹּא לִשְׁמָן, מְנָלַן?Mais alors, que la min'ha du pécheur et la min'ha de jalousie soient invalides non en leur nom, d'où le savons-nous ?
- חַטָּאת טַעְמָא מַאי, מִשּׁוּם דִּכְתִיב בַּהּ ״הִיא״, הָכִי נָמֵי, הָא כְּתִיב בְּהוּ ״הִיא״.Le 'hatat, quelle en est la raison ? Parce qu'il est écrit à son sujet « c'est lui » (Lévitique 4, 24). De même ici : il est écrit à leur sujet « c'est elle » (Lévitique 5, 11 ; Nombres 5, 15).
- אָשָׁם נָמֵי, הָא כְּתִיב בֵּיהּ ״הוּא״, הָהוּא ״הוּא״ לְאַחַר הַקְטָרַת אֵימוּרִין הוּא דִּכְתִיב.L'acham aussi, il est écrit à son sujet « c'est lui » (Lévitique 7, 5) ! Ce « c'est lui » est écrit après la combustion des eimourim (parties brûlées sur l'autel).
- כִּדְתַנְיָא: אֲבָל אָשָׁם לֹא נֶאֱמַר בּוֹ ״הוּא״ אֶלָּא לְאַחַר הַקְטָרַת אֵימוּרִין, הוּא עַצְמוֹ שֶׁלֹּא הוּקְטְרוּ אֵימוּרָיו כָּשֵׁר.Comme il a été enseigné dans une baraïta : Mais pour l'acham, « c'est lui » n'a été dit qu'après la combustion des eimourim, et lui-même, dont les eimourim n'ont pas été brûlés, est valable.
- וְאֶלָּא ״הוּא״ לְמָה לִי? לְכִדְרַב הוּנָא אָמַר רַב: אָשָׁם שֶׁנִּיתַּק לִרְעִיָּיה, וּשְׁחָטוֹ סְתָם – כָּשֵׁר לְשׁוּם עוֹלָה.Mais alors, « c'est lui », pourquoi me le faut-il ? Pour l'enseignement de Rav Houna, qui a dit au nom de Rav : Un acham dont le propriétaire est mort ou a été expié autrement et qui a été envoyé au pâturage jusqu'à ce qu'il ait un défaut, et que l'on a abattu sans précision, est valable au nom d'une ola (holocauste).
- נִיתַּק – אִין, לֹא נִיתַּק – לָא. אָמַר קְרָא: ״הוּא״, בַּהֲוָיָיתוֹ יְהֵא.Envoyé au pâturage, oui ; non envoyé, non. Le verset a dit : « c'est lui » : qu'il reste en son état.
- אָמַר רַב: מִנְחַת הָעוֹמֶר שֶׁקְּמָצָהּ שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ – פְּסוּלָה, הוֹאִיל וּבָאת לְהַתִּיר וְלֹא הִתִּירָה. וְכֵן אַתָּה אוֹמֵר בַּאֲשַׁם נָזִירRav a dit : La min'ha du omèr (offrande d'orge du 16 Nissan), dont on a prélevé la poignée non en son nom, est invalide, puisqu'elle est venue pour permettre la nouvelle récolte et n'a pas permis. Et de même tu diras pour l'acham du nazir devenu impur,
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