Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תְּנָא אַ״זֹּאת תּוֹרַת הָעֹלָה״ רִיבָּה סְמִיךְ לֵיהּ.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) répond : le Tanna de cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) s'appuie sur « Voici la loi de la ola » (Lévitique 6, 2), qui inclut tout ce qui monte sur l'autel : même disqualifié, cela n'en redescend pas. C'est la véritable source de la règle, le cas de l'autel privé n'étant qu'un appui.
- תָּנֵי רַבָּה בַּר בַּר חַנָּה קַמֵּיהּ דְּרַב: כִּבְשֵׂי עֲצֶרֶת שֶׁשְּׁחָטָן לְשׁוּם אֵילִים – כְּשֵׁרִין, וְלֹא עָלוּ לַבְּעָלִים לְשׁוּם חוֹבָה. אֲמַר לֵיהּ רַב: עָלוּ וְעָלוּ.Rabba bar bar 'Hana a enseigné devant Rav : les agneaux d'Atséret (Chavouot) qu'on a abattus au nom de béliers sont valables, mais ils ne sont pas comptés aux propriétaires au titre de l'obligation. Rav lui dit : ils sont comptés, et bien comptés !
- אָמַר רַב חִסְדָּא: מִסְתַּבְּרָא מִילְּתֵיהּ דְּרַב בִּכְסָבוּר אֵילִים, וּשְׁחָטָן לְשׁוּם כְּבָשִׂים, שֶׁהֲרֵי כְּבָשִׂים לְשׁוּם כְּבָשִׂים נִשְׁחֲטוּ.Rav 'Hisda dit : la parole de Rav est raisonnable lorsqu'il pensait que c'étaient des béliers et les a abattus au nom d'agneaux, car voici que des agneaux ont été abattus au nom d'agneaux.
- אֲבָל כְּסָבוּר אֵילִים, וּשְׁחָטָן לְשׁוּם אֵילִים – לָא. עֲקִירָה בְּטָעוּת הָוְיָא עֲקִירָה; וְרַבָּה אָמַר: עֲקִירָה בְּטָעוּת לָא הָוְיָא עֲקִירָה.Mais lorsqu'il pensait que c'étaient des béliers et les a abattus au nom de béliers, non : un déracinement par erreur est un déracinement de la destination du sacrifice. Et Rabba a dit : un déracinement par erreur n'est pas un déracinement.
- אָמַר רָבָא: וּמוֹתְבִינַן אַשְּׁמַעְתִּין, הַכֹּהֲנִים שֶׁפִּיגְּלוּ בַּמִּקְדָּשׁ מְזִידִין – חַיָּיבִין, הָא שׁוֹגְגִין – פְּטוּרִין, וְתָנֵי עֲלַהּ: פִּיגּוּלָן פִּיגּוּל.Rava dit : nous objectons à notre propre enseignement : les Cohanim (prêtres) qui ont rendu pigoul (sacrifice disqualifié par une pensée illicite) un sacrifice dans le Temple : s'ils l'ont fait délibérément, ils sont 'hayav (passibles) de rembourser le sacrifice ; il s'ensuit que s'ils l'ont fait par inadvertance, ils sont pétour (exempts). Et il est enseigné à ce sujet : leur pigoul est un pigoul.
- הֵיכִי דָּמֵי? אִילֵּימָא דְּיָדַע דְּחַטָּאת הִיא, וְקָא מְחַשֵּׁב בַּהּ לְשׁוּם שְׁלָמִים – הַאי שׁוֹגְגִין?! מְזִידִין הָווּ!De quel cas s'agit-il ? Si nous disons qu'il savait que c'était une 'hatat (sacrifice expiatoire), qui se mange un jour et une nuit, et qu'il l'a pensée au nom de chelamim (sacrifices de paix), qui se mangent deux jours et une nuit, est-ce là « par inadvertance » ? Ils ont agi délibérément !
- אֶלָּא לָאו דִּכְסָבוּר שְׁלָמִים הוּא, וְקָא מְחַשֵּׁב בַּהּ לְשׁוּם שְׁלָמִים, וְקָתָנֵי: פִּיגּוּלָן פִּיגּוּל, אַלְמָא עֲקִירָה בְּטָעוּת הָוְיָא עֲקִירָה.N'est-ce donc pas plutôt qu'il pensait que c'étaient des chelamim, et il l'a pensée au nom de chelamim ; et il est enseigné : leur pigoul est un pigoul. On voit donc qu'un déracinement par erreur est un déracinement, contrairement à Rabba.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: לְעוֹלָם דְּיָדַע דְּחַטָּאת הִיא, וְקָא מְחַשֵּׁב בַּהּ לְשׁוּם שְׁלָמִים, וּבְאוֹמֵר ״מוּתָּר״.Abayé lui dit : en réalité, il savait que c'était une 'hatat, et il l'a pensée au nom de chelamim, mais il s'agit d'un cas où il dit : « c'est permis », croyant à tort que cette pensée est licite ; c'est cela, l'inadvertance.
- מֵתִיב רַבִּי זֵירָא: רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר, כׇּל מְנָחוֹת שֶׁנִּקְמְצוּ שֶׁלֹּא לִשְׁמָן – כְּשֵׁרוֹת, וְעָלוּ לַבְּעָלִים לְשׁוּם חוֹבָה.Rabbi Zeira a objecté : Rabbi Chimon dit : toutes les min'hot (offrandes de farine) dont la poignée a été prélevée sans intention de leur destination sont valables et sont comptées aux propriétaires au titre de l'obligation.
- שֶׁאֵין הַמְּנָחוֹת דּוֹמוֹת לַזְּבָחִים, שֶׁהַקּוֹמֵץ מַחֲבַת לְשׁוּם מַרְחֶשֶׁת – מַעֲשֶׂיהָ מוֹכִיחִין עָלֶיהָ שֶׁהִיא מַחֲבַת, חֲרֵבָה לְשׁוּם בְּלוּלָה – מַעֲשֶׂיהָ מוֹכִיחִין עָלֶיהָ שֶׁהִיא חֲרֵבָה.Car les min'hot ne ressemblent pas aux sacrifices d'animaux : celui qui prélève la poignée d'une min'ha de ma'havat (poêle plate) au nom d'une min'ha de mar'hechet (poêle profonde) : sa confection prouve qu'elle est de ma'havat ; une sèche au nom d'une pétrie à l'huile : sa confection prouve qu'elle est sèche.
- אֲבָל בִּזְבָחִים אֵינוֹ כֵּן, שְׁחִיטָה אַחַת לְכוּלָּן, קַבָּלָה אַחַת לְכוּלָּן, זְרִיקָה אַחַת לְכוּלָּן.Mais pour les sacrifices d'animaux, il n'en est pas ainsi : un seul abattage pour tous, une seule réception du sang pour tous, une seule aspersion pour tous.
- הֵיכִי דָּמֵי? אִילֵּימָא דְּיָדַע דְּמַחֲבַת הִיא, וְקָא קָמֵיץ לָהּ לְשׁוּם מַרְחֶשֶׁת – כִּי מַעֲשֶׂיהָ מוֹכִיחִין, מַאי הָוֵי? הָא מִיעְקָר קָא עָקַיר לַהּ!De quel cas s'agit-il ? Si nous disons qu'il savait que c'était une ma'havat, et qu'il en a prélevé la poignée au nom d'une mar'hechet, si sa confection le prouve, qu'importe ? Voici qu'il la déracine sciemment !
- אֶלָּא לָאו דִּכְסָבוּר מַרְחֶשֶׁת הִיא, וְקָא קָמֵיץ לָהּ לְשׁוּם מַרְחֶשֶׁת, וּטְעָה, דְּהָכָא הוּא דְּמַעֲשֶׂיהָ מוֹכִיחִין עָלֶיהָ, הָא בְּעָלְמָא עֲקִירָה בְּטָעוּת הָוְיָא עֲקִירָה.N'est-ce donc pas plutôt qu'il pensait que c'était une mar'hechet, et il en a prélevé la poignée au nom d'une mar'hechet, et il s'est trompé : c'est ici que sa confection le prouve ; mais en général, un déracinement par erreur est un déracinement, contrairement à Rabba.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: לְעוֹלָם דְּיָדַע דְּמַחֲבַת הִיא, וְקָא קָמֵיץ לַהּ לְשׁוּם מַרְחֶשֶׁת.Abayé lui dit : en réalité, il savait que c'était une ma'havat, et il en a prélevé la poignée au nom d'une mar'hechet.
- וּדְקָא אָמְרַתְּ: כִּי מַעֲשֶׂיהָ מוֹכִיחִין עָלֶיהָ מַאי הָוֵי? רָבָא לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר רָבָא: מַחְשָׁבָה דְּלָא מִינַּכְרָא – פְּסַל רַחֲמָנָא, מַחְשָׁבָה דְּמִינַּכְרָא – לָא פְּסַל רַחֲמָנָא.Et quant à ce que tu as dit : si sa confection le prouve, qu'importe ? Rava suit son propre raisonnement, car Rava a dit : une pensée qui n'est pas manifestement fausse, le Miséricordieux l'a disqualifiée ; une pensée qui est manifestement fausse, le Miséricordieux ne l'a pas disqualifiée.
- מַתְנִי׳ הַתְּמִידִין אֵין מְעַכְּבִין אֶת הַמּוּסָפִין, וְלֹא הַמּוּסָפִין מְעַכְּבִין אֶת הַתְּמִידִין, וְלֹא הַמּוּסָפִין מְעַכְּבִין זֶה אֶת זֶה. לֹא הִקְרִיבוּ כֶּבֶשׂ בַּבּוֹקֶר – יַקְרִיבוּ בֵּין הָעַרְבַּיִם.MICHNA : Les temidim (sacrifices quotidiens) n'empêchent pas les moussafim (sacrifices additionnels), et les moussafim n'empêchent pas les temidim, et les moussafim ne s'empêchent pas l'un l'autre. Si l'on n'a pas offert l'agneau le matin, on l'offrira entre les deux soirs (l'après-midi).
- אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: אֵימָתַי? בִּזְמַן שֶׁהָיוּ אֲנוּסִין אוֹ שׁוֹגְגִין, אֲבָל אִם הָיוּ מְזִידִין וְלֹא הִקְרִיבוּ כֶּבֶשׂ בַּבּוֹקֶר – לֹא יַקְרִיבוּ בֵּין הָעַרְבַּיִם.Rabbi Chimon dit : quand cela ? Lorsqu'ils ont été empêchés ou ont agi par inadvertance ; mais s'ils ont agi délibérément et n'ont pas offert l'agneau le matin, ils ne l'offriront pas entre les deux soirs.
- לֹא הִקְטִירוּ קְטוֹרֶת בַּבּוֹקֶר – יַקְטִירוּ בֵּין הָעַרְבַּיִם.S'ils n'ont pas fait fumer l'encens le matin, ils le feront fumer entre les deux soirs.
- אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: וְכוּלָּהּ הָיְתָה קְרֵיבָה בֵּין הָעַרְבַּיִם, שֶׁאֵין מְחַנְּכִין אֶת מִזְבַּח הַזָּהָב אֶלָּא בִּקְטוֹרֶת הַסַּמִּים, וְלֹא מִזְבַּח הָעוֹלָה אֶלָּא בְּתָמִיד שֶׁל שַׁחַר, וְלֹא אֶת הַשּׁוּלְחָן אֶלָּא בְּלֶחֶם הַפָּנִים בְּשַׁבָּת, וְלֹא אֶת הַמְּנוֹרָה אֶלָּא בְּשִׁבְעָה נֵרוֹתֶיהָ בֵּין הָעַרְבַּיִם.Rabbi Chimon dit : et tout était offert entre les deux soirs, car on n'inaugure l'autel d'or qu'avec l'encens des aromates, offert l'après-midi, et l'autel de la ola (holocauste) qu'avec le tamid du matin, et la Table qu'avec le pain de proposition le Chabbat, et le Candélabre qu'avec ses sept lampes entre les deux soirs.
- גְּמָ׳ בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי חִיָּיא בַּר אָבִין מֵרַב חִסְדָּא: צִיבּוּר שֶׁאֵין לָהֶן תְּמִידִין וּמוּסָפִין, אֵי זֶה מֵהֶן קוֹדֵם?GUEMARA : Rabbi 'Hiya bar Avin a demandé à Rav 'Hisda : une communauté qui n'a pas de quoi offrir à la fois les temidim et les moussafim, lesquels ont la priorité ?
- הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא תְּמִידִין דְּיוֹמֵיהּ וּמוּסָפִין דְּיוֹמֵיהּ – פְּשִׁיטָא תְּמִידִין עֲדִיפִי, דְּהָווּ לְהוּ תָּדִיר וּמְקוּדָּשׁ!De quel cas s'agit-il ? Si nous disons les temidim du jour et les moussafim du jour, il est évident que les temidim sont préférables, car ils sont à la fois fréquents et sanctifiés !
- אֶלָּא, תְּמִידִין דְּלִמְחַר וּמוּסָפִין דְּהָאִידָּנָא – תְּמִידִין עֲדִיפִי, שֶׁכֵּן תָּדִיר, אוֹ דִלְמָא מוּסָפִין עֲדִיפִי, דְּהָווּ לְהוּ מְקוּדָּשׁ?Plutôt, il s'agit des temidim de demain et des moussafim d'aujourd'hui : les temidim sont-ils préférables, car ils sont fréquents, ou bien les moussafim sont-ils préférables, car ils sont sanctifiés ?
- אֲמַר לֵיהּ, תְּנֵיתוּהָ: הַתְּמִידִין אֵין מְעַכְּבִין אֶת הַמּוּסָפִין, וְלֹא הַמּוּסָפִין מְעַכְּבִין אֶת הַתְּמִידִין, וְלֹא הַמּוּסָפִין מְעַכְּבִין זֶה אֶת זֶה.Il lui dit : vous l'avez appris : les temidim n'empêchent pas les moussafim, et les moussafim n'empêchent pas les temidim, et les moussafim ne s'empêchent pas l'un l'autre.
- הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דְּאִית לֵיהּ, וּלְקַדֵּם, וְהָתַנְיָא: מִנַּיִן שֶׁלֹּא יְהֵא דָּבָר קוֹדֵם לְתָמִיד שֶׁל שַׁחַר? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְעָרַךְ עָלֶיהָ הָעֹלָה״.De quel cas s'agit-il ? Si nous disons qu'on a les deux, et qu'il s'agit d'en faire passer un avant l'autre, n'a-t-il pas été enseigné : d'où savons-nous que rien ne précède le tamid du matin ? Le verset dit : « et il disposera sur lui la ola » (Lévitique 6, 5).
- וְאָמַר רָבָא: ״הָעֹלָה״ – עוֹלָה רִאשׁוֹנָה!Et Rava a dit : « la ola » : la première ola !
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