Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- זִיל טְפֵי.L'esclave est plus vil encore que la femme, et il convient donc de réciter une bénédiction supplémentaire pour ne pas avoir été créé esclave.
- תָּנוּ רַבָּנַן: חִלָּזוֹן זֶה, גּוּפוֹ דּוֹמֶה לַיָּם, וּבְרִיָּיתוֹ דּוֹמָה לְדָג, וְעוֹלֶה אֶחָד לְשִׁבְעִים שָׁנָה, וּבְדָמוֹ צוֹבְעִין תְּכֵלֶת, לְפִיכָךְ דָּמָיו יְקָרִים.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : ce 'hilazon (l'animal d'où l'on tire la teinture des tsitsit, les franges rituelles) : son corps ressemble à la mer par sa couleur, sa forme ressemble à celle d'un poisson, il remonte de la terre une fois en soixante-dix ans, et c'est avec son sang que l'on teint la tékhélèt (la laine bleu azur des tsitsit). Il est rare, c'est pourquoi son prix est élevé.
- תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי נָתָן: אֵין לָךְ כׇּל מִצְוָה קַלָּה שֶׁכְּתוּבָה בְּתוֹרָה, שֶׁאֵין מַתַּן שְׂכָרָהּ בְּעוֹלָם הַזֶּה, וְלָעוֹלָם הַבָּא אֵינִי יוֹדֵעַ כַּמָּה. צֵא וּלְמַד מִמִּצְוַת צִיצִית.Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Natan a dit : il n'est aucune mitsva (commandement), si légère soit-elle, écrite dans la Torah, dont la récompense ne soit donnée en ce monde ; et pour le monde à venir, je ne sais combien elle sera grande. Va et apprends-le de la mitsva des tsitsit, par le récit suivant.
- מַעֲשֶׂה בְּאָדָם אֶחָד שֶׁהָיָה זָהִיר בְּמִצְוַת צִיצִית, שָׁמַע שֶׁיֵּשׁ זוֹנָה בִּכְרַכֵּי הַיָּם שֶׁנּוֹטֶלֶת אַרְבַּע מֵאוֹת זְהוּבִים בִּשְׂכָרָהּ, שִׁיגֵּר לָהּ אַרְבַּע מֵאוֹת זְהוּבִים וְקָבַע לָהּ זְמַן, כְּשֶׁהִגִּיעַ זְמַנּוֹ, בָּא וְיָשַׁב עַל הַפֶּתַח.Il arriva à un homme, qui était scrupuleux dans la mitsva des tsitsit, qu'il entendît dire qu'il y avait une prostituée dans les villes d'outre-mer, qui prenait quatre cents pièces d'or pour salaire. Il lui envoya quatre cents pièces d'or et fixa avec elle un moment. Lorsque son moment arriva, il vint et s'assit à l'entrée de sa maison.
- נִכְנְסָה שִׁפְחָתָהּ וְאָמְרָה לָהּ: אוֹתוֹ אָדָם שֶׁשִּׁיגֵּר לִיךְ אַרְבַּע מֵאוֹת זְהוּבִים בָּא וְיָשַׁב עַל הַפֶּתַח. אָמְרָה הִיא: יִכָּנֵס. נִכְנַס, הִצִּיעָה לוֹ שֶׁבַע מִטּוֹת, שֵׁשׁ שֶׁל כֶּסֶף וְאַחַת שֶׁל זָהָב, וּבֵין כׇּל אַחַת וְאַחַת סוּלָּם שֶׁל כֶּסֶף, וְעֶלְיוֹנָה שֶׁל זָהָב.Sa servante entra et lui dit : cet homme qui t'a envoyé quatre cents pièces d'or est venu et s'est assis à l'entrée. Elle dit : qu'il entre. Il entra. Elle lui prépara sept lits, six d'argent et un d'or ; et entre chacun d'eux, une échelle d'argent, et le plus haut était celui d'or.
- עָלְתָה וְיָשְׁבָה עַל גַּבֵּי עֶלְיוֹנָה כְּשֶׁהִיא עֲרוּמָּה, וְאַף הוּא עָלָה לֵישֵׁב עָרוֹם כְּנֶגְדָּהּ, בָּאוּ אַרְבַּע צִיצִיּוֹתָיו וְטָפְחוּ לוֹ עַל פָּנָיו, נִשְׁמַט וְיָשַׁב לוֹ עַל גַּבֵּי קַרְקַע, וְאַף הִיא נִשְׁמְטָה וְיָשְׁבָה עַל גַּבֵּי קַרְקַע. אָמְרָה לוֹ: גַּפָּהּ שֶׁל רוֹמִי, שֶׁאֵינִי מַנִּיחָתְךָ עַד שֶׁתֹּאמַר לִי מָה מוּם רָאִיתָ בִּי.Elle monta et s'assit sur le lit le plus haut, nue, et lui aussi monta pour s'asseoir nu face à elle. Mais ses quatre tsitsit vinrent et le frappèrent au visage. Il se laissa glisser et s'assit à terre, et elle aussi se laissa glisser et s'assit à terre. Elle lui dit : je le jure par la gappa de Rome (selon Rachi, la vie de l'empereur, ou une idole) : je ne te laisserai pas partir tant que tu ne m'auras pas dit quel défaut tu as vu en moi.
- אָמַר לָהּ: הָעֲבוֹדָה, שֶׁלֹּא רָאִיתִי אִשָּׁה יָפֶה כְּמוֹתֵךְ, אֶלָּא מִצְוָה אַחַת צִיוָּנוּ ה׳ אֱלֹהֵינוּ וְצִיצִית שְׁמָהּ, וּכְתִיב בָּהּ: ״אֲנִי ה׳ אֱלֹהֵיכֶם״ שְׁתֵּי פְעָמִים – אֲנִי הוּא שֶׁעָתִיד לִיפָּרַע, וַאֲנִי הוּא שֶׁעָתִיד לְשַׁלֵּם שָׂכָר. עַכְשָׁיו נִדְמוּ עָלַי כְּאַרְבָּעָה עֵדִים.Il lui dit : je le jure par le service du Temple : je n'ai jamais vu de femme aussi belle que toi. Mais il est une mitsva que Hachem notre D.ieu nous a ordonnée, et tsitsit est son nom, et il est écrit à son sujet : « Je suis Hachem votre D.ieu » deux fois (Nombres 15, 41), ce qui signifie : Je suis Celui qui punira à l'avenir, et Je suis Celui qui donnera à l'avenir la récompense. Maintenant, ils m'ont paru comme quatre témoins contre moi.
- אָמְרָה לוֹ: אֵינִי (מניחך) [מַנִּיחָתְךָ] עַד שֶׁתֹּאמַר לִי מָה שִׁמְךָ, וּמָה שֵׁם עִירְךָ, וּמָה שֵׁם רַבְּךָ, וּמָה שֵׁם מִדְרָשְׁךָ שֶׁאַתָּה לָמֵד בּוֹ תּוֹרָה. כָּתַב וְנָתַן בְּיָדָהּ.Elle lui dit : je ne te laisserai pas partir tant que tu ne m'auras pas dit quel est ton nom, quel est le nom de ta ville, quel est le nom de ton maître, et quel est le nom de ta maison d'étude où tu étudies la Torah. Il écrivit tout cela et le remit entre ses mains.
- עָמְדָה וְחִילְּקָהּ כׇּל נְכָסֶיהָ, שְׁלִישׁ לַמַּלְכוּת, וּשְׁלִישׁ לַעֲנִיִּים, וּשְׁלִישׁ נָטְלָה בְּיָדָהּ, חוּץ מֵאוֹתָן מַצָּעוֹת.Elle se leva et partagea tous ses biens : un tiers au pouvoir royal (pour qu'on la laisse se convertir), un tiers aux pauvres, et elle prit un tiers en main, outre ces lits.
- וּבָאת לְבֵית מִדְרָשׁוֹ שֶׁל רַבִּי חִיָּיא. אָמְרָה לוֹ: רַבִּי, צַוֵּה עָלַי וְיַעֲשׂוּנִי גִּיּוֹרֶת. אָמַר לָהּ: בִּתִּי, שֶׁמָּא עֵינַיִךְ נָתַתְּ בְּאֶחָד מִן הַתַּלְמִידִים. הוֹצִיאָהּ כְּתָב מִיָּדָהּ וְנָתְנָה לוֹ. אָמַר לָהּ: לְכִי זְכִי בְּמִקָּחִךְ.Elle vint à la maison d'étude de Rabbi 'Hiya et lui dit : Rabbi, ordonne à mon sujet qu'on fasse de moi une convertie. Il lui dit : ma fille, peut-être as-tu posé les yeux sur l'un des disciples ? Elle sortit l'écrit de sa main et le lui donna. Il lui dit : va, prends possession de ton acquisition.
- אוֹתָן מַצָּעוֹת שֶׁהִצִּיעָה לוֹ בְּאִיסּוּר, הִצִּיעָה לוֹ בְּהֶיתֵּר. זֶה מַתַּן שְׂכָרוֹ בָּעוֹלָם הַזֶּה, וְלָעוֹלָם הַבָּא אֵינִי יוֹדֵעַ כַּמָּה.Ces mêmes lits qu'elle lui avait préparés dans l'interdit, elle les lui prépara dans le permis. Telle est sa récompense en ce monde ; et pour le monde à venir, je ne sais combien elle sera grande.
- אָמַר רַב יְהוּדָה: טַלִּית שְׁאוּלָה, כׇּל שְׁלֹשִׁים יוֹם פְּטוּרָה מִן הַצִּיצִית, מִיכָּן וְאֵילָךְ חַיֶּיבֶת.Rav Yehouda a dit : un talit (vêtement à quatre coins) emprunté est, durant trente jours, exempt des tsitsit ; à partir de là, il y est astreint.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: הַדָּר בְּפוּנְדְּקִי בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, וְהַשּׂוֹכֵר בַּיִת בְּחוּץ לָאָרֶץ – כׇּל שְׁלֹשִׁים יוֹם פָּטוּר מִן הַמְּזוּזָה, מִיכָּן וְאֵילָךְ חַיָּיב. אֲבָל הַשּׂוֹכֵר בַּיִת בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל – עוֹשֶׂה מְזוּזָה לְאַלְתַּר, מִשּׁוּם יִישּׁוּב דְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל.Il a aussi été enseigné ainsi dans une baraïta : celui qui habite dans une auberge en Erets Israël, et celui qui loue une maison hors d'Israël, sont, durant trente jours, exempts de la mezouza (parchemin fixé au montant de la porte) ; à partir de là, ils y sont astreints. Mais celui qui loue une maison en Erets Israël fait une mezouza aussitôt, en raison du peuplement d'Erets Israël.
- תְּפִלָּה שֶׁל יָד אֵינָהּ מְעַכֶּבֶת. אָמַר רַב חִסְדָּא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁיֵּשׁ לוֹ, אֲבָל אֵין לוֹ – מְעַכֶּבֶת.La Michna enseigne : l'absence de la tefila du bras (les tefilines, phylactères) n'empêche pas celle de la tête, et inversement. Rav 'Hisda a dit : on ne l'a enseigné que lorsqu'il possède les deux ; mais s'il ne les possède pas, l'absence de l'une empêche l'autre.
- אָמְרוּ לוֹ: אָמַרְתָּ? אֲמַר לְהוּ: לָא, אֶלָּא מַאן דְּלֵית לֵיהּ תְּרֵי מִצְוֹת, חַד מִצְוָה נָמֵי לָא לֶיעְבֵּיד?! וּמֵעִיקָּרָא מַאי סְבַר? גְּזֵירָה שֶׁמָּא יִפְשַׁע.Ils lui dirent : l'as-tu vraiment dit ? Il leur dit : non ; bien au contraire, celui qui ne dispose pas de deux mitsvot ne ferait-il pas non plus une seule mitsva ?! Et au début, que pensait-il ? C'était un décret, de crainte qu'il ne soit négligent et n'acquière pas l'autre.
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: כֹּל שֶׁאֵינוֹ מַנִּיחַ תְּפִילִּין עוֹבֵר בִּשְׁמוֹנָה עֲשֵׂה.Rav Chéchèt a dit : quiconque ne met pas les tefilines transgresse huit commandements positifs.
- וְכֹל שֶׁאֵין לוֹ צִיצִית בְּבִגְדוֹ עוֹבֵר בַּחֲמִשָּׁה עֲשֵׂה.Et quiconque n'a pas de tsitsit à son vêtement transgresse cinq commandements positifs.
- וְכׇל כֹּהֵן שֶׁאֵינוֹ עוֹלֶה לַדּוּכָן, עוֹבֵר בִּשְׁלֹשָׁה עֲשֵׂה.Et tout Cohen (prêtre) qui ne monte pas à l'estrade pour la bénédiction sacerdotale transgresse trois commandements positifs.
- כֹּל שֶׁאֵין לוֹ מְזוּזָה בְּפִתְחוֹ עוֹבֵר בִּשְׁנֵי עֲשֵׂה, ״וּכְתַבְתָּם״ ״וּכְתַבְתָּם״.Quiconque n'a pas de mezouza à sa porte transgresse deux commandements positifs : « Et tu les écriras » (Deutéronome 6, 9) et « Et tu les écriras » (Deutéronome 11, 20).
- וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: כׇּל הַמַּנִּיחַ תְּפִילִּין מַאֲרִיךְ יָמִים, שֶׁנֶּאֱמַר:Et Rech Lakich a dit : quiconque met les tefilines prolonge ses jours, comme il est dit :
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