Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״אַךְ״ – חִלֵּק, שָׁאנֵי הָכָא דִּבְגוּלְגּוֹלֶת תְּלָא רַחֲמָנָא.« Cependant » (akh) dans ce verset distingue : il y a un premier-né qu'on ne rachète pas, et celui à deux têtes est comme celui qui est rendu tarèf (blessé à mort). La Guemara répond : Ici c'est différent, car le Miséricordieux a fait dépendre le rachat du premier-né du crâne, comme il est dit : « Tu prendras cinq sicles par crâne » (Nombres 3, 47).
- אָמַר מָר: ״יָדְךָ״ זוֹ קִיבּוֹרֶת, מְנָלַן? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״עַל יָדְךָ״ – זוֹ גּוֹבַהּ שֶׁבַּיָּד. אַתָּה אוֹמֵר: זוֹ גּוֹבַהּ שֶׁבַּיָּד, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא עַל יָדְךָ מַמָּשׁ? אָמְרָה תּוֹרָה: הַנַּח תְּפִילִּין בַּיָּד וְהַנַּח תְּפִילִּין בָּרֹאשׁ, מָה לְהַלָּן בְּגוֹבַהּ שֶׁבָּרֹאשׁ – אַף כָּאן בְּגוֹבַהּ שֶׁבַּיָּד.Le Maître a dit : « Ton bras », c'est le biceps. D'où le savons-nous ? Car nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Sur ton bras (yadkha) » : c'est l'élévation du bras. Tu dis : c'est l'élévation du bras, mais peut-être n'est-ce que « sur ta main » proprement dite ? La Torah a dit : Pose des tefilin (boîtiers contenant des passages de la Torah) sur le bras et pose des tefilin sur la tête : de même que là-bas c'est sur l'élévation de la tête, de même ici c'est sur l'élévation du bras.
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״וְהָיָה לְךָ לְאוֹת״, לְךָ לְאוֹת וְלֹא לַאֲחֵרִים לְאוֹת. רַבִּי יִצְחָק אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״וְשַׂמְתֶּם אֶת דְּבָרַי אֵלֶּה עַל לְבַבְכֶם ... וּקְשַׁרְתָּם״, שֶׁתְּהֵא שִׂימָה כְּנֶגֶד הַלֵּב.Rabbi Eliézer dit : Ce n'est pas nécessaire, car il est dit : « Et ce sera pour toi un signe » (Exode 13, 9) : pour toi un signe, et non pour les autres un signe ; or le bras est couvert, à la différence de la main. Rabbi Yits'hak dit : Ce n'est pas nécessaire, car il est dit : « Et vous placerez ces paroles qui sont les Miennes sur votre cœur… et vous les attacherez » (Deutéronome 11, 18) : que la pose soit en face du cœur.
- רַבִּי חִיָּיא וְרַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אַוְיָא מְכַוֵּין וּמַנַּח לֵיהּ לַהֲדֵי לִיבֵּיהּ. רַב אָשֵׁי הֲוָה יָתֵיב קַמֵּיהּ דְּאַמֵּימָר, הֲוָה צִירְיָא בִּידֵיהּ וְקָא מִתְחַזְיָין תְּפִילִּין. אֲמַר לֵיהּ: לָא סָבַר לַהּ מָר ״לְךָ לְאוֹת״ וְלֹא לַאֲחֵרִים לְאוֹת? אֲמַר לֵיהּ: בִּמְקוֹם ״לְךָ לְאוֹת״ אִיתְּמַר.Rabbi 'Hiya et Rav A'ha, fils de Rav Avya, visaient et le posaient en face de leur cœur. Rav Achi était assis devant Amémar ; il y avait une plaie à son bras, et les tefilin étaient visibles par la déchirure de sa manche. Il lui a dit : Le Maître ne pense-t-il pas : « pour toi un signe », et non pour les autres un signe ? Il lui a dit : Cela a été dit à l'endroit qui est « pour toi un signe » : un endroit qui, d'ordinaire, n'est pas vu ; mais s'ils se trouvent visibles, peu importe.
- גּוֹבַהּ שֶׁבָּרֹאשׁ, מְנָלַן? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״בֵּין עֵינֶיךָ״ – זוֹ גּוֹבַהּ שֶׁבָּרֹאשׁ. אַתָּה אוֹמֵר זוֹ גּוֹבַהּ שֶׁבָּרֹאשׁ, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא בֵּין עֵינֶיךָ מַמָּשׁ? נֶאֱמַר כָּאן ״בֵּין עֵינֶיךָ״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״לֹא תָשִׂימוּ קׇרְחָה בֵּין עֵינֵיכֶם לָמֵת״. מָה לְהַלָּן בְּגוֹבַהּ שֶׁבָּרֹאשׁ, מְקוֹם שֶׁעוֹשֶׂה קׇרְחָה – אַף כָּאן בְּגוֹבַהּ שֶׁל רֹאשׁ, מְקוֹם שֶׁעוֹשֶׂה קׇרְחָה.L'élévation de la tête, d'où le savons-nous ? Car nos Maîtres ont enseigné : « Entre tes yeux » : c'est l'élévation de la tête. Tu dis : c'est l'élévation de la tête, mais peut-être n'est-ce qu'entre tes yeux proprement dit ? Il est dit ici : « entre tes yeux », et il est dit là-bas : « Vous ne mettrez pas de calvitie entre vos yeux pour un mort » (Deutéronome 14, 1). De même que là-bas c'est sur l'élévation de la tête, un endroit où l'on fait une calvitie, de même ici c'est sur l'élévation de la tête, un endroit où l'on fait une calvitie.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, אָמְרָה תּוֹרָה: ״הַנַּח תְּפִילִּין בַּיָּד״, ״הַנַּח תְּפִילִּין בָּרֹאשׁ״, מָה לְהַלָּן בְּמָקוֹם הָרָאוּי לִיטָּמֵא בְּנֶגַע אֶחָד, אַף כָּאן בְּמָקוֹם הָרָאוּי לִיטָּמֵא בְּנֶגַע אֶחָד.Rabbi Yehouda dit : Ce n'est pas nécessaire. La Torah a dit : Pose des tefilin sur le bras, pose des tefilin sur la tête : de même que là-bas, sur le bras, c'est à un endroit apte à devenir tamé (impur) par une seule sorte de plaie de tsaraat (la lèpre biblique), de même ici, c'est à un endroit apte à devenir tamé par une seule sorte de plaie,
- לְאַפּוֹקֵי ״בֵּין עֵינֶיךָ״, דְּאִיכָּא בָּשָׂר וְשֵׂעָר, דְּאִיכָּא שֵׂעָר לָבָן, וְאִיכָּא נָמֵי שֵׂעָר צָהוֹב.ce qui exclut ce qui est littéralement « entre tes yeux », où il y a de la chair et des poils (les sourcils), où il y a impureté par poil blanc et aussi par poil jaune : deux sortes de plaies.
- אַרְבַּע צִיצִיּוֹת מְעַכְּבוֹת זוֹ אֶת זוֹ, שֶׁאַרְבַּעְתָּן מִצְוָה אַחַת. מַאי בֵּינַיְיהוּ? אָמַר רַב יוֹסֵף: סָדִין בְּצִיצִית אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.La Michna enseigne : Les quatre tsitsiot (franges rituelles) sont indispensables les unes aux autres, car les quatre forment une seule mitsva (commandement). Rabbi Ichmaël dit : Les quatre sont quatre mitsvot. Quelle différence y a-t-il entre eux ? Rav Yossef a dit : Il y a entre eux le drap avec tsitsit : un drap de lin portant des franges de laine auquel il en manque une. Selon le premier Tanna, il n'y a pas de mitsva et les franges sont un mélange interdit (kilayim) ; selon Rabbi Ichmaël, chacune est une mitsva qui l'emporte sur l'interdit.
- רָבָא בַּר אֲהִינָא אָמַר: טַלִּית בַּעֲלַת חָמֵשׁ אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.Rava bar Ahina a dit : Il y a entre eux le châle à cinq coins : selon le premier Tanna, il suffit d'en munir quatre ; selon Rabbi Ichmaël, chaque coin porte sa propre mitsva.
- רָבִינָא אָמַר: דְּרַב הוּנָא אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, דְּאָמַר רַב הוּנָא: הַיּוֹצֵא בְּטַלִּית שֶׁאֵינָהּ מְצוּיֶּיצֶת כְּהִלְכָתָהּ בְּשַׁבָּת – חַיָּיב חַטָּאת.Ravina a dit : Il y a entre eux la règle de Rav Houna, car Rav Houna a dit : Celui qui sort avec un châle qui ne porte pas les tsitsit selon sa règle à Chabbat est passible d'un sacrifice expiatoire, car les franges sont alors un fardeau.
- אָמַר רַב שִׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: הַאי מַאן דְּבַצְּרֵיהּ לִגְלִימֵיהּ – לָא עֲבַד וְלֹא כְּלוּם, שַׁוְּיֵיהּ טַלִּית בַּעֲלַת חָמֵשׁ.Rav Chicha, fils de Rav Idi, a dit : Celui qui entaille le coin de son vêtement n'a rien fait pour le dispenser des tsitsit, car il en a fait un châle à cinq coins.
- אָמַר רַב מְשַׁרְשְׁיָא: הַאי מַאן דְּצַיְּירֵיהּ לִגְלִימֵיהּ – לָא עֲבַד וְלֹא כְּלוּם. מַאי טַעְמָא? דִּכְמַאן דְּשַׁרְיֵיהּ דָּמֵי. וּתְנַן נָמֵי: כׇּל חֲמָתוֹת הַצְּרוּרוֹת טְהוֹרוֹת, חוּץ מִשֶּׁל עַרְבִיִּים.Rav Mecharchia a dit : Celui qui noue le coin de son vêtement n'a rien fait. Quelle en est la raison ? Car il est considéré comme s'il l'avait dénoué. Et nous avons aussi appris (Kélim 26, 4) : Toutes les outres nouées sont tahor (pures), car elles ne sont pas considérées comme des récipients, sauf celles des Arabes, dont le nœud est définitif.
- אָמַר רַב דִּימִי מִנְּהַרְדְּעָא: הַאי מַאן דְּחַיְּיטֵיהּ לִגְלִימֵיהּ – לָא עֲבַד וְלֹא כְּלוּם, אִם אִיתָא דְּלָא מִיבְּעֵי לֵיהּ – לִיפְסוֹק וְלִישְׁדְּיֵיהּ.Rav Dimi de Nehardea a dit : Celui qui coud le coin replié de son vêtement n'a rien fait : s'il est vrai qu'il n'en a pas besoin, qu'il le coupe et le jette !
- רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: אַרְבַּעְתָּן אַרְבַּע מִצְוֹת. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, וְלֵית הִלְכְתָא כְּוָתֵיהּ.La Michna enseigne : Rabbi Ichmaël dit : Les quatre sont quatre mitsvot. Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : La halakha (la règle pratique) est conforme à Rabbi Ichmaël. La Guemara conclut : Mais la halakha n'est pas conforme à son avis.
- רָבִינָא הֲוָה קָא אָזֵיל אַבָּתְרֵיהּ דְּמָר בַּר רַב אָשֵׁי בְּשַׁבְּתָא דְּרִיגְלָא, אִיפְּסִיק קַרְנָא דְּחוּטֵיהּ, וְלָא אֲמַר לֵיהּ וְלָא מִידֵּי. כַּד מְטָא לְבֵיתֵיהּ, אֲמַר לֵיהּ: מֵהָתָם אִיפְּסִיק. אֲמַר לֵיהּ: אִי אֲמַרְתְּ לִי מֵהָתָם שְׁדֵיתֵיהּ.Ravina marchait derrière Mar bar Rav Achi au Chabbat de la fête (où l'on enseigne en public les lois de la fête) ; le coin de ses franges se déchira, et il ne lui dit rien. Quand il arriva chez lui, il lui dit : Il s'est déchiré depuis là-bas. Il lui dit : Si tu me l'avais dit, je l'aurais jeté là-bas.
- וְהָא אָמַר מָר: גָּדוֹל כְּבוֹד הַבְּרִיּוֹת שֶׁדּוֹחֶה אֶת לֹא תַעֲשֶׂה שֶׁבַּתּוֹרָה?La Guemara s'étonne : Mais le Maître n'a-t-il pas dit : Grande est la dignité humaine, qui repousse un interdit de la Torah ?
- תַּרְגְּומַהּ רַב בַּר שְׁבָא קַמֵּיהּ דְּרַב כָּהֲנָא,Rav bar Chaba l'a interprété devant Rav Kahana :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.