Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָא רַב חִסְדָּא וְרַבָּה בַּר רַב הוּנָא מְצַלּוּ בְּהוּ בְּאוּרְתָּא? הָהוּא פְּלִיגָא.La Guemara objecte : Mais voici que Rav 'Hisda et Rabba bar Rav Houna priaient avec eux le soir avec les tefilin (boîtiers contenant des passages de la Torah, portés sur le bras et sur la tête) ! Cet épisode est en désaccord avec la décision de Rav Na'hman.
- וּמִי אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא הָכִי? וְהָא אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא: סָפֵק חֲשֵׁיכָה סָפֵק (לָא) [אֵין] חֲשֵׁיכָה – לֹא חוֹלֵץ וְלֹא מַנִּיחַ, הָא וַדַּאי חֲשֵׁיכָה – חוֹלֵץ! הָתָם בְּעֶרֶב שַׁבָּת אִיתְּמַר.Et Rabba bar Rav Houna a-t-il vraiment dit cela, que la nuit est un temps de tefilin ? Mais voici que Rabba bar Rav Houna a dit : En cas de doute s'il fait nuit ou s'il ne fait pas nuit, on ne les retire pas et on ne les pose pas. Il s'ensuit que s'il fait certainement nuit, on les retire ! La Guemara répond : Là, cela a été dit à propos de la veille de Chabbat, où il faut les retirer à cause de Chabbat.
- מַאי קָסָבַר? אִי קָסָבַר לַיְלָה זְמַן תְּפִילִּין, שַׁבָּת נָמֵי זְמַן תְּפִילִּין. אִי קָסָבַר שַׁבָּת לָאו זְמַן תְּפִילִּין, לַיְלָה נָמֵי לָאו זְמַן תְּפִילִּין, דְּמֵהֵיכָא דְּמִמַּעֲטָא שַׁבָּת מֵהָתָם מִמַּעֲטִי לֵילוֹת.La Guemara s'étonne : Que pense-t-il ? S'il pense que la nuit est un temps de tefilin, Chabbat aussi est un temps de tefilin ; s'il pense que Chabbat n'est pas un temps de tefilin, la nuit aussi n'est pas un temps de tefilin, car de là d'où Chabbat est exclu, de là sont exclues les nuits.
- דְּתַנְיָא: ״וְשָׁמַרְתָּ אֶת הַחֻקָּה הַזֹּאת לְמוֹעֲדָהּ מִיָּמִים יָמִימָה״ – ״יָמִים״ וְלֹא לֵילוֹת, ״מִיָּמִים״ וְלֹא כׇּל יָמִים, פְּרָט לְשַׁבָּתוֹת וְיָמִים טוֹבִים, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: לֹא נֶאֶמְרָה חוּקָּה זוֹ אֶלָּא לְפֶסַח בִּלְבָד.Comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et tu observeras cette ordonnance en son temps, d'année en année » (Exode 13, 10), littéralement « de jours en jours » : « jours », mais pas les nuits ; « de jours » (partitif), mais pas tous les jours, à l'exclusion des Chabbats et des Yamim Tovim (jours de fête) ; telles sont les paroles de Rabbi Yossé HaGuelili. Rabbi Akiva dit : Cette ordonnance n'a été dite que pour le sacrifice de Pessa'h seulement, et non pour les tefilin.
- נָפְקָא לֵיהּ מֵהֵיכָא דְּנָפְקָא לֵיהּ לְרַבִּי עֲקִיבָא, דְּתַנְיָא: רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: יָכוֹל יַנִּיחַ אָדָם תְּפִילִּין בְּשַׁבָּתוֹת וּבְיָמִים טוֹבִים? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהָיָה לְאוֹת עַל יָדְךָ וּלְטוֹטָפֹת בֵּין עֵינֶיךָ״ – מִי שֶׁצְּרִיכִין אוֹת, יָצְאוּ שַׁבָּתוֹת וְיָמִים טוֹבִים שֶׁהֵן גּוּפָן אוֹת.La Guemara répond : Rabba bar Rav Houna le déduit de là d'où Rabbi Akiva le déduit, comme il a été enseigné : Rabbi Akiva dit : On pourrait croire qu'un homme doive poser les tefilin les Chabbats et les Yamim Tovim ? Le verset dit : « Et ce sera pour signe sur ton bras et pour frontal entre tes yeux » (Exode 13, 16) : ceux qui ont besoin d'un signe sont concernés ; sont exclus les Chabbats et les Yamim Tovim, qui sont eux-mêmes un signe.
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כׇּל הַמַּנִּיחַ תְּפִילִּין אַחַר שְׁקִיעַת הַחַמָּה עוֹבֵר בַּעֲשֵׂה, וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: עוֹבֵר בְּלָאו. לֵימָא בְּרַבִּי אָבִין אָמַר רַבִּי אִילְעָא קָא מִיפַּלְגִי, דְּאָמַר רַבִּי אָבִין אָמַר רַבִּי אִילְעָא: כׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר ״הִשָּׁמֶר״ ״פֶּן״ וְ״אַל״ אֵינוֹ אֶלָּא לֹא תַעֲשֶׂה.Rabbi Elazar a dit : Quiconque pose les tefilin après le coucher du soleil transgresse un commandement positif ; et Rabbi Yo'hanan a dit : Il transgresse un interdit. La Guemara propose : Disons qu'ils divergent sur ce qu'a dit Rabbi Avin au nom de Rabbi Ilaï, car Rabbi Avin a dit au nom de Rabbi Ilaï : Partout où il est dit « garde-toi », « de peur que » et « ne pas », il ne s'agit que d'une interdiction.
- דְּמָר אִית לֵיהּ דְּרַבִּי אָבִין, וּמָר לֵית לֵיהּ דְּרַבִּי אָבִין.Ils divergeraient ainsi : Car un Maître, Rabbi Yo'hanan, admet la règle de Rabbi Avin, et un Maître, Rabbi Elazar, n'admet pas celle de Rabbi Avin ; or le verset dit ici « et tu observeras ».
- לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא אִית לְהוּ דְּרַבִּי אָבִין אָמַר רַבִּי אִילְעָא, וְהָכָא בְּהָא קָא מִיפַּלְגִי: מָר סָבַר ״הִשָּׁמֶר״ דְּלָאו – לָאו, וְ״הִשָּׁמֶר״ דַּעֲשֵׂה – עֲשֵׂה, וּמָר סָבַר ״הִשָּׁמֶר״ דַּעֲשֵׂה נָמֵי לָאו.Non, tous admettent ce qu'a dit Rabbi Avin au nom de Rabbi Ilaï, et ici ils divergent sur ceci : Un Maître, Rabbi Elazar, pense : « Garde-toi » à propos d'un interdit est un interdit, et « garde-toi » à propos d'un commandement positif est un commandement positif ; et un Maître, Rabbi Yo'hanan, pense : « Garde-toi » à propos d'un commandement positif est aussi un interdit.
- וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: וְאִם לְשׇׁמְרָן – מוּתָּר. וְאָמַר רָבִינָא: הֲוָה יָתֵיבְנָא קַמֵּיהּ דְּרַב אָשֵׁי וְחָשַׁךְ, וְהִנִּיחַ תְּפִילִּין, וַאֲמַרִי לֵיהּ: לְשׇׁמְרָן קָא בָעֵי לְהוּ מָר? וַאֲמַר לִי: אִין. וַחֲזֵיתֵיהּ לְדַעְתֵּיהּ דְּלָאו לְשׇׁמְרָן הוּא בָּעֵי, קָסָבַר: הֲלָכָה וְאֵין מוֹרִין כֵּן.Et Rabbi Elazar a dit : Et si c'est pour les garder de la perte, c'est permis. Et Ravina a dit : J'étais assis devant Rav Achi, et il a fait nuit, et il a posé les tefilin. Je lui ai dit : Le Maître veut-il les garder ? Et il m'a dit : Oui. Mais j'ai vu, à son intention, qu'il ne voulait pas les garder ; en réalité, il pense : C'est la halakha (la règle pratique) que la nuit est un temps de tefilin, mais on ne l'enseigne pas publiquement.
- אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא: חַיָּיב אָדָם לְמַשְׁמֵשׁ בַּתְּפִילִּין בְּכׇל שָׁעָה, קַל וָחוֹמֶר מִצִּיץ, וּמָה צִיץ שֶׁאֵין בּוֹ אֶלָּא אַזְכָּרָה אַחַת, אָמְרָה תּוֹרָה: ״וְהָיָה עַל מִצְחוֹ תָּמִיד״, שֶׁלֹּא (תַּסִּיחַ) [יַסִּיחַ] דַּעְתּוֹ מִמֶּנּוּ, תְּפִילִּין שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן אַזְכָּרוֹת הַרְבֵּה, עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה!Rabba bar Rav Houna a dit : Un homme est tenu de toucher ses tefilin à tout moment, par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) à partir du tsits (frontal d'or du Cohen Gadol) : si, pour le tsits, qui ne porte qu'une seule mention du Nom divin, la Torah a dit : « Et il sera sur son front constamment » (Exode 28, 38), afin qu'il n'en détourne pas son attention, pour les tefilin, qui portent de nombreuses mentions du Nom divin, à plus forte raison !
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״יָדְךָ״ – זוֹ שְׂמֹאל. אַתָּה אוֹמֵר שְׂמֹאל, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא יָמִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אַף יָדִי יָסְדָה אֶרֶץ וִימִינִי טִפְּחָה שָׁמָיִם״, וְאוֹמֵר: ״יָדָהּ לַיָּתֵד תִּשְׁלַחְנָה וִימִינָהּ לְהַלְמוּת עֲמֵלִים״, וְאוֹמֵר: ״לָמָּה תָשִׁיב יָדְךָ וִימִינֶךָ מִקֶּרֶב חֵיקְךָ כַלֵּה״.Nos Maîtres ont enseigné : « Ton bras » (yadekha), c'est le gauche. Tu dis le gauche, mais peut-être n'est-ce que le droit ? Le verset dit : « Ma main (yadi) a fondé la terre, et Ma droite a étendu les cieux » (Isaïe 48, 13) ; et il dit : « Sa main (yadah), elle l'a tendue vers le pieu, et sa droite vers le marteau des ouvriers » (Juges 5, 26) ; et il dit : « Pourquoi retires-Tu Ta main (yadekha) et Ta droite ? Du milieu de Ton sein, extermine ! » (Psaumes 74, 11). Dans tous ces versets, yad désigne la main gauche, par opposition à la droite.
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