Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אָמַר רַב חִסְדָּא: סָח בֵּין תְּפִילָּה לִתְפִילָּה חוֹזֵר וּמְבָרֵךְ.Rav 'Hisda a dit : Celui qui a parlé entre la pose de la tefila du bras et celle de la tefila de la tête (les tefilin sont les boîtiers contenant des passages de la Torah, portés sur le bras et sur la tête) doit réciter de nouveau la bénédiction en posant celle de la tête.
- סָח – אִין, לֹא סָח – לָא? וְהָא שְׁלַח רַב חִיָּיא בְּרֵיהּ דְּרַב הוּנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: עַל תְּפִילָּה שֶׁל יָד אוֹמֵר ״בָּרוּךְ אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ לְהַנִּיחַ תְּפִילִּין״, עַל תְּפִילִּין שֶׁל רֹאשׁ אוֹמֵר ״בָּרוּךְ אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ עַל מִצְוַת תְּפִילִּין״.La Guemara en déduit : S'il a parlé, oui, il récite une bénédiction sur celle de la tête ; mais s'il n'a pas parlé, non ? Mais voici que Rav 'Hiya, fils de Rav Houna, a envoyé cet enseignement au nom de Rabbi Yo'hanan : Sur la tefila du bras, on dit : « Béni sois-Tu, Hachem notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de poser les tefilin » ; sur les tefilin de la tête, on dit : « Béni sois-Tu, Hachem notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné la mitsva (le commandement) des tefilin ». Il apparaît donc que l'on récite toujours une bénédiction sur ceux de la tête !
- אַבָּיֵי וְרָבָא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: לֹא סָח – מְבָרֵךְ אַחַת, סָח – מְבָרֵךְ שְׁתַּיִם.Abayé et Rava ont dit tous deux, pour résoudre cette contradiction : S'il n'a pas parlé, il récite une seule bénédiction ; s'il a parlé, il en récite deux, l'une sur le bras et l'autre sur la tête.
- תָּנָא: סָח בֵּין תְּפִילָּה לִתְפִילָּה – עֲבֵירָה הִיא בְּיָדוֹ, וְחוֹזֵר עָלֶיהָ מֵעֶרְכֵי הַמִּלְחָמָה.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui a parlé entre la pose de la tefila du bras et celle de la tefila de la tête a une faute à son actif, et il s'en retourne, à cause d'elle, des rangs de la guerre, lorsque les officiers proclament : « Quel est l'homme craintif et au cœur tendre ? Qu'il s'en aille et retourne chez lui » (Deutéronome 20, 8), ce que les Sages appliquent à celui qui craint à cause de ses fautes.
- תָּנָא: כְּשֶׁהוּא מַנִּיחַ – מַנִּיחַ שֶׁל יָד, וְאַחַר כָּךְ מַנִּיחַ שֶׁל רֹאשׁ, וּכְשֶׁהוּא חוֹלֵץ – חוֹלֵץ שֶׁל רֹאשׁ, וְאַחַר כָּךְ חוֹלֵץ שֶׁל יָד. בִּשְׁלָמָא כְּשֶׁהוּא מַנִּיחַ – מַנִּיחַ שֶׁל יָד וְאַחַר כָּךְ מַנִּיחַ שֶׁל רֹאשׁ, דִּכְתִיב: ״וּקְשַׁרְתָּם לְאוֹת עַל יָדֶךָ״, וַהֲדַר ״וְהָיוּ לְטוֹטָפֹת בֵּין עֵינֶיךָ״.Il a été enseigné encore : Lorsqu'on pose les tefilin, on pose d'abord celui du bras, et ensuite on pose celui de la tête ; et lorsqu'on les retire, on retire d'abord celui de la tête, et ensuite on retire celui du bras. La Guemara demande : Certes, lorsqu'on pose les tefilin, on pose celui du bras et ensuite on pose celui de la tête, comme il est écrit d'abord : « Et tu les attacheras comme signe sur ton bras », et ensuite : « Et ils seront pour frontal entre tes yeux » (Deutéronome 6, 8).
- אֶלָּא כְּשֶׁהוּא חוֹלֵץ, חוֹלֵץ שֶׁל רֹאשׁ וְאַחַר כָּךְ חוֹלֵץ שֶׁל יָד, מְנָלַן? אָמַר רַבָּה: רַב הוּנָא אַסְבְּרַאּ לִי, אָמַר קְרָא: ״וְהָיוּ לְטוֹטָפֹת בֵּין עֵינֶיךָ״, כׇּל זְמַן שֶׁבֵּין עֵינֶיךָ יְהוּ שְׁתַּיִם.Mais que lorsqu'on les retire, on retire celui de la tête et ensuite on retire celui du bras, d'où le savons-nous ? Rabba a dit : Rav Houna me l'a expliqué : Le verset dit : « Et ils seront pour frontal entre tes yeux », le pluriel enseignant : Tout le temps que celui de la tête est entre tes yeux, ils seront deux, c'est-à-dire que celui du bras doit aussi être en place.
- תָּנוּ רַבָּנַן: תְּפִילִּין מֵאֵימָתַי מְבָרֵךְ עֲלֵיהֶן? מִשְּׁעַת הַנָּחָתָן. כֵּיצַד? הָיָה מַשְׁכִּים לָצֵאת לַדֶּרֶךְ וּמִתְיָירֵא שֶׁמָּא יֹאבֵדוּ – מַנִּיחָן, וּכְשֶׁיַּגִּיעַ זְמַנָּן מְמַשְׁמֵשׁ בָּהֶן וּמְבָרֵךְ עֲלֵיהֶן.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Les tefilin, à partir de quand récite-t-on une bénédiction sur eux ? À partir de l'heure de leur pose, c'est-à-dire de l'heure où arrive leur temps. Comment cela ? Si quelqu'un se levait tôt pour prendre la route et craignait qu'ils ne se perdent en voyage, il les pose déjà sur lui, et lorsque leur heure arrive, il les touche et récite une bénédiction sur eux.
- וְעַד מָתַי מַנִּיחָן? עַד שֶׁתִּשְׁקַע הַחַמָּה. רַבִּי יַעֲקֹב אוֹמֵר: עַד שֶׁתִּכְלֶה רֶגֶל מִן הַשּׁוּק, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: עַד זְמַן שֵׁינָה. וּמוֹדִים חֲכָמִים לְרַבִּי יַעֲקֹב שֶׁאִם חֲלָצָן לָצֵאת לְבֵית הַכִּסֵּא אוֹ לִיכָּנֵס לְבֵית הַמֶּרְחָץ וְשָׁקְעָה חַמָּה – שׁוּב אֵינוֹ חוֹזֵר וּמַנִּיחָן.Et jusqu'à quand les porte-t-on ? Jusqu'à ce que le soleil se couche. Rabbi Yaakov dit : Jusqu'à ce que cesse le passage des pieds au marché. Et les Sages disent : Jusqu'à l'heure du sommeil. Mais les Sages reconnaissent à Rabbi Yaakov que si on les a retirés pour se rendre aux toilettes ou pour entrer au bain, et que le soleil s'est couché, on ne les remet plus.
- אָמַר רַב נַחְמָן: הֲלָכָה כְּרַבִּי יַעֲקֹב. רַב חִסְדָּא וְרַבָּה בַּר רַב הוּנָא מְצַלּוּ בְּהוּ בְּאוּרְתָּא. אִיכָּא דְּאָמְרִי: אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי יַעֲקֹב.Rav Na'hman a dit : La halakha (la règle pratique) est conforme à Rabbi Yaakov. De même, Rav 'Hisda et Rabba bar Rav Houna priaient avec eux le soir, à l'office du soir. Certains disent que Rav Na'hman a dit : La halakha n'est pas conforme à Rabbi Yaakov, mais au premier avis de la baraïta : jusqu'au coucher du soleil.
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